SOCIETE

Par Ion CEPLEANU - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Avec l’ONNED (l’UMP grec) au pouvoir depuis quatre ans, la Grèce a vu ses services publics se réduire bien plus vite et plus brutalement qu’en France. Tandis qu’armateurs, margoulins et patrons se félicitaient, les inégalités se sont accrues, la classe moyenne s’est étiolée, le niveau de vie moyen a baissé alors que le PNB augmentait, la télé déjà minettisée  (Nikos Aliagas, produit grec d’exportation) est devenue un show permanent, le complexe militaro-industriel (représenté il y a quarante ans par le sinistre colonel Papadopoulos) a repris du poil de la bête, et la corruption ne se cache même plus.


En face, la gauche révolutionnaire, nombreuse et très radicale en Grèce (le souvenir de la guerre civile de 1945-1949 est toujours vivace), a tapé sur le PASOK et sur Papandréou (le Mitterrand grec) avec rage, parce qu’à ses yeux les socialistes “rendent le capitalisme supportable” : le PASOK a perdu les élections de 2004. De nombreux enseignants de collège, de lycée et universitaires sont, en Grèce, marxistes-léninistes, maoïstes, et dans une moindre mesure anarchistes, mais tous sont libres-penseurs et dignes héritiers de la révolution grecque (1820-1839) , de l’E.L.A.S. (résistance anti-nazie à majorité communiste) et des combattants contre la dictature Papadopoulos (financée par l’OTAN). La violence, pour eux, est synonyme d’héroïsme. Leurs élèves et étudiants les admirent et beaucoup rêvent d’être de nouveaux Kolokotronès ou Vélouhiotès (héros de la révolution et de la résistance). Et si certains sont devenus casseurs, c’est parce qu’à leurs yeux “quiconque n’est pas avec le peuple, est contre le peuple”.


Même si leurs causes économiques et politiques sont les mêmes, les évènements de Grèce sont sociologiquement différents de la révolte des banlieues en France, car ce sont des “grecs de souche” plutôt cultivés et issus des classes moyennes qui en sont les fers de lance : ils ne se sentent pas exclus de la société, mais engagés dans la lutte des classes. Ce n’est pas “la banlieue à majorité immigrée” contre les “centre-villes à majorité bourgeoise” comme en France, mais “la Grèce des citadins progressistes et éduqués” chantée par Théodorakis, contre “la Grèce conservatrice des patrons, des flics, de l’église et des campagnes”. En cela, la Grèce de 2008 ressemble plutôt à la France d’avant 1970.


Mais la France des décennies à venir pourrait bien ressembler à la Grèce de 2008 si les politiques économiques et sociales actuelles confluent avec une aggravation de la crise financière et environnementale. Certains s’en frottent déjà les mains, d’autres sont trop occupés par leurs querelles pour s’en alarmer... Mais attention: qui sème la misère, récolte la colère...

Ion CEPLEANU

Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 10:24
- Publié dans : SOCIETE
Par Martine Bosdeveix - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
des écoles différentes   , un site pour suivre l'actualité scolaire. cliquez sur lien.

Défendons l'égalité des chances, l'égalité des moyens de vivre, de s'instruire, d'espérer!
 Le cri d'alerte est lancé depuis longtemps, allons nous continuer à laisser faire?


Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 08:17
- Publié dans : SOCIETE
Par Raymond BELTRAN - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
L’Italie a été secouée par l’histoire d’Eluana Englaro qui, à 38 ans d’âge, vit dans un état végétatif depuis 1992.

Après 8 ans de polémiques, son père et tuteur légal a obtenu un jugement devenu définitif, lui donnant l’autorisation de faire arrêter l’alimentation assistée qui l’a maintenue en vie depuis 16 ans.

La Repubblica du 14 novembre donne le détail des démarches faites, des obstacles qu’il a fallu surmonter, pour ne plus prolonger ce coma sans espoir.

Dès octobre 2007, L’Osservatore Romano, organe officiel du Vatican s’insurgeait et estimait que cette sentence exprimait un « relativisme » inacceptable ouvrant la voie à l’euthanasie. Mais le 9 juillet 2008 la Cour de Cassation de Milan confirma enfin la possibilité de mettre fin à la situation par l’arrêt des moyens artificiels de maintien de cette vie végétative.

Le cardinal Angelo Bagnasco, président des évêques italiens, indiqua aussitôt sa préoccupation face à la possibilité « d’arrêter une vie par une décision de justice. » Sous l’influence de l’église catholique, le Parlement a voulu se saisir du cas légal, ne voulant pas abandonner aux juges la décision, et a souhaité saisir la Cour Constitutionnelle.

Le cardinal Barragan a ajouté « qu’arrêter l’alimentation était un assassinat. » La Région de Lombardie dont dépend l’hôpital annonce ne pas arrêter les soins ; les sœurs de l’hôpital confirment qu’elles ne respecteront pas la décision de justice…

L’ancien ministre de la Santé, qui avait eu à connaître le cas Eluana en 2008, Umberto Veronesi, commente les événements. Il remarque que « l’arrêt de la Cassation ne sanctionne pas la victoire des scientifiques, ni des laïques, ni d’une quelconque idéologie politique, mais celle des citoyens et des principes de la Constitution qui ne mettent pas en tutelle la liberté… » « Il s’agit du droit de chaque citoyen à la liberté individuelle… en disant ‘chaque’ (tous), j’entends croyants et non croyants. »

J’aurais envie de citer entièrement sa réaction : « Je suis un laïque qui a un profond respect de l’idée religieuse, de chaque religion, et je pense qu’il est légitime que l’Eglise la promeuve envers ceux qui croient. Cependant, en Italie il y a dix millions de citoyens qui se déclarent officiellement non croyants et plusieurs millions qui se définissent partiellement croyants. Je crois que l’on devrait tenir aussi compte de leur opinion, et, surtout, de leurs droits… » Il conclut « Il y a dans la société mondiale une volonté concrète de liberté de pensée et de tolérance »

Je n’ajouterai pas de commentaire.

                                                                                               Raymond BELTRAN Le 22 novembre 2008

Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 08:59
- Publié dans : SOCIETE
Par Martine Bosdeveix - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lorsque Xavier DARCOS, ministre de l'éducation nationale, annonce la mise en place des heures de soutien, suite à la suppression du samedi matin, c’est pour « ceux qui en ont le plus besoin, ces 15 % d’élèves qui sont en grande difficulté… ». On connaît la suite : la suppression programmée de 3000 postes de RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Enfants en Difficulté)…

Sans parler des autres réformes en cours ou à venir... Mais tout ne se joue pas ici… Selon Eddy KHALDI, auteur avec Muriel FITOUSSI, d’un ouvrage « Main basse sur l’école publique », la lente casse de l’école est programmée depuis un certain temps…
Ils se sont penchés sur la généalogie des idées qui marquent ce gouvernement, en matière d'éducation nationale. Celles-ci vont puiser dans un vivier idéologiquement marqué, qui emprunte aussi bien au Club de l'Horloge (extrême-droite) qu'à l'Opus Dei.
Pour en arriver à la conclusion suivante : une marchandisation rampante devenue aujourd’hui franchement galopante…
OUI, Darcos veut et peut démanteler l'école publique…
Un film de 22 minutes qui fait le point sur les récentes mobilisations d’octobre, à la lumière des révélations d’Eddy KHALDI...
Un film fait par des parents d’élèves pour les parents d’élèves et les enseignants
:



Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 16:58
- Publié dans : SOCIETE
Par Martine BOSDEVEIX - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Hier s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses  enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants. A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon. Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre,  les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille  était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus  tard. Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants de la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d'école resteront vides  C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans   les écoles.Les seuls enfants en situation régulière sont ceux qui ne sont pas à  l'école.
 
