SOCIETE

Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Tristan est un élève de 1ère ES du Lycée Maurice Ravel (Paris 20ème) qui vient d'obtenir son passage en Terminale ES avec comme appréciation sur son bulletin scolaire « Très bon trimestre ». Il n'a jamais posé le moindre problème de comportement ni fait l'objet d'un avertissement conduite et encore moins d'un conseil de discipline. C'est un élève calme, posé, sérieux et raisonné. Délégué de sa classe, membre du conseil d'administration de son établissement, il est apprécié de ses professeurs et de ses camarades de classe. Mais voilà, Tristan, comme nombre de ses camarades de lycée, était investi dans la mobilisation lycéenne de l'hiver dernier. Son Proviseur a décidé de conditionner sa réinscription au lycée pour la rentrée prochaine à un engagement écrit de sa part à ne pas participer à des opérations de blocages !

Cette mesure discriminatoire est totalement contraire aux règles en vigueur dans l'Education Nationale et constitue une attaque contre la démocratie lycéenne. Elle est révélatrice d'un climat ambiant, favorable à la criminalisation de la contestation sociale.

Les signataires ci-dessous dénoncent cette du chef d'établissement et exigent la réinscription sans condition de Tristan Sadeghi ! 

suite........signer la pétition de soutien...


à lire les articles suivants:
Médiapart

Rue 89

Le Monde
Communauté : libre pensée et laïcité
Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 08:33
- Publié dans : SOCIETE
Par Martine BOSDEVEIX - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 28 mai 2009 - Publié dans : News
Par Sauvons l'Ecole

Notre bonheur, c'est Géraldine (maj 24 juin 2009)

Monsieur Le Président,

 Merci de lire ce message,
 Un p'tit bonheur sur une page,
 Une douceur... pour l'Education Nationale.
 Je le confie à la toile,
 La grande toile du progrès,
 Afin qu'il tisse les voiles...
 De la solidarité,
 Et qu'il rayonne aux ondes...
 De l'humanité.
 Je suis Professeur des Ecoles
 Dans un petit village de l'Eure,
 Trois cents âmes y demeurent,
 Et vingt- six élèves à l'école...
Une classe, dite « unique »,
 Mais cinq cours, dits multiples...
Dans cette école une chance,
 Un p'tit morceau de bonheur,
 Qui s'écrit avec ces trois lettres:
 Employée de la Vie Scolaire...
 Pour l'Education Nationale,
 Un p'tit bonheur, c'est pas banal,
 Un léger baume sur le coeur
 De cette Grande Dame
 Un peu... bancale !

 Notre bonheur, c'est Géraldine,
 En silence elle participe
 A la guérison d'la Grande Dame...
 Elle est..une Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
 Et c'est du bonheur... assuré !

 Dès le matin, elle s'active,
 C'est sur le net qu'elle s'incline
 Les courriers, les notes de service,
 Toutes les infos de l'inspectrice,
 Et celles de l'Académie...
 Mes mots notés au brouillon,
 Les compte-rendus de réunion,
 Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
 Prêts à être distribués...

 Encadrés, les derniers dessins des CP,
 Affichés, sinon... à quoi bon dessiner?
 Un CM vient montrer son texte sur le musée,
 Elle l'aide à le recopier, à taper sur le clavier...
 Retentit le téléphone, qu'elle décroche sans tarder,
 Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
 Un autre enfant vient finir avec elle l'exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l'énergie..

 Rangée la bibliothèque,
 Notés les livres prêtés,
 Elle prépare la maquette,
 La une du journal scolaire...
Ah! Notre petit journal
 « Magique », ils l'ont appelé
 Quel travail de fourmi,
 J'y passerai... des nuits ?

Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
 Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Quelques chaudes gorgées, entre... deux conflits à régler,
 Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
 Une écorchure à soigner, une blessure à consoler...
 Et puis... c'est reparti !
 Sur les chemins de la connaissance,
 Vaincre ainsi sans cesse l'ignorance,
 Avec labeur, effort, sérieux,
 S'ouvrir l'esprit, être curieux.

 Ne pas oublier l'insouciance,
 De tous ces êtres en enfance,
 La bonne blague!... On la mettra dans le journal,
 Les bons gags, et les rires, c'est vital !

 Dans les pots
 Les peintures sont bien préparées,
 Quatre enfants sur un chevalet,
 Deux à l'ordi pour recopier,
 Les autres en dessin sur papier,

 ....Sans elle, jamais...
 Ce ne serait si bien géré.
 Bientôt la fin de la journée,
 Plus l'aide personnalisée,
 Restent les cahiers à corriger,
 Faire le point pour évoluer,
 Et demain... tout continuer...

 Le soir, coup de fil...
 C'est Géraldine,
 A sa voix, je perçois,
 Une blessure qui abîme...
 Ecoute, me dit-elle... c'est à pleurer !
 Du « Pôle Emploi » j'ai reçu... un imprimé,
Dans quelques semaines, c'est marqué,
 Votre contrat est terminé...
 Ils me demandent ce que j'ai fait,
 Pour trouver un futur emploi..
 Sa voix se fêle... »J'ai... un emploi! »
 Ils me demandent ce que j'ai fait,
 pour me former, pour m'insérer,
 Sa voix se gèle.... puis accélère: « Je... suis formée,
 depuis trois ans, j'me sens utile, insérée et c'est varié,
 Pas bien payé, mais.. .j'veux rester ! »
 Sa voix s'étrangle... c'est à pleurer...

 Ils me demandent mes compétences
 C'que j'ai acquis, que vais-je répondre?
 Il y a l'espace... d'UNE LIGNE
 UNE LIGNE... mais tu te rends compte !
 J'ai honte, honte... il aurait fallu UNE PAGE
 Au moins UNE PAGE pour répondre,
 J'ai honte, honte..pour notre Grande Dame
 Pour ceux qui l'ont créée, l'ont fait évoluer,
 Qui a tant appris aux enfants,
 Qui a tant encore à leur apprendre..

Et Géraldine ???
 On n' lui dira même pas MERCI
 Bien sûr, pas de parachute doré,
 Et même pas d'indemnité
 Ils lui précisent... Oh!... comme ils disent
 D'étudier ses droits... pour... le R.M.I.
 Elle a raison... c'est à pleurer..

 Alors qu'on demande chaque jour,
 A nos élèves de dire « Bonjour »
 De dire « Au revoir » et.... « Merci »
 De s' respecter, d'être poli
 Comme vous dîtes, Monsieur Sarkozy...
 Que vais-je dire, à la p'tite fille,
 Qui l'aut're jour, près de moi ,s'est assise,
 Et ,toute fièrement, m'a dit:
 « Tu sais, Maîtresse,moi, quand j'serai grande,
 J'irai au collège, comme mon grand frère,
 J'irai au lycée, j'passerai mon bac,
 Et je ferai... comme Géraldine! »
 Je sursaute... Mon coeur se serre... C'est à pleurer.


