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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 09:27
- Par JAP - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Note de lecture par JAP:

                    djemilabenhabib.jpg Née en 1972 en Ukraine, d'une mère chypriote grecque et d'un père algérien, Djemila Benhabib grandit à Oran dans une famille de scientifiques engagée dans les luttes politiques et sociales Très tôt elle prend conscience de la condition subalterne des femmes algériennes. Condamnée à mort, par les islamistes, sa famille se réfugie en France en 1994. En 1997, Djemila Benhabib s'installe, seule au Québec où elle poursuit des études en physique, en science politique et en droit international. Elle découvre, là-bas, comme elle l'a fait, précédemment en Algérie puis en France, les méthodes et l'interpénétration des islamistes intégristes. Elle est aujourd'hui employée du gouvernement canadien. Son livre publié au canada (V.L.B. éditions) en début d'année 2009 a connu un grand succès. Il vient de sortir en France, diffusé par Inter-Forum.

Dans cet ouvrage, écrit avec un don certain d'écrivain, dans un style très alerte, mais très personnel et dans lequel elle ne…voile pas ses convictions, Djemila Benhabib, nous fait partager, son amour pour son pays d'origine et sa volonté de ne pas subir."Vivre c'est s'engager, disait Camus et mes parents en faisaient un principe " ajoute-t-elle."Très jeune, j'ai compris que j'incarnais l'unité possible de composantes antagoniques J'étais un chaînon entre l'Orient et l'Occident, entre l'islam et la chrétienté entre la culture chypriote-grecque et la culture algérienne"; Mais ce n'est pas " sa vie " que nous raconte Djamila Benhabib, au contraire, elle nous fait partager ses réflexions et son combat contre l'intégrisme musulman.

Elle nous rappelle tout d'abord que " les musulmans ne forment pas un bloc monolithique: "Ils appartiennent à des classes sociales, à des cultures, à des nations différentes. L'islam se décline au pluriel et regroupe plusieurs visions antagoniques(…) Il existe une multitude d'islams, reste à savoir lequel est soluble dans la démocratie(…).

Puis , elle revient sur le voile islamique, en posant la question : " Est-il une prescription religieuse ou politique "Elle analyse longuement les différents points de vue et positions coraniques ,avant de rappeler le discours de Tarik Ramadan (…)" Plus de femmes porteront le hidjab, plus les choses changeront ." Alors dit-elle : "Le voile c'est le contrôle de la sexualité des femmes, c'est la manifestation archaïque de leur soumission et de leur oppression.(…) La bataille contre le voile islamique n'est que le début d'une guerre ouverte contre les intégristes ,dont l'issue dépendra de notre capacité à le disqualifier des institutions publiques, y compris de l'école et de l'université."

Elle développe ensuite , ce qu'elle appelle : "La stratégie gagnante des islamistes et ses quatre volets" :un caractère humanitaire et social, l'assassinat politique , l 'islamophobie et le racisme des occidentaux et, enfin, l'influence, des "nouveaux convertis au jihadisme"

Dans sa conclusion, Djamila Benhabib, appelle à se " mobiliser contre les intégrismes religieux et affirme : " La laïcité est la seule voie de cohabitation possible". Elle cite Elisabeth Badinter, Condorcet, Victor Hugo, Henri Pena-Ruiz et précise " Dans une démocratie, les mêmes règles s'appliquent à tous. Le" vivre ensemble", ce n'est pas la juxtaposition ou l'addition d'individus :le lien civique doit primer par rapport aux particularismes religieux et aux liens claniques qui sont exclusifs. Les identités religieuses sont mutuellement exclusives tout accommodement religieux autorisant à déroger à une règle commune ne peut que consolider davantage l'appartenance à une communauté religieuse et renforcer la perception de vérité absolue que cette communauté a de sa religion".

A l'heure du problème posé, en France par la Commission parlementaire sur la burqua, au moment où est lancé le débat, sur l'identité nationale, ce livre apporte un éclairage objectif et basé sur du vécu. A lire absolument …avant de porter tout jugement !

Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 17:53
- Par Gérard DUVALLET - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Quand je serai vaincu, quand je serai trahi

 Par un nouvel amour, par un ancien ami,

Je n’irai pas chercher les sources de l’espoir

Au fond des bénitiers, illusions d’abreuvoirs !

 

Quand je serai blessé des coups durs et des peines,

Quand je serai frustré d’ingratitude humaine,

Je n’irai pas courber l’échine en ces mosquées

Où l’on prêche le crime au nom de Mahomet !

 

Quand je serai perclus de souffrances physiques,

Tenté par des pensées de genre euthanasique,

Je n’irai pas prier sur les marches d’un temple

Où certains discours donnent un bien mauvais exemple !

 

Quand je n’en pourrai plus de ces prêches gnostiques,

Usé de tant de luttes contre le mal mystique,

Je n’aurai pas faiblesse d’implorer l’un des dieux,

Je n’irai pas quêter la confiance des cieux !

 

J’irai vers les lumières et la libre pensée

Où l’homme s’épanouit sans prière ni verset !

J’irai vers un pays sans prêtre ni censeur

Où l’homme de demain est un libre-penseur !

                       Gérard DUVALLET

 

Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /2009 17:29
- Par Martine BOSDEVEIX - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Recueil de textes + CD 14 titres)

 

Un libre penseur des Yvelines nous parle de son amour des femmes, mais également de son engagement au quotidien. Voici un texte à découvrir dans l'article suivant.

"Après « Drôle de citoyen » en 2006, voici « Drôle de poète ». Toujours engagé, peut-être un peu plus poète, ce recueil est particulièrement dédié aux femmes, sources de vie, sources d’amour. C’est une poésie qui se veut d’aujourd’hui, en prise avec la société du XXIème siècle, pamphlétaire et parfois humoristique pour éviter de se prendre au sérieux.

