Pour les parrainages républicains

Publié le par Association des Libres Penseurs de France

Communiqué de Presse 

Cousance le 12 novembre 2009


Le quotidien Le Progrès du 4 novembre dernier annonce la suppression, par le conseil municipal de Morez, des parrainages républicains de cette ville.

L’Association Des Libres Penseurs de France (A.D.L.P.F.) désapprouve vivement et unanimement cette décision.

 Cette pratique, mise en place par la Révolution Française à la même époque que la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, fait appel à la raison, à l'intelligence et au respect des institutions républicaines. La supprimer revient à publiquement bafouer la Laïcité inscrite dans la constitution de la République depuis 1948.

 Un nombre important et toujours croissant de Français ne se réclame d’aucune pratique religieuse. Le baptême civil permet à ces Citoyens – mais aussi aux autres - de placer leurs enfants sous la protection de la République, l'engagement des parrains et marraines s’effectuant sous l’autorité du Premier Magistrat de la Commune. Priver les Moréziens qui le souhaitent de cette possibilité, c’est leur manquer de respect, c’est les considérer comme des citoyens de seconde catégorie.

 A l'heure du retour à La Marseillaise, à l'heure où l'on met en avant « l'identité nationale », la République s'honorerait de rendre à ses cérémonies civiles, instituées par nos illustres ancêtres, tout le lustre et le caractère officiel qu'elles méritent .Les Jurassiens ne peuvent oublier les Edgar Quinet, Aristide Briand, Jules Grévy qui se sont battus pour la liberté de conscience et le droit pour chacun de croire ou de ne pas croire. N'oublions pas, non plus, les Poupin, Vauchez, Gagneur, Caillon, grands républicains, élus du peuple jurassien qui ont contribué au développement de l'école laïque, gratuite et obligatoire donnant à tous la possibilité de s'instruire, en toute liberté de conscience, dans le respect des conceptions philosophiques ou morales.

Les conseillers municipaux de Morez doivent prendre conscience qu’en acceptant la suppression de cet acte civique, ils font la part belle aux religions et méconnaissent ainsi le principe républicain essentiel de neutralité laïque assurée par la séparation des Eglises et de l’Etat, qui, depuis plus d’un siècle, constitue un élément essentiel de la paix civile de notre société.

 L'ADLPF organisera des actions pour défendre ces principes et ces valeurs et s'adressera aux élus de la Nation pour la reconnaissance officielle de ces cérémonies civiles et républicaines.

                                                      Joseph PETITJEAN . Président de l'ADLPF

 

 

 

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