Front National : l'art de détourner les concepts

Publié le par Association des Libres Penseurs de France

 

Programme présidentiel: Madame Le Pen réécrit "1984"

 

On se rappelle le roman d'Orwell où la "novlangue" d'un état totalitaire permettait de dire "La guerre c'est la paix, la liberté, c'est l'esclavage, l'ignorance, c'est la force"

Prenez le temps de consulter l'analyse des propositions de la candidate du FN dans le fichier joint... Vous y verrez comment les concepts humanistes et progressistes sont détournés, voire retournés, au profit d'un projet antirépublicain d'exclusion et de haine.

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Duterroir 03/05/2017 10:54

La peste et /ou le choléra! Comment choisir entre deux solutions qui n'en sont pas? Macron reproduira ad nauseam les politiques qui font le succès du FN et Le Pen précipitera les Français contre les Français et tous les frileux contre l'Étranger. Triste dilemme! Un bulletin blanc, mais surtout pas l'abstention.

Daniel Adam 01/05/2017 18:40

Marine Le Pen, de « l’extrême droite », abuse des amalgames les plus éhontés, comme l’immigration et le terrorisme, pour alimenter la raison d’être du FN : la xénophobie. Contre la persistance du chômage, l’aggravation des inégalités, les scandales politico-financiers (qui la concernent tout autant), sa préférence nationale (après celle de sa famille) ne résoudra aucune des contradictions de la crise d’un système dit capitaliste, et dont elle se garde bien de prononcer le nom.
Emmanuel MACRON de « l’extrême centre » fusionne les pires opportunistes de « gauche » comme de « droite » : tous les surmenés de la courbette néolibérale Claude Bébéar, Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Alain Madelin, Jean-Pierre Raffarin, Daniel Cohn-Bendit, Philippe Douste-Blazy, et les parjures du PS, Manuel Valls, Myriam El Khomri, Jean-Yves Le Drian, Jean-Marie Le Guen sans oublier ceux du PCF comme Patrick Braouzec et Robert Hue. 
Avec une modestie de violette, Emmanuel Macron, « ni de droite ni de gauche », prétend dénoncer un système politique partisan, dont il est en fait l’enfant prodigue, à l’instar de ses prédécesseurs en imposture, tels Nicolas Sarkozy ou Manuel Valls. C’est un pur produit marketing de la société du spectacle, fabriqué de toute pièce par les oligarques pour tenter de surmonter leur crise d’hégémonie. Depuis 2014, il était urgent pour l’oligarchie d’endiguer les vagues citoyennes qui s’annonçaient.
De ces deux candidats, aucun ne représente une ouverture. Leurs discours ont en commun d’éluder la perspective d’un changement de société. Tous deux sont des déviants moraux : l’un pratique le mensonge « social » quand l’autre se réfère à la xénophobie la plus abjecte.
Le Pen attise la pulsion de haine qui existe en tout homme et donc en toute société. Nous ne refoulerons pas les effets de cette pulsion en sortant occasionnellement un bulletin de vote prétendant faire « barrage » à Marine le Pen le 7, pour faire « opposition » à Emmanuel Macron le 8 !
Macron est tout sauf un rempart contre le FN, puisqu’il joue de la même pulsion de haine en faisant accroire, par un effet miroir de l’image télévisuelle, l’amalgame entre les millions d’électeurs de Marine Le Pen et les Waffen SS d’Oradour sur Glane ( alors même que la division Das Reich comprnenait des Français « malgré-nous », présents à Oradour) ! Le vide et l’escroquerie de la candidature de ce « fou qui se croit roi» vont malheureusement nourrir une nouvelle progression de l’extrême droite, exactement comme la politique de Sarkozy et de Hollande avant lui.
A la présidentielle de 2002, l'électeur inconnu a voté Chirac, comme un seul homme, préférant le choléra à la peste de Le Pen.
Autre époque, même tactique ! Les médias nous « dressent » en abusant également de l' "heuristique de la peur", cette méthode d'occultation de la réalité à partir du constat que c'est le plus grand danger qui peut nous faire choisir un danger moindre, même au prix d'y perdre sa raison citoyenne. La peur légitime tous les abus. Or, une femme ou un homme qui fuit sa peur ne fait qu'emprunter un raccourci pour la retrouver. L'électeur inconnu envisage le pire. Demain,on lui demandera de voter Marine pour faire barrage à Marion (de son vrai prénom Marine).
Voter entre deux c’est en choisir un, quelles qu’en soient les justifications.

Roland 01/05/2017 09:36

Bien vu. On vit dans un drôle de monde avec de drôles de gens !