LAICITE

Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

L’éditorial du journal en ligne Riposte Laïque n° 174 appelle quelques précisions et rectifications. Ne souhaitant ni déclencher une polémique, ni participer à la rédaction du prochain numéro de Riposte Laïque, fût-ce par la demande d’un droit de réponse, j’ai choisi notre site pour cadre de cette nécessaire mise au clair.

 

 

Cet éditorial pourrait laisser imaginer un compagnonnage entre Riposte Laïque et l’A.D.L.P.F. dans la mesure où y sont cités un de nos adhérents (Jean-François Chalot), un ex-adhérent (Hubert Sage) et notre vice-président Antoine Thivel qui vient de décéder.

 

1 – Concernant Jean-François Chalot, bien que le ton général du passage de l’édito le concernant laisse croire que ce camarade reste proche de R.L., par exemple en l’appelant par son prénom,les choses sont néanmoins claires, car on peut lire : « Jean-François (…) est totalement en désaccord avec notre alliance ponctuelle (1) avec les identitaires. »

Cette position est aussi celle de l’A.D.L.P.F., réaffirmée lors de son dernier congrès en septembre 2010 :

« L’idéal laïque et humaniste des Libres Penseurs est contraire aux pratiques d’exclusion, de ségrégation en fonction de l’origine ou de la nationalité.L’action des Libres Penseurs ne peut rien avoir de commun avec celle qui s’abrite derrière les principes laïques pour véhiculer une idéologie et une politique de refus de l’étranger, du basané, du nomade. Ainsi, la lutte déterminée que mènentaujourd’huiles Libres Penseurscontre les pratiques communautaristes, impérialistes, dogmatiques et rétrogrades des fondamentalistes religieux dans nombre de domaines (vestimentaire, alimentaire, relation hommes-femmes, culte sur la voie publique…) ne peut être confondue avec celledes adversaires du progrès social ou des tenants de la préférence nationale. S’il n’en était ainsi, l’action laïque perdrait (…) son caractère… laïque ! »

 

2 – L’édito de R.L. en question évoque l’action de Hubert Sage dont l’association, nous dit-on, « a décidé (…) de soutenir les assises contre l’islamisation de l’Europe ». Deux lignes auparavant, il est rappelé qu’Hubert Sage « était le porte-parole de l’A.D.L.P.F., lors de son audition au Parlement, par la mission présidée par André Gerin ».

Contrairement à ce que pourrait légitimement penser le lecteur moyen non averti de Riposte Laïque, l’A.D.L.P.F. n’est en rien partie prenante des « assises contre l’islamisation de l’Europe », ni d’ailleurs d’aucune des initiatives de R.L. et de ses alliés de l’extrême-droite nationalistes et identitaire. En effet, l’édito omet soigneusement de préciser qu’Hubert Sage n’est plus membre de l’A.D.L.P.F., qu’il en a été radié en mars 2010, sur décision unanime du Conseil d’Administration alors présidé par Antoine Thivel.

 

3 – Enfin, l’éditorialiste de R.L. rend hommage à notre camarade Antoine Thivel dans les termes suivants : « Un autre laïque que nous respectons, Antoine Thivel, décédé le 2 décembre dernier, ancien président de l’Association Des Libres Penseurs de France (ADLPF), et ami de Riposte Laïque… »

Là encore, le lecteur non averti pourrait croire à une proximité, un compagnonnage entre notre association et R.L. Pour mieux étayer la thèse de son « amitié », R.L. publie même deux textes qu’Antoine avait rédigés pour ce journal en ligne… mais en omettant soigneusement de préciser que, depuis 2007, année où ils ont été écrits, Antoine a eu le temps de remettre en cause l’appréciation positive qu’il portait alors sur R.L. C’était avant « l’alliance avec les identitaires » aujourd’hui patente et avouée.

Nous sommes très nombreux les militants qui, signataires de la pétition de soutien à Fanny Truchelut lancée par Riposte Laïque, avons ensuite pris nos distances avec les responsables de ce journal, au fur et à mesure que nous est apparue leur convergence, leur alliance avec ceux qui, pour nous, ne peuvent se réclamer du camp de la laïcité. Antoine était de ceux-là : il s’était clairement démarqué des rédacteurs de R.L.Sa rupture a été consommée après la conférence à laquelle, avec ses camarades Libres Penseurs niçois, il avait invité Maurice Vidal à s’exprimer. Il avait condamné la propension de celui-ci à « attiser la peur de l’immigré » disait-il. Si bien que, quand Antoine est devenu président par intérim de l’ADLPF en mars dernier, il n’était plus un « ami de Riposte Laïque ».

 

  • La Fédération Nationale de la Libre Pensée lutte contre la vaticanisation de l’Europe.

  • Riposte Laïque, Marine Le Pen, le Front National et les identitaires luttent contre l’islamisation de l’Europe.

  • Pour sa part, l’A.D.L.P.F. lutte pour la laïcisation de l’Europe. Elle tient les deux bouts de la ficelle et se garde de toute attitude d’exclusion des individus et de refus de l’étranger. Même si certains de ses adhérents sont encore des lecteurs intéressés par Riposte Laïque, notre mouvement ne peut pas être compté au nombre des soutiens de ce journal ni, a fortiori, être assimilé à son orientation, ses initiatives ou ses mots d’ordre.

                                                                                Damville, le 10 décembre 2010,

                                                                                Denis PELLETIER

                                                                                Président de l’ADLPF.

 

 

(1) Peut-on qualifier de « ponctuelle » une alliance qui s’est systématisée et pérennisée ? Quoi qu’il en soit, même s’il ne s’agissait que d’une cuillerée de goudron « identitaire » qu’on y aurait plongée, c’est bien la totalité du fût de miel laïque qui serait gâtée et pervertie.

Communauté : libre pensée et laïcité
Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 08:32
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Par Patrice Decorte - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Logo-Comit---1905.jpg                              9 décembre 2010

 

 

                                    Mesdames, Messieurs, cher(e)s ami(e)s,

 

                                     Merci à vous d’être venus

Cela fait chaud au cœur de nous voir nombreux réunis ce soir pour participer à cet acte hautement symbolique qu’est la plantation d’un arbre de la laïcité.

C’est une grande joie !…mais en même temps, quel paradoxe ! …dans la République Française, des républicains laïques sont obligés de planter un arbre de la laïcité…

Cela pourrait paraître absurde et ridicule si n’étaient en cause les fondements mêmes de notre République !

C’est aujourd’hui le 9 décembre, 105ème jour anniversaire du vote de la loi de 1905

C’est ici, Dans le jardin Anglès en 2006, que le Comité 1905 a organisé son premier rassemblement laïque à Draguignan

nous y avions rendu hommage à Georges Clémenceau et à Maurice Allard , respectivement sénateur et député du Var, deux des importants artisans de la séparation

Mais vous le savez, notre souci n’est pas de pratiquer des célébrations-enterrements ! ni d’arroser un arbre mort, comme le dit si bien notre ami Gilbert.

Dès sa création, en regroupant au départ une dizaine d’organisations laïques de Draguignan, l’objectif du Comité 1905 a été de travailler à la réalisation de l’unité de tous les républicains laïques !

En 2006, il s’agissait alors très concrètement de défendre l’existence même de la loi de 1905, menacée par les conclusions du rapport de la commission Machelon constituée à la demande de M. Sarkozy, à l’époque ministre de l’intérieur.

Depuis, nous n’avons cessé de prendre des initiatives de défense et de promotion de la laïcité correspondant à nos responsabilités : lettre ouverte au Président de la République, bataille pour l’unité contre l’accord Vatican-Kouchner, combat contre le vote de l loi Carle…

Et ce soir, nous allons planter un arbre de la laïcité, c’est à dire l’arbre des droits et libertés ! L’arbre aussi de l’égalité et de la solidarité.

- la laïcité , c’est la liberté absolue de conscience pour tous et toutes, c’est d’elle que découle la liberté d’avoir et de pratiquer une religion, d’en changer ou de ne pas en avoir.

- c’est l’égalité de traitement de tous les citoyens sans discrimination d’aucune sorte, quelles que soient leurs options philosophiques ou religieuses.

- c’est aussi la fraternité car l’égalité et la fraternité républicaines se concrétisent dans le développement des services publics,

et c’ est là une des spécificités de notre République.

Mais la laïcité, c’est également la neutralité et l’indépendance de la puissance publique ; celle-ci doit s’abstenir de toute prise de position sur les options philosophiques ou religieuses, et ne doit connaître pour principe fondamental que le bien commun, l’intérêt général qui doit toujours primer sur tout intérêt particulier.

Chacun comprend alors que tout qualificatif , tel que « ouverte », « plurielle », « moderne », « apaisée », « positive », etc… est alors inacceptable, car il ne peut que nier ou dénaturer le contenu même de la laïcité, et ne peut qu’ouvrir la porte à des dérives communautaristes et sectaires.

 

Nous aurions pu planter un arbre vieux de 105 ans, mais nous avons choisi un arbre jeune qui exprime mieux la situation dans laquelle nous nous trouvons…

En effet, la laïcité n’est pas enracinée telle un vieil arbre centenaire…et depuis sa reconnaissance comme principe fondamental de la République, elle n’a cessé d’être rognée, remise en question, et elle n’est toujours pas appliquée sur tous les territoires de la République !

Il s’agit pour nous de faire en sorte qu’elle prenne définitivement racine en se reconstruisant notamment dans la seule Ecole de la République que doit être l’école publique laïque et dans le re-développement des services publics qui seuls peuvent assurer l’égalité….

Sur la plaque dont une version définitive sera bientôt posée…nous avons inscrit la définition de la République donnée par l’article 1 de la Constitution et aussi,les articles 1 et 2 de la loi de 1905 qui sont les fondements de l’institutionnalisation du principe de laïcité dans notre pays …

Ce soir, nous voulons ainsi réaffirmer solennellement que la laïcité n’est pas une opinion mais un principe républicain qui n’est pas négociable.

Notre rassemblement n’est donc pas un rassemblement de commémoration ou de nostalgie … !

C’est un rassemblement militant pour mobiliser les républicains laïques que nous sommes pour dire haut et clair… que ceux qui nous gouvernent ne doivent pas mener la République à sa perte !

Car aujourd’hui, nous le disons solennellement, la République laïque est en danger !

