L’ADLPF, une association laïque lucide sur le péril islamique

Publié le par Maurice VIDAL

RIPOSTE LAIQUE

mardi 26 mai par Maurice Vidal

Le samedi 23 mai 2009, j'ai eu l'honneur de représenter Riposte Laïque lors d'une réunion tenue à Rives des Corbières, dans l'Aude, par l'Association des Libres Penseurs de France. Après un accueil chaleureux, je fus invité à la tribune pour parler de la laïcité, de ses caractéristiques et des menaces qui l'enserrent.

Oui, la laïcité est universelle en ce qu'elle a vocation à universaliser les valeurs de réciprocité qu'elle porte en elle.

Non, la laïcité n'est pas une valeur comme une autre, car elle est cette valeur qui permet le triptyque républicain.

Sans elle, la liberté serait un leurre, puisque l'Etat ne voudrait pas d'une Eglise libre, et l'Eglise, d'un Etat libre. Sans elle, l'égalité serait impossible en raison du décalage entre les valeurs terrestres et les valeurs célestes. Sans elle, la fraternité se disloquerait, le politique ne connaissant que des « citoyens », et le religieux que des « fidèles ».

La séparation du politique et du religieux est donc un coup de génie dont la France peut être fière, et qu'elle doit absolument défendre contre tous ceux qui n'en veulent point.

En d'autres termes, la République doit être pleinement consciente de ses propres Lumières, de son unité et de son indivisibilité, en restant démocratique, laïque et sociale.

D'où l'importance des services publics, du plein emploi, du commerce équitable, de la diversification des sources d'énergie, de la protection de l'environnement, et de ce que le Groupe du Jura appelle la « décroissance soutenable » destinée à établir un niveau de ressources suffisant pour chaque citoyen.

Mais cette même République ne pourra maintenir ses valeurs que si elle l'emporte sur le retour du religieux, qu'il s'agisse des accords Kouchner-Vatican supprimant le monopole de l'Etat dans la collation des grades et diplômes universitaires, du préambule du Traité de Lisbonne établissant une filiation entre les religions et les valeurs universelles, ou encore du délit de blasphème, dont l'islam est le partisan le plus inconditionnel.

Durban 2 et ses atteintes aux Droits de l'Homme auront été, à ce titre, décisifs pour l'ADLPF - qui appelle à repousser fermement la remise en cause islamique de l'universalité des Droits de l'Homme au profit d'un « droit des religions », dont aucun laïque ne doute qu'il se traduirait ipso facto par la mort du Droit.

L'islam est, en effet, incompatible avec les principes universels du Droit, parce qu'il se donne lui-même comme politiquement universel et religieusement supérieur à toute autre croyance. C'est la raison pour laquelle l'« oumma », c'est-à-dire la « communauté musulmane universelle », est la « meilleure » des communautés.

Or, cette communauté ne reconnaît que la loi divine, à la fois sacrée et indiscutable, ce qui la coupe de toute citoyenneté. Comme le remarque avec perspicacité l'ADLPF : « Tous les courants de l'islam refusent l'introduction de la Raison dans l'application des préceptes du Coran et, en fonction de cette attitude, refusent les principes de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme »*.


Cependant, cela n'empêche nullement ladite communauté d'utiliser à des fins communautaristes et théocratiques les lois républicaines issues de ces mêmes principes, ce qui revient à se servir de nos tolérances culturelles et sociales pour instaurer la charia.

Pire : ces « attaques régulières contre les valeurs de notre République laïque ne font l'objet d'aucune contestation de la classe politique en général »* !

Mais cela n'aura qu'un temps, et ce temps s'amenuise, car le grand réveil approche. Les membres de l'ADLPF l'ont clairement compris, comme l'ont compris de leur côté les islamistes - qui voient en la laïcité « l'ennemi principal »*.

     *ADLPF : Commission Islam et Laïcité.

                                                                                              Maurice Vidal pour Riposte Laïque



 

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