                                                                                   (suivez ce lien)  Reseau sans frontières

Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /Déc /2008 13:26
- Publié dans : SOCIETE
Par Martine BOSDEVEIX - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mesdames et messieurs les parlementaires, refusez le budget militaire 2009

 

La pétition en ligne à signer maintenant


Vous êtes appelés à voter un budget de la Défense en hausse de 5,4%.

  • Dans ce budget figure une baisse significative des effectifs, du fait des restructurations en cours, au profit des crédits d’équipements qui explosent de plus de 10%. Pourquoi ? Contre quels ennemis ?
  • Alors que tout le monde s’accorde sur le danger que font courir les armes nucléaires à la planète et que les Etats se sont engagés à œuvrer à leur élimination, comment justifier que 10 millions d’euros par jour leur soient consacrés dans ce projet de budget ?
  • Dépenser plus pour les armes et moins pour les besoins vitaux des femmes et les hommes n’apporte ni la paix, ni la sécurité. Au contraire, à force de préparer la guerre, on finit par la faire. C’est le cas en Afghanistan, où l’on dépense 10 fois plus pour les opérations militaires que pour la reconstruction. Quelles autres aventures militaires prépare ce budget de guerre ?

Conséquence de l’alignement de la France sur l’Otan et la théorie du choc des civilisations, ce budget n’est pas acceptable. Pour la sécurité et la paix, c’est aux besoins vitaux des habitants de notre pays et de la planète qu’il faut consacrer les moyens !

Mesdames et Messieurs les parlementaires, nous vous demandons de ne pas voter en l’état le projet de budget de la Défense 2009 et de consacrer tout de suite 10 % de ce budget et les sommes prévues pour faire la guerre, à la satisfaction des besoins sociaux (en particulier pour l'école, la jeunesse , la santé...), au développement de l’action publique au service de la cohésion sociale et à la promotion de la paix.

                                                                                                      Le Mouvement de la paix

Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /Nov /2008 17:46
- Publié dans : SOCIETE
Par PELLETIER Denis - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Jean Glavany, Secrétaire National du Parti Socialiste, chargé de la Laïcité:


Depuis 4 ans, les socialistes et leur parlementaires demandent l'abrogation de l'article 89 de la loi du 13 août 2004 créant obligatoire pour les communes de financer la scolarité de leurs élèves de résidence fréquentant les écoles privés dans d'a utres communes, sans aucune condition.

Cet article, créait, en effet, une inégalité flagrante et choquante entre l'enseignement privé et public au détriment de celui-ci pour lequel un tel financement est soumis à un encadrement très rigoureux.


Depuis 4 ans, à de nombreuses reprises, la Droite et ses gouvernements ont rejeté nos propositions législatives, obsédés qu'ils étaient de défendre leur priorité à l'enseignement privé.

Mais la justice a créé un état de fait nouveau, montrant que notre interprétation était juste.

Aujourd'hui, 19 novembre en réponse à une question d'actualité, Madame ALLIOT-MARIE vient de changer d'avis et de se ranger à notre avis : l'article 89 sera abrogé et le strict principe de parité public/privé rétabli par une proposition de loi sénatoriale à laquelle le gouvernement vient de donner son feu vert.

4 ans de combat sont ainsi couronnés de succès et les socialistes et tous les laïcs, tout en restant vigilants quant au contenu de cette proposition de loi, ne peuvent que s'en réjouir pour l'enseignement public.

Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 20:23
- Publié dans : SOCIETE
Par PELLETIER Denis - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

                               ABROGATION DE L'ARTICLE 89

La loi explicite que chaque commune dispose d'une école laïque sur son territoire ou dans le cadre d'un regroupement

 Deux principes républicains ont été remis en cause par ce gouvernement dans le cadre de l'article 89 :
                                                   - la libre administration des communes
                                                   - la séparation des églises et de l'état
 
Ce texte scélérat oblige les communes à verser des fonds à l'école privée y compris si elle est implantée sur une autre commune. Il suffit qu'un seul enfant de la commune fréquente l'école privée d'une autre commune.
Ce texte doit être abrogé immédiatement.

Si le débat au Sénat le 10 décembre à propos d'une proposition de loi peut permettre aux sénateurs attachés à la laïcité de l'école et de l'état de limiter les effets de l'article 89, il est clair que seule l'abrogation de cet article peut  mettre fin aux menaces qui pèsent sur l'avenir de l'école publique.
 
Les conséquences des politiques menées font que pour les enfants de très nombreuses communes en zones rurales, il n'y a plus d'école laïque autre que celles en RPI.
 
Pourquoi séparer les enfants dès l'enfance?
Il y a un acharnement à maintenir coûte que coûte des écoles privées dans certaines communes, alors qu'il existe une école publique qui pourrait fonctionner et se développer en accueillant tous les enfants.
 
En tant que contribuables, dans un contexte soi-disant de « vaches maigres », de coupes sombres budgétaires et de destruction de nos services publics, nous ne pouvons accepter de financer l’école privée, encore moins de lui donner des chèques en blanc.

En tant que citoyens d'une république, nous ne pouvons accepter une école à deux vitesses.

Nous ne pouvons accepter la remise en cause de la loi 1905.

Les élus républicains, les associations laïques et tous ceux qui sont attachés à l'instruction pour tous dans le respect de la laïcité doivent, dans l'unité, EXIGER :
 
- l'abrogation immédiate de l'article 89
- le maintien de l'école publique de village
- le refus d'imposition de RPI : le regroupement pédagogique doit être du domaine du libre choix
 
Chaque enfant doit trouver à proximité une école publique.
 
Nous rappelons avec force notre opposition à tout financement des écoles privées , confessionnelles ou patronales et, fidèles au serment de Vincennes, nous défendons le principe :
 

A  ECOLE PUBLIQUE FONDS PUBLICS
A  ECOLE PRIVEE FONDS PRIVES
 
Nous appelons tous les enseignants, tous les parents d'élèves et leurs organisations à se mobiliser contre cette politique gouvernementale qui vise à démanteler l'école publique  - SERVICE PUBLIC- et à favoriser une école privée.

Tous les élus municipaux et tous les citoyens responsables ne sont pas dupes de l'opération de communication concordant avec le Congrès des Maires de France et émanant des élus amis du gouvernement actuel pourfendeur de l'école publique. Ils resteront vigilants et continueront d'exiger la seule solution possible: l'abrogation pure et simple de l'article 89


Contacts :
Christian Fournier, Maire de St-Martin Valmeroux (15), Vice-Président du CDPEPP-Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité, 06 73 39 73 81
Serge Spilmann, Maire de Courteranges (10), Responsable du Groupe de travail Ecole à l'AMRF- Association des Maires Ruraux de France, Récipiendaire de la Pétition pour l'abrogation de l'article 89,  06 07 74 10 86
Lionel Pallardin, Président d’Ecole et Territoire, 06 08 64 09 89
Etienne Anquetil, Président de la FNER-Fédération nationale pour l’école rurale, 06 10 39 74 48
Ludovic Marchand, Président des CRESPC-Centres de recherches des petites structures et de la communication, 06 76 27 69 81
Bernard Defaix, Porte-parole de Convergence défense des services publics, 06 81 98 94 46
Jean-françois Chalot, UFAL 77-Union des Familles laïque de Seine-et-Marne, 06 03 05 55 91 .
Denis Pelletier, ADLPF-Asssociation Des Libres Penseurs de France , 06.17.22.25.58
Elodie Cottereau, SOS écoles de montagne, 06 88 30 00 20
Patrick Galland, Association pour la promotion de l’Ecole de proximité de la Vienne, 06 89 79 04 46
Janig Mérien, Témoignage ,   Ecole de Jallais-Collectif des Mauges  , 02 41 55 42 97



Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité - CDPEPP
http://ecoledeproximite.lautre.net /06 22 13 57 29 /ecoledeproximite@yahoo.fr

Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 19:53
- Publié dans : SOCIETE
Par planning familial - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires





Le mariage annulé pour non-virginité a été rejeté en appel hier :

 

une petite fenêtre d’espoir pour bien des femmes


Le Planning Familial accueille la décision de la Cour d’appel de Douai avec soulagement mais aussi avec un profond sentiment de gâchis après la décision d’annulation d’un mariage au motif que la mariée n’était pas vierge... (jugement du 1/04/08, TGI de Lille).