C.Picavet
 Professeur des écoles
à l'école des Livres Magiques
Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)

En hommage à toutes les Géraldine, Florence, Sabrina, Laurence, Elodie,
 à tous les Philippe, Sébastien, et bien d'autres qui ont valorisé mon
travail, et participé à la guérison d'la Grande Dame...
 qui est encore bien malade...
 Je ne crois pas à la peur, je crois à la force et à la magie des mots,
 Et pour garder notre bonheur, il suffirait de quelque Euros...
 Quel patron, quelle entreprise, après trois ans de formation,
Jetterai son salarié, pour prendre un autre, recommencer ?
 Quel jardinier, quel paysan, brûlerai sa récolte mûre, après avoir semé,
soigné?
 Je n'ai pas fumé la moquette
 Je veux seulement que l'on arrête,
 De prendre les gens pour des pions,
 Qu'on arrête de tourner en rond !
Torpillé le « Chagrin d'école »
 En mille miettes de BONHEUR !
 En l'honneur de tous ces p'tits bonheurs..

 INONDONS LE NET

 les amis, les décideurs,
 les chômeurs, les travailleurs,
 directeurs, les inspecteurs,
 employés et professeurs,
 députés, ministres,
r'm'istes ou artistes,
chanteurs, compositeurs, rapeurs, slameurs,
 radios, journaux, télés,
 et à tous ceux qui sont...parents...d'un enfant..
 enfin à chaque être humain de ce pays
 qui j'espère un jour dans sa vie,
 a bénéficié d'un peu de bonheur,
de cette Valeur Ajoutée
 HUMAINE rentabilité,
 dans le giron de la Grande Dame.


 P.S: Ironie..... A la rentrée, c'est presque sûr
 Notre petite école rurale
 Sera dotée d'une Valeur Matérielle Ajoutée,
Des fonds ont été débloqués,
 Huit ordinateurs et un tableau interactif
 Une « classe numérique »
 Nous serons à la pointe du progrès ! Et pour cela, je serai formée !
 Mais, qui m'aidera à installer, et à gérer, sans Valeur Humaine Ajoutée !

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 08:51
- Publié dans : SOCIETE
Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Les Libres Penseurs de l'Association Des Libres Penseurs de France (ADLPF, membre de l'Union Mondiale des Libres Penseurs), adressent leurs condoléances attristées aux familles et aux proches des passagers et membres de l'équipage de l'A 447 qui a disparu lors du vol Rio de Janeiro - Paris. Ils souhaitent que l'enquête sur les conditions de cette disparition aboutisse dans les meilleurs délais.


Plusieurs cérémonies ont eu lieu en hommage aux disparus dans des édifices religieux différents : églises, temples, synagogues, mosquées... Les Libres Penseurs de l'ADLPF regrettent qu'une fois encore les autorités de notre république laïque aient confondu œcuménisme et laïcité en faisant de la cérémonie du 3 juin à Notre Dame de Paris une manifestation officielle et publique à laquelle les dirigeants des différents partis politiques ont cru devoir participer


Les victimes non croyantes de la catastrophe ont droit au même respect que les autres. L'ADLPF rappelle aux autorités de la République française que la loi de Séparation des Eglises et de l'Etat leur fait obligation de neutralité. Pour que tous soient traités à égalité de dignité, il aurait donc convenu que la cérémonie officielle se déroulât en un lieu neutre, à caractère républicain et non religieux.


Paris, le 4 juin 2009

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /Juin /2009 18:03
- Publié dans : SOCIETE
Par Martine BOSDEVEIX - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Nous vous signalons un blog de:
 

Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école


"L'expression désobéissance civile s'applique à ceux qui agissent de façon organisée, concertée, pour « défier l'autorité établie », selon l'expression d'Hannah Arendt, et s'opposer à une politique gouvernementale qui viole les droits fondamentaux de l'homme. Cette action collective peut réunir des citoyens qui ne partagent pas forcément les mêmes convictions, mais qui sont unis sur un objectif précis et une méthode d'action...."

APPEL DES ENSEIGNANTS EN RESISTANCE






Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 09:50
- Publié dans : SOCIETE
Par envoyé par DIDIER CROS (ALPY) - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
     Avec  " Les Amis de la Commune"

(Association crée en 1882 par les Communards de retour d'exil, l'association des Amis de la Commune de Paris (1871) est la plus ancienne des organisations du mouvement ouvrier français.)


                         

Cette année nous commémorons le deux centième anniversaire de la naissance de Charles Delescluze, cette grande personnalitérépublicaine qui s'était pleinement engagée dans la Commune.

Quelques jours avant sa mort sur les barricades, le vieux républicain avait envisagé le « sublime avenir » de nos enfants.

Ce « sublime avenir » la Commune l'avait engagé, en particulier en ouvrant le chemin d'une école nouvelle qui donnerait aux enfants du peuple toute leur place. Une école qui serait une des colonnes d'une vraie égalité sociale.

En décrétant le 2 avril 1871, 34 ans avant la loi de 1905, la séparation de l'Église et de l'État, la Commune permettait le développement d'une école laïque, condition de la démocratisation et garantie de la liberté de conscience.

Dans chaque arrondissement se mettait aussi en place la gratuité scolaire. Les écoliers recevaient de leurs maîtres cahiers et crayons, ces premiers outils de l'apprentissage.

Mais la Commune visait aussi plus largement à une « instruction nouvelle » qui formerait des citoyens maîtres de leur destin. Elle attachait une grande importance à l'enseignement du métier et ouvrit des écoles professionnelles où devaient s'associer une riche formation générale et des enseignements spécialisés.

La Commune impulsa aussi l'enseignement des filles et montra l'exemple en décidant de l'égalité des salaires des institutrices et des instituteurs. Elle mit en place les premières crèches, amorça la transformation des « asiles d'enfants » en écoles maternelles, ouvrant la voie à l'idée que l'éducation publique doitcommencer dès le plus jeune âge pour porter tous ses fruits.

En ce moment où une attaque en règle est menée contre l'école, de la maternelle àl'Université, où la crise sociale exige une résistance de grande ampleur, il importe plus que jamais de manifester notre attachement à l'œuvre démocratique de la Commune.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent résister aux atteintes aux droits sociaux et démocratiques et qui luttent pour en conquérir de nouveaux, à se rassembler le 16 mai au Mur des Fédérés pour réaffirmer la modernité des idéaux de la révolution du printemps 1871.

