LAICITE

Par Régis BOUSSIERES - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

La France n'est pas un paradis, mais certains paient très cher pour venir vivre ici... Cette vérité (simple) est pourtant bien souvent ignorée. On assiste même à des discours où la France serait le pays du "racisme anti musulman", "de l'islamophobie", de la "stigmatisation", voire de "l'oppression contre les croyances religieuses". Les valeurs universalistes des Droits de l'Homme et de la laïcité ne seraient que des idéologies  qui serviraient des intérêts post colonialistes. Pourtant, il suffit de lire des informations venant de différents pays pour voir à quel point nous avons de la chance de vivre dans un pays démocratique et laïque, même si tout n'est pas parfait.

 

Ainsi, aux Maldives, pays où l'Islam est la religion d'Etat, il est interdit aux citoyens de ce pays de pratiquer une autre religion, ou de ne pas en avoir. En juillet, un athée s'est suicidé après s'être déclaré victime de persécutions de la part de fidèles car il avait osé dire qu'il n'était plus musulman. En France, on a le droit de pratiquer la religion de son choix, ou de ne pas en avoir et il est même possible d’en changer... Il y a une réelle liberté de conscience grâce à la laïcité et, si quelqu'un menace de mort une personne "au nom d'Allah" ou de "Dieu", il sera puni par la loi des Hommes.

 

Un restaurateur des Maldives, dont l’établissement est très fréquenté par des touristes occidentaux, croyait pouvoir mettre des décorations de Noël pour faire plaisir à ses clients. Il n'y avait pas de crèche qui symbolise plus explicitement les religions chrétiennes, mais uniquement des décorations évoquant plutôt l'aspect festif de Noël. Bien mal lui en a pris, car nos amoureux de la paix et de la tolérance, à savoir les responsables religieux, ont tout de suite manifesté leur hostilité. Des groupes musulmans, comme la Fondation islamique des Maldives, et l'Adhaalah Party, membre de la coalition gouvernementale, ont protesté vigoureusement contre ces décorations, rappelant que le pays est musulman et qu'il est interdit, même aux étrangers, d'exhiber leurs religions en public. Il s’agit là d’une véritable discrimination, car une seule religion a tous les droits et les autres n'en ont aucun ! Le Sheik Hussein Rasheed a déclaré qu'en vertu de la Constitution, il était illégal pour des non-musulmans de fêter Noël sur des terres musulmanes. Un employé du restaurant a été interrogé par la police avant d'être relâché. Le restaurateur, sous les pressions et les menaces, a retiré les décorations et a dû présenter des excuses publiques : "nous ne voulions blesser personne".

 

Voilà la réalité dans un pays ayant une religion d'Etat. Au mieux, la discrimination, au pire l’oppression contre les adeptes d’autres croyances et contre les libres penseurs. Pas de liberté religieuse, ni de liberté d'expression pour les mécréants. On condamne ou on enferme les récalcitrants, ou on les laisse se faire massacrer par les "bons fidèles" représentants de la religion officielle dominante. Sans liberté de conscience, le peuple subit le fanatisme. Il vit dans l'obscurantisme et la peur des représailles. L'Histoire nous a montré que les religions n'ont jamais aimé la démocratie, ni le pluralisme, car cela remet en cause leur pouvoir et leur domination. Seule la laïcité peut permettre à chacun d'avoir ses opinions propres tant sur Dieu, les religions, les croyances, la politique, sans être inquiété par les censeurs, l'État, les religieux...  De plus, la laïcité, ne reconnaît que des citoyens, tous égaux en dignité et en droit, quelle que soit leur croyance ou leur non croyance. C'est le meilleur moyen pour éviter toute stigmatisation, n'en déplaise à ceux qui la remettent en cause en voulant instaurer des droits particuliers en faveur de telle ou telle communauté … précisément au nom de la lutte contre la stigmatisation. 

                                                                                                                  Régis Boussières

Communauté : libre pensée et laïcité
Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 08:10
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Par Association des Libres Penseurs des Yvelines - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Questionnaire proposé par Claude Cécile
pour un article à paraître dans le courrier de Mantes
le mercredi 22 décembre 2010

L’Association des libres penseurs des Yvelines (ALPY) a participé à la défense de la crèche Baby Loup, attaquée pour « discrimination » par une salariée voilée, qui a finalement été déboutée. Entretien avec Didier Cros, le président de l’ALPY .


Le Courrier :

En quoi le jugement que vient de rendre le tribunal des prud'hommes est il important ?
Peut il faire jurisprudence ?


Didier Cros :

L’argumentaire de l’accusation reposait notamment sur la distinction entre public et privé. Le prononcé du jugement rendu à Mantes débute ainsi : Attendu que la Constitution du 4 octobre 1958 précise en son article 1er : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale… ».
Le débat sur le port du voile, en distinguant public et privé, réduit finalement la laïcité à une obligation ponctuelle de présentation dans un espace très restreint et défini. Le tribunal en appelle ici fort justement à la supériorité juridique de la Constitution. La laïcité s’applique donc à l’ensemble du territoire français. Hors le secteur public, il n’y a eu que très peu d’affaires de même type. Cette dernière peut donc permettre le renforcement de la laïcité dans les entreprises de droit privé.


L.C. :

La Haute autorité de lutte contre les discriminaitons et pour l'égalité (Halde) avait rendu un avis favorable à cette salariée...


D. C. :

C’est le second point fort de ce jugement. L’accusation reposait essentiellement sur cet avis. Entendue par le tribunal le 8 novembre, Jeannette Bougrab, alors présidente de la Halde, ne pouvant concilier son attachement aux valeurs de la laïcité et le premier avis rendu, annonçait le réexamen de ce dossier. L’actuel président, Éric Molinié, dès sa prise de fonction a confirmé ce réexamen.
La compétence première de la Halde reste la discrimination et c’est de ce sceau que l’on est frappé lorsqu’un avis défavorable est rendu, d’où l’indignation d’un grand nombre de personnes lorsque cet avis a été publié. Il eut été plus judicieux et d’ailleurs plus réaliste de demander un avis à l’Observatoire de la laïcité. Pour le coup, on aurait traité au plus près la réelle problématique de ce sujet. Un choix préliminaire qui ressemblait déjà à une orientation…


Depuis les années 80 et l’émergence de mouvements antiracistes, fort légitimes du reste, l’amalgame entre race et religion est devenu systématique. Bien entendu, toute discrimination à l’égard des individus est condamnable mais la liberté de conscience – croire ou ne pas croire – est reconnue en France. On peut critiquer une religion, voire lutter contre elle, comme on le fait à l’égard d’un parti politique par exemple. On ne traite pas de raciste un opposant au PS ou à l’UMP ! Or, toute remise en cause de la religion est traitée comme un fait raciste. Ajoutons à cela, fait premier dans notre histoire, un président de la République capable dans un même entretien de se prétendre garant de la laïcité tout en rapportant les paroles d’un chef religieux auquel il fait allégeance. Lorsque la loi est rendue confuse, ce sont les dissensions qui prennent le dessus. Lorsqu’une loi commune est clairement énoncée, appliquée et protégée, elle est entendue de tous. Faut il alors s’étonner de rassemblements tels les "Assises contre l’islamisation" de ce samedi ou de déclarations comme celle d’un Front national aujourd’hui prétendument laïque, qui se réclamait de la foi la plus intégriste avant hier.

