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Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

                           Certains visiteurs de ce site se posent des questions sur le fait qu’il existe deux associations nationales de la Libre Pensée : la FNLP et l’ADLPF.

Afin d’éclairer les lanternes, il n’est pas inutile d’examiner, sur un cas précis, celui de Baby Loup, la différence d’approche et de comportement des deux associations. Alors que l’ADLPF soutient, depuis le début du conflit, la direction de la crèche et son travail en faveur de tous les enfants, de toutes les familles, indépendamment de leur appartenance ou non appartenance à une quelconque idéologie, voici comment la FNLP considère les défenseurs de la protection des enfants contre toute forme d’embrigadement. Elisabeth Badinter, Jeannette Bougrab, Patrick Kessel, Catherine Kintzler, Natalia Baléato… des laïques ? Non, des traitres, puisque ce sont les dirigeants de la FNLP qui nous le disent…


                                                    (ci dessous: article de l'écho de la Creuse)

l-Echo 23 03 2103

 

 

"J'ai été effaré à la lecture du billet du président de la libre pensée de la Creuse, sur l'affaire de la crèche "Baby Loup".

Ainsi donc, ceux qui se battent depuis des mois contre la pénétration de l'intégrisme dans l'encadrement des enfants en bas âge seraient les ennemis d'une véritable laïcité ?  Quel mépris pour les militant de la libre-pensée du mantois qui sont, depuis le début, aux côtés de la présidente de la crèche !

 

Mais reprenons la réalité des faits : une crèche qui accueille sans discernement des enfants de familles de toutes confessions ou de familles athées, prévoit dans son règlement intérieur que la laïcité est seule garante de la liberté de chacun et, qu'à ce titre, les employés de la crèche se doivent d'en respecter une stricte neutralité confessionnelle. Si cette crèche était une crèche chrétienne, juive, musulmane, elle aurait le droit d'exiger que ses employés se plient aux préceptes de la religion choisie. Mais une crèche LAIQUE, elle, n'a pas le droit d'imposer la neutralité religieuse  ! Au nom de la liberté ! C'est quand même un comble et, que le président de la libre pensée de la Creuse ne s'en rende pas compte me fait poser question sur sa conception de la laïcité ! Car il est facile d'accuser ceux qui défendent "Baby Loup" de ne pas s'opposer à d'autres atteintes de la laïcité, mais c'est au mépris de la vérité, les défenseurs de "Baby Loup" ayant dénoncé l'ensemble des atteintes à la république laïque qu'il énumère, et à chaque nouvelle attaque."

 

                                                                      Serge DUMOND, penseur libre

                                                                        PANDRIGNES ( Corrèze).

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 25 mars 2013 1 25 /03 /Mars /2013 09:49
- Publié dans : LAICITE
Par Gilles POULET - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

L’Europe n’est pas unie… on le sait. Ni en terme de lois sociales ni pour sa défense ni pour sa diplomatie, moins encore si on considère l’état de la laïcité et la façon dont elle s’organise en son sein.

  • L'autonomie respective du religieux et du politique, la dissociation de la citoyenneté de toute appartenance religieuse ou philosophique, la liberté de conscienceet de penser, la neutralité des pouvoirs publics, l'égalité des droits et des devoirs des personnes quelle que soit leur religion ou leur conviction, comme l'organisation de la liberté d'exercice du culte et de l'éducation, sont autant d'aspects qui font partie des acquis fondamentaux des démocraties, mais aucun des états membres de l’UE ne traite ces problèmes de la même manière. Il faut voir là les conséquences des conditions historiques et culturelles en œuvre dans chacun des états en question. En France, par exemple l’État républicain, laïque s’oppose principalement à trois démarches particulièrement dangereuses pour la tranquillité publique : 1ère Une définition péremptoire de « la vie bonne »,avec une conception du  bien  qu’une majorité, au nom d’une vérité révélée imposeraità tous, jusque dans la sphère privée, ce qui est attentatoireà la liberté absolue de conscience, fondement de la laïcité à la française.
  • 2ème L’imposition,dès la naissance, à chaque personne, de lois, de cadres d’éducation, de formation, de vie et d’interdits alimentaires, vestimentaires ou autres, définis par sa famille ou sa communauté. 3ème Une doxa enfin, tenant à la marchandisation universelleoù tout est à vendre, y compris le travail, la création artistique, l’éducation, le sexe... et même les services publics. C’est le fantasme absolu du libéralisme économique qui a transformé le service public en service au public dans les Traités européens.