Nous vous donnons rendez-vous le samedi 16 mai 2009 à 14 h 30 à l'entrée ducimetière du Père Lachaise, rue des Rondeaux, Paris XXe (Métro Gambetta).



Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 10:39
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Par Denis PELLETIER - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Voici, enfin, une bonne nouvelle, qui nous parvient du blog de la journaliste iranienne Asieh Amini.

« Kobra a été libérée », peut-on lire sur sa dernière note, postée hier.


Accusée d'adultère et condamnée à mort par lapidation, Kobra Najjar était en prison depuis 13 ans.

D'après les militantes des droits des femmes en Iran, Kobra était une victime de violences conjugales.

Son mari l'avait réduite à la prostitution pour subvenir à sa dépendance à l'héroïne. L'époux fut assassiné par l'un des "clients" de Kobra qui avait compati à son malheur. Kobra a déjà passé plusieurs années derrière les barreaux comme complice au meurtre de son mari.

Après huit ans de prison, l'homme qui a tué son mari a été libéré après avoir payé le prix du sang versé et avoir reçu 100 coups de fouet. Kobra, elle, attendait toujours sa lapidation, annoncée comme imminente.
« Après tout ce temps, une bonne nouvelle est enfin arrivée », écrit Asieh Amini.

 

 

ASIEH AMINI, IRAN

Asieh Amini est  journaliste,avocate des droits de l'homme, activiste et  poète. Elle a travaillé pour le journal de l'Iran pendant des années, et a été une activiste franche, se levant contre le gouvernement iranien accablant. Elle a soutenu les droits des femmes et a plaidé contre la pratique barbare de la lapidation, parlant dehors en journaux et de son blog afin d'obtenir l'attention du monde. En 2006, Amini a rapporté la lapidation de deux femmes pour l'adultère. Cet acte a indiqué que le gouvernement iranien avait menti aux nations occidentales quand il plus tôt les a assurées que la lapidation plus n'était pratiquée.

Le 4 mars 2007, elle a été arrêtée avec 32 autres révolutionnaire dans Téhéran. Ils protestaient contre les accusations criminelles apportées contre les organisateurs d'une démonstration pour les droits des femmes en juin 2006. Amini a été acquitté de la charge de « violer la sécurité nationale » le 21 janvier 2008.


 

Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 16:58
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Par envoyé par Denis PELLETIER - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Cette fois ci, n'est pas une histoire d'évangélistes américains, mais bien une histoire de protestants !

                                             Article paru dans la Tribune de Genève

"L’ex-pasteur de Versoix indemnise sa bonne
JUSTICE | Il doit verser 10 000 francs à la jeune femme qu’il avait pris l’habitude de fouetter.


© SALVATORE DI NOLFI | Le temple de Versoix où le pasteur exerçait son ministère. L’homme d’Eglise fouettait sa bonne sur les fesses à mains nues, avec un fouet ou une baguette de bambou. Ces «mises en scène imposées» étaient de nature à entraîner des souffrances psychiques.

CATHERINE FOCAS | 01.05.2009 | 00:02
Elle avait réclamé 25 000 francs, elle en a obtenu 10 000. La Cour de justice vient de condamner l’ex-pasteur de Versoix à payer cette somme à la jeune bonne qu’il faisait mettre à genoux et qu’il corrigeait pour un oubli ou un bouton mal recousu.
L’affaire, révélée par la Tribune, avait conduit l’Eglise protestante à le licencier. Il avait retrouvé un emploi après deux ans de chômage.
Pas de jeux érotiques
L’étrange pasteur avait été condamné sur le plan pénal en 2007. Le procureur général l’avait reconnu coupable d’abus de détresse et lui avait infligé une peine pécuniaire de 180 jours-amende (à 100 francs le jour) avec sursis. Mais sa victime réclamait une indemnisation sur le plan civil. Voilà qui est fait.
L’humiliation
 
La Cour de justice rappelle les corrections que la jeune femme a reçues. Sur les fesses, à mains nues, avec un fouet ou une baguette de bambou.
Elle souligne que ces «mises en scène imposées» étaient de nature à entraîner des souffrances psychiques «chez quiconque n’était pas prêt à se livrer à des pseudo-jeux érotiques».
La femme de ménage a certes continué à mener une vie apparemment normale, ce qui ne l’a pas empêchée, «à l’instar de toute personne dotée d’un minimum d’honneur et d’estime de soi, d’avoir ressenti de l’humiliation lors des séances de correction qui lui étaient réservées». Conclusion: l’atteinte à la personnalité est suffisamment grave pour entraîner une obligation de réparer le préjudice moral.
Licenciement et écho médiatique
          
Les magistrats passent en revue divers exemples de salariés ayant subi une telle atteinte en cours d’emploi. Les montants qui leur ont été versés varient entre 5000 et 25 000 francs. Dans le cas précis, les juges tiennent compte de l’humiliation ressentie par la victime, de la répétition des actes à connotation – pour partie – sexuelle. Mais également des excuses présentées par l’ex-pasteur, de sa prise de conscience, de son licenciement et de l’écho médiatique qu’a connu cette affaire.
Pour Me Thomas Barth, avocat de la victime, c’est une victoire: «Ma cliente va enfin pouvoir tourner la page. La Cour a reconnu qu’il ne s’agissait pas, dans ce cas, de jeux érotiques entre personnes consentantes, mais bien de graves humiliations infligées par l’ex-pasteur à cette jeune femme. Elles ont entraîné des souffrances psychiques et un lourd préjudice moral.»
En réalité, le condamné ne versera pas ces 10 000 francs à la jeune femme.
Cette somme compensera l’argent qu’il lui avait avancé à l’époque, notamment pour payer ses études, et qu’il lui réclame aujourd’hui.
NB : 10 000 Francs suisses équivalent à environ 6 000 €."
                                        

Communauté : libre pensée et laïcité
Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 09:58
- Publié dans : SOCIETE
Par envoyé par Denis PELLETIER - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
  Il est toujours dangereux de donner des leçons de morale sans se montrer exemplaire, faute de quoi on court le risque d'être l'arroseur arrosé.