En effet, il est particulièrement regrettable que ce critère de non-virginité ait alors pu être retenu par une cour et ce, en complète contradiction avec les valeurs de notre société : laïcité et lutte contre les discriminations, notamment celles faites aux femmes en érigeant au rang de « qualité essentielle » leur virginité, cette règle d’un autre âge, réduisant la moitié de l’humanité au statut d’une « denrée » dont on pourrait contester la qualité !


Un sentiment de gâchis nous étreint également. Gâchis pour les personnes concernées tout d’abord mais aussi gâchis pour notre justice par ce qu’il aura fallu de protestations pour qu’elle sorte de la logique de marchandisation dans laquelle elle s’était placée en légitimant la virginité des femmes comme une « valeur » féminine en lieu et place de sa mission première de protection des individus


Nous sommes soulagés parce que ce critère ne pourra, nous l’espérons, jamais plus être recevable devant une cour. En cela gageons que la jurisprudence possible n’aura pas lieu. Les conséquences en auraient été désastreuses pour les droits des femmes et contraire aux engagements de la France qui a ratifié toutes les conventions internationales sur ce thème y compris celle contre les discriminations faites aux femmes (CEDAW) et qu’elle légifère pour une véritable égalité des femmes et des hommes dans sa société, qu’elle lutte contre les discriminations et défend le droit des femmes à disposer de leur corps, ce droit de choisir librement.


Nous souhaitons enfin que la décision de la Cour d’appel de Douai du 17 novembre 2008 contribue à lever quelque peu la pression que fait peser ce critère de « virginité » sur nombre de jeunes filles en les aidant à résister aux pressions, aux violences familiales et conjugales exercées sur elles, ce contrôle sur le corps des femmes, violence fondamentale.

Le Planning Familial continuera d’être à leurs cotés. Notre société doit résolument se tourner vers demain et garantir l’absence de discrimination vis-à-vis de l’un ou l’une de ses membres, c’est un enjeu démocratique.

 

                                                                                               Mouvement Français pour le Planning Familial

                                                                                                                                    Paris, le 18 novembre 2008



Contact :

Marie-Pierre Martinet - 01 48 07 81 00/ 06 70 19 83 48

Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 08:41
- Publié dans : SOCIETE
Par François MEYNET - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Les Associations Educatives complémentaires de l’Enseignement Public en danger de mort


Pour signer la pétition : cliquez sur ce lien          http://www.pourleducation.fr/



Les Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public, agréées par le Ministère de l’Education nationale, œuvrent, sur tous les territoires, au plus près des citoyens, aux côtés des enseignants, des parents, des élus, dans le champ scolaire et périscolaire, dans la logique du développement et du rayonnement de l’Ecole publique. Elles en défendent les valeurs et visent à promouvoir le service public d’éducation dont elles sont des partenaires importants.

Leurs activités : accompagnement scolaire, formation des délégués d’élèves, éducation à la citoyenneté, ateliers de pratiques artistiques, activités sportives, encadrement de jeunes, classes de découvertes et voyages scolaires éducatifs, initiation à l’environnement et développement durable, centres de loisirs et de vacances d’enfants et d’adolescents, établissements spécialisés, sanitaires et sociaux, accompagnement et accueil de personnes handicapées, etc, bénéficient à des millions de jeunes et s’inscrivent dans les apprentissages éducatifs et scolaires nécessaires à chacun d’entre eux.

L’Avenir des Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public, et donc de leurs activités, est aujourd’hui gravement mis en péril par des décisions arbitraires et brutales du Ministre de l’Education nationale, alors même que la définition des Conventions Pluriannuelles sur Objectifs visait, à l’inverse, à apporter de la sécurité à leur financement.

En effet, en date du 6 octobre dernier, le Ministre de l’Education nationale a décidé unilatéralement, sans le moindre délai de prévenance, sans concertation préalable, de supprimer 25 % du financement des actions conventionnées par le Ministère au titre de l’exercice civil …2008, soit avec effet rétroactif.

Cette décision du Ministre intervient bien tardivement en fin d’exercice, à une date où toutes les actions de l’année, et les charges financières correspondantes, sont engagées !

Elle est simplement motivée par un « gel budgétaire » au montant surprenant et disproportionné de 25 %, bien supérieur à la réalité de 6 % des réserves budgétaires annoncées sur l’exercice 2008…

Elle est en contradiction avec l’engagement financier, sans réserve, notifié à ces mêmes Associations par le même Ministre  en début d’année 2008.

Or, c’est sur cet engagement initial personnel très fort du Ministre que les Associations ont engagé les dépenses afférentes en exécution des missions couvertes par lesdites conventions précitées, dans le cadre de leur participation à des missions de service public.

Par ailleurs, toujours en date du 6 octobre, le Ministre de l’Education nationale a annoncé sa décision de ne pas reconduire, dès le 1er septembre 2009, l’aide qu’il apportait aux centaines  d’emplois d’enseignants détachés, répartis sur tous les territoires, pourtant indispensables à la conduite des activités de terrain des Associations concernées, ce qui représentera une réduction globale de près de 70 % des financements concernés !

Ces annonces sont en totale contradiction avec les propos récents, tant du Ministre de l’Education nationale, que du Président de la République, sur l’apport irremplaçable des actions de nos Associations, le « travail exceptionnel  que nous effectuons dans tous nos domaines d’activité ».

Par ces décisions, des millions d’enfants et de jeunes scolarisés seront privés de l’action éducative des Associations agréées partenaires de l’Ecole. Des dizaines de milliers d’enseignants et autres professionnels de l’Education, les Parents, les Elus, se verront également privés du concours des associations éducatives complémentaires de l’Enseignement public.

Ces choix gouvernementaux vont bien au-delà d’une participation solidaire à un effort national de rigueur, que nous pouvons entendre, comprendre, et accepter, en concertation, programmée dans le temps, et d’un montant équitable.

Ils s’inscrivent dans une démarche politique surprenante, celle de  programmer la disparition des mouvements d’Education populaire, ciment de citoyenneté et du « vivre ensemble » dans une République solidaire, en particulier dans les territoires sensibles,  au plus près de ceux qui en ont le plus besoin.

Ce sont plus de 50 000 emplois estimés, directs et induits, qui sont menacés, supprimés, à très court terme.

Les Huit Associations Complémentaires de l’Enseignement Public (Centres d’Entrainement aux Méthodes d’Education Active (CEMEA), Eclaireuses et Eclaireurs de France (EEDF), Fédération des Œuvres Educatives et de Vacances de l’Education Nationale(FOEVEN, Fédération des AROEVEN), Jeunesse au Plein Air(JPA), Les Francas, La Ligue de l’enseignement, Office Central de Coopération à l’Ecole (OCCE), Fédération Générale des Associations Départementales des Pupilles de l’Enseignement Public(FGPEP) ont officiellement demandé au Ministre de l’Education nationale une audience en vue d’étudier avec lui une solution permettant de porter remède aux très graves difficultés auxquelles nos Associations se trouvent ainsi confrontées du fait de ce revirement de dernière minute.

Interpellé ces derniers jours par plusieurs parlementaires, le Ministre de l’Education nationale a répondu qu’il avait pris la décision de passer d’une « logique de financement de structures et de permanents à une logique de financement de projets ».