Une instrumentalisation de la laïcité dont ne se plaindront pas les intégristes de toutes les religions qui savent, eux aussi, entretenir cette confusion entre race et religion.


L. C. :

Dans quelles circonstances êtes vous entrés en contact avec l'association BabyLoup ? Quelle rôle cette crèche joue t'elle dans le quartier de la Noé ?
Quel rôle les libres penseurs de l'Alpy ont ils joué dans la défense de la crèche ?


D. C. :

Baby Loup est un projet ambitieux et d’un intérêt majeur puisqu’il porte et défend la laïcité au coeur d’une cité multiculturelle en effectuant une mission de service public. Un engagement républicain, à l’heure ou l’État abandonne les quartiers au communautarisme, qui mériterait les honneurs de la presse pour cette action plutôt que pour une affaire de voile.
L’une des missions inscrites dans les statuts de l’Association des libres penseurs des Yvelines (ALPY), affiliée à l’Association des Libres Penseurs de France (ADLPF), est de défendre la laïcité et de dénoncer toute atteinte constatée. Nous avons donc rencontré Mme Baleato et son équipe, puis rejoint le comité de soutien. Nous sommes engagés aux côtés de cette équipe même passé ce jugement, qu’il y ait appel ou non, pour veiller à la sérénité de leur travail comme nous avons veillé à la sérénité de ce procès, évitant toute récupération en ces temps où les postures dites laïques amènent à des extrémismes qui pour le coup concernent la Halde.

Présents sur tout le territoire, nous répondrons partout et toujours aux atteintes de ce type, et principalement dans les quartiers qui sont et resteront territoire de la République. Et ce n’est pas Mme Bougrab, aujourd’hui secrétaire d’État à la jeunesse et à la vie associative, qui nous contredira…
Enfin, nous tenons à remercier, au nom du comité de soutien, tous les parents, personnalités, associations et citoyens qui ont témoigné leur amitié et leur soutien au personnel de Baby Loup.
                                                                                                          Didier CROS
                                                                                                           Président de l'ALPY

 

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 23:03
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Par Régis BOUSSIERES - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Les Religions se sont toujours intéressées aux plus petits afin de les soumettre à leurs dogmes et leurs "enseignements" dès le plus jeune âge. Plus l'embrigadement commence tôt mieux c'est, cela enferme de manière très efficace les enfants dans l'idéologie religieuse et communautariste. Nous parlerons ici de deux exemples où le combat pour la laïcisation des lieux d'accueil des plus petits se heurtent aux prétentions de domination des religions.

Ainsi, la province francophone du Québec vient d'interdire l'enseignement des principes religieux dans les garderies privées subventionnées et les centres publics de la petite enfance, accueillant des enfants de moins de cinq ans. Oui, vous avez bien lu : des enfants, de moins de cinq ans, subissent un embrigadement religieux avec des activités telles que la récitation répétée de prières, la mémorisation de chants religieux ou l'apprentissage de gestuelles religieuses. Il s'agit de fanatiser au plus vite les petites cervelles... Technique qui n'a rien à envier aux sectes... Mais, les Religions ne sont-elles pas des sectes qui ont réussi ? Quant au libre arbitre, il n'existe pas! On manipule la pensée des petits le plus tôt possible afin de les formater à des dogmes et des prières... Cette décision fait suite à la parution de reportages sur des garderies subventionnées par le gouvernement de la province et enseignant à leurs enfants l'islam et le judaïsme. Une centaine de crèches seraient concernées. Elles ont jusqu'au 1er juin prochain pour modifier leurs programmes. Faute de quoi elles ne recevront plus de subventions publiques, ce qui rendrait quasiment impossible leur survie, les subventions publiques couvrant 80% de leur budget. Il n'y a pas de miracle, malgré les prières, sans argent de l'État, ces crèches ne peuvent pas vivre... La ministre de la Famille Yolande James a présenté cette directive en rappelant que "les services de garde sont des lieux de socialisation et d'intégration pour nos petits de 0 à 5 ans ". Je veux que les jeunes Québécoises et Québécois qui fréquentent nos services de garde puissent le faire dans une perspective d'ouverture à l'autre et à la diversité. Nous subventionnerons des services de garde dont les objectifs éducatifs n'incluent pas l'apprentissage d'une religion spécifique. Une député du Parti Québécois (opposition), Carole Poirier, a estimé que la directive ne va pas assez loin, car les garderies se "permettent de sélectionner les enfants en fonction de la religion des parents". C'est cela la tolérance et l'ouverture d'esprit des religions : exclure celui qui ne croit pas à la même religion que moi...

En France, pays de la loi sur la laïcité en 1905, des élus parisiens ont relancé la polémique sur les subventions aux crèches confessionnelles. Ils ne sont pas nombreux à monter aux créneaux. Il s'agit de crèches confessionnelle juive, dont les associations loubavitch. Le Parti Socialiste, l'UMP et le Nouveau Centre ont voté pour ces subventions publiques, les élus PCF, PRG et PG ont voté contre et le Modem et les Verts se sont abstenus (sans doute ne savent-ils pas ce qu'est la laïcité?). La subvention concerne 14 crèches et la subvention publique votée et de deux millions d'euros. Les élus du Parti de Gauche, ont regretté que ces subventions soient données pour des crèches "qui ne respectent pas la laïcité et les obligations de convention demandées pourtant par la Mairie elle-même.(...) L'accueil et l'éveil de la petite enfance doivent se faire dans un cadre laïque et universel". Les deux élus, au nom de laïcité, refusent de voir l'argent public utilisé pour  financer des crèches confessionnelles. La convention est en effet même pas respectée, ainsi, de nombreuses crèches ne sont pas ouvertes le vendredi après midi (veille du sabbat). L'élu PRG, Gilles Alayrac, renchérit  sur le même thème : "nous n'avons ni à cautionner ni à encourager le choix de socialiser des enfants tous petits dans un cadre communautaire.Il est temps de réorienter notre politique municipale vers la laïcité". Ces crèches, poursuit-il sont "en infraction avec le principe républicain de la laïcité, par exemple on sait que dans certaines crèches il y a des signes ostentatoires religieux au-dessus des berceaux". La Mairie de Paris se défend en disant tout faire pour que les conventions soient respectées et en rappelant que ces subventions existaient avant 2001 (avant Delanoë). En tous les cas, sans subventions publiques, là aussi, ces crèches ne pourraient pas vivre. Il est inadmissible que la Mairie ne fasse pas le nécessaire pour accueillir tous les enfants dans des crèches publiques respectant de fait la laïcité. Ces entorses ne font qu'accroître l'emprise des religions sur les plus petits et les enferment , dès le berceau dans le dogmatisme et le communautarisme, source du fanatisme.