 N'est-ce pas la mésaventure qui arrive à l'acteur, réalisateur et producteur américain Mel Gibson qui avait fait de sa conduite familiale irréprochable son «arme fatale»? Le cinéaste de La passion du Christ s'était évertué à renvoyer l'image parfaite d'un acteur au-dessus de tout soupçon, un généreux philanthrope, catholique fervent et traditionaliste... jusqu'à ce que le mythe soit irrémédiablement terni par l'annonce, le 13 avril dernier de la demande de divorce pour «divergences insurmontables» présentée par Robyn Moore qui est son épouse depuis vingt-neuf ans et la mère de leurs sept enfants, dont Thomas, 10 ans, le seul encore mineur dont elle réclame la garde.
Il est vrai que pour elle l'image de saint du septième art américain s'était depuis longtemps lézardée et que son Mad Max conjugal était habité par d'aussi terribles démons que les drogues de sa jeunesse, comme l'alcoolisme, la dépression ou les prises de position ultraconservatrices contre l'avortement, l'euthanasie... Sans compter les dérapages qui ont conduit Mel directement au purgatoire. Arrêté en état d'ivresse le 28 juillet 2006, il n'avait pas hésité à agonir d'insultes les policiers, les gratifiant en outre de propos antisémites pour lesquels il dut publiquement s'excuser. Le héros oscarisé de Braveheart aurait-il deux visages? Côté face, il passe ses dimanches à la messe - célébrée dans son église de Malibu selon le rite latin traditionnel - finance largement des œuvres caritatives comme l'aide aux enfants malades ou la construction d'une église à Agoura Hills sur les hauteurs de Malibu, ou affiche un bonheur familial solide qui défie les règles du showbiz hollywoodien.
Côté pile, Mel Gibson, se révèle alcoolique, antisémite, anglophobe, homophobe et violemment réactionnaire. Certes, il a de qui tenir. Son père, Hutton Gibson (qui avait fait scandale en 2004 par ses propos révisionnistes), avait quitté l'Etat de New York en 1968 avec ses onze enfants, direction l'Australie, pour fuir la décadence morale de la société américaine. Ironie du sort, Mel Gibson, le puritain à cheval sur le chapitre des mœurs se voit contraint au divorce par son épouse anglicane qui n'a visiblement pas l'humour de comprendre son «faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais». En vacances au Costa Rica où l'acteur possède un domaine sur la plage de Barrigona, on l'a vu folâtrer avec une jolie pécheresse russe, Oksana Grigorieva! Pour l'heure, Mel Gibson va devoir expier ses fautes. Le péché a un prix: il devra partager ses propriétés de Malibu, du Costa Rica et des îles Fidji et laisser à son épouse Robyn la moitié de sa fortune estimée à un milliard de dollars.
Face à l'acteur de Ce que les femmes veulent, son épouse a choisi pour avocat Laura Wasser, celle qui risque de lui faire décrocher le record de divorce le plus cher du siècle.
                                                                           27 avril 2009.  article paru dans la Tribune de Genève
Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 09:46
- Publié dans : SOCIETE
Par envoyé par JC CANAL - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

La démocratie est étymologiquement le pouvoir par le peuple. Celui-ci l'exprime par le vote et le choix de mandataires qui exercent ce pouvoir par délégation...

N'entrons pas dans les diverses formes qu'elle a revêtues.

Chaque citoyen est un élément de l'ensemble nommé peuple. Par son vote, il exprime ses préférences et contribue à l'exercice de la démocratie. Celle-ci n'existe pas sans la liberté des individus d'avoir des opinions et de les afficher publiquement. Il n'y a pas de démocratie sans cette liberté d'expression.

Chaque citoyen a donc le pouvoir souverain de dire ses choix et d'affirmer les moyens qu'il choisit pour les conduire. Mais ce pouvoir est limité en fait par les offres qui lui sont proposées et qui ne résultent que des propositions des partis : L'article 4 de la Constitution française édicte en effet que « Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage... »

Personne n'est identique à son voisin. Chacun a ses propres idées et les points de vue ne correspondent pas à l'identique. Pourtant le choix sera réduit à peu d'options et il aboutira à une seule majorité à la fin du parcours démocratique.

Chaque citoyen n'est pas seul à se prononcer par son suffrage. Chaque individu ayant les droits civiques veut traduire ses options personnelles dans son vote. A la fin il en résulte une addition de toutes ces options. Elles se diluent ainsi dans l'apparition d'une majorité et des minorités.

Les votes se dissolvent ainsi dans une masse de suffrages et la démocratie ne peut pas résulter de chaque volonté individuelle. Elle ne résulte que de l'addition des suffrages décomptés à partir des seuls choix présentés à la consultation : c'est oui ou non en cas de référendum ; dans les autres cas c'est un nom ou une liste à choisir.

Le vote n'est qu'une simplification extrême de la complexité des opinions que chacun voudrait faire prendre en compte. Aussi, le choix d'un mandataire ne peut pas s'accompagner d'un mandat impératif, qui ne pourrait pas prévoir d'avance les situations rencontrées plus tard. L'art. 27 de la Constitution prévoit de toute façon que « Tout mandat impératif est nul. »... Et il arrive même qu'un élu change de camp sans se démettre pour autant des mandats que les citoyens lui avaient confié sur une base différente !...

On peut sentir le décalage important qui existe entre les souhaits individuels et le résultat obtenu par le dépouillement des votes. L'addition arithmétique des bulletins, si elle permet une élection, ne permet pas d'exprimer une synthèse juste des vœux de chaque électeur, tant les intentions peuvent être complexes avant d'émettre un suffrage... Puis il y a ceux qui sont déçus n'ayant pas voté pour celui qui n'a pas eu la majorité.

On peut se demander si ce n'est pas le décalage entre la grande profusion des souhaits et l'entonnoir des résultats enregistrés à la fin qui est une des raisons des abstentions sur les votes ultérieurs. Le sentiment d'impuissance à pouvoir changer les choses par un vote... L'impression que ce vote ne fait que conforter les élus à considérer que, ayant gagné, ils ont reçu une approbation à 100 % et donc ils n'ont rien à changer dans leur comportement.

Pourtant, il est certain que, malgré ses limites, dès que l'on dépasse les limites d'une agora réduite, le vote est la seule manière d'exprimer les choix fondamentaux. Il est sûr que, malgré ses défauts, il n'y a pas de manière plus légitime de s'exprimer et de faire des choix... Mais il ne faut pas négliger les désillusions qui le suivent ni les regrets que le citoyen peut éprouver à voir que rien ne change après la proclamation des résultats... Faut-il croire que seul le vote sanction soit efficace ?...

Il faut donner aux campagnes électorales un contenu didactique et participatif : un vrai échange d'arguments, une vraie écoute, pas seulement formelle... une information objective envers les électeurs et une écoute compréhensive des états d'âme de ceux qui expriment des doutes. Il faut que les électeurs se sentent citoyens et qu'ils comprennent la politique proposée et sa nécessité et ses raisons...