Dans notre conception, la République laïque, que cela plaise ou non, exerce une mission philosophique d'émancipation et de libération des esprits du religieux identifié, et comment le dire autrement ?, à l'obscurantisme et à l’asservissement. Même si la laïcité s'est débarrassée intelligemment de ses paranoïas antireligieuses et anticléricales, mais pas de sa vigilance plus que jamais nécessaire, il reste qu'elle garde, chez nous, les traces d'une expérience historique marquée par l'affrontement de l'Eglise catholique et de l'Etat. Rappelons, la vérité historique l’exige, que c’est l’État qui fut agressé par l’Église, dirigée par un Pape revanchard crispé sur des privilèges exorbitants ; elle refusa la loi du 9/12/1905, fruit d’une longue maturation parlementaire, qualifiée pourtant de loi d’apaisement par ses concepteurs.

Mais voyons ce qu’il en est chez nos voisins.


Allemagne : la mission d'intérêt public des Églises

C’est une révolution religieuse, la Réforme protestante, qui constitue le point de repère fondamental de l'histoire religieuse allemande, puis la paix d’Augsbourg (1555) et le traité de Westphalie (1648) qui ont fixé pour longtemps le principe : « à chaque royaume, sa religion » et consacré la coexistence des deux religions, réformée et catholique. Il faudra donc la création de la République de Weimar et la Constitution de 1919 pour voir assurer la séparation des Églises et de l’État. Qu’il ait fallu attendre Bismarck et la fin du 19èmesiècle pour voir l’Allemagne, non pas réunifiée, mais unifiée sous la houlette prussienne, permet de comprendre le pragmatisme de l’État face aux religions malgré l’existence d’un catholicisme virulent en Bavière, quand le luthérianisme domine ailleurs. En Allemagne les Églises sont fortes, influentes et riches. Corporations de droits publics, elles reçoivent pour leurs activités 10% de l’impôt sur le revenu. Il y a une déduction possible pour ceux qui se déclarent athées, mais cela implique une déclaration !, et aussi des subventions pour l’entretien et pour l’organisation de rassemblements religieux. Les Églises sont de gros employeurs comme prestataires de services dans la santé (Caritasverband), l’éducation préélémentaire payant des Kindergarten et de nombreux Gymnasien, avec contrôle moral ; lequel s’exerce aussi sur les médias et également sur les O.N.G.

On peut ne pas adhérer à un tel système, mais les Allemands ne s’en plaignent pas.


Grande-Bretagne : liberté religieuse avant tout

Longtemps marquée par le puritanisme, l’Angleterre offre depuis quelques décennies des lois de libertés pour la sphère publique: contraception (1958), avortement (1967), divorce (1969). L’église anglicane a évolué en ordonnant des femmes (1992) et en critiquant même le libéralisme et le conservatisme en matière économique et sociale. D’autres lois condamnent désormais les discriminations raciales, ethniques, sexuelles mais le blasphèmereste poursuivi lorsqu’il concerne les religions chrétiennes, mais pas l’Islam ! Et ce fut heureux pour l’écrivain Salman Rushdie.

Toutes les écoles sont subventionnées et contrôlées par les autorités locales (politiques, parents). La prière du matin est en principe obligatoire. Mais si on trouve 70% de croyants déclarés, il y a seulement 10 % de pratiquants. La majorité reste cependant favorable à l’enseignement religieux à l’école.