Grâce au talent de compositeurs comme Alain Leamauf, Nina Després, Alain Daniel, Tony Pitault et Benjamin Duvallet, plusieurs textes ont été mis en musique pour devenir des chansons. D’où cette idée de joindre un CD avec la complicité des voix de nombreux amis qui se joignent à la mienne."

 

POUR SE PROCURER « Drôle de poète » (15 € avec le CD 14 titres): 

Auprès de l’auteur, Gérard Duvallet, 10 Allée de la Sablonnière, 78200 – Magnanville. O1 30 92 28 56 – gerard.duvallet@club-internet.fr

                                                                                            


 

Sur le CD

1 – Drôle de poète (Gérard au texte, Alain Daniel au piano)

2 - T’es pas people (Jennifer Paprocki au chant accompagnée de Alain Daniel au piano)

3 – Enfant du Sénégal (Gérard au texte, Benjamin Duvallet au piano)

4 – Mettez-moi du Ferré (Alain leamauf au chant et à la guitare, benjamin Duvallet au piano)

5 – Mimi la groupie (Gérard au texte, Alain Daniel au piano)

6 - Tant de sourires (Tony Pitault au chant et à la guitare)

7 – Elle peint (Gérard au texte, Alain Daniel au piano)

8 – De haut en bas (Tony Pitault au chant et à la guitare)

9 – Après l’amour (Gérard au sexe, Alain Daniel au piano)

10 – Mon Bistro (par le groupe Manouch’k :

11 – Murs (Gérard au texte, Alain Daniel au piano)

12 – Tournez, tournez rotatives (Jennifer Paprocki, Mélanie Delahaye, Emilie Tamba, Laetitia Di Fiore, Julie Ledent et Sophie Estève au chant, Alain Daniel au piano)

13 – Je vous ai écrit un bouquet (Gérard au texte, Alain Daniel au piano)

 


Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /2009 20:13
- Par Ion CEPLEANU - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 18:44
- Par Le Canard enchainé, Alain Guédé - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Et si Dieu n'aimait pas les Noirs ?

par Serge Bilé

et Audifac Ignace

(Pascal Galodé éditeurs)


QUINZE euros la messe, cinquante la passe. La vie est dure pour les reli­gieux et religieuses venus d'Afrique poursuivre des études de théologie à Rome ou y ser­vir la papauté. Nombre d'entre eux, envoyés au Vatican par leur évêque afin d'étudier, at­tendent en vain la bourse pro­mise. Pour survivre, ils doivent multiplier les messes, payées entre 15 et 50 euros la séance, au détriment de leurs études. Sans diplôme après la durée normale de leurs recherches, ils se voient retirer leur titre de séjour par le Vatican, et se retrouvent sans papiers dans Rome. Certains sont clochards. D'autres survivent en donnant des messes privées aux impo­tents des familles aisées.

Pour les religieuses, c'est pire. Racolées en Afrique par des congrégations vieillis­santes, elles débarquent à Fiumicino pour faire la boniche dans les maisons de retraite et les établissements gérés par la très sainte Eglise. Leur seul sa­laire se limitant au gîte et au couvert (la bourse promise au départ n'était, également, que fictive), nombre d'entre elles louent leurs charmes pour sur­vivre ou envoyer de l'argent au village. Elles seraient, à en croire les auteurs, plusieurs di­zaines à proposer la botte, avec pour principaux clients en Ita­lie les « padri » de l'Eglise.

Ce sort réservé aux ecclé­siastiques de la « diversité » ré­sume assez bien les haut-le-cœur que les Noirs inspirent parfois aux dignitaires de l'Eglise. Quand le cardinal bé­ninois Gantin est arrivé à Rome, en 1971, il ne s'est trouvé personne pour venir l'ac­cueillir à l'aéroport, ce qui ré­volta Paul VI en personne. Chaque nuit, ce proche colla­borateur du pape recevait des coups de fil anonymes le trai­tant de « saleté africaine ». Sept ans plus tard, il était cité parmi les «papabili ». Mais sa candi­dature fit long feu. La fumée blanche s'éleva pour l'éphémère Jean-Paul Ier. Il n'aurait pour­tant pas été le premier black à s'asseoir sur le trône d'évêque de Rome. Trois Africains ou Noirs l'ont précédé dans les pre­miers siècles de la chrétienté, mais l'iconographie religieuse les représente en Blancs. Blan­chi également sur les tableaux officiels, saint Maurice, le pa­tron noir du Valais.

C'est que les nègres ont mau­vaise réputation : aux yeux des Monsignori, ils copulent comme des lapins. Pie XII, qui, pour­tant, publia quelques écrits an­tiracistes, demanda même aux troupes alliées qui s'apprê­taient à libérer Rome qu'elles n'introduisent pas un seul mi­litaire « de couleur » dans la Ville éternelle afin d'éviter les viols. L'état-major refusa sè­chement. Et lorsque, quelques décennies plus tard, des tenta­tives d'assassinat furent per­pétrées contre des religieux noirs, y compris le plus proche collaborateur de Jean-Paul II - un évêque zaïrois -, laissé pour mort dans la résidence d'été de Castel Gandolfo, les en­quêtes policières furent promp-tement étouffées. Mais au moins les religieux noirs ont une consolation : certains de leurs sacrés collègues détestent encore plus les Juifs.

                                                                        Alain Guédé, paru dans : Le Canard enchainé- 18/02/2009


• Sous-titre : « Enquête sur le racisme aujourd'hui au Vatican ». 120 p., 15 €.



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La séparation :Lithographie représentant Emile Combes tranchant le lien entre la République et le Vatican - Musée Jean Jaurès Castres

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