Il ne faut pas que les campagnes électorales se réduisent au dénigrement des adversaires et à des attaques personnelles contre eux. Les attaques stériles des minoritaires contre la majorité élue ne font ni une politique ni une explication. Cela contribue seulement au discrédit de l'ensemble de la classe politique puisque, dans les alternances, ces rôles s'inversent. La réaction « tous les mêmes... » devient ensuite « tous pourris !... » Cela ne fait pas gagner la démocratie ni attirer ceux qui sont réticents vers une participation massive aux élections suivantes.

La démocratie locale est un bon moyen d'associer les citoyens aux décisions politiques locales pour mieux comprendre la gestion et ses contraintes. Mais les élus nationaux comme les élus européens ne doivent pas se considérer dispensés de tout compte-rendu de mandat et ce compte rendu doit être explicatif du contexte et des motivations des votes qu'ils ont exprimés dans le cadre de ce mandat. Il ne faut pas que ces explications se limitent à la période précédant le vote et que rien ne vienne ensuite rendre compte de l'action de l'élu avant l'élection suivante.

Il y a très fréquemment frustration de chaque individu par rapport au rôle qu'il lui est permis de jouer dans les choix politiques. Il y a un mythe démocratique qui laisse croire que la volonté individuelle s'impose, alors que la réalité est, comme nous l'avons affirmé, qu'elle n'est qu'une composante des choix collectifs intervenus dans l'expression démocratique.

C'est là le propre de la démocratie avec ses défauts, même si ceux-ci sont moindres que dans les autres régimes politiques. Il faut faire avec eux, mais il faut chercher à réduire les raisons de désaffection des électeurs et rechercher toujours comment associer les citoyens davantage aux décisions qui sont prises en leur nom.

Oublier cela serait compromettre l'avenir démocratique de tous.

                                                                                                        Raymond BELTRAN

                                                                                                                 Le 17 avril 2009

                                                                                                                                          Société Laïque
                                                                                                        www.republicains-laiques-audois.org



 

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 08:42
- Publié dans : SOCIETE
Par François LEDRU - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Actuellement, plus personne ne l’ignore, le Pakistan sert de base de retrait aux talibans combattus par l’Otan en Afghanistan ; avec pour but de capturer Ben Laden, et à première vue, après sept ans on n’est pas assurés d’un règlement rapide et heureux !

Les provinces ouest du Pakistan dites « Zone tribale » sont très peu organisées, le pouvoir est détenu par des chefs féodaux ; et on sait que ceux – ci sont presque toujours intégristes, et favorables donc aux fameux talibans, qui ne sont évidemment pas tous des Afghans venus étudier au Pakistan, aussi des locaux.

Il est indispensable de rappeler que les talibans ont été mis au pouvoir en Afghanistan par les Américains en 1995. Le pays, débarrassé des Russes par les « Moudjahiddins » étant divisé entre nombreux chefs, les Américains ont eu l’idée saugrenue de tout organiser, eux ; les étudiants en religion fanatiques furent équipés d’armes modernes, avec des idées qui montrent l’officier US très calculateur, puisque les pick-ups tout terrain équipés juste d’une mitrailleuse posée dessus, c’est à première vue une stupidité totale (demandez à nos soldats qui utilisent le véhicule blindé, pas tout neuf : la mitrailleuse dessus non protégée, aucun homme ne l’utilisera) ; or face à des hommes à pied, et parce que, je crois, ils fonçaient très vite, traversaient les lignes et prenaient les adversaire à revers, ça pouvait être utile.


Ah mais voilà que l’ami Omar est un ennemi, Ben Laden qu’il hébergeait étant déjà classé ainsi depuis quelques temps. Donc représailles, mais en fait c’est les Afghans eux-mêmes qui ont viré les talibans ; mais l’appui des américains à cette offensive n’est pas si énergique ; puis l’attitude des troupes de l’Otan et du gouvernement Karzaï a peu à peu éloigné les chefs militaires locaux, donc les talibans reviennent sans être guère combattus… Ils sont vus d’une partie de la population comme des résistants.

Donc parait dans Libération une interview d’un « repenti » taliban (il y en a eu beaucoup, mais maintenant il n’y en a plus guère, les gens ne sont pas sûrs du tout que les talibans vont perdre), puis une interview, du côté pakistanais, d’un membre de la milice qui joue le rôle de police et même d’armée dans la zone tribale, l’armée ne s’y montrant guère, dans une tentative de ne pas provoquer. Qui bien sûr n’est plus guère de mise, l’armée pakistanaise a été obligée de mener des offensives.

Tous deux disent (désirant rester anonymes) : les talibans, si les services secrets pakistanais (ISI) les laissent tomber, c’est fini en une semaine !

On avait déjà remarqué que la police pakistanaise n’était guère énergique contre les islamistes révoltés de la « Mosquée rouge ».


Et voilà qu’on apprend le conflit de la vallée du Swat : les habitants ne veulent pas que les islamistes commandent, ceux-ci veulent interdire l’enseignement aux filles et ont dynamité des écoles ; et veulent la charia.

Après avoir juré des mois qu’on ne cède pas, le gouvernement (le président est le mari de la leader assassinée Benazir Bhutto, il ne semble pas aussi énergique qu’elle) cède ! Colère des officiers qui disent qu’on trahit les habitants ; ce que pensent ceux-ci, ils ne le diront pas aujourd’hui…

Et tout le monde prend conscience que les islamistes peuvent venir à Islamabad, et exécuter des attentats, et que le gouvernement semble bien avoir cédé parce que dans la capitale, là, ça fait désordre… Les mauvaises langues diront qu’ils ont peur pour eux. Donc les habitants de la vallée, qu’ils se débrouillent !

Puis on arrive à une phase où ça devient surprenant : le gouvernement annonce qu’il compte distribuer des armes aux habitants des régions qui résistent, pour combattre les islamistes ! Ce qui n’est jamais facile, car il faut que l’armement soit complet ; les islamistes, eux, en ont un important ; et il faut être organisés.

Eh bien disons que si j’étais paysan de ces provinces, je les enverrais chez plumeau. Si j’avais été paysan en Algérie il y a douze ans, quand le gouvernement distribuait des mitraillettes pour former des milices citoyennes, j’aurais accepté ; et là ce serait non. Parce si on vous annonce d’avance qu’on va probablement vous trahir… En Algérie le gouvernement n’est déjà pas si constant dans ses engagements avec les membres des milices.


Mais enfin quelle est la cause d’un comportement aussi désastreux ; puisque là tout est fait pour dire qu’on s’y prend mal. Pour bien qu’on le voie. Qu’on s’y prend mal exprès ?

Hélas c’est bien simplement que les Américains sont des deux côtés. L’ISI ne changera pas, et l’ISI c’est la CIA. Croyez-vous que Bush était CONTRE les religieux ultra ?

Et au Moyen-Orient ?