Réponse d’autant plus inacceptable que le Ministre sait que depuis le 1er janvier 2007 c’est déjà le cas ! Dans le cadre juridique de « conventions pluriannuelles sur objectifs » les Associations sont déjà financées exclusivement sur des projets d’actions concertés et évalués, activité par activité,  par son Ministère !

En outre, le Ministre a déclaré que, « loin d’assécher les Associations d’Education populaire,…, les moyens passaient en 2009 de 75 à 114 millions d’euros ».Or, les Associations laïques concernées sont bien en peine de déceler la moindre trace correspondante …. ! Mais, à qui profite donc le « crime » ? … !

La réponse politique ne serait-elle pas contenue dans l’expression entendue : « Je ne financerai pas ceux qui viennent brailler sous mes fenêtres » ?

Une démocratie de la rétorsion pour délit d’opinion et de la mise au pas cadencé est elle encore une « république » ?


Les signataires de la présente pétition appellent Monsieur Xavier DARCOS, Ministre de l’Education nationale, à revenir sans délai sur ses décisions, afin que l’accès à l’éducation, aux pratiques sportives, aux loisirs, à la culture, à la citoyenneté et à l’éducation tout au long de la vie reste une réalité pour tous sur tous les territoires.


Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 09:14
- Publié dans : SOCIETE
Par Robin BOSDEVEIX - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Appel du 8 Novembre

L'Éducation Nationale en danger ! Pour une vraie formation des enseignants

 



Signer la pétition   -   Voir les signataires


 

Premiers signataires


Les enseignants-chercheurs, les enseignants, les chercheurs, les parents d’élèves, les membres du personnel de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ou de la recherche et les étudiants, réunis ce samedi 8 novembre à l’Université Diderot-Paris 7, protestent contre la mise en œuvre précipitée d’une réforme radicale de la formation des enseignants. Cette réforme est porteuse à terme d’un véritable bouleversement dans la nature des formations et dans le statut des savoirs au sein de l’enseignement primaire, secondaire et universitaire. Elle met gravement en danger la qualité de la formation des élèves à tous les niveaux de l’Éducation nationale. Elle complète et renforce la destruction du système national d’éducation et de recherche et contribue à mettre en position de concurrence établissements, formations et acteurs de l'enseignement.

Cette transformation radicale de la formation des enseignants et des concours de recrutement a été engagée sans demander l’avis de celles et ceux qui assurent cette formation ou en bénéficient. Ce mépris manifeste pour les principaux intéressés (enseignants et étudiants) va de pair avec l’imposition d’un rythme effréné qui dissimule mal la volonté de faire taire toute réflexion critique. Récemment, plusieurs présidents d’universités parisiennes ont pu parler de véritable « farce » à propos de ce processus. Le manque de précision quant au contenu des futurs concours et le calendrier absurde proposé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche nécessitent donc une réponse ferme et claire.

Soucieux de ne pas nous laisser imposer un traitement dans l’urgence d’une question aussi importante socialement et scientifiquement, nous demandons l’abandon de tout calendrier pour la remise de nouvelles maquettes de masters et le retrait de ce projet ministériel sous sa forme actuelle.

A ce titre, le « moratoire » demandé est la condition indispensable pour le lancement d’un débat national impliquant tous ceux qui sont concernés par la formation des enseignants et devant déboucher sur des négociations avec les ministères concernés. En conséquence, ce moratoire ne saurait se limiter à un répit de quelques mois.

Les signataires de cet appel font leurs les cinq principales critiques qui se sont exprimées durant les dernières semaines :

a) La destruction d’une véritable formation professionnelle et disciplinaire, initiale et continue, des enseignants. D’un côté, les épreuves des concours sont vidées en grande partie de leur contenu disciplinaire, et, de l’autre, la suppression de l’année de stage qui suit la réussite au concours - au nom de purs calculs budgétaires – remet en cause toute formation professionnelle sérieuse, la « didactique » n’ayant pas de sens en l’absence d’une réelle pratique de classe en responsabilité.
b) La fragilisation de nombreuses formations à l’Université. De fait, dans toutes les disciplines dont le principal « débouché professionnel » immédiat est l’enseignement, cette réforme aura des effets néfastes sur la qualité – et le nombre - des travaux de recherches en Masters et en Doctorat mais aussi sur la nature même de la formation en Licence. En ce qui concerne l'agrégation, si elle semble épargnée du point de vue disciplinaire, la confusion entre le master et la préparation au
concours rend son avenir incertain.
c) L’extension de la contractualisation et de la précarisation dans l’enseignement primaire et secondaire. Le recrutement de vacataires sera en effet mécaniquement facilité par l’existence d’un nombre important d’étudiants détenteurs d’une qualification reconnue par un diplôme mais non reçus aux concours nationaux.
d) Une atteinte grave à l’articulation entre enseignement et recherche ainsi qu’à la nature des connaissances et des savoirs produits et transmis dans l’université comme dans l’enseignement primaire et secondaire. Sur ce point, le lien est manifeste entre cette réforme de la formation et la réforme des enseignements en cours dans l’ensemble de l’Éducation Nationale (au lycée, la distinction entre matières obligatoires et matières optionnelles, la semestrialisation, la possibilité évoquée d’un recrutement direct des contractuels par les chefs d’établissement ; dans les écoles primaires et maternelles, la réduction unilatérale du temps scolaire, la suppression des RASED, la remise en cause des petites et moyennes sections des écoles maternelles).
e) L’injustice et la perte de la diversité sociales du futur corps enseignant (auxquelles s’ajouteront les incertitudes sur les débouchés professionnels) : le prétendu prolongement d’études ne sera en effet qu’un prolongement des études non rémunérées.

C’est pourquoi nous appelons à l’issue d’un large débat national à des négociations sans préalable afin de garantir et promouvoir

1. le respect du caractère national de tous les concours de recrutement pour l’enseignement secondaire avec maintien d’un concours et d’un jury national (composé de personnes spécialistes des matières concernées), assorti d’un lien explicite entre la réussite aux concours et l’accès (après un stage de titularisation) à un poste et un statut de fonctionnaire d’État
2. une préparation aux concours de recrutement tant pour les professeurs des écoles que pour les enseignants du secondaire, qui en amont reste ancrée dans des licences disciplinaires, et qui, en aval, préserve une année de formation professionnelle rémunérée postérieure à la réussite au concours
3. le respect de la base disciplinaire dans les masters comme dans les concours de recrutement pour les enseignants du secondaire, selon les caractéristiques propres à chaque discipline
4. le maintien d’une formation pratique initiale, postérieure à la réussite au concours, rémunérée et liée à une charge d’enseignement réduite, ainsi que le développement d’une formation continue disciplinaire au sein des universités.
5. La place centrale de la recherche dans les enseignements à l’université et son rôle essentiel dans la formation des futurs enseignants.

Un des enjeux fondamentaux du débat national proposé sera l’articulation entre masters et concours, afin de préserver un enseignement et une recherche de qualité pour tous les étudiants mais aussi une vraie formation disciplinaire et professionnelle pour les futurs enseignants.

Les signataires de cet appel se retrouveront le samedi 22 novembre à 10 h pour analyser les réactions et réponses suscitées et pour lancer toute action qu'ils jugeront utile contre cette réforme néfaste.



Premiers signataires


Cette liste de premiers signataires est susceptible d'être complétée: si vous souhaitez, personnellement ou au nom de votre association, la rejoindre, il suffit d'envoyer un courrier en ce sens à l'adresse appeldu8novembre@orange.fr. Autrement, merci d'utiliser la commande "signer la pétition".