Les droits et libertés de tous, ceux reconnus aux femmes en particulier sont sournoisement mais systématiquement remis en cause !

L’école de la République, les services publics, l’aide médicale, l’aide sociale, sont tout simplement menacés de disparition !

 

Alors, nous allons prendre de nouvelles initiatives :

Après demain, Samedi 11 décembre a lieu au Cannet des Maures notre 4èmeFête de la Laïcité avec pour thème Femmes et laïcité

en effet, dès qu’il y a des reculs , des retours en arrière réactionnaires dans les droits et libertés, dans les acquis sociaux , ce sont les femmes qui pâtissent les premières et le plus durement !

Le vendredi 11 février aura lieu à l’Espace Saint Exupéry le colloque « Pour l’Ecole de la République »

Et en juin nous organiserons un débat sur l’indispensable dimension sociale de la Laïcité !

Nous poursuivrons la construction du Front Unitaire Républicain d’Action Laïque car ce combat pour l’unité des républicains laïques va de pair avec celui pour reconstruire La laïcité dans notre pays. 

Pour mener à bien ce travail, Nous avons besoin de vous, de toutes les énergies, nous avons besoin de tous ceux qui ont la conviction profonde que la défense des institutions laïques de la République est un combat d’avant-garde, inséparable de la lutte contre les réformes réactionnaires mises en place aujourd’hui !

C’est là le sens que nous voulons donner à l’acte symbolique auquel nous allons procéder maintenant.

Merci à M. le maire de Draguignan et à son adjoint à la culture Richard STRAMBIO ici présent… qui nous ont permis de tenir ce rassemblement.

Merci encore à vous toutes et à vous tous !

Merci aux organisations amies…DDEN et CADAC

Je voudrais aussi rendre hommage à mon ami et camarade Antoine THIVEL, ancien président de l’ADLPF décédé il y a quelques jours, qui aurait si volontiers participé à notre rassemblement !

 

Et je termine par le vœu formulé par Michel PARTAGE dans son message de soutien :

« Je souhaite que cet arbre porte haut et fort les valeurs de la laïcite. »

 

                                                                                 Patrice Decorte, président du Comité 1905

Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 20:01
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Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

à l’occasion de la journée de la laïcité

du 9 décembre 2010

 

Nous, Organismes et Associations signataires,

au nom des principes et des engagements que nous partageons dans le cadre du respect, de la défense et de la promotion de la laïcité en France et dans le monde :

         Rappelant,

  • -La Déclaration universelle universelle des droits de l’Homme, et les instruments internationaux et régionaux des droits de l’Homme, en particulier la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union européenne, qui garantissent les libertés d’opinion, d’expression et de conviction ;


  • -la laïcité qui est un principe intimement liée aux Droits de l’Homme et à la Démocratie ;


  • -le principe constitutionnel français qui fixe que la République est démocratique, sociale et laïque, et qui assure la séparation des églises et de l’Etat, particulièrement dans le cadre de la loi de 1905 ;


  • -qu’au moment où les inégalités économiques, sociales et culturelles sont si criantes et s’accroissent, la laïcité, qui est le contraire de l’exclusion, permet de rassembler et de  considérer chaque femme ou homme - d’où qu’il vienne, quelles que soient ses appartenances religieuses, philosophiques, politiques ... - comme un citoyen égal aux autres devant la loi ;

Constatant le retour des revendications religieuses et identitaires dans le débat public, en ce début du XXIe siècle, dont les femmes sont les principales victimes ;

Etant convaincus que le respect de la laïcité contribue à l’égalité, au maintien, si menacé aujourd’hui, de la cohésion sociale, favorise la mixité sociale et peut ainsi redonner confiance à une jeunesse si malmenée par la société.

 

En ce jour anniversaire de la loi de 1905

 

Nous nous déclarons, inquiets du recul de la laïcité, en particulier sous les pressions des revendications de tous les extrémismes identitaires et religieux, tendant à l’affaiblir dans les services publics par exemple ;


          Nous exprimons notre préoccupation devant le fait que, pour faire face à ces nouvelles demandes, les services sociaux et sanitaires, l’Education nationale, le service national des armées, les lieux de détention, les communes (etc.), soient contraints, au prétexte de paix sociale, d'improviser des "arrangements" qui écornent sérieusement le principe de laïcité ;


          Nous refusons l’évolution vers la constitution de ghettos culturels et religieux, favorisant le communautarisme contraire aux valeurs égalitaires de notre pays ;


           Nous refusons le foisonnement des qualificatifs que certains voudraient accoler à la laïcité, dont le résultat est de l’affaiblir, sinon de réinterpréter ce qui, hier comme aujourd’hui, garantit la liberté de chacun de croire ou de ne pas croire, la liberté de conscience de chacune et de chacun, l’égalité des droits pour tous ;


           Nous dénonçons toute tentative de réduire ou de cantonner le principe de laïcité à la question de l’immigration et de l’intégration ;


           Nous refusons que le terme de laïcité soit récupéré par une quelconque idéologie politique, pour en faire l’objet d’un débat partisan qui menacerait la République.


En conséquence nous appelons nos concitoyens, les pouvoirs publics, le gouvernement, les élus d’aujourd’hui et ceux qui aspirent à le devenir demain, à s’impliquer dans la défense de cette laïcité, tant dans la vie politique nationale, que dans les instances internationales, afin de faire rayonner les trois principes fondateurs de Liberté-Egalité-Fraternité, ainsi que la laïcité et la solidarité, alors que des menaces pèsent sur la paix et le progrès social.

 

                                                                                       Fait à Paris, le 25 novembre 2010

 

Les signataires :

 

Arab Women's Solidarity Association France

Association des Libres Penseurs de France

Association EGALE

Association Laïcité-Liberté

Association Le Chevalier de la Barre

Association Libres MarianneS

Association Solidarité Laïque

Centre d'Action Européenne Démocratique et Laïque

Comité Laïcité République

Conseil National des Associations Familiales Laïques

Fédération Française Le Droit Humain

Fédération Nationale des Délégués Départementaux de l'Education Nationale

Grand Orient de France

Grande Loge Féminine de France

Grande Loge Féminine de Memphis Misraïm

Grande Loge Mixte de France

Grande Loge Mixte Universelle

Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra

Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme

Loge Nationale Française

Ni Putes ni Soumises

Observatoire International de la Laïcité

Regards de Femmes

SOS Racisme

Union des Familles Laïques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 09:27
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Par Colette DUTERTRE - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

La France est une République Laïque. C'est à dire qu'elle reconnaît à tous ses

citoyens:

1) la Liberté de Conscience: chacun a le droit de croire ou de ne pas croire, le droit de choisir en toute liberté une option spirituelle ( religieuse, athée, agnostique) ou de n'en pas choisir

2) l'Égalité des options spirituelles ou philosophiques

3) l'Universalité de la Loi qui est la même pour tous et qui est soucieuse du seul

intérêt général.

La Laïcité implique la neutralité de l'État qui ne doit privilégier aucune option

spirituelle ou religieuse. Cela a été rendu possible en France par la loi du 9

décembre 1905 dite loi de séparation des églises et de l'État.

La Laïcité permet et impose de séparer sphère publique et sphère privée:

-dans la sphère publique ce qui rassemble les citoyens, hommes et femmes, à égalité de droits et de devoirs. On y trouve la justice, l'enseignement, la santé et la protection sociale, la sécurité et les autres services publics.

-dans la sphère privée ce qui peut diviser les citoyens: foi, convictions, particularismes. C'est le lieu de la liberté de conscience.

Cette séparation permet le Vivre Ensemble dans une société riche de la diversité de ses membres.

Pour construire la République Laïque, notre pays a mis en place l'École Publique, gratuite, obligatoire et laïque qui a pour mission de former les citoyens instruits, libres et responsables sans lesquels une Démocratie ne peut pas fonctionner.

En ce jour anniversaire de la promulgation de la loi de séparation des églises et de l'État, les organisations sous signées désirent attirer l'attention des Pouvoirs Publics, des Élus, des Collectivités, des Associations et de tous les Citoyens sur l'impérieuse nécessité de défendre chaque jour et partout le principe de Laïcité, les Services Publics et l'Ecole Publique, Laïque, Obligatoire et Gratuite.

                                                                                            A Niort le 9 décembre 2010

 

 

ce texte a été conçu et approuvé par les représentants deux sèvriens des associations suivantes ( par ordre alphabétique)

 

Délégués départementaux de l'Education Nationale(DDEN)

Fédération des Conseils de Parents d'Elèves (FCPE)

Grand Orient de France

Libre Pensée des Deux Sèvres

Ligue de l'Enseignement

UNSA Education

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 20:11
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Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Depuis 2005, l’Association des Libres Penseurs de France (A.D.L.P.F., membre de l’Union Mondiale des Libres Penseurs) multiplie démarches et interventions pour obtenir que le 9 décembre, date anniversaire de la loi de séparation des églises et de l’Etat, soit décrétée officiellement « journée nationale de la laïcité ».

 

L’A.D.L.P.F. se réjouit que cette revendication soit aujourd’hui reprise par de nombreuses organisations et que des parlementaires aient fait des propositions de loi à ce sujet. Bien entendu, elle continuera à agir jusqu’à satisfaction de cette légitime revendication.

 

Le symbole fort que constitue le fait que cette journée de l’année puisse être dédiée à reconnaître l’importance de la laïcité dans nos institutions républicaines ne doit pas constituer un alibi qui conduirait chacun à ne défendre la laïcité qu’un jour par an ! C’est pourquoi l’A.D.L.P.F. poursuit son combat au quotidien pour que la religion reste une affaire privée et que ses manifestations ne s’opposent pas à la liberté absolue de conscience. Elle continuera ainsi à défendre le droit de ceux qui récusent les prescriptions religieuses, dans quelque domaine que ce soit (sexuel, alimentaire, vestimentaire…) et particulièrement lorsque celles-ci entrent en contradiction avec la loi et les principes républicains.

 

Sans attendre que le 9 décembre soit journée officielle de la laïcité, les Libres Penseurs de l’A.D.L.P.F. ont décidé de fêter chaque année cette date symbolique. Ils le feront encore en 2010 en organisant diverses manifestations – conférences, colloques, commémorations, inaugurations de rues ou d’établissements… - ou en s’associant à celles organisées également par d’autres mouvements qui, de plus en plus nombreux, ont décidé de faire du 9 décembre la fête de la laïcité, notamment en plantant des « arbres de la laïcité », ce que les Libres Penseurs de l’A.D.L.P.F. ont fait depuis quatre ans, et feront encore cette année, dans de nombreuses localités.