                                                                                                                   Régis Boussières

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 23:00
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Par Martine BOSDEVEIX - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

mais qui vaut son "pesant d'or". J'ai trouvé ce texte sur le site République [......] , dont le lien nous a été envoyé par notre trésorier Gérald CLEMENT (également secretaire de l'ALPAM). Il nous sera évidemment répondu que l'Eglise a changé...mais certainement pas! Toutes les religions ont ce même désir d'imprégnation de la société et  des consciences; la laïcité les atteindra toujours parce qu’elle est contraire à "leurs intérêts temporels et spirituels.." *

 

" Déclaration du 10 mars 1925 de l’ASSEMBLEE DES CARDINAUX et ARCHEVÊQUES DE FRANCE

 

Les lois de la laïcité sont injustes d’abord parce qu’elles sont contraires aux lois formelles de Dieu. Elles procèdent de l’athéisme et y conduisent dans l’ordre individuel, familial, social, politique, national, international.
Elles supposent la méconnaissance totale de Notre-seigneur Jésus-Christ et de son Evangile. Elles tendent à substituer au vrai Dieu des idoles ( la liberté, la solidarité, l’humanité, la science, etc…) ; à déchristianiser toutes les vies et toutes les institutions. Ceux qui en ont inauguré le règne, ceux qui l’ont affermi, étendu, imposé, n’ont pas eu d’autres but.
De ce fait, elles sont l’œuvre de l’impiété, qui est l’expression de la plus coupable des injustices, comme la religion catholique est l’expression de la plus haute justice.
Elles sont injustes ensuite, parce qu’elles sont contraires à nos" intérêts temporels et spirituels."
*
Qu’on les examine, il n’en est pas une qui ne nous atteigne à la fois dans nos biens terrestres et dans nos biens surnaturels.
La loi scolaire enlève aux parents la liberté qui leur appartient, les oblige à payer deux impôts : l’un pour l’enseignement officiel, l’autre pour l’enseignement chrétien ; en même temps, elle ( la loi scolaire ) trompe l’intelligence des enfants, elle pervertit leur volonté, elle fausse leur conscience.
La loi de Séparation nous dépouille des propriétés qui nous étaient nécessaires et apporte mille entraves à notre ministère sacerdotal, sans compter qu’elle entraîne la rupture officielle, publique, scandaleuse de la société avec l’Eglise, la religion de Dieu.
La loi du divorce sépare les époux, donne naissance à des procès retentissants qui humilient et déclassent les familles, divise et attriste l’enfant, rend les mariages ou partiellement ou entièrement stériles et de plus elle ( la loi du divorce ) autorise juridiquement l’adultère. La laïcisation des hôpitaux prive les malades de ces soins dévoués et désintéressés que la religion seule inspire, des consolations surnaturelles qui adouciraient leurs souffrances, et les expose à mourir sans sacrements… Dès lors, les lois de laïcité ne sont pas des lois ( … )
Il ne nous est pas permis de leur obéir, nous avons le droit et le devoir de les combattre et d’en exiger par tous les moyens honnêtes l’abrogation. "

Cette déclaration de 1925, émanant d’une assemblée, voix officielle de l’Eglise catholique de France, illustre la difficulté de la hiérarchie catholique de l’époque à accepter le principe de la laïcité. Souhaitons que les opinions aient évoluées depuis !

Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 08:38
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Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

                 « Marine chausse les bottes de son père » ;

                 « Marine fait de la provoc’ » ;

                 « elle est plus Le Pen que Marine »…

Les classes médiatique et politique s’indignent que Marine Le Pen ait dénoncé « l’occupation » de l’espace public par la prière du vendredi. Nous qui sommes des adversaires et même des ennemis déclarés de l’extrême-droite, du Front National, de Le Pen père et fille, sommes néanmoins sidérés que, pour tenter d’enrayer ce qui semble devenir la résistible ascension de la fille de son père, on lance la curée contre cet aspect de son discours politique.

 

L’organisation de manifestations à caractère religieux sur la voie publique n’est-elle pas soumise à autorisation exceptionnelle ? N’est-elle pas en contravention avec la loi républicaine qui assure la liberté de circulation ? N’’est-elle pas contraire à la loi laïque de 1905 qui garantit la liberté de culte dans l’espace privé, mais décrète en même temps la neutralité de l’espace public ? N’est-elle pas en contradiction avec la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen dont l’article 10 « assure la liberté d’opinion, même religieuse, pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public » ?

 

On reproche à Mme Le Pen l’emploi du terme « occupation » qui aurait été choisi à dessein pour établir un parallèle, insultant pour les musulmans, avec l’occupation militaire allemande de la Seconde Guerre Mondiale. Il est vrai qu’elle aurait pu dire « envahissement », ou même « invasion » de l’espace public… et on aurait alors décelé une connotation encore plus infâmante, xénophobe et raciste. Ne doit-on plus parler d’occupationd’usine par des grévistes, ni d’occupationd’église par des sans-papiers, sauf à risquer la comparaison avec le nazisme ?

 

En fustigeant, non le fait lui-même, mais la dénonciation de celui-ci, on évite d’évoquer le caractère antilaïque de cette pratique de prières de masse dans la rue. On accepte donc qu’une religion – en l’espèce l’islam, mais c’est vrai aussi pour le catholicisme avec les prières des intégristes lefèbristes anti-avortement devant les hôpitaux – bafoue la loi commune et lui substitue ses propres règles communautaires. On accepte ainsi que soient exclus de certains espaces publics ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette religion. On accepte donc une entorse grave à la liberté de conscience – celle de croire ou de ne pas croire, de choisir sa religion, d’en changer, de l’abandonner, de n’en choisir aucune – pourtant théoriquement garantie par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

 

Certes, Marine Le Pen, femme politique habile, a su jouer de l’ambiguïté, l’utiliser délibérément pour susciter une réaction sans doute au-delà de ses espérances. A de rares exceptions près (1) tous ont foncé tête baissée pour condamner les propos de Mme Le Pen … mais pas l’obstruction des rues par des fidèles en prière. Marine Le Pen se forge ainsi à bon compte une double auréole. Non seulement elle se sent autorisée à se présenter comme Sainte Marine-la-Laïque, mais aussi comme une victime de l’establishment qui la punirait d’avoir décrit la réalité. C’est tout bénéfice pour le F.N. Quant aux laïques conséquents, au nombre desquels nous avons la faiblesse de nous compter, ils sont pris en tenailles à la fois par l’extrême-droite camouflée sous une peau de lapin laïque, et par les intégristes de l’islam - pour eux nous ne sommes que d’affreux racistes – qui trouvent un soutien objectif chez les pusillanimes démocrates apeurés à la perspective de devoir affronter ceux des musulmans qui bafouent la laïcité.