Association des Professeurs de Biologie et Géologie (APBG) (Régionale de Bordeaux)
Association des Professeurs de Français et de Langues Anciennes des Classes Préparatoires Littéraires (APFLA-CPL)
Association des Professeurs de Lettres (APL)
Association des Professeurs de Musique et Musicologie de l'Enseignement Supérieur (APMESU)
Association des Professeurs de Philosophie de l'Enseignement Public (APPEP)
Association des Professeurs de Communication et d'Economie-Gestion (APCEG)
Association des Sciences du Langage
Association Française d’Etudes Américaines (AFEA)
Association Le Latin dans les Littératures Européennes (ALLE)
Association pour le développement de l'histoire des femmes et du genre - Mnémosyne
Association "Reconstruire l'École"
ATTAC France
Bureau de la section 10 (littératures comparées) du Conseil National des Universités
Bureau de la section 21 (histoire, civilisation, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux) du Conseil National des Universités
CGT Sup Académie de Lille
Collectif Montreuil Vraiment
Collectif PAPERA (Pour l'Abolition de la Précarité dans l'Enseignement supérieur, la Recherche et Ailleurs)
Comité de rédaction de la revue CLIO, Histoires, Femmes et Sociétés
Comité de Vigilance face aux Usages publics de l'Histoire (CVUH)
Conseil Scientifique de l’Université Paris VIII Vincennes Saint-Denis
Coordination Nationale des Associations Régionales de langues anciennes (CNARELA)
Département d'Histoire de l'Université des Antilles et de la Guyane
Département d'Espagnol de l'Université de Bourgogne
Département d'Histoire de l'Université Paris-Ouest - Nanterre-La Défense
Département d’Italien de l’Université de Bourgogne
Équipe Fabula
Sauver les Lettres
Sauvons La Recherche (C.A. de SLR)
Sauvons l'Université ! (SLU)
SNESUP-FSU
SNTRS-CGT
Société des Agrégés de l'Université
Société des Études Romantiques et Dix-neuviémistes
Société des Hispanistes Français de l'Enseignement Supérieur (SHF)
Société des Historiens Médiévistes de l'Enseignement Supérieur Public (SHMESP)
Société des Italianistes de l'Enseignement Supérieur (SIES)
Société des Langues Néo-latines
Société des Professeurs d'Histoire Ancienne de l'Université (SOPHAU)
Société d'Etudes Anglaises Contemporaines (SEAC)
Société Française de Littérature Générale et Comparée (SFLGC)
Société Française d'Etude du Dix-Huitième Siècle (SFEDS)
Société Française d'Etude du Seizième Siècle (SFDES)
Société Française d'Histoire des Sciences et des Techniques (SFHST)
Société Française Shakespeare
Union des Familles Laïques (UFAL)
U.F.R. d’Histoire de l’Université de Caen Basse-Normandie
Union Générale des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict- CGT)
Union de professeurs de Physiologie Biochimie Microbiologie (UPBM)
Union Syndicale Solidaires (Sud éducation, Sud étudiant)
Univers. Cité, Lille 3, (Collectif Enseignants, Étudiants, Personnel BIATOS, Université de Lille 3)