Mister President, j’ai fait un rêve, c’est que les Américains ne laissent pas ces régions tomber dans l’obscurantisme.

Sans cacher ma satisfaction, sans bouder mon plaisir, de voir une tête de garçon honnête à la Maison Blanche, j’ai fait un rêve : que l’ISI laisse tomber les talibans !

LEDRU

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 14:11
- Publié dans : SOCIETE
Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Je suis inquiet, très, très inquiet...
Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l'Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l'Éducation Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j'ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l'origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j'enseigne depuis 20 ans), dans l'espace du Jardin des Plantes (Muséum
National d'Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d'être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j'ai eu la surprise de me voir interpellé dés l'entrée franchie par le chef du service de sécurité, tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...?
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l'entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l'entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l'histoire du Muséum, l'histoire de la protection de la nature, sur Buffon.
A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m'interdisent à nouveau l'entrée.
Évidemment, je finis pas me fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace, il finit par arriver. D'abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commence à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D'autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier  Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d'un scandale.
Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j'ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique : " Écoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants.."

J'entre donc avec l'horrible certitude que, sur ordre du directeur et probablement du ministère de l'Éducation Nationale, je viens de faire l'objet d'une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France!

Je n'ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d'un glissement angoissant de notre société.
Rétrospectivement, j'ai eu peur, très peur...

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 21:03
- Publié dans : SOCIETE
Par Martine BOSDEVEIX - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires


             
Dénonçons l'intolérable !


La Marche Mondiale des Femmes exprime son indignation face à l'horreur des textes du rappeur Orelsam. Ses propos misogynes appellent à la violence, injurient et traitent les femmes de manière dégradante et humiliante.

Il n'est pas le seul, d'autres chanteurs de rap exhibent des propos pornographiques dont les images inspirent très clairement les textes de ces chanteurs.

Tant de mépris, de dégoût, de démonstration de machisme, de volonté de domination, nous font prendre conscience, une fois de plus, des modèles de relations entre les filles et les garçons véhiculés dans ces chansons et les clips qui les accompagnent et auxquels les garçons peuvent s'identifier. Pour eux, nous sommes toutes des putes, une marchandise que l'on prend ou l'on jette, une poupée assujettie à la volonté de l'homme, et qu'il détruit dès qu'elle lui échappe.

Les "viols collectifs", les assassinats dans le cadre familial, Sohane - Marie Trintignant, des inconnues assassinées par leur conjoint, les femmes et jeunes fille, parfois même des fillettes, violées - voilà où les images dégradantes des femmes que transportent les publicités, les films et images pornographiques, ont conduit les mentalités construites par le patriarcat pour dominer les femmes du monde.

Qui tolère les propos sexistes ? Qui accepte l'appel au meurtre ? Comment les organisateurs des festivals de musique ont-ils pu accepter que l'on traite les femmes de cette manière ? Quelle maison de production a pu financer ces CD ?

Ce n'est pas seulement un chanteur, c'est un ensemble large qui constitue un réseau technique, artistique et commercial, complice et qui doit être sanctionné.

Les associations féministes réagissent nombreuses et nous prenons progressivement la mesure de l'horreur qui nous environne. Dans ce contexte, le silence des associations de défense des " droits de l'homme " sont singulièrement étonnantes !
A juste titre, la société est indignée par tout type de propos racistes, pourquoi ne l'est-elle pas de même manière par les propos sexistes ?

Quant au gouvernement, Valérie Létard, dans un communiqué de presse, s'indigne des paroles d'Orelsan et rappelle l'article 24 de la loi de la presse de 1881 qui permet de les punir, pour ensuite se défausser de toutes responsabilités en assurant les associations de son soutien si elles portent plainte !

- Nous exigeons le retrait total de toutes les chansons et images qui insultent, humilient et dégradent les femmes, tant à la vente qu'à la diffusion sur les réseaux Internet.

- Nous exigeons qu'aucun spectacle, aucun festival n'accepte de tels " artistes ", pas seulement en éliminant les chansons choquantes mais en boycottant totalement ceux qui osent tenir de tels propos.
- Nous exigeons des sanctions pénales pour toute production et/ou diffusion de tels textes ou images.

--
Marche Mondiale des Femmes contre les Violences et la Pauvreté
25/27 rue des Envierges 75020 Paris
Téléphone : 01 44 62 12 04 ; 06 80 63 95 25 ; Site : www.marchemondiale.org

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 12:04
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Par Régis BOUSSIERES - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Les éditions de Libération des 11 mars et 12 mars 2009 nous ont relaté une histoire doublement sordide. Sordide par les faits et sordide par l'attitude de l'église catholique qui prétend être l'institution de la morale et de la tolérance.  Plus que les belles paroles, nous jugeons les faits et les actes. Mais là, c'est encore pire : les paroles des hommes d'église suffisent pour provoquer chez tout être humain épris de justice et d'éthique une nausée de dégoût tant les déclarations des prélats sont horribles...

Les faits

Cela c'est passé au Brésil, une fillette de 9 ans, a été violée (à plusieurs reprises) par son beau-père. Plus sordide, elle est tombée enceinte (sûrement par la volonté divine) de deux jumeaux ! La mère (catholique) a, alors décidé de faire avorter son enfant (quoi de plus logique!). Mais, cela a provoqué une saine colère de l'église qui a décidé d'excommunier... Qui, à votre avis? La mère et l'équipe médicale qui a pratiqué l'ITG (interruption thérapeutique de grossesse) ! Que le violeur pédophile soit rassuré : il fait toujours partie du troupeau catholique et du peuple de Dieu, il aura droit à un bel enterrement religieux (contrairement à la mère de l'enfant violée). Poussons le cynisme de l'église jusqu'au bout : on espère de ce pauvre homme qui aurait pu avoir deux beaux bambins (si il n'y avait pas eu d'ITG) avec une enfant de neuf ans sera soutenu moralement par l'église... Pauvre victime ! Moi, je le dis sans détour, je suis fier de ne pas être baptisé et de ne pas être compté comme un fidèle de cette institution criminelle...

L'archevêque de Recif a justifié cette excommunication ainsi que le Vatican par la bouche du cardinal Giovanni Battista Re (préfet de la Congrégation des évêques) qui a déclaré "il faut toujours protéger la vie", pourtant ce sont les mêmes qui crient des appels aux meurtres "les PD aux bûchers" ou contre les médecins pratiquant les IVG, ce sont aussi les mêmes qui sont pour la peine de mort et qui justifient les guerres ou les armées en les bénissant !

