Ramasse-miettes N° 48

Publié le par Association des Libres Penseurs de France

Revue de presse militante

 
Brit go home !
 
Visiter l'Irlande, c'est être confronté à ce slogan de manière récurrente. Le contentieux entre Irlandais et Anglais est de l'ordre du mouvement perpétuel ? C'est ainsi !
En Ulster, malgré les cotes mal taillées d'arrangements péniblement négociés, cela ne va pas mieux non plus.
« Le parti nationaliste Sinn Fein, qui milite pour la réunification de l’Irlande et combat le Brexit, a connu une forte poussée lors des élections pour l’assemblée régionale d’Irlande du Nord dont les résultats ont été connus au petit matin du samedi 4 mars. Son principal adversaire, le Parti unioniste démocrate (DUP, pro-britannique), reste d’un cheveu le premier parti de la province incluse dans le Royaume-Uni, mais le clivage accentué entre les deux formations va rendre encore plus difficile qu’auparavant la formation d’un gouvernement de coalition ».
Là-bas, comme en Écosse, le Brexit en a « ajouté une couche sur les velléités d'émancipation» ! L'Europe comme poire de discorde, ou le contre-pied fatal.
 
 
Les dictateurs, avérés ou en formation, sont de grands mythomanes en même temps que des partisans convaincus de la « théorie du complot ».
 
« Recep Tayyip Erdogan a décrit le correspondant en Turquie du journal « Die Welt » comme un séparatiste kurde et un agent allemand. [Celui-ci] a été arrêté et incarcéré mardi. Dans un discours prononcé vendredi 3 mars, le président turc a accusé l’Allemagne d’espionnage en décrivant Deniz Yücel, le correspondant en Turquie du journal allemand Die Welt, comme un « représentant du PKK » – le Parti des travailleurs du Kurdistan – et un « agent allemand».
L'Allemagne peut toujours nier et s'insurger contre ce qui semble être une pure divagation, le mal est fait ...et un malheureux journaliste – un de plus ! - se retrouve dans les geôles du régime et le Président turc, peu à peu, connaît l'ivresse des hautes altitudes.
Quand les Hommes se débarrasseront-ils des « hommes providentiels » et de leurs avatars les plus hideux, les dictateurs ?
 
 
Elle en aura mis du temps !
 
Tellement de temps que l'interview qu'elle a donné au JDD, « pour mettre fin aux rumeurs », aura du mal à échapper au soupçon de n'être qu'un service commandé par les spin doctors de Fillon l'Empètré.
« Dans un entretien au Journal du dimanche, daté du 4 mars, l’épouse du candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon, s’efforce d’attester de la réalité de ses activités auprès de son mari. »
Rude tâche pour la « Grande Taiseuse » de cet interminable feuilleton.
 
 
 
De la vérité jaillit la lumière et la dite vérité sort, toute nue, du puits.
 
Un petit monsieur, sorti tout droit des alambics conjoints élyséens et rotschildiens s'est élancé dans la course au trône républicain en se proclamant la troisième voie, à lui seul. Le voilà sorti de toute ambiguïté : « Emmanuel Macron n’y a pas été par quatre chemins. En meeting à Caen, samedi 4 mars, le candidat d’En Marche ! a lancé un appel aux « électeurs de la droite et du centre qui doutent et se sentent floués » à le rejoindre, à la suite des démêlés judiciaires de François Fillon. »
Comme disait Mitterrand, évoquant les centristes: « Ils ne sont ni de gauche ni de gauche », il semble de Macron non plus. Les électeurs de gauche devront prendre leur responsabilité.O tempora ! O mores !
 
Le sport rassemble ou divise, c'est selon, mais il a de bien étranges vertus.
 
« Momentum, le collectif d’activistes hongrois qui a poussé le premier ministre conservateur, Viktor Orban, à retirer la candidature de Budapest de la course aux Jeux olympiques (JO) 2024 a annoncé dimanche 5 mars se constituer en parti politique en vue des législatives de 2018. « La gauche et la droite n’ont été capables que de diviser le pays », déplore ce mouvement sur sa page Facebook, affichant sa volonté de se positionner au-delà du clivage partisan ».
 
On connaît la chanson ! Momentum rejoue, à sa façon, la partition de Forza Italia qui amena Silvio Berlusconi au pouvoir pour de longues années. Orban débordé par plus populiste que lui via le sport, même si c'est en le contestant, voilà qui tendrait à évoquer un syndrome nouveau ; appelons-le politico-sportif. Il va devenir un cas d'école.
 
 
François met le nez dans la liturgie pour en dénoncer la « médiocrité ».
 
Ouille ! Le vent mauvais va souffler dans les soutanes.
Tout en se défendant, mollement, de regretter la messe en latin, (le Pape) [raconte] par exemple volontiers ses réticences initiales, lorsqu’il était à Buenos Aires, face à l’arrivée du Renouveau charismatique, adepte de liturgies festives. « Je disais d’eux : "Ils ont l’air d’une école de samba !" . Bref, pour lui : « La liturgie, c’est vraiment entrer dans le mystère de Dieu, se laisser porter au mystère et être dans le mystère. C’est la nuée de Dieu qui nous enveloppe tous ». Et aussi « ... la rencontre avec la modernité et l’introduction des langues parlées dans la liturgie a suscité de nombreux problèmes de langues, de forme et de genre musical. Parfois, il régnait une certaine médiocrité, la superficialité et la banalité, au détriment de la beauté et de l’intensité des célébrations liturgiques. »... Non mais sans blague !
 
Qu'on le veuille ou non, une Institution qui met des siècles à s'excuser pour la maltraitance envers Galilée ou pour admettre, du bout des lèvres et avec restriction mentale, le darwinisme, ne peut pas prétendre à la modernité, y compris à celle de son patron actuel. Le petit couplet sur la médiocrité de la liturgie post Vatican II est là pour nous le rappeler.
La nuée de Dieu serait aux abonnés absents ?
 
 
« Cachez ce sein que je ne saurait voir. » Tartuffe.
 
« Au secours Molière, reviens. », aurait pu dire la ravissante ex Hermione de Harry Potter, Emma Watson, allumée sèchement par la bien-pensance pour avoir poser seins nus, ce qui irait à l'encontre des valeurs du féminisme.
Ah bon ? Le féminisme « c'est la liberté, la libération, l'égalité. Je ne vois vraiment pas ce que mes nichons ont à voir là-dedans, c'est vraiment déroutant », s'est-elle étonnée et de rappeler que que « le principe du féminisme c'est de donner aux femmes le choix. Ce n'est pas un bâton pour taper sur les autres femmes ».
 
Il sera toujours difficile d'en convaincre les culs-pincés et les culs-bénits.
 
 
 
 

Publié dans La chronique de Gilles

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