 

 

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 09:44
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Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Venez nombreux à cette soirée débat organisée par

le Collectif  Appel National pour l'École Publique
 « En campagne pour l'École Publique ! »

affiche-laique.jpg

Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 5 novembre 2010 5 05 /11 /Nov /2010 08:47
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Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 Grâce à votre engagement, l'Appel national pour l'Ecole publique a réuni en quelques semaines plus de 20 000 signatures nouvelles. Avec, aujourd’hui, plus de 262 000 signataires, notre objectif d’en rassembler 300 000 se rapproche.

 

Nous venons d’avoir la confirmation que le gouvernement a décidé de supprimer 16 000 postes de plus à la rentrée 2011. Cela doit ajouter à notre détermination car notre action peut infléchir ces choix.

Nous comptons donc sur votre aide et sur votre mobilisation pour nous aider à rassembler les 38 000 signatures qui nous manquent encore.

 

Dès l’objectif atteint, les organisations signataires interpelleront  au nom des 300 000 pétitionnaires, et notamment lors du débat parlementaire sur le budget 2011, les élus (parlementaires, présidents des exécutifs locaux),  le président de la République, le Premier ministre, le Ministre de l’Education Nationale, ainsi que les responsables des partis politiques.

 

Pour participer à l’objectif « 300 000 pour l’Ecole Publique»,  vous pouvez :

 

-         envoyer ou renvoyer le lien de la pétition à des proches, des amis ou des collègues en les invitant à le diffuser à leur tour : http://www.appelpourlecolepublique.fr/.

 

-         inviter de nouvelles personnes à signer en utilisant ce lien : http://www.appelpourlecolepublique.fr/transf.php

 

-         imprimer la pétition et la faire signer autour de vous : http://www.appelpourlecolepublique.fr/telech.php

 Très cordialement,

 Pour l’ensemble des organisations nationales signataires :

DDEN, FCPE, SE-UNSA, UNL, UNEF, LMDE, APAJH, UNSA-EDUCATION, FERC CGT, SNETAA EIL, FGR-FP, CGT EDUC ACTION, FAEN, ADLPF (ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE), A ET I, SNPDEN, SNIES, UNSA, SNPTES, SUP'RECHERCHE, CNAFAL, ANATEEP, UFAL, SIEN, UNSA LABOS EDUCATION, SNCL, L'APPEL DES APPELS, SNASEN, ADFE, SNMSU, SNPSYEN, GDID, SUDEL, UNSA TECHNICOLOR, FNER, RNCE (RESEAU NATIONAL DES COMMUNAUTES EDUCATIVES), CDPEPP (DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE DE PROXIMITE), UDAS (UNION DES ALTERNATIVES SYNDICALES), CONVERGENCE REPUBLICAINE, UNSA MAIF, SGL (SYNDICAT GENERAL DES LYCEENS), FLE ( FRONT DE LUTTE POUR L'EDUCATION), SNEA

                                                                                                                                  Laurent Escure

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 13:49
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Par Régis BOUSSIERES - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

CHANTE-300x225.jpg A Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) Baby Loup est une crèche expérimentale ouverte jour et nuit pour les parents qui travaillent et qui a également pour projet de former son personnel. Natalia Baléato est la directrice de cette crèche. Elle a fuit la dictature chilienne et s'était jurée d'offrir aux femmes un outil d'émancipation. Ainsi, elle rappelle à ses salariés l'importance du droit de vote. Elle se définit comme "laïque mais respectueuse de toutes les opinions". Le règlement intérieur de la crèche demande aux salariés de respecter une neutralité confessionnelle, philosophique, politique, afin de pouvoir travailler ensemble et d'accueillir tous les parents et enfants quelque soient les croyances ou les opinions.

 

Une jeune, Fatima Afif, arrivant du Maroc a été embauchée, alors qu'elle n'avait aucune qualification. De surcroit, elle connaissait le règlement intérieur. Elle va bénéficier du projet de la crèche et devenir directrice adjointe. Elle passera même une formation avec l'aide de la crèche : auxiliaire de puéricultrice. En 2003, enceinte Fatima cesse son travail. Tout bascule après ses deux congés parentaux. Le 8 décembre 2008, elle reprend son travail, vêtue d'un hijab. Elle est couverte de noir, de la tête au pied, seul son visage reste visible. La directrice lui rappelle alors le règlement intérieur, mais rien n'y fait. Fatima qui a bien compris le système, refuse de retirer son voile. Après une mise à pied, elle sera licenciée pour faute grave en 2008. Mais la voilée va saisir les prud'hommes pour licenciement abusif et demandera 80 000 € de dédommagement (rien que ça !). Bien sûr, elle a également saisi la HALDE qui a rendu un rapport qui la soutient : la crèche est "une structure privée" et donc ne  peut pas licencier une salariée pour port du voile sans la discriminer.... Prenons la HALDE au mot et venons tous dans les entreprises privées avec des crêtes rouges, des tee-shirts avec des slogans athéistes hostiles à dieu, avec le A cerclé de l'anarchie, ou avec le logo de la CGT, du FN... Outre le fait que l'ambiance va vite se dégrader entre l'employeur et les salariés et entre les salariés eux-mêmes, il y a fort à parier que, en cas de licenciement, la HALDE ne rendrait pas le même avis et ferait à ce moment-là de la discrimination, un comble pour cette institution... Rappelons que pleins d'entreprises privées exigent de leurs salariés de porter un uniforme (magasins, restauration par exemple) ou une tenue classique, style costume-cravate (VRP, commerce...). De plus, le personnel d'une crèche côtoie des parents qui sont clients. Elle a une utilité publique et reçoit d'ailleurs des subventions publiques...  Si la voilée gagne son procès, cela portera un coup fatal à la crèche qui, sans doute, sera obligée de fermer... Il y a déjà tellement de crèches, qu'on peut bien en faire fermer une pour un voile ! D'ailleurs, maintenant que la brèche est ouverte, une employée catholique a réclamé un congé spécial pour Pâques, cela lui a été refusé. Ira-t-elle, elle aussi, à la HALDE ?

 

A ce qu'il paraît, face aux contestations (Elisabeth Badinter est montée au créneau pour défendre la crèche), la HALDE pourrait revoir son avis. Quoiqu'il en soit, la décision que prendra les prud'hommes,début novembre, est extrêmement importante car elle pourra faire jurisprudence. En tous les cas, cela démontre que l'intégration (Fatima a bénéficié d'aide et de formation, de plus un statut social, la France s'est être généreuse) n'empêche pas de devenir intégriste et de cracher dans la soupe.

 

Comme le dit Elisabeth Badinter dans cette affaire, la HALDE "ouvre un boulevard à toutes les revendications qui  se servent de la religion". Rajoutons au passage, la HALDE, remet en cause la laïcité et l'égalité homme/femme, au nom de la lutte contre les discriminations...

Alors que la laïcité n'est pas discriminatoire puisqu'elle permet l'égalité de tous les citoyens quelque soient leurs croyances ou leurs non-croyances.  

                                                                                                Régis BOUSSIERES

Communauté : libre pensée et laïcité
Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 08:18
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Par Martine Bosdeveix - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

50 ans après la promulgation de la loi Debré instituant le dualisme scolaire

 

Colloque

Samedi 2 Octobre 2010

à partir de 14 heures, Salle des Conférences

Hôtel du Département de la Seine-Maritime

entrée face au 2 de la rue Saint-Sever

à Rouen

 

L'École publique à l'épreuve de la loi Debré

La fin programmée de l'École laïque ?

 

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Allocution d'ouverture par Nicolas Rouly, Conseiller Général, membre du CDEN.

 

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Intervention de André Lami, ancien Secrétaire départemental du SNI,

acteur de la mobilisation de 1960 contre le loi Debré

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"Les origines de la loi Debré et sa portée historique"

par Jean-Paul Scot

 1er débat

 "De la loi Debré à aujourd'hui : les combats laïques contre les effets du dualisme scolaire

sur l'enseignement public et les intentions politiques de l'Église"

par Eddy Khaldi

2ème débat

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  Allocution de clôture

par Henri Pena-Ruiz

"Les enjeux du combat pour la laïcité scolaire

aujourd'hui et demain, en France et en Europe"

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A l'issue du colloque, il conviendra d'envisager des suites à lui donner.

 Composition du collectif organisateur : CRÉAL-76, DDEN, ICEM, FSU, SNUipp, SNES, SUD-Éducation, UNSA-Éducation, FCPE, Ligue de l'Enseignement, Émancipation...

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 12:43
- Publié dans : LAICITE
Par Martine BOSDEVEIX - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

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Créé en 1981, le Centre Laïque de l’Audiovisuel (CLAV) est une structure de production et de réalisations audiovisuelles de niveau professionnel à la disposition du mouvement laïque.

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Si le CLAV est avant tout un atelier de production «spécialisé» dans les domaines pédagogique, scientifique, historique, paramédical, les problèmes inhérents à la jeunesse, au troisième âge (ses productions sont autant d’outils didactiques et de réflexion sur les grands faits de société), notre centre audiovisuel est aussi ouvert à toutes les propositions pourvu qu’elles répondent aux critères de la liberté de pensée, des Droits de l’Homme et des valeurs de la laïcité.

Nos réalisations rencontrent un excellent accueil dans le mouvement laïque ou associatif belge, les autres pays de la francophonie et auprès des chaînes de télévision (RTBF, France5, RTL-TVI, TV5, ARTE…). De plus, nous collaborons avec La Pensée et les Hommes pour laquelle nous produisons plusieurs émissions par an.

Centre Laïque de l’Audiovisuel (CLAV)
Campus de la Plaine ULB, CP 237

(accès 2 - cfr. Plans et moyens d’accès)
Avenue Arnaud Fraiteur, Accès 2
1050 Bruxelles
Belgique

Tél : +32.2.627.68.40
Fax : +32.2.627.68.41
E-mail : clav@ulb.ac.be


Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 09:47
- Publié dans : LAICITE
Par Denis PELLETIER - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Voici la réponse - négative - à notre recours en Conseil d'Etat concernant les accords "Kouchner - vatican" qui détricotent le monopole de collation des grades de l'Etat pour en faire bénéficier l'Eglise catholique et ses établissements d'enseignement supérieur.