Bon ! Cela dit, il faut bien comprendre que le Royaume-Uni est une monarchie multinationale, Commonwealth oblige, et la reine theDefender of the Faith etthe Supreme Governor of the Church. Là deux Eglises sont établies dont le nom même indique combien elles sont liées à l'identité des nations concernées : la Church of England (anglicane) et la Church of Scotland (presbytérienne). Ces Eglises ne sont cependant pas financées par les pouvoirs publics. D’autre part, l’absence de polarisation contre le religieux en tant que tel, un État non centralisé et ouvert à la pluralité culturelle et religieuse ont contribué à développer en Grande-Bretagne une approche compréhensive des phénomènes religieux, soucieuse de non-discrimination et respectueuse du droit à la différence, en quoi il semble que la Grande-Bretagne se préoccupe, de tout évidence, plus de la protection de la liberté religieuse que de sa protection contre la religion et ses excès !


Italie : le catholicisme comme patrimoine et le Pape en figure tutélaire

En Italie, le texte du Concordat du 16 février 1984 stipule que « les principes du catholicisme font partie du patrimoine historique du peuple italien »et que la République italienne et le Saint-Siège collaborent « pour la promotion de l'homme et le bien du pays ». Toutefois, bien qu’abrogeant la religion d'Etat, ces accords prévoient un régime

d'autofinancement des cultes et la liberté « d'exercer le droit de profiter ou non de l'instruction religieuse à l'école ».

Cela a permis néanmoins aux libertés d’avancer: divorce (depuis 1970- 74), contraception et I.V.G... Cependant les liens avec une religion omniprésente sont nombreux : prestation de serment devant Dieu, délit de blasphème, mariages religieux ayant valeur civile. Par ailleurs, l’enseignement religieux dans les écoles est exclusivement catholique. Les Italiens y sont attachés et préfèrent verser 0,8 % de leurs impôts à l’Eglise plutôt qu’à des organismes sociaux de l’Etat tant celui-ci est discrédité. Il y a là un vrai problème de culture civique.

Le Pape, ses agissements et ses affidés restent donc un vrai souci pour la démocratie italienne et l’on ne sache pas que le Vatican se soit beaucoup préoccupé des frasques berlusconiennes.


Belgique : un roi très catholique

Après l’adoption d’une Constitution progressiste en 1831, la laïcisation est bloquée en 1884 par l’arrivée au pouvoir du parti catholique, soutenu par la monarchie constitutionnelle. Les religions sont reconnues par l’État, sauf le bouddhisme et les sectes, et leurs ministres sont payés par les communes ou les Provinces. Les institutions catholiques reçoivent 97% des aides et la religion catholique, dont les cérémonies rythment les fêtes nationales, apparaît comme un élément identitaire de la nation belge, officielle. L’enseignement privé confessionnel accueille la moitié des enfants, notamment en Flandres ; les établissements de santé dépendant de «Caritas Catholica» représentent la moitié du système médical belge ! Il existe heureusement un sérieux pole de résistance à l’envahissement religieux, l’Université Libre de Bruxelles qui a érigé face à son entrée une statue de Francisco Ferrer, pédagogue assassiné par les franquistes. Tout un symbole.


Danemark : l’État y fait évoluer l’Église

L’État et l’Église luthérienne, évangélique, sont liés depuis la fin du XVIème siècle et, s’il n’y a toujours pas de séparation, l’évolution est étonnante depuis lors sur bien des points. C’est l’État qui fait évoluer l’Église, l’utilise comme instrument de socialisation et de service public. Le Souverain reste chef de l’Eglise et, si 90% des Danois se déclarent luthériens, si l’État civil est tenu par les Églises et les cultes reconnus et s’il existe toujours un article (140) réprimant « l’outrage public à la foi », la liberté d’expression est vraiment très large, le mariage civil est reconnu depuis 1920 et le système scolaire est non-confessionnel. L’agnosticisme est en forte progression. Heureux Danemark !


