Editions Mémoire Active
(Préface de Gérard Collomb, Sénateur-Maire de Lyon)
Format : 190 x 230 cm, 304 pages, 67 illustrations, 28 euros
Par-delà l’attrait et le mystère que suscitent, hier comme aujourd’hui, la franc-maçonnerie, on oublie souvent la forte implication des francs-maçons durant la Seconde Guerre mondiale dans la Résistance. A Lyon, cité surnommée « Capitale de la Résistance », leur rôle a été décisif. L’appartenance maçonnique des nombreux cadres de la Résistance a souvent été passée sous silence. Soit que les familles n’eurent pas apprécié que l’on dévoile cet aspect de la biographie de leur parent, soit que ce soient les Frères (appellation des francs-maçons) eux-mêmes qui aient souhaité conserver une certaine réserve quant à leurs choix et engagements. On a ainsi oublié l’appartenance à la franc-maçonnerie d’Albert Chambonnet, chef de l’Armée secrète de la région R1 et futur Compagnon de la Libération, de Paul Guivante et de René Pellet chefs successifs du réseau Marco-Polo, du couple Vansteenberghe du mouvement Franc-Tireur et de tant d’autres. Ce livre – dictionnaire biographique comportant plus d’une centaine de notices - essaie de réparer cette omission de l’histoire, tentant de croiser des données strictement maçonniques et inédites avec des sources historiques relatives à la Résistance lyonnaise et nationale.
Qu’entend-on ici par franc-maçon résistant ? Un résistant qui est entré en maçonnerie - dans le jargon maçonnique, on parle d’initiation - avant la guerre. L’auteur s’intéressera prioritairement aux résistants initiés avant-guerre dans des loges lyonnaises et parfois à des résistants très impliqués à Lyon pendant la guerre, initiés ailleurs.
La première étape de ce travail, la plus longue, a été de constituer un corpus fiable de francs-maçons résistants sur lequel travailler, en croisant des données maçonniques et des données liées à la Résistance.
La seconde étape a consisté à retrouver l’itinéraire de ces francs-maçons aujourd’hui disparus, reconstituer des étapes de vie, des engagements, des résistances. Cette étape est plus aisée dans le sens où, hier comme aujourd’hui, les francs-maçons se sont souvent impliqués, en général individuellement, dans la vie de la cité. Ils sont élus, syndicalistes, militants dans des associations humanistes comme la Ligue des Droits de l’Homme, La Libre Pensée, etc. Ces engagements laissent souvent des traces, ne serait-ce qu’archivistiques.
Cette étude se veut prosopographique, c’est-à-dire que le regard est centré sur la personne, sur l’individu et ce qu’il a fait. Deux perspectives qui ont particulièrement intéressé l’auteur : l’engagement et plus particulièrement celui ayant trait à la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale et l’itinéraire maçonnique. Pour les individus traités, l’auteur y décrit, en fonction des données disponibles, ses dates et lieux de naissance et de décès, son itinéraire maçonnique et ses fonctions en loge, ses adresses, les mouvements et réseaux de résistance auxquels il a appartenu, les décorations obtenues et enfin une biographie plus ou moins longue qui met l’accent sur l’engagement pris.
Régis Le Mer est diplômé en philosophie et en histoire. Il est documentaliste au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) à Lyon. Initialement antiquisant, formé dans l’Ecole d’anthropologie historique fondée par Jean-Pierre Vernant et dirigée longtemps par l’historien Pierre Vidal-Naquet, il s’est orienté, sous leur influence, vers l’histoire contemporaine. Il a récemment consacré à ces maîtres (qui n’étaient pas francs-maçons) une exposition à Lyon, intitulée « Citoyens en Résistance »
Pour tout renseignement regislemer@yahoo.fr
Note
Contre-enquête sur un écrivain républicain, anticlérical,
Voilà un livre intéressant, fort
documenté et facile à lire. L'auteur (Viviane Teitelbaum) expose des constats qui concernent tous les pays européens, le voile islamique pose de plus en plus de problème et les revendications
religieuses et communautaristes provoquent de nombreux débats. Comme quoi, cela ne concerne pas que la France comme certains tentent de le faire croire. L'auteur prend des exemples très concrets
et parle de plusieurs pays en prenant le soin d'expliquer l'histoire des relations entre les religions et l'Etat. En effet, tous les pays européen ne sont pas laïque comme la France avec la loi
de 1905. Quoiqu'il en soit quelque soit le système et l'histoire du pays, les problèmes se posent comme en France. Les islamistes en demandent toujours plus. Ainsi, les pays bas, jugés ultra
libéral, ont autorisé le port du voile à l'école, mais après des filles sont arrivées avec comme revendication le port du voile intégral. Face à de nombreux incidents, le ministre de
l'éducation a du intervenir en 2003 pour confirmer que le port du voile intégral était interdit à l'école. Autre exemple, une humoriste, Salaheddine, demande au théâtre où elle se
produit, en 2009 que des places soient réservées aux femmes voilées... Bravo l'apartheid!!! Depuis, les revendications n'arrêtent plus, ainsi dans les piscines, le problème du burkini est
apparu, celui ci a été autorisé. A peine cette revendication obtenue, les islamistes poussent plus loin, les femmes en burkini ont ensuite exigé que les hommes sortent de la piscine quand elles y
nagent. Ces femmes disent se sentir mal à l'aise dans la piscine parce que les hommes peuvent voir leurs pieds et leurs mains!!!. L'auteur parle aussi des tribunaux islamistes en Angleterre où
les lois de la charia sont appliquées alors qu'elles sont contraires aux normes de la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Ces lois permettent par exemple la répudiation, l'inégalité en matière
d'héritage, accordent le divorce uniquement aux hommes. L'égalité homme femme a disparu au nom des accommodements raisonnables et le communautarisme. Le livre aborde aussi les crimes d'honneur en
Allemagne (plus de 20 par an!!!). Laissons la conclusion à Mme Djemila Benhabib qui est interrogé dans ce livre "il y a de plus en plus de voile. Mais tout ce qu'il y a derrière, on tente de
l'ignorer(...). Lorsqu'on réalise que ce voile islamique s'accompagne d'autres demandes, on comprend tout de suite qu'on glisse vers quelque chose de plus important et qu'on se situe clairement
dans le domaine du politique. Pour combattre cela, il faut utiliser les outils adéquats. L'enjeu est là : "il s'agit de la démocratie, des valeurs d'égalité et de laïcité".
La presse nous apprend que, depuis le 1er septembre, une vingtaine d'écoles de Saint-Pétersbourg ont rejoint les dix-neuf
régions russes qui expérimentent actuellement dans leurs établissements les
Née en 1972 en
Ukraine, d'une mère chypriote grecque et d'un père algérien, Djemila Benhabib grandit à Oran dans une famille de scientifiques engagée dans les luttes politiques et sociales Très tôt elle prend
conscience de la condition subalterne des femmes algériennes. Condamnée à mort, par les islamistes, sa famille se réfugie en France en 1994. En 1997, Djemila Benhabib s'installe, seule au Québec
où elle poursuit des études en physique, en science politique et en droit international. Elle découvre, là-bas, comme elle l'a fait, précédemment en Algérie puis en France, les méthodes et
l'interpénétration des islamistes intégristes. Elle est aujourd'hui employée du gouvernement canadien. Son livre publié au canada (V.L.B. éditions) en début d'année 2009 a connu un grand
succès. Il vient de sortir en France, diffusé par Inter-Forum.
Recueil de textes + CD 14 titres)

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