 

Alors, plutôt que lui faire un procès d’Allemand pour un pseudo-dérapage contrôlé, n’aurait-il pas été plus politiquement avisé de mettre à nu la supercherie d’une Marine porte-étendard de la laïcité ? Comment peut-on se dire laïque et vouloir la fin de l’enseignement public et laïque par l’instauration du chèque-éducation ; et vouloir la liquidation des services publics en s’en prenant au « fiscalisme » de l’Etat ? La laïcité, c’est l’acceptation de tous, dans le respect, à la fois, de la loi commune, mais aussi de la particularité des personnes privées. Le laïque ne peut accepter que, comme le réclame le F.N., on opère une différenciation des prestations sociales (éléments constitutifs du salaire différé) selon l’origine des individus ; cela reviendrait à rémunérer différemment une même tâche en fonction de la nationalité ou de l’origine de celui qui l’effectue. La laïcité s’oppose à toute forme de discrimination.

Comment, enfin, se prétendre laïque et se référer en permanence, comme le fait Marine Le Pen, aux coutumes, aux valeurs, aux racines chrétiennes de la France ? La dirigeante frontiste est laïque quand elle a affaire à l’islam, mais pas quand il s’agit du catholicisme. Or la laïcité ne se divise pas. Elle n’admet ni qualificatif (« ouverte », « positive »…), ni exclusive. Elle ne peut être ni à sens unique, ni à géométrie variable. Marine Le Pen n’est donc pas laïque. C.Q.F.D.

 

Nous ne prétendons pas détenir la vérité révélée sur la définition de la laïcité, mais nous nous efforçons de rester fidèles aux Principes de la Libre Pensée et aux précisions apportées à ceux-ci lors notre dernier congrès :

« La lutte déterminée que mènent aujourd’hui les Libres Penseurs contre les pratiques communautaristes, impérialistes, dogmatiques et rétrogrades des fondamentalismes religieux dans nombre de domaines (vestimentaire, alimentaire, relation hommes-femmes, culte sur la voie publique...) ne peut être confondue avec celle des adversaires du progrès social ou des tenants de la préférence nationale. S’il n’en était ainsi, l’action laïque perdrait sa dimension universaliste, démocratique et humaniste, c’est-à-dire qu’elle perdrait son caractère… laïque !

La Laïcité est à la fois la séparation des églises et de l’Etat, la neutralité des services publics, le refus que les religions investissent la sphère publique, mais c’est aussi la reconnaissance de l’égalité en droit et en dignité de tous les êtres humains ».

 

                                                                 Marc SIMON, secrétaire général de l’ADLPF

                                                                 Denis PELLETIER, président de l’ADLPF

 

(1) Interrogé sur la question, Daniel Vaillant, ancien ministre socialiste de l’Intérieur, n’a pas renchéri sur les propos de Marine Le Pen et il a évoqué les prières de masse rue Mira, les qualifiant de graves atteintes à la laïcité.

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 20:14
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Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

L’éditorial du journal en ligne Riposte Laïque n° 174 appelle quelques précisions et rectifications. Ne souhaitant ni déclencher une polémique, ni participer à la rédaction du prochain numéro de Riposte Laïque, fût-ce par la demande d’un droit de réponse, j’ai choisi notre site pour cadre de cette nécessaire mise au clair.

 

 

Cet éditorial pourrait laisser imaginer un compagnonnage entre Riposte Laïque et l’A.D.L.P.F. dans la mesure où y sont cités un de nos adhérents (Jean-François Chalot), un ex-adhérent (Hubert Sage) et notre vice-président Antoine Thivel qui vient de décéder.

 

1 – Concernant Jean-François Chalot, bien que le ton général du passage de l’édito le concernant laisse croire que ce camarade reste proche de R.L., par exemple en l’appelant par son prénom,les choses sont néanmoins claires, car on peut lire : « Jean-François (…) est totalement en désaccord avec notre alliance ponctuelle (1) avec les identitaires. »

Cette position est aussi celle de l’A.D.L.P.F., réaffirmée lors de son dernier congrès en septembre 2010 :

« L’idéal laïque et humaniste des Libres Penseurs est contraire aux pratiques d’exclusion, de ségrégation en fonction de l’origine ou de la nationalité.L’action des Libres Penseurs ne peut rien avoir de commun avec celle qui s’abrite derrière les principes laïques pour véhiculer une idéologie et une politique de refus de l’étranger, du basané, du nomade. Ainsi, la lutte déterminée que mènentaujourd’huiles Libres Penseurscontre les pratiques communautaristes, impérialistes, dogmatiques et rétrogrades des fondamentalistes religieux dans nombre de domaines (vestimentaire, alimentaire, relation hommes-femmes, culte sur la voie publique…) ne peut être confondue avec celledes adversaires du progrès social ou des tenants de la préférence nationale. S’il n’en était ainsi, l’action laïque perdrait (…) son caractère… laïque ! »

 

2 – L’édito de R.L. en question évoque l’action de Hubert Sage dont l’association, nous dit-on, « a décidé (…) de soutenir les assises contre l’islamisation de l’Europe ». Deux lignes auparavant, il est rappelé qu’Hubert Sage « était le porte-parole de l’A.D.L.P.F., lors de son audition au Parlement, par la mission présidée par André Gerin ».

Contrairement à ce que pourrait légitimement penser le lecteur moyen non averti de Riposte Laïque, l’A.D.L.P.F. n’est en rien partie prenante des « assises contre l’islamisation de l’Europe », ni d’ailleurs d’aucune des initiatives de R.L. et de ses alliés de l’extrême-droite nationalistes et identitaire. En effet, l’édito omet soigneusement de préciser qu’Hubert Sage n’est plus membre de l’A.D.L.P.F., qu’il en a été radié en mars 2010, sur décision unanime du Conseil d’Administration alors présidé par Antoine Thivel.

 

3 – Enfin, l’éditorialiste de R.L. rend hommage à notre camarade Antoine Thivel dans les termes suivants : « Un autre laïque que nous respectons, Antoine Thivel, décédé le 2 décembre dernier, ancien président de l’Association Des Libres Penseurs de France (ADLPF), et ami de Riposte Laïque… »

Là encore, le lecteur non averti pourrait croire à une proximité, un compagnonnage entre notre association et R.L. Pour mieux étayer la thèse de son « amitié », R.L. publie même deux textes qu’Antoine avait rédigés pour ce journal en ligne… mais en omettant soigneusement de préciser que, depuis 2007, année où ils ont été écrits, Antoine a eu le temps de remettre en cause l’appréciation positive qu’il portait alors sur R.L. C’était avant « l’alliance avec les identitaires » aujourd’hui patente et avouée.

