Ramasse-miettes N°59

Publié le par Association des Libres Penseurs de France

Revue de presse militante

 
L'ineptie à ONPC, une fois de plus !
 
Invitée sur la la Machine à Décerveler de Laurent Ruquier, « On n'est pas couché », Najat Vallaud-Belkacem a débattu avec la journaliste Vanessa Burggraf sur le niveau des petits Français en orthographe. Cette dernière s'est lancée dans une argumentation stupéfiante, qui laisse rêveur sur le sérieux avec lequel la journaliste prépare ses interventions, en évoquant une prétendue "réforme de l'orthographe", qui n'a en réalité jamais existé et qui n'est surtout pas le fait de "NVB".
Fake news largement relayée pour nuire à la désormais ex-ministre, ladite "réforme" se résume en fait au choix fait à la rentrée 2016 par les éditeurs de manuels scolaires d'appliquer des rectifications orthographiques suggérées et approuvée par l'Académie Française... en 1990. D'où l'agacement de Najat Vallaud-Belkacem et sa réaction à la fois amusée et indignée.
 
 
 
Ineptie encore et toujours, lors d'un exercice douteux d'humiliation homophobe, d'une vulgarité insupportable, chez Hanouna, dont c'est la spécialité. Nausée !
 
Donc, homophobie ordinaire et rires bien gras dans « Touche pas à mon poste », le 18 mai sur C8, un bitoniau médiatique appartenant au Canal+ « bollorisé ». Pendant de longues minutes, l'animateur a "imité" un homosexuel à la recherche d'un partenaire, se moquant à gorge déployée de ses interlocuteurs. Surréaliste, homophobe, dégueulasse... Les mots ne manquent pas pour décrire la scène de jeudi soir dans l'émission Touche pas à mon poste (TPMP)... au lendemain de la journée contre l'homophobie. Bien sûr le pitoyable pitre public se défend de l'accusation d'homophobie, incapable d'assumer sa bassesse. Veulerie !
C'est la mode à la télé, les émissions débiles sont identifiées par des sigles : ONPC, TPMP. Et bientôt peut-être, WC (Waters Commodités) ? On y croise de tristes sires, autoproclamés journalistes ou humoristes, absolument détestables, mal embouchés et la plupart du temps incultes. Et ça, ma bonne dame, ça vous fait un tabac à l'audimat... Que voulez-vous, l'oseille c'est l'oseille, on est là pour en faire, quitte à se compromettre dans des capilotades incertaines et nauséabondes. C'est pas vrai Monsieur Bolloré ?
Les tristes sires sont aux manettes, ne regardons pas leurs « vide-pots ».
Et pour faire bonne mesure, la détresse du "piégé":
 
 
Le chef d’œuvre du libéralisme, c'est la Grèce.
 
La Grèce sera citée comme un cas d'école dans les forgeries à économistes distingués que sont les HEC, les instituts ou facultés assimilés. C'est du grand art. Dans un premier temps, quelques irresponsables habités des certitudes du libéralisme économique sans frein ni contrainte, dûment « coachés » par Goldman Sachs, la banque qui fournit aussi l'aristocratie politique aux manettes un peu partout, endettent, jusqu'au cou et même au-delà, leur pays tout en le dissimulant pour pouvoir adhérer à l'UE. Puis vient le pilori. Tandis que les Goldman-boys disparaissent discrètement des radars, les créditeurs, menés à la baguette par l'Allemagne, font mine de découvrir l'étendue des dégâts et retirent tout l'oxygène encore disponible à ce pays, décrété infréquentable et qu'il faut PUNIR. Ça a saigné, ça saigne, ça saignera encore. Pas de pitié, on rejoue « Les animaux malades de la peste », haro sur le baudet !
Mais là ne gît pas le chef d’œuvre. Non, il est dans la déliquescence de la société grecque tellement malmenée, asphyxiée, matraquée, exsangue et désespérée que le « Chacun pour soi » est devenu la norme. Finies les solidarités, finis les projets en commun, la « guerre de tous contre tous » est à la mode. Voilà le vrai chef d’œuvre du libéralisme, l'ultime objectif, le moment béni où tout se vend, où tout s'achète, le moment où une société ne fait plus société, le moment où la politique, définitivement à la fois discréditée et impuissante, cède la place au tout économique et à ses prédateurs. Chapeau les artistes, bravo MM. Schaüble et consorts. La « petite » Grèce n'était pas « too big to fail », la pauvre.
« La Grèce, c'est la dernière crise non résolue de la zone euro et d’un sujet à propos duquel il devient de plus en plus difficile de défendre l’action des Européens. Lundi 22 mai, les ministres des finances de l’Eurozone, réunis à Bruxelles, sont sortis de réunion au milieu de la nuit sans parvenir à un accord sur le versement d’une nouvelle tranche d’aide à Athènes, alors que le gouvernement Tsipras espérait au moins 7 milliards d’euros de prêts. »
 
 
À Créteil, on forme les futurs profs au racialisme! L’Éducation Nationale à l’école des Indigènes de la République.
 
L’école supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE) de Créteil organise un colloque intitulé « Penser l’intersectionnalité dans les recherches en éducation » — un joli charabia pour fortifier le communautarisme et le racialisme.
Un coup d’œil rapide sur le programme doit pourtant faire dresser les cheveux sur la tête de tout responsable un peu lucide : les « travaux » de ces « chercheurs » en éducation s’articulent autour de la notion de « race » — un concept rejeté avec raison par les instances officielles, mais réintroduit depuis quelques années par le Parti des Indigènes de la République, afin de dissocier à jamais les « indigènes » (les descendants des anciens « colonisés », tous victimes, étant entendu qu’il n’y a jamais eu, par exemple, de traite transafricaine et musulmane) des « Français de souche », « Céfrans » ou « Souchiens » dans le doux langage banlieue.
 
Membre de l'Association des Libres Penseurs de France, (http://www.libre-penseur-adlpf.com)/ je ne cacherai pas mon effarement devant de telles faiblesses, de tels accommodements, qui dénotent une défaite de la pensée et un appauvrissement des réflexes républicains dans notre société, culpabilisée à souhait par une bande de manipulateurs qui maîtrisent parfaitement les techniques de déstabilisation propres aux fameuses minorités agissantes théorisées par Lénine.
 
 
Et aussi le dégoulinant et indiscret traitement de l'attentat de Manchester par les média transformés en idiots utiles des terroristes qui ne perpétuent ces horreurs que pour le retentissement médiatique qu'ils espèrent. Cessez de leur servir cette soupe dégueulasse, SVP.
 
Ici, pas besoin de lien, yaka !

Publié dans La chronique de Gilles

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