Arab Ali Chérif, Vice-président du CEVU de l'université Paris VIII, professeur d'informatique
Eric Athenot, Maître de conférences HDR, Université François Rabelais de Tours, président de la Transatlantic Walt Whitman Association
Christian Baudelot, Professeur émérite à l'École Normale Supérieure
Jean-Claude Beetschen, Professeur émérite à l’Université Paul-Sabatier (Toulouse III)
Nancy Berthier, Professeur des universités, Université Paris-Est, Directrice de l'équipe EMHIS, LISAA EA 4120
Denis Bertrand, Professeur de littérature française, Directeur de l'UFR Histoire, Littératures, Sociologie, Genre, Université de Paris 8-Vincennes-Saint Denis
Fabienne Blaise, Professeur de langue et littérature grecques à l'Univeristé Charles de Gaulle - Lille III, Directrice de la Maison Européenne des Sciences de l'Homme et de la Société (USR 3185)
Rose-Marie Bloquet, Directrice d'école maternelle d'application, Arras
Denis Bonnecase, Professeur, Responsable du Master Langues, Université Stendhal - Grenoble 3
Xavier Boniface, Maître de conférences en histoire contemporaine, Directeur du département d'histoire de l'université du Littoral de 2001 à 2007, Coordinateur de la préparation au CAPES d'histoire-géographie à l'université du Littoral de 1999 à 2007
Damien Boquet, Maître de conférences d'histoire médiévale, Université de Provence - Institut Universitaire de France, ancien membre du jury du CAPES d'histoire-géographie et de l'agrégation d'histoire
Christian Bouzy, Président du Jury du CAPES externe d'espagnol
Yann Bugeaud, Professeur de mathématiques, Université Louis Pasteur, Institut universitaire de France
Jean-Jacques Candelier, député PCF du Nord
Pierre Carion, PRCE, formateur UFD histoire-géographie de l'IUFM Nord-Pas de Calais, responsable de la formation générale professionnelle sur le site de Valenciennes
Marie-Claude Chaput, Professeur, Directrice de l'Equipe d'Accueil d'Etudes Romanes EA369, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, membre du jury de l'Agrégation externe d'Espagnol
Christophe Charle, Professeur à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne, membre de l'Institut universitaire de France, Directeur de l'Institut d'histoire moderne et contemporaine (CNRS/ENS)
Chantal Chartier, PRAG d'espagnol à l'université Paris 12, membre du Jury du Capes Externe d'Espagnol de 2000 à 2004, membre du Jury de l'Agrégation interne d'Espagnol
Bernard Comment, Editeur, écrivain
Pedro Cordoba, Maître de conférences à l'Université de Paris-Sorbonne, Vice-président de l'Association "Reconstruire l'École", membre du jury de l'agrégation d'espagnol
Didier Coureau, Maître de conférences, Université Stendhal Grenoble III, membre de la section 18 (Arts) du Conseil National des Universités
Sylviane Coyault, Professeur des Universités, Littérature française, Directrice du département de français, Directrice des Presses Universitaires Blaise Pascal, Responsable de l'équipe "littératures 20/21" au sein du CELIS, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand
Sylvie Crinquand, Professeur de littérature anglaise, Directrice de l'EA 4182: texte image langage, Université de Bourgogne
Jean Da Silva, Vice-président de l'université Paris I
Michel Deguy, Professeur émérite, Président du Conseil d'Administration du Collège international de Philosophie
Christian Delporte, Professeur des universités en histoire contemporaine, Directeur du Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines, Université de Versailles Saint-Quentin
Jean Fabbri, Maître de conférences en mathématiques, Université de Tours, Secrétaire général du SNESUP-FSU
Anne Fraisse, Professeur de latin, Présidente de l'Université Paul Valéry - Montpellier III
Geneviève Fraisse, historienne, philosophe, ex-déléguée ministérielle aux Droits des femmes, ex-députée européenne, présidente du comité scientifique de l'Institut Emilie du Châtelet
Michèle Gally, Professeur de langue et littérature médiévales à l'Université de Provence, directrice du GDR/CNRS 3063, "Théories du politiques"
Bernard Gensane, Universitaire (retraité)
Jacques Gerstenkorn, Vice-président chargé de la culture, Université Lumière Lyon 2
Monique Gest, Professeur agrégé, Lycée Condorcet de Lens et IUFM du Nord-Pas de Calais, membre du jury du CAPES de Mathématique de 2005 à 2007
Jean-Marie Gleize, Écrivain, Professeur à l'ENS-LSH, directeur du Centre d'Etudes Poétiques
Yves-Charles Grandjeat, Professeur à l'université Michel de Montaigne - Bordeaux 3, Elu au Conseil Scientifique, Directeur de l'E.A. Cultures et Littératures des Mondes Anglophones (EA 4196 CLIMAS)
Evelyne Grossman, Professeur de littérature moderne à l’Université Paris Diderot Paris 7, Présidente de l’Assemblée collégiale du Collège international de Philosophie
Anne-Marie Helvétius, Professeur d'Histoire médiévale, Ancienne Vice-Présidente du Conseil Scientifique de l'Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis
Denis Jamet, Maître de conférences en Linguistique anglaise, Directeur de la Maison des Langues, Responsable du département d'études anglophones et des concours CAPES-Agrégation, Université Jean Moulin Lyon 3
Pierre Jourde, Professeur à l'université Grenoble III
Bruno Julliard, Adjoint au maire de Paris chargé de la jeunesse, ancien président de l'UNEF
Jean-Pierre Kahane, Mathématicien, membre de l'Académie des Sciences
Michel Kaplan, Professeur à l'université Paris I (Panthéon Sorbonne), président honoraire de l'Université Paris I
Christiane Klapisch-Zuber , Historienne, Directrice d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales
Yves Krumenacker, Institut universitaire de France - Professeur d'histoire moderne, Université Lyon 3, membre du CEVU de l'Université Lyon 3
Annie Lacroix-Riz, Professeur d'histoire contemporaine, Université Paris VII
Xavier Lafon, Président de la section 21 (histoire, civilisation, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux) du Conseil National des Universités, Vice-Président du secteur Lettres et Sciences Humaines, Professeur d'archéologie romaine, Université de Provence
Léon Landini, Officier FTP-MOI, Président de l’Amicale des anciens FTP-MOI des bataillons Carmagnole-Liberté, interné de la Résistance, Grand Mutilé de Guerre, Officier de la Légion d’Honneur, Médaille de la Résistance
Sandra Laugier, Professeur de philosophie, Directrice de l'Ecole Doctorale en Sciences Humaines et Sociales, Université de Picardie Jules Verne
Anita Lavernhe-Grosset , Professeur agrégé de Lettres modernes, Université du Littoral Côte d'Opale, membre du jury de Français du C.A.P.E.
Hervé Le Corre, Professeur à l'université Paris III, Directeur du CRIAL (EA 2052)
Frédéric Lebaron, Professeur de sociologie, Université de Picardie Jules Verne, Directeur du Centre Universitaire de Recherches sur l'Action Publique et le Politique - Epistémologie et sciences sociales (CURAPP - UMR 6054)
Jean-Louis Leutrat, Président honoraire de l’Université Paris 3-Sorbonne Nouvelle
Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien et épistémologue, Professeur émérite de l'université de Nice, Directeur de la revue Alliage
Claude Lobry, Secrétaire général de l'Association des professeurs de communication économie et gestion (APCEG), ancien Secrétaire général de la Conférence des présidents des associations de professeurs spécialistes
Elisabeth Malamut, Professeur d'histoire médiévale, Université d'Aix-Marseille I, membre du jury de l'Agrégation de géographie de 2006 à 2008, présidente de la commission de spécialistes 21e section.
Hugues Marchal, Maître de conférences en littérature française (UMR 7171 Paris 3-CNRS), Université de Paris 3 Sorbonne Nouvelle, Vice-Président de la section 9 (littérature française) du Conseil National des Universités
Jean-Pierre Martin, Professeur de langue et littérature française du Moyen Âge à l'Université d'Artois, Directeur du service des Presses de l'Université, Artois Presses Université, Président du Réseau Euro-Africain de Recherches sur les Epopées, ancien membre des jurys du CAPES externe et de l'Agrégation interne de Lettres Modernes
William Marx, Professeur à l'université d'Orléans, membre de l'Institut universitaire de France
Chantal Massol, Professeur des universités, Directrice de l'Ecole doctorale et de l'E.A. 3748 Traverses 19-21, Université Stendhal Grenoble III
Frédérique Matonti, Professeure, Directrice de l’U.F.R. de Science Politique, Université Paris I-Panthéon-Sorbonne, membre de la section 04 (Science Politique) du Conseil National des Universités
Daniel Ménager, Professeur émérite à l'Université Paris X - Nanterre
Jacques Migozzi, Professeur de littérature française, Université de Limoges, Président de la Conférence des Doyens et Directeurs d'UFR Lettres Langues Arts Sciences Humaines et Sociales (CDUL)
Jean-Philippe Millet Professeur en classes préparatoires au Lycée Henri IV (Paris), ancien directeur de programme au Collège International de Philosophie, membre du Parlement des philosophes (Strasbourg)
Bernard Noël, écrivain, poète
Pascal Ory, Professeur à l'université Paris I
Claude Pennetier, Chercheur CNRS / Paris 1, ancien secrétaire scientifique de la section 33 du comité national du CNRS
Michelle Perrot, Historienne, Professeure émérite d’Histoire à l’Université Paris 7
Christophe Picard, Professeur d'université Paris I Panthéon Sorbonne, premier vice-président de la section 21 (histoire, civilisation, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux) du Conseil National des Universités
Franck Plichon, Professeur de Lettres classiques, formateur en formation initiale et en formation continue, membre du jury du CAPES externe de Lettres classiques de 2005 à 2008
Jean-Louis Podvin, Maître de conférences en histoire ancienne, Directeur du département d'histoire de l'Université du Littoral depuis 2007, Coordinateur de la préparation au CAPES d'histoire-géographie à l'Université du Littoral depuis 2007, membre du jury du CAPES externe d'histoire-géographie depuis 2006.
Philippe Postel, Maître de conférences, Directeur de la Section Littérature comparée, Université de Nantes, membre de la section 10 (Littératures comparées) du Conseil National des Universités
Pierre Pranchère, résistant FTP, croix du combattant volontaire de la Résistance, député de la Corrèze (1956-58;1973-1978), vice-président du conseil régional du Limousin (1974-1978), conseiller général de la Corrèze (1973-1985), député européen (1979-1989), secrétaire général du collectif Maquis de Corrèze.
Francis Prost, Maître de conférences en histoire, École Normale Supérieure, Assesseur de la section 21 (histoire, civilisation, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux) du Conseil National des Universités
Marcel Rigout, Ancien Résistant, Ancien Ministre, Chevalier de la Légion d'Honneur
Laurent Ripart, Maître de conférences d'histoire médiévale, Université de Chambéry, vice-président de la section 21 (histoire, civilisation, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux) du Conseil National des Universités
Gilles Robel, Maître de conférences, ancien directeur de l'UFR de Langues et Civilisations, Université Paris-Est Marne-la-Vallée
Anne Roche, Professeur émérite, Université de Provence
René Roussel, Officier FTP, ancien responsable aux cadres des FTPF pour toute la zone-sud, Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille de la Résistance, Croix de Guerre, Liquidateur national auprès du Ministère de la défense des organisations de résistance suivantes : Organisation Spéciale de PCF, Front National de lutte pour la libération et indépendance de la France, FTPF, FTP-MOI
François Saur, Enseignant, membre du jury du CAPES d'histoire-géographie
François Suard, Professeur émérite à l'Université de Paris X Nanterre.
Arsène Tchakarian, FTP-MOI de la région parisienne, Compagnon de Missak Manouchian, Chevalier de la Légion d’Honneur
Cécile Terreaux-Scotto, Maître de conférences, Université Stendhal Grenoble III, membre du jury du CAPES externe d'italien
Pascale Thibaudeau, Maître de conférences, Université Paris VIII, membre du jury du CAPES d'espagnol, Directrice des Presses Universitaires de Vincennes
Emmanuel Triby, Professeur des universités, Directeur du département des sciences de l'éducation, Université Louis Pasteur Strasbourg
Laure Verdon, Maître de conférences HDR d'histoire médiévale, Université de Provence, codirectrice de l'équipe "Rites, justice et droit Xie-XVIIe siècle" au sein de l'UMR 6570 TELEMME (MMSH Aix-en-Provence), ancien membre du jury de l'Agrégation externe d'Histoire
Alain Viala, Chaire de Lettres françaises, Oxford University - Paris III
Antoine Volodine, écrivain
Dominique Voynet, Sénatrice de Seine-Saint-Denis, Maire de Montreuil
Jean-Claude Zancarini, Professeur, Directeur de l'UMR 5206 Triangle et ancien Directeur Adjoint de la Recherche, ENS-LSH



