Ramasse-miettes n°65

Publié le par Association des Libres Penseurs de France

Revue de presse militante d'été, épisode 2

 
Twenty gods the beautiful church ! Le globish, ras le bol ! À moi Ronsard, à moi Hugo, à moi Baudelaire, à moi Rimbaud, à moi Prévert, à moi Éluard, à moi ô mannes de la poésie française.
 
 « Umbrella sky » ? Un ciel de parapluies. « Yellow brick road » ? La route de brique jaune du Magicien d’Oz. « Start’in Lens » ? Un jeu de mots autour de l’art pour développer l’économie touristique à Lens. Autant d’expressions anglophones qui irritent Georges Gastaud, prof de philo et président du Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique (COURRIEL), créé en 2008, dont le siège national se trouve à Lens. «  On nous raconte que les communicants utilisent l’anglais pour favoriser les jeux de mots, mais c’est surtout que cela leur évite d’avoir à faire preuve d’imagination avec la langue française. La fonction poétique de la langue se perd  », estime-t-il. Et il a raison. Entendre « private joke » pour plaisanterie, « testing » pour essai, « think tank » pour Cercle de réflexions etc., pourrait faire craindre que la langue française ait perdu toute créativité. Je le conteste.
De fait, on est littéralement bouffés par les emprunts, souvent fautifs d'ailleurs, à la langue anglaise, dominante, certes, mais surtout parce que nous sommes devenus paresseux et piochons dans les anglicismes à la manière dont les poules picorent au hasard d'une humeur gallinacée, issue d'une si petite cervelle. Les Québecois sont, sur ce front-là, infiniment plus inventifs et combatifs que nous. Tabarnak !
 
 
 
Affaire Grégory: Marie-Ange Laroche, la sœur de Murielle Bolle, en appelle à Emmanuel Macron.
 
« Dans ce courrier, elle déplore que "la Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Dijon a malheureusement porté atteinte régulièrement et dramatiquement à la mémoire de mon époux et à ma famille" et regrette qu'une "seule piste" a été "fouillée et ce, au mépris de tout le reste du dossier et de tous les principes de notre République." ».
 
Bon ! D'accord, cette triste histoire faite de mensonges, de fausses vérités et d'élucubrations médiatiques et judiciaires revient nous importuner 32 ans après les faits et ça commence à bien faire. Ras le bol ! C'est un triste loupé dès l'origine, ce sera un loupé pour toujours, craignons-le..
Mais ce n'est pas l'essentiel. En écrivant au Président Macron, Madame Laroche semble ignorer, et avec elle son avocat, ce que signifie séparation des pouvoirs. Rien de moins ! Si le Président de la République est bien le garant de la Justice en France, cela signifie qu'il veille à son INDÉPENDANCE et pas qu'il puisse empiéter sur sa marche. Il est des vérités bonnes à rappeler de temps en temps.
 
PS : Le « petit » juge Lambert se serait suicidé, du pain béni pour les média qui se sont jetés sur l'info avec une gourmandise écœurante d’obscénité. Quand même, voilà un marronnier qui nous changera des élucubrations sur le complot judéo-maçonnique, la mal-bouffe et les bourrelets.
 
 
 
Boualem Sansal : «Il faut combattre l'islamisme dans toutes ses dimensions».
 
Selon lui, « Trois phénomènes plus ou moins liés sont à l'œuvre : Le premier est l'islamisme, ou l'islam politique, qui a un volet radical et un volet modéré. Il est clairement dans une démarche de conquête, non pas des États contre lesquels il ne peut rien, mais des territoires, [quels qu'ils soient]. Le deuxième est l'islamisme djihadiste, qui a pour vocation de «punir» (et il s'y entend). Le troisième est l'expansion sans bruit ni fumée de l'islam. C'est le moins connu des phénomènes. Il est puissamment soutenu par les pays musulmans et les grandes organisations islamiques (OCI, LMI). Le but est l'enracinement de l'islam sunnite en Europe. »
 
Lucide, carré, sans concession, Boualem Sansal tire la sonnette d'alarme et rappelle qu'en fait nous avons à combattre l'islamisme, si nous voulons garder notre mode de vie et la distance que nous avons prise par rapport aux religions et à leurs prétentions. Soyons rigoureux et envoyons paître les benêts pleurnichards coincés qui n'ont toujours pas compris le danger des concessions et des lâchetés quotidiennes qui font le lit de cette idéologie insupportable.
 
 
 
Dans un monde de brutes, de bruits et de fureurs, le raclement de minuscules truelles et le chuintement de brosses de soie chantent l'émerveillement d'une parenthèse de découverte.
« Une luxueuse demeure romaine refait surface à Auch. Abandonnée au Ve siècle, cette « domus » possédait des thermes privés et de splendides mosaïques au sol. Nous sommes sur la rive droite du Gers, qui coupe en deux la cité gasconne, dans la ville basse. Les mûres sont déjà noires et les prunes tombent des arbres. [C'est] Un jardin sur lequel la propriétaire des lieux a prévu d’édifier une maison. Mais la verdure pousse à l’endroit où s’élevait, au début de notre ère, une ville romaine, Augusta Auscorum. »
Les archéologues doivent faire vite, la propriétaire du terrain doit impérativement rentrer dans ses droits en septembre. Ce sera alors le temps de nouvelles fondations, le temps d'une nouvelle maison.
 
Rien ne vaut « Un p'tit coin d'paradis »... fiscal si possible.
À travers cette affaire fiscale, le néolibéralisme et son armée d'avocats retors montrent en quoi les GAFAM, sont devenus plus puissants que les états. La fête ne fait que commencer, elle finira quand tous les états seront venus à résipiscence. Ce temps approche.
« Sommé par le fisc français de payer 1,6 milliard d'euros -un montant réduit depuis-, Google avait contre-attaqué en justice. Le groupe californien affirme qu'il n'a pas à déclarer ses bénéfices en France puisqu'il vend de la publicité sur le marché français via sa filiale irlandaise Google Ireland Limited (GIL). Suivant le rapporteur public, le Tribunal administratif lui a donné raison, jugeant notamment que Google France n'avait pas les moyens de mettre en ligne les publicités vendues aux annonceurs français et ne faisait qu'assister GIL. "La société irlandaise Google Ireland Limited (GIL) n'est pas imposable en France sur la période de 2005 à 2010", période sur laquelle portait le contentieux, a-t-il résumé ». CQFD ! À la niche !

Publié dans Ramasse-miettes

Commenter cet article