Bonne lecture tout de même... et bonnes vacances malgré tout.

                                                                            Cordialaïquement 

                                                                           Denis PELLETIER


                            _____________________________________________

 

CONSEIL D'ETAT

Nos 327663, 328052, 328122, 328127, 328614, 328679, 328832, 328924, 328927, 328931 et 329014

 

__________

 

FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE et autres

__________

 

Mme Francine Mariani-Ducray

Rapporteur

__________

 

M. Rémi Keller

Rapporteur public

__________

 

Séance du 25 juin 2010

Lecture du 9 juillet 2010

__________

 

REPUBLIQUE FRANÇAISE

 

 

 

 

 

 

Le Conseil d'Etat statuant au contentieux

 

 

 

Sur le rapport de la section du contentieux

 

 

 

Vu, 1°, sous le n° 327663, la requête, enregistrée le 5 mai 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par la FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE, dont le siège est 12, rue des Fossés-Saint-Jacques à Paris (75005) ; la FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE demande au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir le décret n° 2009-427 du 16 avril 2009 portant publication de l'accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur (ensemble un protocole additionnel d'application), signé à Paris le 18 décembre 2008 ;

 …………………………………………………………………………

 

Vu, 2°, sous le n° 328052, la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 18 mai 2009 et 19 juin 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés par M. Philippe CRISTOFARI, demeurant 2, rue Gaston Gadel à Perpignan (66100) ; M. CRISTOFARI demande au Conseil d'Etat :

 

1°) d'annuler pour excès de pouvoir le décret attaqué sous le n° 327663 ;

 

2°) de mettre les dépens à la charge de l'Etat ;

 

   …………………………………………………………………………

 

Vu, 3°, sous le n° 328122, la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 19 mai et 22 juillet 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. Yvon COLLIN, M. Nicolas ALFONSI, M. Jean-Michel BAYLET, M. Michel CHARASSE, Mme Anne-Marie ESCOFFIER, M. François FORTASSIN, Mme Françoise LABORDE, M. Daniel MARSIN, M. Jacques MEZARD, M. Jean MILHAU, M. Aymeri DE MONTESQUIOU, M. Jean-Pierre PLANCADE, M. Robert TROPEANO, M. Raymond VALL, qui élisent domicile au Palais du Luxembourg 15, rue de Vaugirard à Paris Cedex 06 (75291) ; M. COLLIN et autres demandent au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir le décret attaqué sous le n° 327663 ;

 

…………………………………………………………………………

 

Vu, 4°, sous le n° 328127, la requête, enregistrée le 20 mai 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour M. Jean-Pierre BEL, Mme Françoise CARTRON, Mme Bariza KHIARI, M. Jean-Pierre SUEUR, Mme Jacqueline ALQUIER, Mme Michelle ANDRE, M. Alain ANZIANI, M. David ASSOULINE, M. Bertrand AUBAN, Mme Maryvonne BLONDIN, M. Yannick BODIN, M. Didier BOULAUD, Mme Claire-Lise CAMPION, M. Jean-Louis CARRERE, M. Pierre-Yves COLOMBAT, Mme Christiane DEMONTES, M. Claude DOMEIZEL, M. Jean-Luc FICHET, M. Bernard FRIMAT, M. Charles GAUTIER, M. Didier GUILLAUME, M. Edmond HERVE, Mme Annie JARRAUD-VERGNOLLE, Mme Virginie KLES, M. Serge LAGAUCHE, Mme Raymonde LE TEXIER, M. Roger MADEC, M. Jacques MAHEAS, M. François MARC, Mme Rachel MAZUIR, M. Jean-Pierre MICHEL, M. Robert NAVARRO, M. Jean-Marc PASTOR, Mme Giselle PRINTZ, M. Daniel RAOUL, M. François REBSAMEN, M. Daniel REINER, M. Michel TESTON, M. René TEULADE, M. Jean-Marc TODESCHINI, M. Richard YUNG, qui élisent domicile au Palais du Luxembourg 15, rue de Vaugirard à Paris Cedex 06 (75291) ; M. BEL et autres demandent au Conseil d'Etat :

 

1°) d'annuler pour excès de pouvoir le décret attaqué sous le n° 327663 ;

 

2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'accord et le protocole additionnel ;

 

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

 

   …………………………………………………………………………

 

Vu, 5°, sous le n° 328614, la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 8 juin et 6 août 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. Marc ANTOINE, demeurant 108, avenue Philippe-Auguste à Paris (75011), Mme Catherine KINTZLER, demeurant 50, rue de la Justice à Paris (75020), M. Frédéric NAUD, demeurant 15, rue Cavalotti à Paris (75018), M. Alain SIMON, demeurant 72, rue Crozatier à Paris (75012), Mme Anne Marie SIEGFRIED, demeurant 36, rue des Lilas à Colombes (92700), M. Yann LE BIHEN, demeurant 95, rue Damrémont à Paris (75018), M. Samuel TOMEI, demeurant 9, rue Aristide Bruant à Paris (75018), M. Michel GILLET, demeurant 337, chemin de Clarisse à Trets (13530), M. Roger CORDIER, demeurant 2, place du Château à Bourgoin-Jallieu (38300), M. Jean-Christophe GARRIGUES, demeurant 13, rue Albrecht à Toulouse (31000), M. Joël DECHAUME, demeurant 8-B, rue Bienvenue à Marseille (13001), M. Loïc GOURDON, demeurant 22, rue Paul Ramadier à Nantes (44000), M. Gwénael JEZEQUEL, demeurant 9, rue Eugène Sud à Paris (75018), M. Jean RIEDINGER, demeurant 42 bis, avenue du Général Leclerc à Roville-devant-Bayon (54290), Mme Monique CABOTTE-CARILLON, demeurant 338, rue de la Fuye à Tours (37000), Mme Hélène FRANCO, demeurant 22, avenue Parmentier à Paris (75011), M. Patrick KESSEL, demeurant 59, boulevard des Batignolles à Paris (75008), M. Michel BOURDROIT, demeurant 23, rue du Général de Gaulle à Lançon-Provence (13680), M. Jean-Luc GALLINELLA, demeurant 163, rue de Vic à Nancy (54000), M. Fabien TAIEB, demeurant 15, boulevard des Invalides à Paris (75007), M. Jean-Michel QUILLARDET, demeurant 5, rue Le Goff à Paris (75005), M. Christian ALLONCIUS, demeurant 7, rue Armand Brette à Pierrefitte (93380), M. Christophe BREISSAC, demeurant 47 bis, boulevard de la République à Jouques (13490), M. Jacques DESALLANGRE, M. Pierre BOURGUIGNON, M. Christian BATAILLE, Mme Pascale CROZON, M. Gérard CHARASSE, M. Jean-Pierre BRARD, M. Marc DOLEZ, Mme Catherine LEMORTON, M. André GERIN, Mme Odile SAUGUES, M. Jean MALLOT, Mme Danielle BOUSQUET, M. Jean MICHEL, M. Bernard LESTERLIN, qui élisent domicile 126, rue de l’Université à Paris (75007), M. Jean-Luc MELENCHON, M. François AUTAIN, qui élisent domicile au 15, rue de Vaugirard à Paris (75006), LE GRAND ORIENT DE FRANCE, dont le siège est 16, rue Cadet à Paris (75009), L'UNION DES FAMILLE LAIQUES, dont le siège est 27, rue de la Réunion à Paris (75020), L'OBSERVATOIRE INTERNATIONAL DE LA LAICITE, dont le siège est 5, rue Le Goff à Paris (75005), LA FEDERATION DU DROIT HUMAIN, dont le siège est 5, rue Jules Breton à Paris (75013), LE COMITE 1905, dont le siège est 205, chemin des Incapis à Draguignan, LA GRANDE LOGE MIXTE UNIVERSELLE, dont le siège est 27, rue de la Réunion à Paris (75020), LE COMITE LAICITE REPUBLIQUE, dont le siège est 54, rue J.B. Pigalle à Paris (75009), L'OBSERVATOIRE DE LA LAICITE DE PROVENCE ET D'AIX, dont le siège est Place Romée de Villeneuve à Aix-en-Provence (13100), CHRETIENS POUR UNE EGLISE DEGAGEE DE L'ECOLE CONFESSIONNELLE, dont le siège est 100, rue de la Fuye à Tours (37000), LA GRANDE LOGE MIXTE DE FRANCE, dont le siège est 108, boulevard Edouard Vaillant à Aubervilliers (93300), LE CENTRE D'ACTION EUROPEENNE DEMOCRATIQUE ET LAIQUE, dont le siège est 129, rue Edouard Branly à Montreuil (93100), l'ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE, dont le siège est 36, rue de Verdun à Damville (27240), LE CHEVALIER DE LA BARRE, dont le siège est 15, passage Ramey à Paris (75018), l'ASSOCIATION LAICITE 2005, dont le siège est 5, rue de l'Orient à Toulouse (31000), l'ASSOCIATION LAICITE LIBERTE, dont le siège est 49, rue des Réservoirs à Yerres (91330), ESPERANCE 54, dont le siège est Réseau du Parvis à Roville-devant-Bayon (54290) ; M. ANTOINE et autres demandent au Conseil d'Etat :



1°) d'annuler pour excès de pouvoir le décret attaqué sous le n° 327663 ;



2°) de mettre la somme de 3 000 euros à la charge de l'Etat au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

 

    …………………………………………………………………………

 

 

Vu, 6°, sous le n° 328679, la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 8 juin 2009 et 3 août 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés par Mme Juliette VALAT, demeurant 11, rue de la Tour d’Auvergne à Perpignan (66000) ; Mme VALAT demande au Conseil d'Etat :

 

1°) d'annuler pour excès de pouvoir le décret attaqué sous le n° 327663 ;

 

2°) de mettre les dépens à la charge de l'Etat ;

 

  …………………………………………………………………………

 

