Ramasse-miettes N°51

Publié le par Association des Libres Penseurs de France

Revue de presse militante

 
Pour l'ONU, les eaux usées seraient un nouvel or noir.
 
À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, l’Unesco et l’ONU-Eau exhortent à « un recours plus systématique à une eau recyclée ».
« L'eau est un bien sous pression, la demande explose – elle pourrait augmenter de 50 % d’ici à 2030 –, mais la ressource, elle, se restreint, parfois même terriblement dans certaines régions du monde. Il est donc devenu impensable de continuer à la gaspiller massivement. »
La station spatiale internationale (ISS) utilise la même eau depuis son lancement en 1998, preuve que des techniques de traitement des eaux efficaces existent. Sans doute y a-t-il là des avancées technologiques favorables à l'emploi. Encore faut-il que le volontarisme politique, indispensable dans ces cas de figure, se mette en route et bouscule les grands lobbies de eaux.
 

L'émission d'Élise Lucet "Cash Investigation" n'a pas épargné le pape François, pourtant réputé pour sa politique de "tolérance zéro" à l'égard de la pédophilie.
 
« Avec des conditionnels, l'émission a glissé que le pape, alors archevêque de Buenos Aires, "aurait tenté de faire innocenter un prêtre jugé pour pédophilie", le père Julio César Grassi, en transmettant à la justice une contre-enquête à décharge avant son procès en appel en 2010. »
« Selon "Cash Investigation", 18 prêtres condamnés pour agressions sexuelles sur mineurs ou viols en France "sont toujours en activité au sein de l'institution catholique". La Conférence des évêques de France a refusé d'envoyer un représentant au débat qui suivait le documentaire, jugeant que cette "mécanique du scandale vendeur" cherche "l'accusation de l'Église" bien "plus que l'attention aux victimes". »
Comme d'habitude, le déni et l'esquive. L'Église est incapable d'assumer ses errances, on le sait depuis longtemps, mais que le « champion moderne » dont elle s'est dotée et qui claironne, urbi et orbi, « tolérance zéro » pour ces actes, se prenne les pieds dans la soutane sur le sujet, ne manque pas de sel.
 
 
 
Alors que le maire FN de Fréjus demandait la destruction du bâtiment, édifié sans permis de construire régulier, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a décidé mardi de son maintien.
 
« C'est un feuilleton judiciaire qui n'en finit pas de rebondir. La mosquée de Fréjus (Var), malgré sa construction dans des conditions irrégulières, a de nouveau échappé, mardi, devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), à la démolition réclamée par la mairie Front national. La cour n'a pas retenu les infractions relatives aux permis de construire, dont le tribunal de Draguignan avait estimé qu'ils avaient été obtenus frauduleusement grâce à la mairie. Les juges ont simplement estimé que la construction de la mosquée n'avait pas respecté les obligations du plan de protection des risques d'inondation (PPRI) et qu'il n'était pas nécessaire pour autant de détruire le bâtiment. »
 
Précaution préalable, je n'ai aucune faiblesse ni sympathie pour le FN et ce qu'il représente en tant que parti fascisant, mais dans cette l'affaire, sa plainte, même si elle n'a pas abouti, était loin de manquer de pertinence.
Une fois de plus, de reculades en lâchetés, on voit des activistes impénitents forcer la main des pouvoirs publics en tablant sur le « Ils n'oseront pas » et les faits finissent par leur donner raison.
 
 
Un cas d'école : la corruption, sport national au Brésil.
 
Rien n'énerve plus les « gens ordinaires » que de découvrir qu'ils sont gouvernés par des corrompus. Le Brésil, au cœur d'une tourmente épouvantable pour cause de chasse aux corrompus, nous offre un cas d'école quasi caricatural. Soupçonnée de corruption,, la présidente Dilma Roussef a fait l'objet d'une procédure de destitution au profit – je ne trouve pas d'autre mot, tant celui-ci « colle » bien avec le personnage – de Michel Temer, lui-même objet de sérieux soupçons et d'enquêtes. Un corrompu remplacerait une corrompue ? Tout cela est extrêmement grave et fait penser au fameux sparadrap du capitaine Haddock, le compagnon d'aventure de Tintin. Serait-ce une fatalité ? N'y aurait-il pas une voie de recours, i.e. un retour à une authentique démocratie, assortie d'une opération « mains propres » ?
À observer la façon dont les politiques se protègent il est permis d'en douter. Savoir qu'on on a les mêmes à la maison ne me rassure pas.
 
La preuve : « Un autre « Lava-Jato » (le premier s'occupant des entreprises et de leurs dirigeants) - l'équivalent d'une opération mains propres -, s’attaque aux dirigeants politiques en exercice. Mais, mais, mais ! « Bénéficiant du statut de « foro privelgiado », ces derniers [ne spont] redevables que devant la Cour Suprême. Une juridiction lente et surchargée. », on peut douter du résultat final, d'autant qu'ils envisagent de se voter une amnistie. Manœuvre courante dans notre hémisphère.
 
Florilège : « La dénommée « Liste Janot » - la deuxième donc -, pointe 22 députés, 14 sénateurs – soit près de 18 % de l’effectif total du Sénat –, une quinzaine de gouverneurs et anciens dirigeants politiques. Pêle-mêle, on y trouve Eduardo Cunha, alors président de la Chambre des députés, et Renan Calheiros, président du Sénat, tous deux du PMDB. Le sénateur de Rio de Janeiro, Lindbergh Farias (PT). L’ex-chef de la Maison civile (équivalent local de premier ministre) et proche de la présidente, Gleisi Hoffmann (PT). L’ancien ministre de l’énergie Edison Lobão (PMDB) et le sénateur et ex-président Fernando Collor (PTB, coalition gouvernementale). C’est la tête de l’organigramme politique qui est touchée. » Il semblerait que Lula, lui-même, ne soit pas blanc-bleu.
 
Corruption encore et toujours...
 
« La police russe a interpellé ce dimanche à Moscou au moins 700 partisans de l’opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui participaient à une marche anti-corruption, a affirmé l’organisation OVD-Info, spécialisée dans le monitoring des manifestations. Alexeï Navalny, lui-même, a également été interpellé, a annoncé sa porte-parole Kira Yarmych sur Twitter. »
La Russie de M. Poutine est une jungle où dominent les oligarques, ces prédateurs qui se sont enrichis en s'adjugeant, à petits frais, l'économie de l'ex URSS. Rien n'est fait, semble-t-il pour remédier à ce scandale, bien au contraire.
 
 
 
 

 
 

Publié dans La chronique de Gilles

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Ledru françois 30/03/2017 04:49

Je ne sais si les eaux usées seront de l'or noir, il faudra les utiliser je pense, mais dire qu'elles sont de l'or noir ou que les insectes sont la nourriture de demain, ça c'est pour les pauvres. Pendant ce temps le lamentable projet de Center Parcs dans mon Dauphiné menace de bousiller une vaste nappe d'eau naturelle et les riches achètent des VW-Bugatti. Ledru