Ramasse-miettes N° 49

Publié le par Association des Libres Penseurs de France

Revue de presse militante

 

Le rêve américain tel que le formule Ben Carson, candidat recalé de la primaire républicaine, mais bombardé ministre du logement par Donald Tramp, va sans doute faire un tabac auprès des afro-américains, ex-esclaves et toujours en attente de la fin du racisme petit blanc.

 

Un nouvel "alternative fact" de l'administration de Donald Trump qui, cette fois, ne fait sourire personne. Devant les membres de l'agence qu'il dirige depuis quelques jours, Ben Carson a cru bon d'illustrer la force des Américains dans leur poursuite de l'American dream en choisissant pour exemple... la vie des esclaves... qu'il a comparés à des immigrés.

Il est vrai qu'il n'y avait pas de mur pour les empêcher d'être jetés comme du bétail dans les plantations de coton. Sans doute une « immigration choisie », si l'on suit le raisonnement biaisé de l'inénarrable ministre.
Les alternative facts sont une invention récente, théorisée par l'entourage de Trump, qui relève à la fois du mensonge, mais ça on connaît, et de la pitrerie, et là c'est inquiétant surtout à ce niveau de responsabilité.
 
 
Le 8 mai on fêtait le « Journée de la Femme », une journée pour les honorer et, pourquoi pas ?, les chouchouter. Malheureusement dès le 6 mai ça se présentait mal, en effet, ce jour-là Denis Baupin échappait aux poursuites pour harcèlement sexuel, pour cause de prescription. Le monde est décidément bien dur aux femmes.
 
« Il apparaît que les faits dénoncés, aux termes de déclarations mesurées, constantes et corroborées par des témoignages, sont pour certains d’entre eux susceptibles d’être qualifiés pénalement. Ils sont cependant prescrits », car datant de plus de trois ans, a fait savoir le procureur de la République, François Molins, dans un communiqué.
Ce qui n'empêche pas l'avocat de Baupin de se plaindre de ce que « le nom et l’honneur [de son client] ont été bafoués ». Si, Si, son « honneur », vous avez bien lu.
Merci pour ces dames, Monsieur, et pour votre mépris ainsi affiché.
 
 
Comment s'opposer à la lepénisation des esprits ?
 
Question ô combien cruciale que se posent tous les républicains sincères et, parmi eux, ceux qui ont débusqué la Fondation Espérance banlieues. Une officine très médiatique – et très lisse ! -, vitrine d’un réseau traditionaliste et ultra-libéral, celui de la Fondation pour l’École et de ses inspirateurs. Un réseau qui entend en finir avec le service public d’éducation, au nom de la foi et/ou du libéralisme le plus radical... Programme digne de la famille Le Pen, père, fille et nièce.
 
On ne s'étonnera pas que Robert Ménard, dont le rallié à sa candidature à la prise de Béziers, Nicolas Dupont-Aignan, qualifiait les mesures proposées de « programme de salut public », en un retentissant : “Ménard c’est Jeanne d’Arc !” », s'y colle en créant une école « Espérance banlieues », qui va s'installer dans des préfabriqués près de Saint-Jean d'Aureilhan à Béziers. La fachosphère avance en pantoufles en attendant de chausser enfin ses bottes ferrées.
 
 
« Le ventre est encore fécond, qui engendra la bête... » Brecht.
 
Je veux clairement le dire ici, ce qui suit n'est pas à proprement parler une défense de Monsieur Macron qu'il m'arrive de moquer par ailleurs, mais quand on voit ce que recèlent encore d'ignoble les vieux fonds de tiroirs de la droite française la plus bornée et la plus confite en haine de ce qui n'est pas elle, il y a lieu de s'indigner... et peut-être de craindre un avenir décidément incertain.
 
« Un nez crochu, un cigare, un chapeau haut de forme et une faucille à la main. Le parti Les Républicains (LR) a publié, vendredi 10 mars, un tweet représentant Emmanuel Macron avec des codes iconographiques reprenant ceux de la propagande antisémite des années 1930 ».
« C’est effarant », s’indigne l’historien spécialiste de l’extrême droite Nicolas Lebourg, contacté par Le Monde. « Cela joue avec des référents iconographiques très forts, poursuit-il. On est en plein dans la représentation du complot judéo-capitalistique, profondément ancrée à l’extrême droite. ». [...] « Avec cette image, on est dans la liquidation de la culture gaulliste ».
 
Mais le gaullisme a-t-il encore des adeptes ?
 
 
 
Importé des États Unis « l'alternative fact », qu'en France on devrait appeler « faits mensongers ou controuvés », fait fureur. Monsieur Fillon vient de s'y illustrer.
 
« Je me souviens, lorsque j'étais premier ministre, avoir un jour reçu une lettre d'une jeune fille qui habitait dans le Vaucluse. Elle m'expliquait que chez les garçons de son entourage, le jeu qui faisait fureur, c'était d'envoyer des lames de rasoir au lance-pierres dans les jambes des filles qui portaient des jupes courtes », a-t-il affirmé, déplorant « un profond problème d'éducation et de valeurs ».
 
Damned ! Encore raté : « Mais d'où vient cette histoire sordide racontée par François Fillon? C'est la question que s'est posée vendredi 10 mars Le Dauphiné Libéré puis l'émission de C8 "La Nouvelle édition".
 
C'est une pure (!) invention, on n'en trouve trace nulle part. Des bobards goulûment avalés par ceux qui veulent y croire, oui croire, parce que ça les arrange et puis, chacun le sait, la croyance s'est toujours passée de preuves.
 
Comment un homme qui rêve depuis longtemps, semble-t-il, de devenir Président de la République, peut-il, sans que son front de catholique militant ne s'empourpre de honte, raconter de telles balivernes ? Il faudra demander à son confesseur.
 
 
 

 

Publié dans La chronique de Gilles

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