Nous sommes très nombreux les militants qui, signataires de la pétition de soutien à Fanny Truchelut lancée par Riposte Laïque, avons ensuite pris nos distances avec les responsables de ce journal, au fur et à mesure que nous est apparue leur convergence, leur alliance avec ceux qui, pour nous, ne peuvent se réclamer du camp de la laïcité. Antoine était de ceux-là : il s’était clairement démarqué des rédacteurs de R.L.Sa rupture a été consommée après la conférence à laquelle, avec ses camarades Libres Penseurs niçois, il avait invité Maurice Vidal à s’exprimer. Il avait condamné la propension de celui-ci à « attiser la peur de l’immigré » disait-il. Si bien que, quand Antoine est devenu président par intérim de l’ADLPF en mars dernier, il n’était plus un « ami de Riposte Laïque ».

 

  • La Fédération Nationale de la Libre Pensée lutte contre la vaticanisation de l’Europe.

  • Riposte Laïque, Marine Le Pen, le Front National et les identitaires luttent contre l’islamisation de l’Europe.

  • Pour sa part, l’A.D.L.P.F. lutte pour la laïcisation de l’Europe. Elle tient les deux bouts de la ficelle et se garde de toute attitude d’exclusion des individus et de refus de l’étranger. Même si certains de ses adhérents sont encore des lecteurs intéressés par Riposte Laïque, notre mouvement ne peut pas être compté au nombre des soutiens de ce journal ni, a fortiori, être assimilé à son orientation, ses initiatives ou ses mots d’ordre.

                                                                                Damville, le 10 décembre 2010,

                                                                                Denis PELLETIER

                                                                                Président de l’ADLPF.

 

 

(1) Peut-on qualifier de « ponctuelle » une alliance qui s’est systématisée et pérennisée ? Quoi qu’il en soit, même s’il ne s’agissait que d’une cuillerée de goudron « identitaire » qu’on y aurait plongée, c’est bien la totalité du fût de miel laïque qui serait gâtée et pervertie.

Communauté : libre pensée et laïcité
Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 08:32
- Publié dans : LAICITE
Par Patrice Decorte - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Logo-Comit---1905.jpg                              9 décembre 2010

 

 

                                    Mesdames, Messieurs, cher(e)s ami(e)s,

 

                                     Merci à vous d’être venus

Cela fait chaud au cœur de nous voir nombreux réunis ce soir pour participer à cet acte hautement symbolique qu’est la plantation d’un arbre de la laïcité.

C’est une grande joie !…mais en même temps, quel paradoxe ! …dans la République Française, des républicains laïques sont obligés de planter un arbre de la laïcité…

Cela pourrait paraître absurde et ridicule si n’étaient en cause les fondements mêmes de notre République !

C’est aujourd’hui le 9 décembre, 105ème jour anniversaire du vote de la loi de 1905

C’est ici, Dans le jardin Anglès en 2006, que le Comité 1905 a organisé son premier rassemblement laïque à Draguignan

nous y avions rendu hommage à Georges Clémenceau et à Maurice Allard , respectivement sénateur et député du Var, deux des importants artisans de la séparation

Mais vous le savez, notre souci n’est pas de pratiquer des célébrations-enterrements ! ni d’arroser un arbre mort, comme le dit si bien notre ami Gilbert.

Dès sa création, en regroupant au départ une dizaine d’organisations laïques de Draguignan, l’objectif du Comité 1905 a été de travailler à la réalisation de l’unité de tous les républicains laïques !

En 2006, il s’agissait alors très concrètement de défendre l’existence même de la loi de 1905, menacée par les conclusions du rapport de la commission Machelon constituée à la demande de M. Sarkozy, à l’époque ministre de l’intérieur.

Depuis, nous n’avons cessé de prendre des initiatives de défense et de promotion de la laïcité correspondant à nos responsabilités : lettre ouverte au Président de la République, bataille pour l’unité contre l’accord Vatican-Kouchner, combat contre le vote de l loi Carle…

Et ce soir, nous allons planter un arbre de la laïcité, c’est à dire l’arbre des droits et libertés ! L’arbre aussi de l’égalité et de la solidarité.

- la laïcité , c’est la liberté absolue de conscience pour tous et toutes, c’est d’elle que découle la liberté d’avoir et de pratiquer une religion, d’en changer ou de ne pas en avoir.

- c’est l’égalité de traitement de tous les citoyens sans discrimination d’aucune sorte, quelles que soient leurs options philosophiques ou religieuses.

- c’est aussi la fraternité car l’égalité et la fraternité républicaines se concrétisent dans le développement des services publics,

et c’ est là une des spécificités de notre République.

Mais la laïcité, c’est également la neutralité et l’indépendance de la puissance publique ; celle-ci doit s’abstenir de toute prise de position sur les options philosophiques ou religieuses, et ne doit connaître pour principe fondamental que le bien commun, l’intérêt général qui doit toujours primer sur tout intérêt particulier.

Chacun comprend alors que tout qualificatif , tel que « ouverte », « plurielle », « moderne », « apaisée », « positive », etc… est alors inacceptable, car il ne peut que nier ou dénaturer le contenu même de la laïcité, et ne peut qu’ouvrir la porte à des dérives communautaristes et sectaires.

 

Nous aurions pu planter un arbre vieux de 105 ans, mais nous avons choisi un arbre jeune qui exprime mieux la situation dans laquelle nous nous trouvons…

En effet, la laïcité n’est pas enracinée telle un vieil arbre centenaire…et depuis sa reconnaissance comme principe fondamental de la République, elle n’a cessé d’être rognée, remise en question, et elle n’est toujours pas appliquée sur tous les territoires de la République !

Il s’agit pour nous de faire en sorte qu’elle prenne définitivement racine en se reconstruisant notamment dans la seule Ecole de la République que doit être l’école publique laïque et dans le re-développement des services publics qui seuls peuvent assurer l’égalité….

Sur la plaque dont une version définitive sera bientôt posée…nous avons inscrit la définition de la République donnée par l’article 1 de la Constitution et aussi,les articles 1 et 2 de la loi de 1905 qui sont les fondements de l’institutionnalisation du principe de laïcité dans notre pays …

Ce soir, nous voulons ainsi réaffirmer solennellement que la laïcité n’est pas une opinion mais un principe républicain qui n’est pas négociable.

Notre rassemblement n’est donc pas un rassemblement de commémoration ou de nostalgie … !

C’est un rassemblement militant pour mobiliser les républicains laïques que nous sommes pour dire haut et clair… que ceux qui nous gouvernent ne doivent pas mener la République à sa perte !

Car aujourd’hui, nous le disons solennellement, la République laïque est en danger !

Les droits et libertés de tous, ceux reconnus aux femmes en particulier sont sournoisement mais systématiquement remis en cause !

L’école de la République, les services publics, l’aide médicale, l’aide sociale, sont tout simplement menacés de disparition !

