Menaces de mort et insultes sont les arguments des croyants

Publié le par Régis BOUSSIERES

Le Nouvel Observateur, nous apprend qu’un rapport sénatorial qui préconise l’étiquetage des viandes abattues sans étourdissement, a provoqué la colère des religions musulmanes et juives. Celles-ci jugent "stigmatisant" la proposition en faveur d’un étiquetage des viandes abattues sans étourdissement. Comme d’habitude, les religions se posent en "victimes". Ainsi, le Président du Consistoire central (religion juive), Joël Mergui a déclaré dans un communiqué qu’ "un marquage spécifique est stigmatisant et accréditerait le préjugé que les juifs seraient cruels".

 

Donnons lui raison, supprimons tous les marquages spécifiques puisqu’ils sont stigmatisants : fini donc les emballages où sont marqués "casher" ou "hallal", fini donc les rayons spécifiques "hallal" dans les grandes surfaces puisqu’ils sont stigmatisants. En effet si j’achète dans le rayon "casher" cela me stigmatisme comme "juif pratiquant"… Comme quoi, avant d’écrire, certains feraient mieux de réfléchir, car ils se tirent une balle dans le pied.

 

saigneeEn tous les cas, cela donne raison à ceux qui en ont marre de voir la nourriture religieuse et consacrée de partout. De plus, ce Consistoire ose parler au nom de tous les juifs (y compris ceux qui ont une pratique religieuse plus libérale), or, ce Consistoire ne représente que lui et il est certain que tous les juifs ne sont pas de son avis… On voit bien là le côté totalitaire du Consistoire et autre CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) qui ne représentent pas toutes leurs communautés, mais parle sans cesse en leurs noms. Le Consistoire ajoute dans son Communiqué que ce rapport "vient fragiliser un consensus européen autour de la liberté de culte de plus en plus attaquée".

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Quel aveu ! Donc, manger, ou faire manger de la nourriture "casher" ou "hallal" n’est pas si anodin que certains ilotes aiment à le dire, puisqu’il s’agit d’une pratique cultuelle (en plus d’un interdit alimentaire religieux : on ne mange que "casher" ou "hallal") . Donc, en plus de respecter un interdit religieux, on commet un acte cultuel en mangeant "casher" ou "hallal", dès lors pourquoi pas faire aussi des prières dans les cantines ou les écoles où on autorise le "hallal" ? Comme par exemple, lors des fêtes scolaires de fin d’année, où il y a parfois des aliments "halal" ? Les prières, ne sont elles pas, elles aussi de simples pratiques cultuelles ? En tous les cas, les religions ont droit à leurs étiquetages spécifiques, mais elles veulent faire interdire à ceux qui veulent être assurés que l’animal n’a pas trop souffert, puissent être rassurés par un étiquetage spécifiant que l’animal a été tué avec un étourdissement et rapidement.


Seuls, les croyants ont donc le droit d’avoir des informations sur la provenance de la nourriture et sur le mode d’abattage de l’animal. Ceux qui ont le souci du bien être animal n’ont aucun droit, car "ça stigmatise" le pauvre croyant... C’est cela la tolérance des religions, seule compte leur foi.

 

La rapporteure de la mission, la sénatrice Sylvie Goy-Chavent précise que des experts de l’INRA ont dit que l’agonie d’un bovin peut durer jusqu’à 14 minutes si on le tue "religieusement". C'est-à-dire à vif ! A peine le rapport rendu, des croyants ont de suite insulté et menacé de mort l’élue !

C’est beau les religions !

Encore une preuve de leur intolérance, de leur fanatisme, de leur manque d’argument et d’intelligence, car quand on insulte ou menace, c’est que sur le fond ils n’ont rien à dire. Nous apportons tout notre soutien à cette élue qui n’a fait que son travail, dans une République démocratique, sociale et laïque. Nous condamnons les vrais persécuteurs, ceux qui se posent sans cesse en victimes alors qu’ils appellent au meurtre. Si les religions veulent être respectées, qu’elles apprennent d’abord à respecter la République, la liberté d’opinion et la laïcité.

                                                                             Régis Boussières

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