Espagne : l’ombre de Balaguer

La Constitution de 1978 ( la transicion) apporte la séparation de l’Eglise et de l’Etat. La légitimité du pouvoir vient du peuple, et non plus de Dieu, la belle avancée !
En 1980 est établie la liberté religieuse mais l’Eglise garde une position spéciale, de peur de rallumer la guerre. Formation dans des centres publics, exemption fiscale, subventions, enseignement religieux en primaire et secondaire, mais possibilité de substitution par des cours d’éthique. L’Etat civil, la santé sont gérés par l’administration et les libertés de culte, de penser, de création et d’enseignement, de contraception et d’avortement, malgré l’hostilité de l’Eglise, sont assurés. Plus de répression  légale pour blasphème et sacrilège ! Le nombre de pratiquants est de 33%. Cependant, l’Opus Dei crée en 1928 par Balaguer et appuyé par le Pape occupe des postes clés dans le monde des affaires, à l’université et les gouvernements conservateurs en sont peuplés, sans qu’il soit assuré qu’ils n’infestent pas les gouvernements de gauche.


Irlande : un catholicisme très actif

Il n’y a pas de religion d’État, pas de concordat, pas de discrimination. L’Église trouve ses moyens propres pour fonctionner. Cependant elle contrôle de nombreux aspects de la sphère publique : 80% de l’enseignement, dont elle  recrute les membres et assure la formation ; une minorité d’établissements de santé mais elle détermine la déontologie générale ; si la contraception est possible l’avortement est interdit. L’État est officiellement neutre, mais la Constitution de 1937 fait référence à  la sacro-sainte trinité de laquelle découlent tous les pouvoirs du gouvernement. Nous sommes là loin des « Lumières » et la Révolution Française fut longtemps considérée comme le mal absolu !


Grèce : un foutoir orthodoxe

L’Orthodoxie signifie autant l’appartenance culturelle que nationale : « l’hellénité », comme on dit la judéité, même pour les athées! La mention de la religion est portée sur la carte d’identité. L’Église orthodoxe est rattachée au ministère de l’Éducation nationale. Il n’y a donc pas de séparation ni de laïcisation. Si la liberté religieuse est proclamée, le prosélytisme des autres pensées est réprimé, la Grèce a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme

sur ce point, et l’instruction religieuse orthodoxe est obligatoire. L’Eglise ne peut être «offensée» et la Constitution est promulguée au nom de «la Sainte Trinité». On sait, depuis la crise qui frappe si durement ce malheureux pays que l’Église orthodoxe, richissime, ne paie pas d’impôts ! Pas plus que les riches armateurs. C’est dire l’état de la démocratie chez ses inventeurs…


Les Pays bas : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

La Constitution de 1848 confirme la séparation des Églises et de l’État, la liberté des cultes, l’égalité des droits L’enseignement public neutre est organisé depuis 1806. Mais, à l’instar des réformés conservateurs, chaque Église veut son école, et, en 1920, l’État avalise et finance à 100% l’ensemble des réseaux scolaires ainsi constitués. Cela implique une  déclaration d’appartenance  par la famille de chaque enfant qui devient ainsi, du berceau à la tombe, partie prenante d’un système de «piliers»communautaristes qui encadrent la vie de chacun dans des clubs, syndicats, partis politiques, journaux confessionnels ou non. Bref ! Tout ce que la République laïque déteste. La séparation Églises/État permet néanmoins le financement des activités des Églises, par le biais des collectivités locales, mais sans prélèvement d’impôt comme en Allemagne ou en Italie, mais qui dit financement local dit impôts locaux !

