Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 13:12
- Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Une délégation  de l'ADLPF, composée du président Joseph Petitjean, du secrétaire général Marc Simon et du Responsable des questions juridiques Hubert Sage, a été auditionnée par la commission parlementaire sur la burqa. Nous nous sommes appuyés sur  la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l'Homme  et avons mis en avant les risques de développement dans la sphère publique des signes religieux ostentatoires. Nous avons précisé au législateur , qu'il lui revenait de dire lui-même s'il fallait ou non interdire la burqa et avons précisé  qu'il serait nécessaire  d'englober tous les signes religieux de quelque religion qu'il soit, au nom de l'ordre public laïc de notre république.
                                       Nos conclusions

Nous reconnaissons que ce ne sont pas aux associations de dire s'il faut une loi ou pas d'interdiction dans l'espace public de toute forme de voile islamique ostensible, mais au législateur.

C'est au législateur de reconnaître ou non si notre Ordre Public Laïc en France en cette période, est menacée ou pas par l'offensive islamique, et si oui, d'en tirer toutes les conséquences.

Enfin c'est au législateur de déterminer avec précision quelles sont les formes de voiles islamiques ostensibles, intégrales comme la burqa, et le niqab, ou semi intégrales comme le tchador et le hidjab, qui constituent un trouble à l'Ordre Public Laic

En effet , nous nous opposons fermement à ne considérer l'interdiction du voile intégral, burqa ou niqab, comme relevant seulement d'un impératif de sécurité publique (impossibilité d'identifier la personne la portant) , d'autant qu'il suffit alors de faire appliquer les lois existantes sur la sécurité publique, car nous considérons que s' il y a interdiction de ces signes à signification religieuse dans l'espace public, cela ne peut etre qu'au nom de notre Ordre Public Laïc, pouvant seul garantir les libertés individuelles en préservant les opinions d'autrui selon les attendus et arrêts de la CEDH.

 Il va de soi, que, si loi il ya , il est nécessaire qu' elle ne vise pas seulement le voile islamique et l'habillement qui va avec, ce qui serait discriminant vis à vis d'une seule religion, mais aussi tous les signes religieux ostensibles de quelques religions qu'elles soient, en faisant la distinction, si le législateur le veut bien, entre les personnes des ordres religieux, forcément très minoritaires dans la société, et donc dont l'habillement est peu agressif vis à vis de la population, et les laïcs qui utilisent cet habillement comme pression vis à vis d'une population ciblée 

                                                                Pour la délégation de l'ADLPF: Hubert SAGE


                      Communiqué du C.A. de l’ADLPF réuni à Paris le 21 septembre 2009

Considérant que « le voile intégral est l’étoile jaune de la condition féminine et l’expression d’une véritable aliénation », l’ADLPF a exprimé par communiqué, le 23 juin dernier, sa satisfaction qu’une mission parlementaire - présidée par le député André Gérin- se saisisse du problème que pose le port du voile intégral dans la rue. Cette démarche est en effet conforme au vœu qu’exprimait, en mai dernier, le congrès national de l’ADLPF : « Il appartient à l’Etat de faire respecter les valeurs laïques et républicaines qui ont permis le « vivre ensemble » ».

  L’ADLPF est aujourd’hui satisfaite que les différentes personnalités et organisations laïques aient pu être entendues par cette commission. La plupart de celles-ci y ont mené des analyses et présenté des recommandations rejoignant les préoccupations des Libres Penseurs de l’ADLPF (Elisabeth Badinter, Ni Putes Ni Soumises, Observatoire de la laïcité, République et Laïcité, CAEDEL, etc…). Il a pu sembler que l’intervention de L’ADLPF devant cette commission ait dépassé la position prise sur la burqa exprimée par le communiqué du 23 juin dernier, en s’appuyant sur une jurisprudence européenne qui ne concerne que des cas d’espèce de port de tenues et signes religieux dans des locaux administratifs ou d’éducation. En niant la personne même qui le porte, le voile intégral pose des problèmes d’une tout autre nature que les autres tenues religieuses.

 

Fidèle aux principes séculaires de la Libre Pensée, l’Association Des Libres Penseurs de France rappelle que la lutte contre le danger islamique ne pourra être effective sans une action pour l’insertion dans la République laïque, démocratique et sociale de tous les citoyens, en développant et valorisant le concept et les principes de Laïcité, à l’école comme dans tous les autres secteurs de la société.

 



 

 

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