Vu, 7°, sous le n° 328832, la requête, enregistrée le 15 juin 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par la FEDERATION NATIONALE FORCE OUVRIERE DE L'ENSEIGNEMENT, DE LA CULTURE ET DE LA FORMATION et le SYNDICAT NATIONAL DES PERSONNELS DE RECHERCHE ET ETABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, dont le siège est 6/8, rue Gaston Lauriau à Montreuil Cedex (93513) ; la FEDERATION NATIONALE FORCE OUVRIERE DE L'ENSEIGNEMENT, DE LA CULTURE ET DE LA FORMATION et le SYNDICAT NATIONAL DES PERSONNELS DE RECHERCHE ET ETABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR demandent au Conseil d'Etat d'annuler pour excès de pouvoir le décret attaqué sous le n° 327663 ;

 

   …………………………………………………………………………

 

Vu, 8°, sous le n° 328924, la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 16 juin et 31 août 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour l'UNSA EDUCATION, dont le siège est 87 bis, avenue Georges Gosnat à Ivry-sur-Seine (94853) et la SUP'RECHERCHE-UNSA, dont le siège est 87 bis, avenue Georges Gosnat à Ivry-sur-Seine (94853) ; l'UNSA EDUCATION et la SUP'RECHERCHE-UNSA demandent au Conseil d'Etat :

 

1°) d’annuler pour excès de pouvoir le décret attaqué sous le n° 327663 ;

 

2°) de mettre la somme de 1 500 euros à la charge de l'Etat au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

 

    …………………………………………………………………………

 

Vu, 9°, sous le n° 328927, la requête, enregistrée le 16 juin 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par la FEDERATION SYNDICALE UNITAIRE (FSU) ; la FEDERATION SYNDICALE UNITAIRE (FSU) demande au Conseil d’Etat :

 

1°) d’annuler pour excès de pouvoir le décret attaqué sous le n° 327663 ;

 

2°) de mettre la somme de 2 000 euros à la charge de l'Etat au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

 

    …………………………………………………………………………

 

Vu, 10°, sous le n° 328931, la requête, enregistrée le 16 juin 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour le SYNDICAT NATIONAL DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR - FSU, dont le siège est 78, rue du Faubourg Saint Denis à Paris (75010) ; le SYNDICAT NATIONAL DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – FSU demande au Conseil d’Etat :

 

1°) d’annuler pour excès de pouvoir le décret attaqué sous le n° 327663 ;

 

2°) de mettre la somme de 3 500 euros à la charge de l'Etat au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

 

   …………………………………………………………………………

 

Vu, 11°, sous le n° 329014, la requête sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 19 juin et 20 août 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour la LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT, dont le siège est 3, rue Récamier à Paris Cedex 01 (75341) et la LIGUE DES DROITS DE L'HOMME, dont le siège est 38, rue Marcadet à Paris (75018) ; la LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT et la LIGUE DES DROITS DE L'HOMME demandent au Conseil d’Etat :

 

1°) d’annuler pour excès de pouvoir le décret attaqué  sous le n° 327663 ;

 

-2°) de mettre la somme de 4 000 euros à la charge de l'Etat au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

 

 …………………………………………………………………………

 

Vu les autres pièces des dossiers ;



Vu, sous le n° 327663, la note en délibéré, enregistrée le 25 juin 2010, présentée par le ministre des affaires étrangères et européennes ;

 

Vu, sous le n° 328122, la note en délibéré, enregistrée le 25 juin 2010, présentée pour M. COLLIN et autres ;

 

Vu sous le n° 328927, la note en délibéré, enregistrée le 5 juillet 2010, présentée par la FEDERATION SYNDICALE UNITAIRE ;

 

Vu la Constitution ;



Vu la convention sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur dans la région européenne, faite à Lisbonne le 11 avril 1997, publiée par le décret n° 2000-941 du 18 septembre 2000 ;



Vu le code de l’éducation ;

 

Vu la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat ;

 

Vu la loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 ;

 

Vu le décret n° 53-192 du 14 mars 1953 ;

 

Vu le code de justice administrative ;

 

Après avoir entendu en séance publique :

 

- le rapport de Mme Francine Mariani-Ducray, Conseiller d'Etat,

 

- les observations de la SCP Monod, Colin, avocat de M. COLLIN et autres, à la SCP Defrenois, Levis, avocat de M. BEL et autres, à la SCP Tiffreau, Corlay, avocat de M. ANTOINE et autres, à la SCP Peignot, Garreau, avocat de l’UNSA EDUCATION et autres et à la SCP Roger, Sevaux, avocat de la LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT et de la Ligue des Droits de l’homme ;

 

- les conclusions de M. Rémi Keller, rapporteur public,

 La parole ayant été donnée à la SCP Monod, Colin, avocat de M. COLLIN et autres, à la SCP Defrenois, Levis, avocat de M. BEL et autres, à la SCP Tiffreau, Corlay, avocat de M. ANTOINE et autres, à la SCP Peignot, Garreau, avocat de l’UNSA EDUCATION et autres et à la SCP Roger, Sevaux, avocat de la LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT et de la Ligue des Droits de l’homme ;

 

Considérant que les requêtes sont dirigées contre le même décret du 16 avril 2009 portant publication de l’accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur, signé à Paris le 18 décembre 2008, et de son protocole additionnel ; qu’il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ;

 

Sans qu’il soit besoin de statuer sur la recevabilité des requêtes ;

 

Sur l’intervention présentée par M. GHILIONE et autres sous le n° 328614 :

 

Considérant que les associations qui ont présenté cette intervention ont, eu égard à leur objet, intérêt à l’annulation du décret attaqué ; que cette intervention est donc recevable ;

 

Sur les conclusions dirigées contre le décret attaqué :

 

En ce qui concerne le contrôle du Conseil d’Etat, statuant au contentieux :

 

Considérant qu’aux termes de l’article 53 de la Constitution : « Les traités de paix, les traités de commerce, les traités ou accords relatifs à l'organisation internationale, ceux qui engagent les finances de l'Etat, ceux qui modifient des dispositions de nature législative, ceux qui sont relatifs à l'état des personnes, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire, ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu'en vertu d'une loi./ Ils ne prennent effet qu'après avoir été ratifiés ou approuvés. (…) » ; que l’article 55 de la Constitution dispose : « Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie. » ;

 

Considérant qu’il résulte de la combinaison de ces dispositions que les traités ou accords relevant de l’article 53 de la Constitution et dont la ratification ou l’approbation est intervenue sans avoir été autorisée par la loi ne peuvent être regardés comme régulièrement ratifiés ou approuvés au sens de l’article 55 précité ; qu’il appartient au Conseil d’Etat, statuant au contentieux, en cas de recours pour excès de pouvoir contre un décret publiant un traité ou un accord, de connaître de moyens tirés, d’une part, de vices propres à ce décret, d’autre part, de ce qu’en vertu de l’article 53 de la Constitution, la ratification ou l’approbation de l’engagement international en cause aurait dû être autorisée par la loi ; que constitue, au sens de cet article, un traité ou un accord « modifiant des dispositions de nature législative » un engagement international dont les stipulations touchent à des matières réservées à la loi par la Constitution ou énoncent des règles qui diffèrent de celles posées par des dispositions de forme législative ; qu’en revanche, il n’appartient pas au Conseil d’Etat, statuant au contentieux de se prononcer sur la conformité du traité ou de l’accord à la Constitution ; qu’il ne lui appartient pas davantage de se prononcer sur la conformité d’un traité ou d’un accord à d'autres engagements internationaux ;

 

En ce qui concerne les moyens invoqués :

 

Quant aux moyens de forme et de procédure :

 

Considérant qu'aux termes de l'article 1er du décret du 14 mars 1953 relatif à la ratification et la publication des engagements internationaux souscrits par la France : « Le ministre des affaires étrangères est seul chargé de pourvoir à la ratification et la publication des conventions, accords, protocoles et règlements internationaux dont la France est signataire ou par lesquels la France se trouve engagée. (...) » ; qu’un décret portant publication d’un accord international n’appelle pas par lui-même de mesure d’exécution ; que par suite le moyen tiré de ce que le décret attaqué serait entaché de défaut de contreseing du ministre chargé de l'enseignement supérieur doit être écarté ;

 

Considérant qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait la consultation du Conseil supérieur de l'éducation ni du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche préalablement à l'intervention du décret portant publication de l'accord du 18 décembre 2008 et de son protocole additionnel ;

 

Quant aux moyens tirés de ce que la ratification du traité aurait dû être autorisée par la loi :

 

Considérant qu’aux termes de l’article 34 de la Constitution : « La loi détermine les principes fondamentaux (…) de l’enseignement » ;

 

Considérant qu’aux termes de son article 1er, l’accord sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur entre la République française et le Saint-Siège signé à Paris le 18 décembre 2008 a « pour objet : / 1. la reconnaissance mutuelle des périodes d'études, des grades et des diplômes de l'enseignement supérieur délivrés sous l'autorité compétente de l'une des Parties, pour la poursuite d'études dans le grade de même niveau ou dans un grade de niveau supérieur dans les établissements dispensant un enseignement supérieur de l'autre Partie, tels que définis à l'article 2 du présent accord ; / 2. la lisibilité des grades et des diplômes de l'enseignement supérieur délivrés sous l'autorité compétente de l'une des Parties par une autorité compétente de l'autre Partie. » ; qu’aux termes de son article 2, il s’applique : « Pour l'enseignement supérieur français : aux grades et diplômes délivrés sous l'autorité de l'Etat par les établissements d'enseignement supérieur. / Pour les Universités catholiques, les Facultés ecclésiastiques et les établissements d'enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : aux grades et diplômes qu'ils délivrent dans les disciplines énumérées dans le protocole additionnel. Une liste des institutions ainsi que des grades et diplômes concernés sera élaborée par la Congrégation pour l'Education catholique, régulièrement tenue à jour et communiquée aux Autorités françaises. » ; que l’article 2 du protocole additionnel, intitulé « Information sur les grades et diplômes », mentionne les « diplômes délivrés par les universités catholiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège » et les « diplômes ecclésiastiques directement délivrés par les facultés ecclésiastiques sous l’autorité du Saint-Siège » ; et qu’aux termes de l’article 3, intitulé « Reconnaissance des diplômes conférant un grade et entrant dans le champ d’application », du même protocole : « Pour l'application du présent protocole, le terme « reconnaissance » signifie qu'un diplôme obtenu dans l'une des Parties est déclaré de même niveau pour produire les effets prévus par l'Accord. / Sur requête préalable des intéressés, sont reconnus de même niveau : / a) Le doctorat français et les diplômes ecclésiastiques de doctorat ; / b) Les diplômes français de master (…) et les diplômes ecclésiastiques de licence ; / c) Le diplôme français de licence (…) et les diplômes ecclésiastiques de baccalauréat. / Les autorités compétentes pour la reconnaissance des diplômes sont (…) pour la poursuite d'études : / ― dans les établissements d'enseignement supérieur français : / l'établissement d'enseignement supérieur dans lequel souhaite s'inscrire l'étudiant ; (…) »