 

Alors, nous allons prendre de nouvelles initiatives :

Après demain, Samedi 11 décembre a lieu au Cannet des Maures notre 4èmeFête de la Laïcité avec pour thème Femmes et laïcité

en effet, dès qu’il y a des reculs , des retours en arrière réactionnaires dans les droits et libertés, dans les acquis sociaux , ce sont les femmes qui pâtissent les premières et le plus durement !

Le vendredi 11 février aura lieu à l’Espace Saint Exupéry le colloque « Pour l’Ecole de la République »

Et en juin nous organiserons un débat sur l’indispensable dimension sociale de la Laïcité !

Nous poursuivrons la construction du Front Unitaire Républicain d’Action Laïque car ce combat pour l’unité des républicains laïques va de pair avec celui pour reconstruire La laïcité dans notre pays. 

Pour mener à bien ce travail, Nous avons besoin de vous, de toutes les énergies, nous avons besoin de tous ceux qui ont la conviction profonde que la défense des institutions laïques de la République est un combat d’avant-garde, inséparable de la lutte contre les réformes réactionnaires mises en place aujourd’hui !

C’est là le sens que nous voulons donner à l’acte symbolique auquel nous allons procéder maintenant.

Merci à M. le maire de Draguignan et à son adjoint à la culture Richard STRAMBIO ici présent… qui nous ont permis de tenir ce rassemblement.

Merci encore à vous toutes et à vous tous !

Merci aux organisations amies…DDEN et CADAC

Je voudrais aussi rendre hommage à mon ami et camarade Antoine THIVEL, ancien président de l’ADLPF décédé il y a quelques jours, qui aurait si volontiers participé à notre rassemblement !

 

Et je termine par le vœu formulé par Michel PARTAGE dans son message de soutien :

« Je souhaite que cet arbre porte haut et fort les valeurs de la laïcite. »

 

                                                                                 Patrice Decorte, président du Comité 1905

Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 20:01
- Publié dans : LAICITE
Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

à l’occasion de la journée de la laïcité

du 9 décembre 2010

 

Nous, Organismes et Associations signataires,

au nom des principes et des engagements que nous partageons dans le cadre du respect, de la défense et de la promotion de la laïcité en France et dans le monde :

         Rappelant,

  • -La Déclaration universelle universelle des droits de l’Homme, et les instruments internationaux et régionaux des droits de l’Homme, en particulier la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union européenne, qui garantissent les libertés d’opinion, d’expression et de conviction ;


  • -la laïcité qui est un principe intimement liée aux Droits de l’Homme et à la Démocratie ;


  • -le principe constitutionnel français qui fixe que la République est démocratique, sociale et laïque, et qui assure la séparation des églises et de l’Etat, particulièrement dans le cadre de la loi de 1905 ;


  • -qu’au moment où les inégalités économiques, sociales et culturelles sont si criantes et s’accroissent, la laïcité, qui est le contraire de l’exclusion, permet de rassembler et de  considérer chaque femme ou homme - d’où qu’il vienne, quelles que soient ses appartenances religieuses, philosophiques, politiques ... - comme un citoyen égal aux autres devant la loi ;

Constatant le retour des revendications religieuses et identitaires dans le débat public, en ce début du XXIe siècle, dont les femmes sont les principales victimes ;

Etant convaincus que le respect de la laïcité contribue à l’égalité, au maintien, si menacé aujourd’hui, de la cohésion sociale, favorise la mixité sociale et peut ainsi redonner confiance à une jeunesse si malmenée par la société.

 

En ce jour anniversaire de la loi de 1905

 

Nous nous déclarons, inquiets du recul de la laïcité, en particulier sous les pressions des revendications de tous les extrémismes identitaires et religieux, tendant à l’affaiblir dans les services publics par exemple ;


          Nous exprimons notre préoccupation devant le fait que, pour faire face à ces nouvelles demandes, les services sociaux et sanitaires, l’Education nationale, le service national des armées, les lieux de détention, les communes (etc.), soient contraints, au prétexte de paix sociale, d'improviser des "arrangements" qui écornent sérieusement le principe de laïcité ;


          Nous refusons l’évolution vers la constitution de ghettos culturels et religieux, favorisant le communautarisme contraire aux valeurs égalitaires de notre pays ;


           Nous refusons le foisonnement des qualificatifs que certains voudraient accoler à la laïcité, dont le résultat est de l’affaiblir, sinon de réinterpréter ce qui, hier comme aujourd’hui, garantit la liberté de chacun de croire ou de ne pas croire, la liberté de conscience de chacune et de chacun, l’égalité des droits pour tous ;


           Nous dénonçons toute tentative de réduire ou de cantonner le principe de laïcité à la question de l’immigration et de l’intégration ;


           Nous refusons que le terme de laïcité soit récupéré par une quelconque idéologie politique, pour en faire l’objet d’un débat partisan qui menacerait la République.


En conséquence nous appelons nos concitoyens, les pouvoirs publics, le gouvernement, les élus d’aujourd’hui et ceux qui aspirent à le devenir demain, à s’impliquer dans la défense de cette laïcité, tant dans la vie politique nationale, que dans les instances internationales, afin de faire rayonner les trois principes fondateurs de Liberté-Egalité-Fraternité, ainsi que la laïcité et la solidarité, alors que des menaces pèsent sur la paix et le progrès social.

 

                                                                                       Fait à Paris, le 25 novembre 2010

 

Les signataires :

 

Arab Women's Solidarity Association France

Association des Libres Penseurs de France

Association EGALE

Association Laïcité-Liberté

Association Le Chevalier de la Barre

Association Libres MarianneS

Association Solidarité Laïque

Centre d'Action Européenne Démocratique et Laïque

Comité Laïcité République

Conseil National des Associations Familiales Laïques

Fédération Française Le Droit Humain

Fédération Nationale des Délégués Départementaux de l'Education Nationale

Grand Orient de France

Grande Loge Féminine de France

Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm

Grande Loge Mixte de France

Grande Loge Mixte Universelle

Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra

Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme

Loge Nationale Française

Ni Putes ni Soumises

Observatoire International de la Laïcité

Regards de Femmes

SOS Racisme

Union des Familles Laïques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 09:27
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Par Colette DUTERTRE - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

La France est une République Laïque. C'est à dire qu'elle reconnaît à tous ses

citoyens:

1) la Liberté de Conscience: chacun a le droit de croire ou de ne pas croire, le droit de choisir en toute liberté une option spirituelle ( religieuse, athée, agnostique) ou de n'en pas choisir

2) l'Égalité des options spirituelles ou philosophiques

3) l'Universalité de la Loi qui est la même pour tous et qui est soucieuse du seul

intérêt général.

La Laïcité implique la neutralité de l'État qui ne doit privilégier aucune option

spirituelle ou religieuse. Cela a été rendu possible en France par la loi du 9

décembre 1905 dite loi de séparation des églises et de l'État.

