Ramasse-miettes n°68

Publié le par Association des Libres Penseurs de France

Revue de presse militante d'été, épisode 5

 

 

Quand le racisme et la xénophobie aveuglent les (braves) gens, ça donne ça :

 

« La récente publication d’une photo censée représenter six femmes en burqa dans un bus sur la page Facebook du mouvement norvégien anti-immigration Fedrelandet Viktigst (« la patrie d’abord ») a provoqué émoi et indignation.

Sauf que... manque de chance... la photo en question, accompagnée du message « qu’est-ce que les gens pensent de ça ? », est en fait celle de sièges de bus vides. Une évidence pour quiconque observe le cliché plus de deux secondes. Les benêts sautent sur toute bonne occasion de démontrer qu'ils le sont, des BENÊTS.


http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/08/02/en-norvege-un-groupe-xenophobe-confond-des-sieges-de-bus-vides-avec-des-femmes-en-burqa_5168009_4832693.html#4Ruz3Ucjo3CB8f4f.99

 

 

Le lobbying est bien une forme de pouvoir, la preuve :

 

L’industrie automobile a bel et bien imposé ses vues au gouvernement allemand. Un « sommet du diesel », organisé par le gouvernement fédéral, s’est tenu au ministère de l’intérieur, mercredi 2 août, à Berlin, en présence de neuf présidents de Région, des principaux dirigeants de l’industrie automobile allemande et du puissant syndicat IG Metall. Que pensez-vous qu'il arriva? Ce sont bien les constructeurs automobiles qui ont triomphé, au prix de quelques engagements peu douloureux, mais pour finalement sauver ce qu’ils considèrent comme l’essentiel c'est à dire l’avenir du diesel.

Pendant ces manœuvres, la fanfare de la sainte démocratie joue à tue-tête le grand air du pouvoir au peuple pour et par le peuple. Les sceptiques sont priés de la fermer.


 http://www.lemonde.fr/automobile/article/2017/08/03/l-industrie-automobile-impose-ses-vues-au-gouvernement-allemand_5168060_1654940.html#mBD7WmwzI4Lgl4dl.99

 

 

Les craintes, ici même avancées, n'étaient pas aussi fantasmatiques que certains ont cru pouvoir me le reprocher. On exulte au journal La Croix et pas qu'un peu. Ce n'est pas bon signe pour la laïcité.

 

Sociologue des religions et directeur de la rédaction de la revue Esprit, Jean-Louis Schlegel, parlant du discours de M. Macron lors de la commémoration, en grandes pompes, du meurtre du prêtre Hamel, est « sidéré ». Voyons l'origine de la sidération. « Le président de la République « a presque assimilé la République à l’Église. Il n’a pas évoqué la liberté, l’égalité ou la fraternité mais employé les mots de l’Église, comme si, désormais, ils appartenaient à tous ». Une étape supplémentaire a été franchie dans sa reconnaissance de l’Église catholique, dont il n’a pas seulement dit « qu’il l’admirait », mais bien « qu’elle était un exemple », remarque le sociologue des religions. « Il n’a pas dit, comme le discours public en a coutume, que c’était à l’Église d’accepter la loi de la République mais bien que l’Église catholique faisait partie de la République, et que dans cette circonstance, elle était exemplaire pour tous. »

Ouf ! Même Sarko, l’Inénarrable, n'avait pas osé aller aussi loin. Le Libres penseurs ont du souci à se faire, avec cette question : suggère-t-il que l'Église n'a pas à se soumettre aux lois de la République ?

 

http://www.la-croix.com/Religion/Laicite/Emmanuel-Macron-enracine-Republique-valeurs-religieuses-2017-07-27-1200865865

 

 

L'Empire contre-attaque. C'est ce titre de la saga Star Wars qui convient le mieux pour décrire l'ambition des États-Unis d'Amérique de se retirer de l'accord de Paris sur le climat, issu de la COP21, tout en restant dans les négociations pour :

 

« Conclure un « nouvel accord qui protège » les États-Unis »... « « Aujourd’hui, les États-Unis ont soumis une communication aux Nations unies (…) concernant l’intention des États-Unis de se retirer de l’accord de Paris dès qu’ils le pourront », a déclaré le département d’État, « À ce moment-là, « à moins que les États-Unis ne trouvent des termes permettant leur retour » dans l’accord, ils soumettront à l’ONU « une notification écrite formelle de leur retrait ». Chantage évident.

 

L'impérialisme, c'est ça. Tout accord doit être à l'avantage du plus fort. Rien de nouveau sous le soleil diront certains, certes, mais il est bon de le rappeler aux atlantistes béats.


 http://www.lemonde.fr/climat/article/2017/08/05/washington-participera-aux-negociations-sur-le-climat-malgre-son-retrait-des-accords-de-paris_5168935_1652612.html#UfED7oOFucXetYrE.99

 

 

L'argent n'a pas d'odeur et le ministre du budget ni oreille ni cœur.

 

À la suite du transfert de Neymar au PSG, dans des conditions hors norme, le ministre du Budget, Gérald Darmanin s'est dit « réjoui » des impôts que le prodige brésilien allait devoir régler à l’État français.

Voilà un grand penseur, un géant de la démocratie, nullement scandalisé par l'aberration de cette opération (à 222 ms d'€, minimum!) où le fric écrase tout sur son passage, y compris la loi française sur les transferts, au mépris des légions de citoyens qui rament quotidiennement pour simplement survivre. Honte à cet utilitarisme crapoteux. C'est moche, mais le pire c'est que les stades seront pleins pour applaudir le footeux millionnaire, pleins de ces gens qui rament... Servitude volontaire.

 
 http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/08/04/neymar-au-psg-jackpot-pour-l-etat-francais_5168887_4355770.html#Lco0AKu3pcuFxoqX.99

 

 

En Arizona, le mur de Donald Trump existe déjà : le désert, les patrouilles de police et les milices citoyennes tiennent les migrants en échec.

M. Glenn Spencer est une légende, Fondateur du groupe American Border Patrol, auteur d’un blog constamment mis à jour et très actif sur les réseaux sociaux, il se targue d’être l’un des premiers à avoir théorisé la reconquista, soit l’invasion programmée des États-Unis par le Mexique. Selon cette doctrine populaire au sein de la « droite alternative » (alt-right), l’immigration hispanique répondrait à une soif de revanche historique, après les défaites militaires du XIXe siècle qui ont conduit à l’annexion d’une immense partie du territoire mexicain par les Américains ».

On a le mobile, voilà le crime.

Tout républicain véritablement démocrate ne saurait admettre la constitution de milices privées agissant hors de tout contrôle, c'est pourtant ce que les États-Unis tolèrent et depuis longtemps. Qui rêve de ce modèle, ici en France ?

http://www.monde-diplomatique.fr/2017/08/ROBIN/57766

 
 

 

 

 


 

Publié dans La chronique de Gilles

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