 

S’agissant de la collation des diplômes et des grades :

 

Considérant qu’aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'éducation : « L'État a le monopole de la collation des grades et des titres universitaires. / Les diplômes nationaux délivrés par les établissements sont ceux qui confèrent l'un des grades ou titres universitaires dont la liste est établie par décret pris sur avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche. (…) ils ne peuvent être délivrés qu'au vu des résultats du contrôle des connaissances et des aptitudes appréciés par les établissements habilités à cet effet par le ministre chargé de l'enseignement supérieur (…) », et qu’aux termes de l’article L. 613-5 : « Les études, les expériences professionnelles, les acquis personnels peuvent être validés, dans des conditions définies par décret, en vue de l’accès aux différents niveaux de l’enseignement supérieur. » ; que si le législateur, par les dispositions codifiées à l’article L. 613-1, a réservé aux seuls établissements d’enseignement supérieur habilités à cet effet par le ministre chargé de l’enseignement supérieur l’attribution des diplômes nationaux qui confèrent des titres et grades universitaires, il a, par les dispositions codifiées à l’article L. 613-5, issues de l’article 5 de la loi du 26 janvier 1984 relative à l’enseignement supérieur, autorisé, au bénéfice de personnes qui ne sont pas titulaires de tels diplômes nationaux et grades universitaires, en vue de leur accès aux différents niveaux de l’enseignement supérieur public, la validation, notamment, d’études, sanctionnées ou non par des diplômes, que ces personnes ont accomplies y compris en dehors des établissements d’enseignement supérieur public, et a renvoyé au pouvoir réglementaire la définition des conditions de la validation d’études ou de diplômes à cette fin ;



Considérant que les stipulations de l’article 2 du protocole additionnel rappelées ci-dessus, qui sont de caractère informatif, n’édictent pas d’obligations particulières à l’égard des établissements d’enseignement supérieur public ; que les stipulations de l’article 3 de ce protocole sont relatives aux conditions de validation d’études ayant été sanctionnées par l’obtention d’un « diplôme ecclésiastique », par voie de reconnaissance de ce diplôme, en vue de l’accès aux différents niveaux de l’enseignement supérieur public ; qu’ainsi que le font valoir les ministres des affaires étrangères et européennes et de l’enseignement supérieur et de la recherche, la reconnaissance d’un « diplôme ecclésiastique » est, en vertu de ces stipulations, de la compétence des autorités de l’établissement dans lequel souhaite s’inscrire son titulaire ; qu’en vertu de l’article L. 613-5 précité, celles-ci, pour décider de reconnaître le diplôme du candidat, doivent tenir compte, d’une part, de l’équivalence de niveau édictée par le protocole, et, d’autre part, de l’aptitude du candidat à suivre des enseignements dans le grade et la formation postulés, appréciée en particulier au regard du contenu des études suivies ; qu’ainsi, ces stipulations n’autorisent pas des établissements d’enseignement supérieur privé à délivrer des diplômes nationaux et ne permettent pas aux bénéficiaires de titres délivrés par des établissements d’enseignement supérieur privés ayant reçu une habilitation par le Saint-Siège de se prévaloir, de ce seul fait, des droits attachés à la possession d’un diplôme national ou d’un grade universitaire ; qu’elles ne dérogent donc, ni à l’article L. 613-1 du code de l’éducation, ni à l'article L. 613-7 du même code, en vertu duquel les établissements d'enseignement supérieur privés, pour permettre à leurs étudiants de subir les contrôles nécessaires à l'obtention d'un diplôme national, peuvent conclure des conventions avec des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel, mais ont trait à des matières qui relèvent de la compétence du pouvoir réglementaire ;

 

S’agissant de l’utilisation du titre d’université :

 

Considérant qu'aux termes de l'article L. 731-14 du code de l'éducation : « Les établissements d'enseignement supérieur privés ne peuvent en aucun cas prendre le titre d'université. Les certificats d'études qu’ils jugent à propos de décerner aux élèves ne peuvent porter les titres de baccalauréat, de licence ou de doctorat. / Le fait, pour le responsable d'un établissement, de donner à celui-ci le titre d'université ou de faire décerner des certificats portant le titre de baccalauréat, de licence ou de doctorat, est puni de 30 000 euros d'amende. » ; que la circonstance que l'accord et le protocole publiés par le décret attaqué, qui ne portent pas exclusivement sur des établissements situés en France, mentionnent les termes d’ « université catholique », n’a pas pour effet d’instituer, au bénéfice d’établissements d'enseignement supérieur privés implantés sur le territoire national, une dérogation à ces dispositions législatives qui les autoriserait à faire usage de la dénomination d’ « université » ;

 

S’agissant de la laïcité :

 

Considérant que les requérants soutiennent que les stipulations de l’accord et de son protocole additionnel créent à l’encontre des établissements d’enseignement supérieur publics une emprise ou une discrimination fondées sur l’appartenance religieuse, et reconnaissent, salarient ou subventionnent un culte, introduisant par là une exception au principe de la séparation des Eglises et de l’Etat ;



Considérant qu’aux termes de l’article L. 141-6 du code de l’éducation : « Le service public de l'enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique (…). », et qu’aux termes de l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'État : « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. » ; que, d’une part, l’accord et son protocole additionnel ne comportent aucune stipulation permettant qu’un culte soit salarié ou subventionné ; que, d’autre part, ainsi qu’il a été dit, l’équivalence de niveaux de « diplômes ecclésiastiques » prévue par les stipulations de l’accord et du protocole additionnel ne confère pas à elle seule aux personnes qui en bénéficient de droit particulier à poursuivre des études dans l’établissement dans lequel elles souhaitent s’inscrire ; qu’elles ne font prévaloir ainsi aucun critère religieux ni aucune considération de la pratique éventuelle d’un culte pour l’accès à l’enseignement supérieur public et ne portent, par suite, sur aucune des matières relevant du domaine de la loi qui sont régies par les dispositions précitées ;

 

S’agissant des autres moyens tirés de la méconnaissance de l’article 53 de la Constitution :

 

Considérant que la circonstance que l’accord a été signé par le Saint-Siège n’a pas pour effet de lui donner un objet relatif à une organisation internationale ;

 

Considérant que si, selon son article 1er, l’accord a notamment pour objet « la lisibilité des grades et diplômes de l’enseignement supérieur délivrés sous l’autorité compétente de l’une des parties par une autorité compétente de l’autre partie », les stipulations prévues à cette fin par l’accord et son protocole additionnel, de caractère informatif, ne touchent à aucune des matières relevant du domaine de la loi ; que le moyen tiré de ce qu’elles porteraient atteinte à des lois relatives au marché du travail n’est assorti d’aucune précision permettant d’en apprécier le bien-fondé ;

 

Considérant enfin qu’aucune des stipulations de l’accord et de son protocole additionnel ne concerne les conditions d’exercice d’une liberté publique ;

 

Quant au moyen tiré, par voie d’exception, de l’illégalité du décret ayant approuvé la convention de Lisbonne :

 

Considérant que, si le décret attaqué mentionne dans ses visas le décret du 18 septembre 2000 qui porte publication de la convention sur la reconnaissance des qualifications relatives à l'enseignement supérieur dans la région européenne, signée à Lisbonne le 11 avril 1997, il n’est pas pris pour l’application de celui-ci ; que le moyen tiré d’une exception d’illégalité du décret du 18 septembre 2000 est ainsi, en tout état de cause, inopérant ;

 

Quant aux moyens tirés de ce que l’accord et le protocole additionnel publiés méconnaîtraient la Constitution et la convention de Lisbonne :

 

Considérant qu’ainsi qu’il a été dit ci-dessus, il n’appartient pas au Conseil d’Etat statuant au contentieux de se prononcer sur la conformité à la Constitution de l'accord et du protocole publiés par le décret attaqué ; qu’il ne lui appartient pas non plus de se prononcer sur la conformité de ceux-ci à d'autres engagements internationaux ; que, par suite, les moyens formulés à ce titre ne peuvent qu’être écartés ;



Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l’annulation du décret attaqué ;



Sur les conclusions tendant à l’annulation de l’accord et du protocole additionnel :

 

Considérant que ces conclusions ne peuvent qu’être rejetées comme irrecevables ;

 

Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

 

Considérant que les dispositions de cet article font obstacle à ce que soient mises à la charge de l'État, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, les sommes que demandent les requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens ;

 

D E C I D E :

--------------

Article 1er : L’intervention de M. GHILIONE et autres est admise.



Article 2 : Les requêtes de la FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE, de M. Philippe CRISTOFARI, de M. Yvon COLLIN et autres, de M. Jean-Pierre BEL et autres, de M. Marc ANTOINE et autres, de Mme Juliette VALAT, de la FEDERATION NATIONALE FORCE OUVRIERE DE L'ENSEIGNEMENT et du SYNDICAT NATIONAL DES PERSONNELS DE RECHERCHE ET ETABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA CULTURE ET DE LA FORMATION et autres, de l'UNSA EDUCATION et SUP’RECHERCHE UNSA, de la FEDERATION SYNDICALE UNITAIRE, du SYNDICAT NATIONAL DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – FSU, de la LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT et de la LIGUE DES DROITS DE L’HOMME sont rejetées.