De plus, l'ITG a été autorisé car la grossesse de la fillette comportait de hauts risques et mettait la vie de l'enfant (mère) en danger (il y a de quoi à neuf ans !). Bref, elle aurait pu mourir et les jumeaux aussi. Mais là, ce n'est pas grave pour l'église (mourir dans enfantement quoi de plus beau?). Et puis, dans ce cas, c'est Dieu qui décide de faire mourir la fillette et non pas une intervention humaine. Ce Dieu (qui n'existe que par ces VRP de l'église) est vraiment immoral, il permet le viol et tue la victime. Il ne mérite que notre mépris. La loi divine et religieuse est criminelle : elle condamne les personnes qui protègent la victime : la fillette. Elle condamne la fillette a enfanter ou a mourir et elle protège le criminel. La loi des hommes est morale : elle permet à la fillette de vivre malgré le traumatisme et elle va condamner pénalement le vrai criminel.

Mais qui sont les victimes ?

 Cette question mérite d'être posée quant on lit les déclarations des prélats,  ainsi, le cardinal  dit "les jumeaux conçus étaient deux personnes innocentes", et la fillette ? Pas un mot ! Certes "le viol est un péché", si l'église est obligée de l'affirmer cela veut dire que (pour elle) ce n'est pas une chose qui va de soit....  Mais "le viol est un péché moins grave que l'avortement". On comprend mieux pourquoi l'église a toujours protégé ses curés pédophiles et pourquoi jamais un seul curé ne fut excommunié, malgré des dizaines de viols ! Cette attitude de l'église a provoqué la colère de nombreux Brésiliens. Mais le Vatican a pris la défense en déclarant que "les attaques contre l'Eglise du Brésil sont injustifiées", "l'excommunication pour ceux qui ont provoqué l'avortement est juste" car "les jumeaux conçus avaient le droit de vivre" visiblement pas la fillette... qui pour l'église avait le droit de mourir.

Précisons qu'au Brésil, l'avortement n'est autorisé que dans certains cas (en cas de danger pour la santé de la mère ou en cas de viol). Dans cette triste affaire il y a les deux cas.  Il s'agit d'ailleurs d'une ITG et non d'une IVG (les raisons sont uniquement thérapeutiques : la mère risquait de mourir).

Mais peu importe pour l'église : quelque soit le cas, elle est contre l'avortement.  Enfin, une déclaration du cardinal fait aussi peur et ne peut que nous alerter, puisqu'il a déclaré que "la loi de Dieu est au dessus de celle des hommes et la fin ne justifie pas les moyens : deux innocents sont morts". Cela veut dire que l'église remet en cause les lois démocratiques des États et qu'elle veut légiférer les lois à la place des peuples et des parlements élus. On voit ici que la laïcité n'est pas. Heureusement que l'église ne dirige plus les États car il est fort a parier que ces mêmes prélats qui nous parlent du droit à la vie auraient mis sur le bûchers les médecins et la mère pour avoir fait une ITG... Quant l'église dirigeait, c'est comme cela qu'elle imposait "sa morale" et nous montrait sa grande capacité d'être "tolérante".

 Régis BOUSSIERES

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 21:19
- Publié dans : SOCIETE
Par envoyé par Denis PELLETIER - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Lundi matin, les gendarmes de la brigade de recherches de Saint-Pierre ont appréhendé Louis Vitry, le chef de file de la “Sainte Famille”, un groupe de prière et de guérison du Tampon. Hier soir, le gourou de 55 ans a été mis en examen pour agressions sexuelles par personne ayant autorité sur la personne de huit adeptes, des femmes mais aussi des adolescentes.

Alors que les crimes de Juliano Verbard sont encore dans toutes les mémoires, une nouvelle affaire risque de provoquer un véritable séisme dans le petit monde des groupes de prière réunionnais.

L’air rassurant de la piété

Lundi matin, les gendarmes de la brigade de recherches de Saint-Pierre ont interpellé et placé en garde à vue le prêtre marron de la “Sainte Famille”, un groupe de prière et de guérison installé au 12e Kilomètre au Tampon. “Les gendarmes ont fouillé sa maison. Je ne sais pas pourquoi ils étaient là”, témoigne un voisin ayant préféré conserver l’anonymat. Louis Vitry, âgé de 55 ans, est entendu pour au moins huit agressions sexuelles par les enquêteurs. C’est en 1996 que “Monsieur Vitry”, comme aiment le nommer ses fidèles, commence ses séances de guérison et de prière dans le Sud de l’île. Son passé d’écorché vif derrière lui (lire par ailleurs), il rassemble des disciples de plus en plus nombreux à Saint-Louis, à Bras-Creux, à Bois-Court, à Trois-Mares et à Petite-Île. Au fil des ans, les dizaines de fidèles deviennent des centaines, ce qui n’est pas sans poser des problèmes avec le voisinage. Ils se déplacent un samedi ou un dimanche par mois pour se faire guérir par Monsieur Vitry. Lors de ces séances, le gourou, la cinquantaine, aux cheveux blancs, courts, parfois dissimulés sous un chapeau, porte de grosses lunettes sur le nez. Il possède l’air rassurant de la piété, avec son crucifix autour du cou et son chapelet à la main. Muni d’un mégaphone, il prêche des heures durant sa bonne parole. Pendant ce qu’il appelle la messe des malades, au calvaire de Petite-Île, les 200 adeptes s’adonnent à une mise en scène bien huilée. Impressionnante, même, pour des personnes fragiles et crédules.

Tu risques d’attraper un cancer”

Lors de la procession jusqu’au monument, les malades, assis sur des sièges, sont portés par des proches. Les bras tendus vers eux, Louis Vitry use alors de son fameux pouvoir de guérison. Dans la foule massée autour de lui, la litanie du gourou provoque l’entrée en transe de certains fidèles. S’il possède un pouvoir, Louis Vitry a au moins celui de galvaniser ses disciples. Le faux prêtre possède une influence palpable sur ses adeptes, influence qu’il a façonnée année après année. Et c’est bien là tout le cœur du problème. Le prédicateur est craint et respecté. Selon les victimes, il aurait usé de son emprise pour agresser sexuellement des fidèles selon un odieux procédé. Dans le secret de séances de guérison en tête à tête, il menaçait des femmes et des adolescentes de représailles divines, ou, pire, de tomber malade, s’il ne leur touchait pas les parties génitales. “Si elles ne se laissaient pas faire, il disait aux jeunes femmes qu’elles risquaient d’attraper le cancer ou de s’attirer la colère de Dieu”, confie un proche d’une victime. En 2004, déjà, le groupe de prière de Monsieur Vitry avait défrayé la chronique. La rédaction du Journal de l’île avait d’ailleurs révélé ses pratiques plus que douteuses. Il était question de nuisances sonores, mais aussi de gourou, de secte, d’argent et d’attouchements…