 


Signer la pétition - Voir les signataires


pétition réalisée avec le logiciel libre phpPetitions

cette pétition est hébergée au R@S: Réseau Associatif et Syndical

Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 12:00
- Publié dans : SOCIETE
Par Marche Mondiale des Femmes - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Changer la vie des femmes pour changer le monde

Changer le monde pour changer la vie des femmes


Nous, de la Marche Mondiale des Femmes, luttons ensemble contre les causes de la pauvreté et de la violence sexiste. Dix ans après notre première Rencontre internationale, nous étions réunies a Panxon en Galice du 14 au 21 octobre 2008. Cent trente-six femmes de 48 pays, de tous les continents, réunies pour élaborer des propositions dans nos différents champs d'action: paix et démilitarisation, biens communs, violences envers les femmes et travail des femmes.


Au cours de ces sept jours, nous nous sommes jointes à nos soeurs galiciennes et aux hommes solidaires de notre lutte lors d'un forum public et d'une foire pour promouvoir la souveraineté alimentaire et l' auto-détermination des femmes. D'ailleurs, plus de 5 000 personnes ont manifesté joyeusement dans les rues de Vigo le matin du dimanche 19 octobre. Au son des «batucadas», dans toutes les langues, nous avons créé des rythmes pour les droits des femmes, contre le machisme et pour la paix.


Nous menons nos luttes dans un contexte d'offensive des milieux conservateurs et des intégrismes religieux de tous types, y compris le communautarisme, la criminalisation des mouvements sociaux, la négation des droits des peuples sur leurs propres territoires, la militarisation et les violences croissantes menées par des gouvernements qui utilisent comme excuses la «guerre à la terreur».


Le patriarcat, le capitalisme et le racisme sont trois systèmes qui s'articulent pour contrôler nos corps et nos vies. Au sud comme au nord, leurs institution : gouvernements, grandes entreprises, religions , veulent nous empêcher de conquérir nos droits ou essayent de nous enlever ceux que nous avons déjà acquis.


Après les crises alimentaire, énergétique, environnementale et éthique, la crise financière révèle le caractère hautement spéculatif, destructeur et néocolonialiste de ces systèmes. Une fois de plus, l'État est appelé à se subordonner aux intérêts du capital financier et des multinationales, abandonnant le peuple pour se porter au secours des marchés.


Nous agissons, ensemble et sans relâche, pour résister et construire des alternatives fondées sur la paix, la justice, l égalité, la liberté et la solidarité. En 2010, nous ferons entendre notre voix de manière encore plus forte, entre le 8 mars et le 17 octobre :


-   des marches de toutes formes, couleurs et rythmes lanceront notre programme de mobilisation et célébreront les 100 ans de la déclaration de la Journée internationale des femmes ;


-    des marches et diverses actions simultanées auront lieu dans le monde entier autour du 17 octobre et s ajouteront a notre présence dans le Sud Kivu en République Démocratique du Congo.



Beaucoup d'actions auront lieu entre le 8 mars et le 17 octobre 2010. Par exemple, affirmer les droits des travailleuses domestiques et des paysannes, et refuser la promotion de l'industrie de la prostitution à la Coupe Mondiale de Football en Afrique du Sud.


Notre action s'articule autour de plusieurs thématiques afin de mettre en évidence les diverses causes et intérêts qui sont à l' origine de la militarisation. Nous dénonçons l'exploitation de nos richesses par les multinationales qui appauvrissent les populations les plus vulnérables. Nous dénonçons également la responsabilité des États dans le développement de l'industrie de l'armement qui mène à la violence envers les femmes.


Nous refusons que les ressources naturelles d'un peuple servent de motifs pour des conflits armés. Nous n'acceptons aucune intervention ni menace des puissances impérialistes sur la souveraineté d'autres peuples. Nous refusons que le corps des femmes soit un butin de guerre !


 Nous serons en marche jusqu'à ce que toutes soient libres !




UN AUTRE MONDE EST NECESSAIRE ET POSSIBLE

Déclaration sur la crise financière, approuvé le 20 octobre 2008

7e Rencontre Internationale de la MMF, qui a eu lieu à Panxón, Vigo, Galice



Dans un contexte patriarcal et d'économie néo-libérale, le système bancaire et financier s'écroule. Les tentatives de redressement pour améliorer son fonctionnement ne font que détériorer encore plus la situation. Les bourses du monde sont en chute libre, la crise mondiale s étend et ne peut plus être masquée. Les conséquences de la non redistribution des richesses, c'est  la paupérisation massive des populations et  particulièrement des femmes. Ce système favorise le développement des guerres comme outil pour s'accaparer les ressources des pays du Sud et développer l'industrie des armements. Les femmes, dans les conflits belliqueux, subissent des violences inadmissibles et inhumaines.


Les gains colossaux des spéculateurs et des actionnaires ont été privatisés alors que les pertes énormes du système sont aujourd'hui nationalisées, c'est à dire payées par tous et toutes a travers nos États.


Nous, femmes du monde, sommes les premières touchées par le chômage galopant, par la perte de l'autonomie alimentaire, par la marchandisation des biens communs. Cette crise financière est étroitement liée a toutes les autres : celle des changements climatiques, de la crise alimentaire, celle de l'énergie, celle du travail.


Les pays du Sud sont spoliés de leurs ressources ; les habitudes alimentaires modifiées au bénéfice des multinationales de l'agro-alimentaire. Ces derniers sont étouffés par le poids de la dette, par l'opacité de l'utilisation des fonds prêtés par les organisations internationales.


Face a l'échec du modèle unique de l'organisation économique globalisée, nous, femmes de la Marche Mondiale, réunies à Vigo, en Galice, du 14 au 21 octobre 2008, réaffirmons notre position anti-libérale, exigeons la transformation du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale, de la Banque centrale européenne (BCE) et de  l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ainsi que les Banques de développement. Nous dénonçons avec vigueur tous les accords de libre commerce, notamment les accords de partenariat économique (APE) - par exemple l'Accord de partenariat économique Japon-Philippines (JPEPA) - et l'accord général sur le commerce et les services (AGCS). Nous exigeons la suppression des paradis fiscaux qui permettent  de masquer l' argent de la drogue et de la corruption ; nous demandons le contrôle de tous les mouvements de capitaux.


Il est clair que c'est d'un autre  système économique dont nous avons besoin, de développer la création de structures d'économie solidaire, de coopératives de production autonomes, d'une Banque du Sud au service d'un développement écologique, égalitaire et durable.


Nous voulons la transparence de l'utilisation des fonds publics et de leur gestion. Nous voulons que les ressources des peuples soient d'abord destinées à satisfaire leurs besoins vitaux.


Nos États sont responsables, ils nous doivent des comptes, c'est leur devoir et obligation de réguler le système économique pour protéger les citoyens et les citoyennes des requins de la finance. Les coûts de la crise doivent être assumés par les actionnaires et par ceux qui ont amassé des fortunes en spéculant.


D'autres règles de distribution et d'utilisation de l'argent doivent être définies, de manière démocratique et participative, avec les populations, les mouvements sociaux et les associations féministes. La définition des budgets doit tenir compte de la sauvegarde des biens communs et du développement des services publics. Tous, hommes et femmes du monde, nous avons droit à une alimentation saine, à un logement décent, à la santé, à l'éducation, à un  travail digne, aux transports et a la culture.