 

Article 3 : La présente décision sera notifiée à la FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE, à M. Philippe CRISTOFARI, à M. Yvon COLLIN, premier requérant dénommé sous le n° 328122, les autres requérants étant informés de la présente décision par la SCP Monod, Colin, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, qui les représente devant le Conseil d’Etat, à M. Jean-Pierre BEL, premier requérant dénommé sous le n° 328127, les autres requérants étant informés de la présente décision par la SCP Defrenois, Levis, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, qui les représente devant le Conseil d’Etat, à M. Marc ANTOINE, premier requérant dénommé sous le n° 328614, les autres requérants étant informés de la présente décision par la SCP Tiffreau, Corlay, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, qui les représente devant le Conseil d’Etat, à Mme Juliette VALAT, à la FEDERATION NATIONALE FORCE OUVRIERE DE L’ENSEIGNEMENT, DE LA CULTURE ET DE LA FORMATION et au SYNDICAT NATIONAL DES PERSONNELS DE RECHERCHE ET ETABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, à l’UNSA EDUCATION et SUP’RECHERCHE UNSA, à la FEDERATION SYNDICALE UNITAIRE, au SYNDICAT NATIONAL DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – FSU, à la LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT et la LIGUE DES DROITS DE L’HOMME, au ministre de l’éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, au ministre des affaires étrangères et européennes, au Premier ministre, à M René GHILIONE, premier auteur dénommé de l’intervention, les autres auteurs de l’intervention étant informés de la présente décision par la SCP Tiffreau, Corlay, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, qui les représente devant le Conseil d'Etat.

 

Délibéré dans la séance du 25 juin 2010 où siégeaient : M. Jean-Marc Sauvé, Vice-Président du Conseil d’Etat, Président ; M. Bernard Stirn, M. Yves Robineau, Mme Yannick Moreau, Mme Marie-Dominique Hagelsteen, M. Pierre-François Racine, M. Michel Pinault, M. Olivier Schrameck, Présidents de section ; M. Philippe Martin, M. Christian Vigouroux, M. Jacques Arrighi de Casanova, Présidents adjoints de la section du contentieux ; M. Edmond Honorat, Mme Sylvie Hubac, M. Alain Ménéménis, M. Rémy Schwartz, M. Marc Dandelot, Présidents de sous-section et Mme Francine Mariani-Ducray, Conseiller d’Etat-rapporteur.

 

Lu en séance publique le 9 juillet 2010.

 

Le Président :

Signé : M. Jean-Marc Sauvé

 

Le Conseiller d'Etat-rapporteur :

Signé : Mme Francine Mariani-Ducray

 

Le secrétaire :

Signé : Mme Claire James

 

La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale, au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et au ministre des affaires étrangères et européennes, chacun en ce qui les concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

 

                                                                  Pour expédition conforme,

                                                                                                Le secrétaire

 

 

 

 

 

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 17:39
- Publié dans : LAICITE
Par Patrice DECORTE - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

 ACTE DE CONSTITUTION   lien à suivre (.........)

  • la laïcité est menacée !
  • la République elle-même est en danger !
  • il n’est plus possible de laisser faire !
  • il est grand temps de réagir et de réaliser

l’unité de toutes les citoyennes et de tous les citoyens républicains laïques !

 

Les organisations sous signées ,

 

Constatent que ceux qui ont la charge de gouverner la République n’hésitent pas aujourd’hui à dévoyer leurs fonctions pour dénaturer et menacer les institutions laïques dans leur existence même.

Il est dorénavant évident que cette orientation est devenue l’un des axes privilégiés de la politique menée par les dirigeants actuels.

Cela s’exprime par les nombreuses attaques portées contre l’existence même des services publics, au premier rang desquels l’école publique laïque, de la maternelle à l’université.

Cela s’exprime aussi dans l’objectif du président lui-même, de redonner une place dans la sphère publique aux religions en général et à la religion catholique en particulier.

Elles estiment par ailleurs que les citoyens laïques de ce pays ont payé très cher et depuis trop longtemps l’abandon des principes laïques ainsi que la division et l’émiettement de leurs organisations. Cela n’a servi qu’à permettre la situation que nous connaissons aujourd’hui où s’affiche avec insolence la volonté de démanteler la loi de 1905.

Elles constatent cependant qu’il existe chez les républicains laïques une grande volonté de contrer toutes ces mesures, mais qu’il y a une nécessité flagrante, celle de reprendre confiance en réalisant leur unité.

Elles ont donc décidé de prendre leurs responsabilités : ne pas en rester là ! Ne pas laisser faire !

Ensemble, sur des bases claires, elles veulent ouvrir la possibilité de mobiliser contre toutes les réformes réactionnaires dirigées contre la République, ses institutions , son école et ses services publics , en leur opposant l’unité de tous les républicains laïques !

Les organisations soussignées décident donc de se constituer en

Front Unitaire Républicain d’Action Laïque (F.U.R.A.L.)

Elles appellent, sans exclusive, toutes les organisations attachées à la défense et à la promotion de la laïcité à les rejoindre.

 

 

> Elles sont profondément attachées aux institutions laïques de la République Française et au principe de laïcité que l’on trouve exprimé explicitement

- dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 , dans les articles 1 et 2 de la loi de 1905 , dans le programme du Conseil National de la Résistance, dans le préambule de la constitution de 1946 , dans l’article 1 de la constitution de 1958 .

 

> En effet, la laïcité

- c’est la liberté absolue de conscience pour tous, d’où découle la liberté d’avoir une religion, d’en changer ou de ne pas en avoir.

- c’est l’égalité de traitement de tous les citoyens sans discrimination d’aucune sorte, quelles que soient leurs options philosophiques.

- c’est la neutralité et l’indépendance de la puissance publique ; celle-ci s’abstient donc de toute prise de position sur les options philosophiques ou religieuses, et ne connaît pour principe fondamental que le bien commun, l’intérêt général qui doit toujours primer sur tout intérêt particulier.

- tout qualificatif , tel que « ouverte », « plurielle », « moderne », « apaisée », « positive », etc… est inacceptable, car il nie ou dénature le contenu même de la laïcité, et ne peut qu’ouvrir la porte à des dérives communautaristes et sectaires.

 

> Elles se prononcent donc contre toute atteinte à la loi de 1905 et pour son application intégrale, pour son extension à tous les territoires de la République, y compris à ceux qui sont exclus actuellement de son champ d’application: Alsace-Moselle, Guyane, Mayotte, Wallis et Futuna.

La séparation juridique, l’indépendance de la puissance publique d’avec toutes les religions et tout groupe de pression, qu’il soit religieux, idéologique, économique, médiatique ou commercial, est la garantie pour sauvegarder notre démocratie.

Elles se prononcent donc résolument contre toute tentation clientéliste politicienne de redonner aux religions une place dans la sphère publique pour peser sur la société civile et contre toute tentative opportuniste des religions de la reprendre.

 

> L’école publique et laïque de la maternelle à l’université est de droit et dans les faits la seule Ecole de la République !

Institution de la République , elle est la seule porteuse de ses valeurs : Liberté, Egalité , Fraternité !

Elle est aussi la seule à avoir l’obligation d’accueillir tous les élèves sans distinction, sans discrimination d’aucune sorte !

Elle doit donc aussi être la seule à être financée par les fonds publics.

C’est à l’école de la République et à elle seule qu’il revient de s’occuper de tous les enfants et plus largement de prendre en charge toutes les formations, initiale et continue.

 

> Elles s’opposent à toutes les mesures qui s’accumulent et visent la destruction de l’enseignement public laïque :

> et elles se prononcent :

pour l’abrogation de la loi Debré et de toutes les lois anti-laïques jusqu’à la loi Carle.

Pour l’annulation de l’accord liquidateur « Vatican-Kouchner » qui va plus loin que ne l’ont fait Pétain et le gouvernement de Vichy, et prétend mettre fin au monopole de l’Etat sur la collation des grades et des diplômes universitaires.

Contre la réforme du lycée dite « réforme Chatel »

Contre la réforme Pécresse de la formation des maîtres et pour la formation laïque des enseignants.

Contre la reconnaissance d’un « caractère propre «  aux établissements,

Contre les « projets d’établissement » qui en découlent

Contre le système de la dotation horaire globale

 

> Elles considèrent d’une façon plus générale, que c’est la République elle-même qui est en danger .

- par la privatisation des services publics, alors même qu’ils sont un bien commun et que c’est la responsabilité de la République de les préserver et de les développer pour répondre aux besoins de tous dans un esprit d’égalité , de fraternité et de solidarité.

- par la politique qui vise à la transformer en une juxtaposition de communautés, ce qui ne peut mener qu’au développement des différences, des oppositions, jusqu’à l’affrontement .

 

  • C’est sur ces bases claires que les organisations soussignées décident de construire le FURAL , en commençant par les départements 06, 13, 83 :

> Dans un premier temps, elles se fixent les objectifs suivants :

> assurer une fonction de vigie, pour être réactif à toute atteinte ou entorse à la laïcité,

> constituer et publier un inventaire de toutes les entorses, de

toutes les atteintes à la laïcité dans tous les domaines concernés,

> créer ainsi l’outil d’une campagne de revalorisation de la laïcité dans la population,

- avec à terme l’objectif de lancer une « votation citoyenne" (cf. la poste) concernant l’école publique laïque.

> agir ensemble pour la défense des institutions laïques de la République et s’opposer efficacement à toute tentative d’attaquer la laïcité.

> Promouvoir une journée nationale de la Laïcité le 9 décembre.

 

> Intervenir pour que le 19 juin 2010 - cinquantième anniversaire du serment de Vincennes, point fort en 1960 de la mobilisation massive contre la loi Debré - soit l’occasion d’une manifestation nationale de tous les laïques pour l’abrogation de la loi Debré et de toutes les lois anti-laïques.

> réagir à la décision du Conseil d’Etat qui devrait bientôt donner une réponse aux recours déposés pour l’annulation de l’accord Vatican-Kouchner.

> Rédiger une lettre ouverte à Sarkozy en réponse à son discours du 12 novembre à La Chapelle en Vercors.

> Organiser, le 16 juin 2010, un colloque « Pour l’Ecole de la République », à Draguignan , ce qui sera la première manifestation publique du FURAL.

> Faire sienne la pétition lancée à partir du rassemblement laïque de La Seyne du 12 décembre 2009 > Fonds publics à l’école publique, fonds privés à l’école privée ! <

 

Structure et mode de fonctionnement :

le FURAL est une structure souple, légère et non-contraignante, respectant l’identité et la liberté de chacun .

Chaque association/organisation a son histoire, ses raisons d’être , ses règles de fonctionnement, ses objectifs spécifiques et ses habitudes d’intervention. Il n’est pas question de remettre tout cela en cause. Ainsi :

- Pour qu’une décision soit prise au nom du FURAL, il faut qu’elle soit adoptée à la majorité absolue (50% + 1), et ceux qui l’ont refusée ne sont pas pour autant obligés de l’appliquer.