Le gourou nie les faits

La rumeur qui enflait à l’époque s’avère finalement aujourd’hui bien en deçà de la réalité. Le gourou ne se retrouve pas accusé d’attouchements sexuels par une seule adepte. Il s’agit cette fois d’au moins huit plaintes pour agressions sexuelles. Au cours de son audition devant les enquêteurs, Louis Vitry se contente de nier. Il s’estime complètement étranger aux faits qui lui sont reprochés. Ce n’est pas du tout le sentiment du parquet du tribunal de Saint-Pierre. Hier en fin d’après-midi, à l’issue des 48 heures de garde à vue, le gourou a été présenté au juge d’instruction en charge du dossier et mis en examen pour agressions sexuelles par personne ayant autorité dont une sur mineure de 15 ans. A l’issue de son passage devant le juge des libertés et de la détention, il a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Saint-Pierre

                                                             Romuald Lenormand avec Éric Lainé

 


Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 12:19
- Publié dans : SOCIETE
Par Raymond BELTRAN - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Nous sommes tellement habitués à l'existence de l'Etat que nous avons du mal à imaginer son inexistence. Sa suppression semble une utopie anarchiste.

Pourtant, il y a quelques années un ami syndicaliste allemand m'interpellait en me disant que dans sa jeunesse il avait connu l'absence d'Etat. C'était dans une Allemagne dépecée en zones d'occupation à la fin de la guerre. Ce fut pour moi une révélation car je n'avais jamais envisagé cette situation.

Cela n'avait pas été l'anarchie cependant. Le contexte était à la reconstruction politique après le nazisme et la dénazification, sous tutelle des autorités alliées. En 3 ou 4 ans cela aboutit à de nouvelles formes d'Etat. A l'Est et à l'Ouest, sous l'influence des forces alliées, après cette discontinuité, une autre organisation administrative et politique se fit jour, qui se rattacha à l'histoire d'avant Hitler.

Mon propos n'est pas de comparer les formes d'Etat et d'organisation de celui-ci. Non plus d'étudier la situation en Allemagne entre 1945 et 1949. Je voudrais poser la question du rapport à la morale des décisions prises quand il y a effondrement de l'Etat. Je voudrais examiner deux cas particuliers qui posent problème, l'un de rupture, l'autre de continuité.

L'exemple le plus récent qui vient à l'esprit est l'Irak. Laissons de côté la question, pourtant importante, de l'opportunité de l'attaque décrétée par W. Bush. Passons aux suites...

En représailles aux crimes de Saddam Hussein et à sa dictature sanglante, les cadres du parti Baas, sur lesquels il s'était appuyé, furent écartés, l'armée et la police furent dissoutes également. La morale triomphait car la dictature avait reposée sur ces piliers.

Mais, faute d'une police et d'une armée irakiennes qui intervienne pour assurer l'ordre, l'armée qui devait être de « libération » est devenue alors une armée « d'occupation. » Les forces des USA ne purent pas s'appuyer sur une organisation administrative locale, compétente et opérationnelle. Le décalage apparut tout de suite entre « l'efficacité » militaire des GI et le sentiment de perte de leur identité nationale des populations.

Elles devinrent dociles à suivre les opérateurs (anciens partisans écartés de Saddam Hussein ou chiites en charge de revanche contre les sunnites) qui les dressaient contre les étrangers... et ne furent pas sensibles à l'accession promise à une démocratie dont elles ignoraient le sens.

Il n'y avait plus d'Etat irakien : les oppositions religieuses que la dictature antérieure avait écrasées, les oppositions ethniques (kurdes et arabes) reparurent et l'anarchie (littérale) se fit jour, avec des attentats pour imposer une suprématie religieuse et politique... Les kurdes essayant de rester hors de cette querelle... en rêvant d'un Kurdistan qui vivrait de la richesse pétrolière et qui leur donnerait l'indépendance économique.

Les querelles, l'insécurité et la surenchère intégriste musulmane ont fait fuir les chrétiens chaldéens, qui vivaient en Irak avant l'islam... qui se sentaient menacés et ont été victimes d'attentats. Le nouvel Etat irakien ne sera pas tolérant en matière religieuse !

Les occupants Etats-uniens ont du relancer une police et reconstituer une armée, avec les cadres anciens, faute d'autres. Ceux qui avaient été privés de solde et de ressources à la fin de la guerre, humiliés, sont devenus indispensables après, mais réfutés par les factions qui avaient pris le pas sur l'autorité, réputés maintenant traîtres et collaborateurs !... Ce qui avait été détruit est malaisé à refaire 6 années après...

Le vide créé par une épuration radicale à la fin de la guerre a entrainé en Irak le chaos social et le déclanchement des conflits tribaux. Difficile dans cette situation de refonder une administration nouvelle, imposée par des étrangers.

Notre réflexion remonte maintenant au plan français. A la fin de la guerre, en 44-45, les administrations et les services administratifs fonctionnaient avec des cadres qui avaient fait allégeance à Vichy. Si certains avaient participé individuellement à la Résistance (pas tous), surtout vers la fin de la guerre, la plupart avaient été très zélés de Vichy à leur poste.

Pourtant, le gouvernement provisoire chargé de rétablir la République les maintint en fonctions (sauf rares exceptions), encadrés par des « Préfets » issus de la Résistance. Si cela a indigné souvent au sens moral ceux qui y ont réfléchi, ce fut un moyen réaliste d'empêcher l'absence d'Etat, et la rupture de la continuité dans la gestion publique. Les conséquences politiques furent tirées mais sur une base administrative qui restait solide.

Un cas analogue est celui de la transition après Franco en Espagne.

La morale ne retrouva pas toujours son compte (voir le cas Papon), mais le réalisme prépondéra et empêcha alors le chaos qu'aurait entraîné le changement de tous les fonctionnaires. Une certaine continuité s'établit et personne n'eût alors, dans l'euphorie de la Libération, le sentiment d'une absence d'Etat.

S'il y eût épuration et règlements de compte, il n'y eût pas de vacance du pouvoir ni vide administratif et le retour des institutions républicaines, régénérées par le Conseil National de la Résistance (CNR), se fit normalement.

Conflits entre morale politique et réalisme de gouvernance ?... On pourrait aussi voir l'aptitude pour des fonctionnaires à s'adapter à des régimes différents quand la volonté politique est forte pour orienter ces changements...

                                                                                                               Raymond BELTRAN


Communauté : libre pensée et laïcité
Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 20:00
- Publié dans : SOCIETE

A.D.L.P.F.

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La séparation :Lithographie représentant Emile Combes tranchant le lien entre la République et le Vatican - Musée Jean Jaurès Castres

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