Construisons ensemble un monde ou nos valeurs  de justice, de paix,

d égalité, de solidarité et de liberté soient prioritaires

 

Marche Mondiale des Femmes contre les Violences et la Pauvreté
25/27 rue des Envierges 75020 Paris
Téléphone : 01 44 62 12 04 ; 06 80 63 95 25 ;
Site : www.marchemondiale.org







Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /Oct /2008 08:34
- Publié dans : SOCIETE
Par GROLAND - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /Oct /2008 07:48
- Publié dans : SOCIETE
Par Mouvement pour la paix - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Au vu du budget de l’Etat subissant une véritable cure d’austérité se traduisant par des coupes sombres dans les dépenses sociales et par des réductions massives dans les effectifs de la fonction publique, « on ne peut qu’être choqué des moyens nouveaux mis à la disposition du budget de la Défense, conséquence directe de l’alignement de la France sur l’Otan » s’insurge Aurélien Amsellem, du bureau national du Mouvement de la Paix.
Les 32 milliards d’euros alloués (hors pensions) à la défense et représentant une augmentation de 5,4% sur 2008 font de ce budget une priorité politique. Le gouvernement annonce de plus qu’il ne s’agit que d’une amorce car les crédits devraient atteindre 96,2 milliards d’euros d’ici à 2011.
« Si la masse salariale des effectifs de la défense tend à diminuer du fait des restructurations, les crédits d’équipement, avec 17,01 milliard d’euros grimpent en flèche : +10,7% » précise Aurélien Amsellem. « On soulignera notamment que le nucléaire y occupe une place toujours plus importante, 23% contre 20% en 2008, représentant 3,90 milliards d’euros : soit 10 millions d’euros par jour ! » Les opérations extérieures (OPEX) continuent de prendre une part importante du budget crevant systématiquement le plafond des prévisions.
« L’austérité quasi générale, l’alourdissement du poids de la dette (66% du PIB), la baisse de la croissance (1%) ne semblent pas affecter outre mesure une orientation du budget militaire qui semble gravée dans le marbre » poursuit le responsable pacifiste. « On retrouve cette volonté à caractère strictement idéologique dans la publication récente du livre blanc sur la défense, confirmant la volonté des autorités françaises de s’engager plus avant au sein de l’OTAN ».
« La sécurité de la France serait-elle à ce prix ? Il est permis d’en douter » interroge Aurélien Amsellem. « Ce sont toujours les mêmes recettes qu’on nous sert : dépenser plus pour les armes et moins pour les hommes. Cette conception militaire de la sécurité trouve ses limites partout sur la planète, comme le montrent tous les conflits, en Afghanistan, en Irak, au Proche-Orient… »
Pour le Mouvement de la Paix, il n’est pas possible de laisser notre pays s’engager dans cette voie sans réagir. « Tant que le budget n’est pas voté par le Parlement il demeure un projet. Il peut être remis en cause par les parlementaires » précise la principale association pacifiste française.
En ce sens, le bureau national du Mouvement de la Paix invite les citoyens à s’adresser à chaque parlementaire pour qu’il refuse le budget de la défense 2009 et qu’il propose de consacrer à la satisfaction des besoins sociaux et au développement des services publics, facteurs de cohésion sociale, les sommes prévues pour faire la guerre.

Saint Ouen le 7 Octobre 2008
signer la pétition :
refusez le budget militaire 2009


Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /Oct /2008 08:13
- Publié dans : SOCIETE
Par Lucky - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
cliquez ici pour rejoindre le Blog de lucky: http://lucky.blog.lemonde.fr


Le Journal du dimanche d’aujourd’hui 5 octobre 2008 annonce « en exclusivité » l’incroyable programme pour les lycées, applicable dès la rentrée 2009. « En juin prochain, le lycée d’aujourd’hui aura vécu. »

« Poussé par l’Elysée », le ministre Darcos va annoncer officiellement très prochainement trois révolutions jamais vues :

1 - Une réduction importante des horaires en lycée : 27 heures hebdomadaires au lieu de 28 à 35 (Ne dites pas que c’est pour accompagner les suppressions de postes de profs, ça ferait de la peine à TF1.)

2 - Une formule compliquée d’options (« modules exploratoires » ou d’ « accompagnement ») qui aura l’originalité d’être à rythme semestriel, soit deux demi-années scolaires au lieu d’une, et donc la fin du groupe classe comme facteur de socialisation et de solidarité. C’est selon le propre aveu de Darcos le « lycée à la carte ». Il ne fera pas bon pour un professeur de s’être montré exigeant et trop peu démagogique au premier semestre, s’il veut retrouver des élèves candidats au module du second semestre… Autant faire noter les profs tout de suite par les élèves et les payer selon les résultats.

3 – Et pour finir, cette nouvelle inouïe. La suppression pure et simple de l’histoire-géographie du « tronc commun »« dominante sciences »« Humanité et arts ». (Au fait, pourquoi pas d’s à « humanités » ? Une faute de frappe du Journal du Dimanche ? Mystère.) obligatoire en première et en terminale. Certes, ce sera aussi le cas des maths, mais ceux-ci n’en souffriront pas, restant matière dominante à sélection pour la filière Scientifique, hypocritement rebaptisée pour les futurs cadres de la société, tandis que la filière L deviendra

 

Supprimer l’histoire géographie pour tous et toutes à partir de l’âge de 15 ans constitue une rupture majeure avec tous les siècles précédents d’humanisme scolaire, de l’Ancien régime jusqu’à nos jours.

Cette suppression pourrait permettre un jour à un gouvernement populiste et vichysto-compatible de…

… Célébrer Guy Môquet tout en faisant ignorer pourquoi est-il mort ;

… Réunir les ministres européens à Vichy (en novembre prochain ! Une première ! Une idée d’Hortefeu ! Les ministres européens en charge de… l’Immigration ! ) pour en finir enfin avec l’antifascisme culturel, avec le tabou vichyste et vichyssois, et faire oublier de quoi cette ville fut la capitale et le symbole ;

… Mieux faire admirer le colonialisme, le paternalisme et le cléricalisme d’antan tout en jetant pudiquement aux oubliettes des siècles de patients combats émancipateurs pour les droits humains, sociaux, démocratiques, féministes, etc ;

Épargner aux sarkoboys l’apprentissage de tant de dates funestes et qui portent malheur : 1789, 1830, 1848, 1936, 1944, 1945…

… Esquiver trop de questions gênantes des géographes sur l’habitat humain, le climat, l’écologie, et le remodelage des paysages et de la planète par les flux financiers et mafieux ;

… Flatter les mémoires particulières et communautaristes pour mieux ruiner définitivement la culture historique commune, base de citoyenneté et du Vivre ensemble ;

 

Bref, il est quand même flatteur de comprendre que Sarkozy veut personnellement prendre soin de nos enfants.

Que, malgré tout, malgré l’intensif bourrage de crânes des médias aux ordres, Sarkozy nous trouve encore trop intelligents et cultivés, encore trop peu obscurantistes, encore trop peu oublieux des leçons de notre Histoire. Mais heureusement, Darcos est là.

Merci de faire passer ce message urgent…

Le ministre Darcos tente donc un essai, pour tester notre réaction. (Tant qu’il est encore temps, faut-il alerter immédiatement les députés UMP qui ont gardé un souvenir attendri de leurs leçons d’histoire-géographie ?)

Vendredi 24 octobre 2008 5 24 /10 /Oct /2008 14:01
- Publié dans : SOCIETE

A.D.L.P.F.

Derniers Commentaires

La séparation :Lithographie représentant Emile Combes tranchant le lien entre la République et le Vatican - Musée Jean Jaurès Castres

combes04.jpg

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés