Vivre sans dieux

Publié le par Association des Libres Penseurs de France

En réaction au sujet du débat du 23 septembre à Lons le Saunier  [.lien ici ..], par Mtiness (une lectrice et commentatrice régulière de notre site)

 

Vivre sans dieux semble impossible pour beaucoup... Ils sont bien nombreux ceux à qui il faut des dogmes, des chefs et je ne sais quoi d'autre, pour s'échapper d'eux-mêmes ou autres !

Certaines sensibilités intérieures et individuelles sont orientées et récupérées par les dogmes qui prêchent que tous ceux qui vivent hors de leurs sentiers perdus  sont des parias comme on cherche à inculquer aux individus que l'indépendance d'esprit est synonyme d'exil social, de la solitude etc...

C'est pourquoi la mission de "prendre en main" le problème de la solitude (grande cause nationale 2011) leur revient. Lorsque le bas blesse, n'est-ce pas à l'artisan qui l'a fabriqué à qui l'on confie la réparation ?

A quand le bizness du sentiment amoureux ? Le créneau est déjà pris ? Qui peut m'aider... j'ai un sentiment intérieur dont je ne sais le nom ? ... Non pas vous le religieux, car l'intime de mon être m'appartient et je ne le confierais à personne car il est ma virginité inaccessible et cela est trop précieux pour être pervertie !

Et si on retrouvait l'intérêt et le respect de l'Humain que nous sommes, aurait-on besoin de religion pour rendre hommage à la vie que nous portons en nous ?  Ne pouvons-nous pas vivre sans intercesseurs ? Ne peut-on pas s'accorder le bonheur et la fierté de chercher à cheminer sans chaînes dogmatiques ?

Je suis l'un des fruits de la vie, je pense que l'arbre dont je suis issue ne m'étranglera pas de ses vieilles racines par ce que je mûri dans la coupe de la vie, plutôt que de rester m’abimer au bout de l'une de ses branches...

Mon émancipation passe par la force de nager à contre courant, de prendre des tasses toute seule, et mon esprit veut grandir uniquement par le jus de l'expérience personnelle et non pas par la sève de l'arbre dont je refuse les nœuds qui le font pourrir par le pied alors qu'il croit que la régénération lui viendra en tendant ses branches vers le ciel.

 

 

 

 

Commenter cet article