Madame Térésa a été canonisée

Publié le par Thierry Mesny

            Elle va rejoindre la longue cohorte des prétendus saints de l’église catholique, restes éloquents d’un polythéisme qu’elle a toujours eu du mal à digérer.
Je vois bien Madame Térésa avec sa pomme fripée et un peu sale siéger entre deux de ces béats qui lui tiendront compagnie, d’un côté Benoît-Joseph Labre (1748-1783) qui avait fait le vœu de ne pas se laver et Marie Alacoque (1647-1690) qui léchait les excréments des malades dans un souci de mortification. Deux belles pathologies mentales, qui comme le faisait remarquer Sigmund, vont bien avec cette névrose qu’est la religion… Avec la pédophilie on peut dire que toute la nomenclature de Krafft-Ebing y passe.
           Ce qui est le plus révoltant c’est que cette affaire qui ne concerne que l’église catholique ait été couverte, beaucoup trop, par les différentes chaînes des télévisions publiques d’une république laïque apportant par cette couverture médiatique une audience et une ampleur à une information qui ne concerne que certains croyants.
Et je n’ai rencontré nulle interrogation sur les raisons politiques de cette canonisation ni de critique des positions de Mme Térésa sur la contraception et l’avortement ni sur son action en Inde. Pourquoi consacrer autant de temps d’antenne à une idéologie à ce point opposée aux lois que s’est données le peuple français ?
Un mouroir n’est pas un hôpital où l’on soigne mais au contraire son antithèse, un lieu sale et crasseux où Benoît-Joseph Labre aurait été à son aise.
Il y a bien une continuité entre ces deux canonisés. Benoît-Joseph Labre béatifié sous Pie IX et ensuite canonisé sous Léon XIII en pleine querelle contre la science et la modernité et Madame Térésa par François qui aime les pauvres en cette période de reconquête évangélique. Il doit être heureux le pape avec les paroles de Mme Térésa concernant les pauvres : Il y a quelque chose de très beau à voir les pauvres accepter leur sort, à le subir comme la passion du Christ. Le monde gagne beaucoup à leur souffrance », surtout ceux qui s’enrichissent !
           Il y a dans tout ce cirque romain, relayé par des médias complaisants, la même haine de la liberté et de la liberté de conscience.
De la même façon, je n’ai vu nulle interrogation sur les assertions au sujet des prétendus miracles. Comment peut-on encore, en ce début de XXIe siècle, laisser dire de pareilles sottises comme au pire moment de l’obscurantisme clérical du XIXe ?
         Je n’y suis pas, je n’ai rien compris… après tout c’est peut-être çà la laïcité ouverte, ouvrir grande la porte à l’irrationnel et à la bêtise la plus abrutissante… accompagnée de la neutralité qui consiste à mettre sur le même pied la science et la sainte ignorance…
Thierry MESNY

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martin 04/11/2016 23:24

Vous n'êtes qu'un pov' suiveur de l'arrogance et le mépris ambiants contre tous ceux qui ne pensent pas comme vous .

Duterroir 04/10/2016 12:00

Sans oublier que la nonnette était copine avec les pires dictateurs qui, comme elle, adorent le pognons et les courbettes sur leur passage. Au bal des hypocrites, la nonne ne faisait tapisserie.

Ledru françois 01/10/2016 19:59

Très beau de voir quelqu'un mourir sans être soigné ? Mais pendant les guerres de religion, deux célébrités du Dauphiné, chez moi, le baron des Adrets et le duc de Lesdiguières, trouvaient même très beau de défoncer la gueule des gens à coup de masse d'armes. En ajoutant que Des adrets, chef des protestants, est devenu ensuite chef des cathos, l'autre le remplaçant dans son 1er job ; et toujours pour le bien. Ledru

Denis 30/09/2016 18:03

Merci Thierry pour ce billet qui reçoit ma bénédiction, au cas où tu en aurais besoin.
Je connaissais l'histoire de Marie Alacoque - belle-soeur de Marie Sur-le-plat et cousine de Lucienne en Meurette - mais pas celle de Benoît-Joseph Labre. Ton texte a donc deux vertus : il procure de la connaissance et du plaisir.

martin 04/11/2016 23:26

J'ai travaillé avec Mère Térésa et les gens étaient soignés