Ramasse-miettes n°72

Publié le par Association des Libres Penseurs de France

Revue de presse militante

À Nanterre, les journalistes Élise Lucet et Laurent Richard face à la « dictature » azerbaïdjanaise
Accusés de diffamation par Bakou, pour avoir employé le terme de « dictature », les deux journalistes français ont comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Laurent Richard a expliqué avant l’audience, cette plainte inédite, « Par le fait qu’on a touché au nerf de la guerre, le lobbying politique d'élus français en faveur de l’Azerbaïdjan. Pas mal de parlementaires français ou européens qui étaient visés par notre enquête se sont plaints à Bakou, en expliquant que cela allait être compliqué de continuer à jouer leur rôle. »
Bon ! Voilà qui est clair. En réalité, comme nous le pointions dans le Ramasse-miettes N°71, les dictateurs, il s'agissait alors de Erdogan, n'hésitent plus à utiliser les lois des pays démocratiques pour poursuivre leurs opposants ou leurs détracteurs, ce qui est plutôt surréaliste quand on sait que chez eux le droit et la démocratie souffrent de carences évidentes, c'est le moins qu'on puisse dire.
 
Le retour dans l'opposition a des vertus cachées. Le PS, ou ce qu'il en reste, affiche son « soutien » à toutes les initiatives syndicales contre la réforme du code du travail.
On peut en effet « faire » la loi El Khomri – et il l'a faite ! - quand on est aux affaires et dénoncer les atteintes au droit du travail après que les électeurs vous ont renvoyé à vos travaux  contestataires, un temps oubliés. Ah quel malheur qu'est ce rôle d'opposant ! Et qu'elle ,est difficile la reconquête de l'électorat de gauche.
 
 
On n'est vraiment pas censé tomber amoureux d'une femme quand on est moine.
C'est la « mésaventure » arrivée à une moine devenu, de son propre aveu, fonctionnaire de Dieu, que son supérieur avait chargé de recevoir une journaliste : « Je l'attends dans mon bureau [...] Elle rentre dans mon bureau avec son équipe de télé. Et là, je suis comme désarmé. Je ne m'attendais pas du tout à ça. Je me dis : 'En fait, c'est la femme de ma vie.' Et c'est Dieu qui me l'envoie. »
Ouille ouille ouille ! Le coup de foudre. Oh ! Mon Dieu ! Que vos voies etc.
Là-dessus, Frère Marc va voir le père abbé. « Je lui dis écoute : je suis tombé amoureux d'une femme ». Il me répond : 'Attends il y a des techniques pour détomber amoureux', et de me proposer de me consacrer à la prière, de me mettre à distance, d'attendre et de prendre un an, car tout serait évanoui dans un an ».
Très peu pour frère Marc, qui décide alors de se faire confiance, de partir et de faire deux enfants, avec Marie-Pierre – c'est le nom du coup de foudre.
Allons mon père, il faut bien que la chair exulte.
 
La France, ce vieux pays empoisonné par les miasmes du catholicisme, continuera-t-elle encore longtemps de fermer les yeux sur l'hypocrisie de la préservation de la vie à tout prix ?
La romancière Anne Bert, 59 ans, a appris en septembre 2015 qu’elle était atteinte de la maladie de Charcot. Sans espoir de vie, elle a décidé d’avoir recours au droit à l’euthanasie en Belgique.
« Au printemps dernier, je me suis rendue dans un centre de soins palliatifs pour me renseigner. Puisque j’allais mourir, je voulais savoir comment ça allait se passer en France. La loi Leonetti pouvait-elle m’aider ? La directrice de l’établissement m’a fourni une réponse très claire : il fallait être "suffisamment" agonisante – au point de refuser d’être nourrie artificiellement – pour espérer que le personnel hospitalier accepte de me sédater. Et encore, il n’y avait rien de certain. Tout ce que je pouvais donc espérer, c’était d’être plongée dans une sédation irréversible jusqu’à ma mort, ou je serais réveillée régulièrement. »
Il est temps, nous semble-t-il, que le législateur face enfin preuve de courage et se mette « En Marche » vers une loi de compassion efficace pour les gens assez lucides pour réclamer un départ dans la dignité. Notre vie n’appartient ni à Dieu, ni à l'État, c'est nous qui la vivons, elle n'appartient donc qu'à nous.
 
 
 
Rien jamais n'arrête les petits malins du néolibéralisme dont la devise, comme chacun sait est (globish oblige) « First, profits. People, after ». Parfois ils se prennent dans la figure, un effet boomerang.
« Voici un cas d’école d’opération marketing qui se veut virale, mais vous explose à la figure. L’entreprise de maroquinerie italienne Caprisa a eu l’idée brillante d’annoncer sur ses comptes officiels, fin août, ce qu’elle a appelé « un concours » d’opportunité professionnelle, en novlangue de start-up, mais qui ressemble davantage à de l’exploitation déguisée. L’opération marketing était simple à comprendre, car tout était dans son intitulé : « Achetez un sac à main et gagnez un stage dans notre entreprise ». Elle s’adressait à ceux, âgés de 20 à 30 ans, qui voulaient travailler dans le département marketing de Caprisa, à Naples, en obtenant un mois de stage rémunéré 500€. »
Dans un pays où le chômage des moins de 30 ans atteint 32,4 %, ce ne pouvait que se retourner contre elle. Sur les réseaux sociaux, terreau fertile de l’indignation, le concours a immédiatement été vu pour ce qu’il était, une sombre escroquerie.
Les nouveaux managers ont toutes les audaces et ne manquent pas de cynisme, mais les populations qu'ils visent sont de moins en moins dupes. Celui qui naguère a dit :« Plus c'est gros, mieux ça passe », devra revoir son pitoyable slogan.
 
 
Une fois n'est pas coutume : aujourd'hui je vous donne un tuyau pratique.
La liste des produits retirés de la vente en France, du fait de la présence de Fipronil dans les œufs, est actualisée régulièrement sur le site Alim’agri du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.
 

 

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