La Laïcité permet et impose de séparer sphère publique et sphère privée:

-dans la sphère publique ce qui rassemble les citoyens, hommes et femmes, à égalité de droits et de devoirs. On y trouve la justice, l'enseignement, la santé et la protection sociale, la sécurité et les autres services publics.

-dans la sphère privée ce qui peut diviser les citoyens: foi, convictions, particularismes. C'est le lieu de la liberté de conscience.

Cette séparation permet le Vivre Ensemble dans une société riche de la diversité de ses membres.

Pour construire la République Laïque, notre pays a mis en place l'École Publique, gratuite, obligatoire et laïque qui a pour mission de former les citoyens instruits, libres et responsables sans lesquels une Démocratie ne peut pas fonctionner.

En ce jour anniversaire de la promulgation de la loi de séparation des églises et de l'État, les organisations sous signées désirent attirer l'attention des Pouvoirs Publics, des Élus, des Collectivités, des Associations et de tous les Citoyens sur l'impérieuse nécessité de défendre chaque jour et partout le principe de Laïcité, les Services Publics et l'Ecole Publique, Laïque, Obligatoire et Gratuite.

                                                                                            A Niort le 9 décembre 2010

 

 

ce texte a été conçu et approuvé par les représentants deux sèvriens des associations suivantes ( par ordre alphabétique)

 

Délégués départementaux de l'Education Nationale(DDEN)

Fédération des Conseils de Parents d'Elèves (FCPE)

Grand Orient de France

Libre Pensée des Deux Sèvres

Ligue de l'Enseignement

UNSA Education

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 20:11
- Publié dans : LAICITE
Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Depuis 2005, l’Association des Libres Penseurs de France (A.D.L.P.F., membre de l’Union Mondiale des Libres Penseurs) multiplie démarches et interventions pour obtenir que le 9 décembre, date anniversaire de la loi de séparation des églises et de l’Etat, soit décrétée officiellement « journée nationale de la laïcité ».

 

L’A.D.L.P.F. se réjouit que cette revendication soit aujourd’hui reprise par de nombreuses organisations et que des parlementaires aient fait des propositions de loi à ce sujet. Bien entendu, elle continuera à agir jusqu’à satisfaction de cette légitime revendication.

 

Le symbole fort que constitue le fait que cette journée de l’année puisse être dédiée à reconnaître l’importance de la laïcité dans nos institutions républicaines ne doit pas constituer un alibi qui conduirait chacun à ne défendre la laïcité qu’un jour par an ! C’est pourquoi l’A.D.L.P.F. poursuit son combat au quotidien pour que la religion reste une affaire privée et que ses manifestations ne s’opposent pas à la liberté absolue de conscience. Elle continuera ainsi à défendre le droit de ceux qui récusent les prescriptions religieuses, dans quelque domaine que ce soit (sexuel, alimentaire, vestimentaire…) et particulièrement lorsque celles-ci entrent en contradiction avec la loi et les principes républicains.

 

Sans attendre que le 9 décembre soit journée officielle de la laïcité, les Libres Penseurs de l’A.D.L.P.F. ont décidé de fêter chaque année cette date symbolique. Ils le feront encore en 2010 en organisant diverses manifestations – conférences, colloques, commémorations, inaugurations de rues ou d’établissements… - ou en s’associant à celles organisées également par d’autres mouvements qui, de plus en plus nombreux, ont décidé de faire du 9 décembre la fête de la laïcité, notamment en plantant des « arbres de la laïcité », ce que les Libres Penseurs de l’A.D.L.P.F. ont fait depuis quatre ans, et feront encore cette année, dans de nombreuses localités.

 

 

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 09:44
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Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Venez nombreux à cette soirée débat organisée par

le Collectif  Appel National pour l'École Publique
 « En campagne pour l'École Publique ! »

affiche-laique.jpg

Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 5 novembre 2010 5 05 /11 /Nov /2010 08:47
- Publié dans : LAICITE
Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 Grâce à votre engagement, l'Appel national pour l'Ecole publique a réuni en quelques semaines plus de 20 000 signatures nouvelles. Avec, aujourd’hui, plus de 262 000 signataires, notre objectif d’en rassembler 300 000 se rapproche.

 

Nous venons d’avoir la confirmation que le gouvernement a décidé de supprimer 16 000 postes de plus à la rentrée 2011. Cela doit ajouter à notre détermination car notre action peut infléchir ces choix.

Nous comptons donc sur votre aide et sur votre mobilisation pour nous aider à rassembler les 38 000 signatures qui nous manquent encore.

 

Dès l’objectif atteint, les organisations signataires interpelleront  au nom des 300 000 pétitionnaires, et notamment lors du débat parlementaire sur le budget 2011, les élus (parlementaires, présidents des exécutifs locaux),  le président de la République, le Premier ministre, le Ministre de l’Education Nationale, ainsi que les responsables des partis politiques.

 

Pour participer à l’objectif « 300 000 pour l’Ecole Publique»,  vous pouvez :

 

-         envoyer ou renvoyer le lien de la pétition à des proches, des amis ou des collègues en les invitant à le diffuser à leur tour : http://www.appelpourlecolepublique.fr/.

 

-         inviter de nouvelles personnes à signer en utilisant ce lien : http://www.appelpourlecolepublique.fr/transf.php

 

-         imprimer la pétition et la faire signer autour de vous : http://www.appelpourlecolepublique.fr/telech.php

 Très cordialement,

 Pour l’ensemble des organisations nationales signataires :

DDEN, FCPE, SE-UNSA, UNL, UNEF, LMDE, APAJH, UNSA-EDUCATION, FERC CGT, SNETAA EIL, FGR-FP, CGT EDUC ACTION, FAEN, ADLPF (ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE), A ET I, SNPDEN, SNIES, UNSA, SNPTES, SUP'RECHERCHE, CNAFAL, ANATEEP, UFAL, SIEN, UNSA LABOS EDUCATION, SNCL, L'APPEL DES APPELS, SNASEN, ADFE, SNMSU, SNPSYEN, GDID, SUDEL, UNSA TECHNICOLOR, FNER, RNCE (RESEAU NATIONAL DES COMMUNAUTES EDUCATIVES), CDPEPP (DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE DE PROXIMITE), UDAS (UNION DES ALTERNATIVES SYNDICALES), CONVERGENCE REPUBLICAINE, UNSA MAIF, SGL (SYNDICAT GENERAL DES LYCEENS), FLE ( FRONT DE LUTTE POUR L'EDUCATION), SNEA

                                                                                                                                  Laurent Escure

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 13:49
- Publié dans : LAICITE
Par Régis BOUSSIERES - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

CHANTE-300x225.jpg A Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) Baby Loup est une crèche expérimentale ouverte jour et nuit pour les parents qui travaillent et qui a également pour projet de former son personnel. Natalia Baléato est la directrice de cette crèche. Elle a fuit la dictature chilienne et s'était jurée d'offrir aux femmes un outil d'émancipation. Ainsi, elle rappelle à ses salariés l'importance du droit de vote. Elle se définit comme "laïque mais respectueuse de toutes les opinions". Le règlement intérieur de la crèche demande aux salariés de respecter une neutralité confessionnelle, philosophique, politique, afin de pouvoir travailler ensemble et d'accueillir tous les parents et enfants quelque soient les croyances ou les opinions.