- Une proposition refusée n’engage évidemment pas le FURAL, ce qui n’empêche pas ses partisans de la réaliser.

- Une réunion a lieu au minimum une fois par trimestre, regroupant les représentants des organisations-membres ; pour les décisions, chaque organisation dispose d’une voix.

- Entre les réunions, les responsables des organisations-membres sont en relation dès qu’un événement nécessite une réaction ou une action, ou pour faire le point sur les projets en cours.

- pour intervenir en justice, le Fural utilise l’une de ses organisations-membres dont les statuts le permettent. Ses organisations-membres font en sorte de trouver des avocats qui soient des laïques convaincus, dans les barreaux de Nice, Draguignan, Toulon, Marseille, Aix….etc…

- Si des dépenses sont nécessaires, elles sont réparties entre les organisations-membres. Une association qui refuserait de participer à une action du FURAL n’aurait pas l’obligation de participer au financement de cette action.

 

Toute association ou organisation – attachée à la défense et à la promotion de la laïcité – qui exprime son accord avec cet acte de constitution , peut devenir membre du FURAL.

 

Le LUC en Provence, le 6 février 2010

Les 10 premières Organisations signataires:

 l’ALPAM (ADLPF dans les Alpes-Maritimes)

 L’ Association des Elus Communistes et Républicains du Var

( ADECR)

 Le Cercle Condorcet du Var-Est

 Le Comité 1905 (Draguignan) 

 DDEN 83 

 Emancipation 83 

 LDH de Draguignan 

 L’ Observatoire Méditerranéen de la Laïcité (Carqueiranne) 

 L’UFAL 06

 L’Union des Elus Socialistes et Républicains du Var (UDSER)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 09:23
- Publié dans : LAICITE
Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Lors de son dernier congrès, tenu en mai 2009 à Port-Leucate (Aude), l’ADLPF rappelait qu’il appartient à l’Etat de faire respecter les valeurs laïques et républicaines. La loi de Séparation des églises et de l’Etat doit être rigoureusement et intégralement respectée. La croyance étant une affaire strictement privée, les religions n’ont pas à interférer dans la sphère publique et leurs manifestations ont pour limite le respect de l’ordre public.

 

Les Libres Penseurs de l’ADLPF se sont prononcés, en toute autonomie, contre le port du voile intégral, notamment par communiqué le 23 juin 2009. Leur lutte contre le prosélytisme religieux est totalement exempte de racisme. Ils considèrent que les représentants de la Nation, tout en préservant les libertés individuelles, doivent définir avec précision et rigueur la forme et l’étendue de l’opposition nécessaire à cette attaque contre la condition féminine et à ce prosélytisme qui menace la sécurité et trouble l’ordre public.

 

Quelles que soient les mesures législatives ou réglementaires qui seront prises dans ce domaine, il apparaît essentiel qu’aucun prosélytisme religieux ne se manifeste, ni dans les lieux d’élaboration des pouvoirs locaux ou national, ni dans les locaux administratifs et judiciaires, ni dans le service public de l’audio-visuel. Elus, employés (fonctionnaires ou de droit privé) et usagers doivent y être tenus au strict respect de la laïcité républicaine et ne doivent, bien entendu, pas arborer de tenue dissimulant le visage, mais pas davantage un quelconque signe religieux ostensible.

 

                                                           Communiqué de l'ADLPF - Paris, le 15 mars 2010

 

 

 

 

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 15:36
- Publié dans : LAICITE
Par René LECOCQ - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Publié le 24/02/2010 à 15:13 Le Point.fr

Par Louise Cuneo

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Philippe Le Breton, maire de Joué-lès-Tours, a dévoilé lundi le mot "laïcité" sur le fronton de l'hôtel de ville, sous la devise républicaine © PHOTOPQR/LA NOUVELLE REPUBLIQUE

 

Restera, restera pas ? La mention Laïcité , que le maire socialiste de Joué-lès-Tours, Philippe Le Breton, a fait apposer lundi sur le fronton de sa mairie, suscite la polémique. Ce mot, placé sous le traditionnel Liberté - Égalité - Fraternité , modifie-t-il la devise républicaine ? Car seul le pouvoir constituant (députés et sénateurs réunis en congrès ou le peuple par voie de référendum) a le droit de transformer la devise fixée depuis 1946 par les constitutions de 1946 et 1958. La préfecture d'Indre-et-Loire juge donc l'initiative du maire illégale, et demande le retrait de la mention.

"On a fait plancher nos juristes, et la loi n'est pas claire sur le sujet", réplique Éric Bedoyan, directeur de la communication de la Mairie de Joué-lès-Tours. "Nous ne voulons pas d'un combat procédural. Une délibération sera soumise au prochain conseil municipal, le 8 mars prochain, pour retirer l'inscription laïcité et apposer sur le mur de l'Hôtel de Ville une plaque rappelant l'article 1er de la Constitution : "La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale." Jusqu'à la fin de la semaine prochaine, la mention restera donc en place. Du côté de la Préfecture, on affirme cependant que Laïcité disparaîtra du fronton de la mairie avant, soit "d'ici la fin de cette semaine".

Un précédent à Étampes

Le maire de Joué-lès-Tours n'en démord pas. "Après le discours de Nicolas Sarkozy sur la laïcité positive en 2007, le débat très glauque sur l'identité nationale, la loi sur la burqa (...), la restauration rapide hallal, je me suis dit qu'il fallait entrer en résistance contre une banalisation du fait religieux dans la vie publique", a-t-il expliqué mardi à l'Agence France Presse. "Je ne stigmatise aucune religion, je veux que toute religion soit respectée, mais il y a des lieux de culte pour cela", a-t-il souligné.

Les élus de l'opposition municipale se sont dit quant à eux "scandalisés", déplorant que le maire n'ait "même pas demandé l'avis du conseil municipal" et lui demandant de retirer la mention. Philippe Le Breton a rappelé qu'une initiative du même type avait été prise avant lui par un maire UMP. En janvier 2004, en effet, le député-maire d'Étampes Franck Marlin était même allé plus loin encore, et avait apposé des blasons portant l'inscription Liberté, égalité, fraternité, laïcité dans tous les lieux publics et édifices municipaux. Il avait déposé dans le même temps une proposition de loi visant à modifier l'article 2, alinéa 4 de la Constitution, qui fixe la devise républicaine. Fin mars 2004, le maire a reçu une lettre du préfet lui demandant de retirer ces blasons, puisque la devise n'était pas encore modifiée. Si Franck Marlin s'est exécuté, il n'a pas pour autant abandonné sa cause. Aucune suite n'ayant été donnée à la proposition de loi à l'époque, Franck Marlin en a redéposé une le 14 décembre dernier. Affaire à suivre.

42 COMMENTAIRE(S)

BON SENS

A quoi cela sert-il

mercredi 24 février | 19:56

Ce n'est pas cela qui devrait figurer sur les frontons de nos édifices publics mais plutôt responsabilité ce serait plus intelligent et plus utile à la nation, car s'il est un mal dont souffre cruellement la FRANCE c'est bien du manque de responsabilité, des citoyens que nous sommes tout d'abord et ensuite des hommes politiques, des entreprises, des administrations etc...

Aristote

Tous les croyants approuvent

mercredi 24 février | 19:51

Les lois de 1905 étant notre meilleure protection contre les restrictions de pratiquer notre religion (quelle qu'elle soit), je me considère comme un fervent défenseur de ces lois et de la laïcité y afférant. En tant que croyant, ce rajout ne me dérange donc pas de ce point de vue là.

toulouse

Raison

mercredi 24 février | 19:48

Que l'on soit de droite ou de gauche, il faut soutenir l'action courageuse de ce maire. [...] Que d'autres maires suivent son exemple. Bravo

cloclo

Laïcité

mercredi 24 février | 19:26

Quel mot magnifique !!! Tous les maires devraient en faire autant !!!

luxemburg

Liberté, égalité, laicité

mercredi 24 février | 19:17

Excellente initiative : on pourrait peut-être supprimer le mot "fraternité" qui n'a plus de sens dans une société matérialiste et individualiste.

Hiram

Résistance

mercredi 24 février | 19:17

Bonsoir, Bravo à cet élu du peuple pour son initiative. Tous les maires de France devraient en faire autant.

vabi

Bravo Mr LEBRETON

mercredi 24 février | 19:15

Vous avez d'autant plus de mérite, que vous avez aidé, et que trop défendu, cette catégorie de population lors de DE l'exercice de vos différents mandats.

Canac

Et quoi encore ?

mercredi 24 février | 19:13

Pourquoi pas permissivité (pour les briseurs de vitrines et autres voyous), ou autre slogan. Lançons un concours de suggestions, Monsieur le Maire de Joué les Tours pourrait remettre un prix au meilleur slogan accolé à notre vieille et classique trilogie! LIBERTE, héritage de la civilisation grecque ; ÉGALITÉ, héritage de la civilisation romaine ; FRATERNITÉ, héritage de la civilisation chrétienne. Mais, petit rappel linguistique : le mot grec "laïkos" signifie d'abord "populaire". Est-on bien sûr d'employer le mot à bon escien t?

Emile ZOLA

La laïcité protège la liberté de conscience

mercredi 24 février | 19:08

Belle initiative prise par ce maire, la réaction du préfet est vraiment stupide. La laïcité protège ce que nous avons de plus précieux : la liberté de conscience, consubstancielle à l'idée de République.

ced

mercredi 24 février | 19:05

Si la religion est d'ordre privée, supprimons les écoles religieuses et spécialement catholiques, le secours catholique, Emmaus, la Croix-rouge en France etc Ridicule hypocrisie qui rejette la religion dans la sphère privée quand elle dérange mais ne crache pas sur elle quand elle "dépanne" !

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Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 14:06
- Publié dans : LAICITE
Par Libéro - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Ecrivez au Juge Tosti, ansi nous l'aiderons à ne pas etre seul contre l'Inquisition Italienne.
La liberté laique est en danger en Italie et pourrait être en danger en Europe aussi.
Ecrivez S.V.P.

http://tostiluigi.blogspot.com/

http://www.facebook.com/group.php?gid=262644457502
Communauté : libre pensée et laïcité
Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 14:14
- Publié dans : LAICITE

A.D.L.P.F.

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La séparation :Lithographie représentant Emile Combes tranchant le lien entre la République et le Vatican - Musée Jean Jaurès Castres

combes04.jpg

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