Tous au Mur des Fédérés, samedi 16 mai 2009

Publié le par envoyé par DIDIER CROS (ALPY)

     Avec  " Les Amis de la Commune"

(Association crée en 1882 par les Communards de retour d'exil, l'association des Amis de la Commune de Paris (1871) est la plus ancienne des organisations du mouvement ouvrier français.)


                         

Cette année nous commémorons le deux centième anniversaire de la naissance de Charles Delescluze, cette grande personnalitérépublicaine qui s'était pleinement engagée dans la Commune.

Quelques jours avant sa mort sur les barricades, le vieux républicain avait envisagé le « sublime avenir » de nos enfants.

Ce « sublime avenir » la Commune l'avait engagé, en particulier en ouvrant le chemin d'une école nouvelle qui donnerait aux enfants du peuple toute leur place. Une école qui serait une des colonnes d'une vraie égalité sociale.

En décrétant le 2 avril 1871, 34 ans avant la loi de 1905, la séparation de l'Église et de l'État, la Commune permettait le développement d'une école laïque, condition de la démocratisation et garantie de la liberté de conscience.

Dans chaque arrondissement se mettait aussi en place la gratuité scolaire. Les écoliers recevaient de leurs maîtres cahiers et crayons, ces premiers outils de l'apprentissage.

Mais la Commune visait aussi plus largement à une « instruction nouvelle » qui formerait des citoyens maîtres de leur destin. Elle attachait une grande importance à l'enseignement du métier et ouvrit des écoles professionnelles où devaient s'associer une riche formation générale et des enseignements spécialisés.

La Commune impulsa aussi l'enseignement des filles et montra l'exemple en décidant de l'égalité des salaires des institutrices et des instituteurs. Elle mit en place les premières crèches, amorça la transformation des « asiles d'enfants » en écoles maternelles, ouvrant la voie à l'idée que l'éducation publique doitcommencer dès le plus jeune âge pour porter tous ses fruits.

En ce moment où une attaque en règle est menée contre l'école, de la maternelle àl'Université, où la crise sociale exige une résistance de grande ampleur, il importe plus que jamais de manifester notre attachement à l'œuvre démocratique de la Commune.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent résister aux atteintes aux droits sociaux et démocratiques et qui luttent pour en conquérir de nouveaux, à se rassembler le 16 mai au Mur des Fédérés pour réaffirmer la modernité des idéaux de la révolution du printemps 1871.

Nous vous donnons rendez-vous le samedi 16 mai 2009 à 14 h 30 à l'entrée ducimetière du Père Lachaise, rue des Rondeaux, Paris XXe (Métro Gambetta).



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