 

Une jeune, Fatima Afif, arrivant du Maroc a été embauchée, alors qu'elle n'avait aucune qualification. De surcroit, elle connaissait le règlement intérieur. Elle va bénéficier du projet de la crèche et devenir directrice adjointe. Elle passera même une formation avec l'aide de la crèche : auxiliaire de puéricultrice. En 2003, enceinte Fatima cesse son travail. Tout bascule après ses deux congés parentaux. Le 8 décembre 2008, elle reprend son travail, vêtue d'un hijab. Elle est couverte de noir, de la tête au pied, seul son visage reste visible. La directrice lui rappelle alors le règlement intérieur, mais rien n'y fait. Fatima qui a bien compris le système, refuse de retirer son voile. Après une mise à pied, elle sera licenciée pour faute grave en 2008. Mais la voilée va saisir les prud'hommes pour licenciement abusif et demandera 80 000 € de dédommagement (rien que ça !). Bien sûr, elle a également saisi la HALDE qui a rendu un rapport qui la soutient : la crèche est "une structure privée" et donc ne  peut pas licencier une salariée pour port du voile sans la discriminer.... Prenons la HALDE au mot et venons tous dans les entreprises privées avec des crêtes rouges, des tee-shirts avec des slogans athéistes hostiles à dieu, avec le A cerclé de l'anarchie, ou avec le logo de la CGT, du FN... Outre le fait que l'ambiance va vite se dégrader entre l'employeur et les salariés et entre les salariés eux-mêmes, il y a fort à parier que, en cas de licenciement, la HALDE ne rendrait pas le même avis et ferait à ce moment-là de la discrimination, un comble pour cette institution... Rappelons que pleins d'entreprises privées exigent de leurs salariés de porter un uniforme (magasins, restauration par exemple) ou une tenue classique, style costume-cravate (VRP, commerce...). De plus, le personnel d'une crèche côtoie des parents qui sont clients. Elle a une utilité publique et reçoit d'ailleurs des subventions publiques...  Si la voilée gagne son procès, cela portera un coup fatal à la crèche qui, sans doute, sera obligée de fermer... Il y a déjà tellement de crèches, qu'on peut bien en faire fermer une pour un voile ! D'ailleurs, maintenant que la brèche est ouverte, une employée catholique a réclamé un congé spécial pour Pâques, cela lui a été refusé. Ira-t-elle, elle aussi, à la HALDE ?

 

A ce qu'il paraît, face aux contestations (Elisabeth Badinter est montée au créneau pour défendre la crèche), la HALDE pourrait revoir son avis. Quoiqu'il en soit, la décision que prendra les prud'hommes,début novembre, est extrêmement importante car elle pourra faire jurisprudence. En tous les cas, cela démontre que l'intégration (Fatima a bénéficié d'aide et de formation, de plus un statut social, la France s'est être généreuse) n'empêche pas de devenir intégriste et de cracher dans la soupe.

 

Comme le dit Elisabeth Badinter dans cette affaire, la HALDE "ouvre un boulevard à toutes les revendications qui  se servent de la religion". Rajoutons au passage, la HALDE, remet en cause la laïcité et l'égalité homme/femme, au nom de la lutte contre les discriminations...

Alors que la laïcité n'est pas discriminatoire puisqu'elle permet l'égalité de tous les citoyens quelque soient leurs croyances ou leurs non-croyances.  

                                                                                                Régis BOUSSIERES

Communauté : libre pensée et laïcité
Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 08:18
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Par Martine Bosdeveix - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

50 ans après la promulgation de la loi Debré instituant le dualisme scolaire

 

Colloque

Samedi 2 Octobre 2010

à partir de 14 heures, Salle des Conférences

Hôtel du Département de la Seine-Maritime

entrée face au 2 de la rue Saint-Sever

à Rouen

 

L'École publique à l'épreuve de la loi Debré

La fin programmée de l'École laïque ?

 

_____

 

Allocution d'ouverture par Nicolas Rouly, Conseiller Général, membre du CDEN.

 

_____

Intervention de André Lami, ancien Secrétaire départemental du SNI,

acteur de la mobilisation de 1960 contre le loi Debré

_____

 

"Les origines de la loi Debré et sa portée historique"

par Jean-Paul Scot

 1er débat

 "De la loi Debré à aujourd'hui : les combats laïques contre les effets du dualisme scolaire

sur l'enseignement public et les intentions politiques de l'Église"

par Eddy Khaldi

2ème débat

_____

  Allocution de clôture

par Henri Pena-Ruiz

"Les enjeux du combat pour la laïcité scolaire

aujourd'hui et demain, en France et en Europe"

 ____

A l'issue du colloque, il conviendra d'envisager des suites à lui donner.

 Composition du collectif organisateur : CRÉAL-76, DDEN, ICEM, FSU, SNUipp, SNES, SUD-Éducation, UNSA-Éducation, FCPE, Ligue de l'Enseignement, Émancipation...

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 12:43
- Publié dans : LAICITE
Par Martine BOSDEVEIX - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Pour écouter les vidéos, cliquez sur lien

 

Créé en 1981, le Centre Laïque de l’Audiovisuel (CLAV) est une structure de production et de réalisations audiovisuelles de niveau professionnel à la disposition du mouvement laïque.

laiciteenmouvement.jpg

Si le CLAV est avant tout un atelier de production «spécialisé» dans les domaines pédagogique, scientifique, historique, paramédical, les problèmes inhérents à la jeunesse, au troisième âge (ses productions sont autant d’outils didactiques et de réflexion sur les grands faits de société), notre centre audiovisuel est aussi ouvert à toutes les propositions pourvu qu’elles répondent aux critères de la liberté de pensée, des Droits de l’Homme et des valeurs de la laïcité.

Nos réalisations rencontrent un excellent accueil dans le mouvement laïque ou associatif belge, les autres pays de la francophonie et auprès des chaînes de télévision (RTBF, France5, RTL-TVI, TV5, ARTE…). De plus, nous collaborons avec La Pensée et les Hommes pour laquelle nous produisons plusieurs émissions par an.

Centre Laïque de l’Audiovisuel (CLAV)
Campus de la Plaine ULB, CP 237

(accès 2 - cfr. Plans et moyens d’accès)
Avenue Arnaud Fraiteur, Accès 2
1050 Bruxelles
Belgique

Tél : +32.2.627.68.40
Fax : +32.2.627.68.41
E-mail : clav@ulb.ac.be


Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 09:47
- Publié dans : LAICITE

A.D.L.P.F.

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