L’État attribue les subventions aux «comités de parents» qui choisissent directeurs et enseignants, mais, fort heureusement, ils sont contrôlés par ailleurs. En fait, 38% seulement des parents préfèrent les écoles confessionnelles et, pure logique libérale, on assiste à la multiplication d’écoles privées multiconfessionnelles voire non religieuses fort coûteuses pour l’État. Ce système reste donc ségrégationniste dans son essence, mais sur fonds publics !
La tradition humaniste a permis d’élargir les libertés avec le droit à l’avortement (1982), des droits pour  les malades, l’euthanasie conditionnelle (1993), le contrat d’union civile, mais aussi une expérience libérale pour les consommateurs de drogues. Au total donc, des libertés, une laïcisation avancée, mais le système communautariste social religieux reste en place  et il s’y amorce une ségrégation sociale par l’école. C’est la tare principale des systèmes confessionnels qui ne peuvent, par définition, prétendre à la neutralité.

                                                                            ***

Les religieux de toutes confessions, attachés à leurs habitudes de domination, soit disant spirituelle, et à leurs comportements contraignants, considèrent, ô horreur, que toute laïcisation s’effectue aux dépens de leur vocation à imposer partout une soumission culturelle, sociale et politique qu’ils estiment légitime de faire régner au nom « d’arrières mondes », comme disait Nietzsche, dont nous n’avons que faire. Là est une partie essentielle de notre combat. Ce combat est plus que jamais urgent en France même où les incessantes entorses à la loi de Séparation ne font que s’aggraver.

Mais la restauration de la démocratie authentique, inséparable de la laïcité, nécessite de lutter aussi contre ces nouvelles cléricatures économiques que sont l’OCDE, l’OMC et tous ces bidules internationaux hors sol, dont les objectifs sont de confisquer, au profit des milieux d’affaires, un maximum du pouvoir encore détenu par les États. La négociation en cours de l’AMI (Accord Multilatéral sur les Investissements) en est une aveuglante et désolante tout comme les récents agissement de la fameuse Troïka à Chypres. La lutte est donc tout aussi nécessaire sur ce plan, je vous prie de le croire.

 

                                                                                       Gilles POULET

                                                                                           Mars 2013

Sources :Cercle Jean ZAY,CAEDEL, Wikipédia, Sciences Humaines

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 25 mars 2013 1 25 /03 /Mars /2013 09:25
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Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

 Marianne soutient cet appel :

http://www.marianne.net/Pourquoi-Marianne-le-soutient_a227575.html

 

 

 Pétition pour la   

Crèche Baby-Loup :

Appel à toutes les consciences républicaines

 cliquez [....ici....]

 

premier signataires de la pétition:


Les signataires de l'appel pour une nouvelle loi sur les signes religieux :

Elisabeth Badinter,
philosophe;
Jeannette Bougrab,
ancienne ministre;
Elisabeth de Fontenay, philosophe;
Alain Finkielkraut, philosophe;
Caroline Fourest, essayiste;
Sihem Habchi, ancienne présidente de NPNS;
Nadia El Fani, cinéaste;
Malika Sorel, essayiste;
Catherine Kintzler, philosophe;
Françoise Laborde, sénatrice de Haute-Garonne;
Michèle Vianès, présidente de Regards de femmes;
Jacques Toubon, ancien ministre;
Jean Glavany, ancien ministre, député des Hautes-Pyrénées;
Jean-Michel Baylet, ancien ministre, président du Parti radical de gauche, sénateur du Tarn-et-Garonne;
Roger-Gérard Schwartzenberg, ancien ministre, président du groupe RRDP à l’Assemblée nationale, député du Val-de-Marne;
Guy Lengagne, ancien ministre;
Abdennour Bidar, philosophe;
Paul Thibaud, philosophe;
Jean-Pierre Le Goff, philosophe;
Henri Pena-Ruiz, philosophe;
Philippe de Lara, philosophe;
Alain Seksig, inspecteur à l’Education nationale;
José Gulino, grand maître du Grand Orient de France;
Jean-Pierre Blazy, député du Val-d’Oise;
Abdelwahab Meddeb, écrivain.

Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 22 mars 2013 5 22 /03 /Mars /2013 19:40
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Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

plate forme collectif

Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 22 mars 2013 5 22 /03 /Mars /2013 19:33
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Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

CR Laicite Pt Republique 1

Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 22 mars 2013 5 22 /03 /Mars /2013 19:28
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Par envoyé par Martine BOSDEVEIX - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

                  Très intéressante analyse de la philosophe Catherine Kintzler sur son blog Mezetulle:

 

"Affaire Baby Loup. L'arrêt de la Cour de cassation encourage la discrimination envers les laïques et les non-croyants, et restreint leur liberté d'entreprendre
par Catherine Kintzler

En ligne le 20 mars 2013


L'arrêt de la Cour de cassation dans l'affaire de la crèche Baby Loup (1) fait grand bruit et les laïques l'accueillent comme un coup sur la tête. Il y a en effet de quoi s'indigner. Mezetulle n'hésite pas à parler d'encouragement à la discrimination envers les laïques et les non-croyants ainsi que d'une forme d'inégalité entre les entreprises.
Au-delà de son aspect choquant et à cause de lui (car les magistrats en principe ne font que dire le droit), cet arrêt pose des questions très intéressantes sur la constitution du concept de laïcité et pointe des lacunes dans le droit du travail, lacunes qu'il n'appartient pas au juge de corriger mais que le législateur serait fautif de laisser en l'état.


En France, sous certaines conditions, on a le droit de créer une entreprise à caractère confessionnel, mais on n'a pas le droit, sous les mêmes conditions, de créer une entreprise qui entend faire valoir le principe de neutralité religieuse en son sein. Voilà ce que nous apprend l'arrêt de la Cour de cassation. Un petit enfant a le droit, dans une crèche privée, d'être soumis à des manifestations religieuses de la part du personnel, mais ses parents n'ont pas le droit de réclamer la neutralité pour lui, mieux : ils n'ont même pas la possibilité de trouver une crèche privée qui par son règlement le mettrait à l'abri de ces manifestations. Plus généralement, un croyant voit ses droits à la manifestation religieuse respectés au sein de son entreprise, mais un non-croyant a le devoir de subir ces manifestations sans pouvoir obtenir un moment et un lieu de retrait où il en serait préservé. La liberté de conscience se restreindrait-elle à la liberté religieuse ?

Avant de monter sur nos grands chevaux tentons de voir en quoi cet arrêt pose des questions très intéressantes sur la constitution même du concept de laïcité. La lutte en faveur de la courageuse crèche de Chanteloup les Vignes et de son exemplaire directrice Natalia Baleato ne s'en trouvera que mieux soutenue et alimentée (2).

[ suite ...ici...]"

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 17:59
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Par Roland BOSDEVEIX - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

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Avec ce cassage en règle des deux premiers jugements, la cour de Cassation donne raison à la salariée, nouvelle croisée de la religion.

 

Ce 19 mars restera donc une sale journée pour la laïcité institutionnelle. Elle s'est transformée en victoire :

  • pour toutes les religions qui fleurissent dans le paysage ;

  • pour tous les syndicalistes qui tolèrent la construction de lieux de prière dans les entreprises privées ;

  • pour tous les partenaires sociaux qui n'ont pas su, n'ont pas voulu laïciser jusqu'à présent le Code du travail.

 Souhaitons que cette victoire ne reste que temporaire. Un très court répit dans ce combat pour que cette liberté essentielle de croire ou de ne pas croire soit définitivement remisée dans la sphère individuelle et privée. A l'issue du délibéré, si un certain nombre de laïques - dont des journalistes - ont manifesté leur déception, le camp religieux quant à lui, musulman en particulier, envisage une mobilisation pour qu'aucune loi ne soit votée sur l'application éventuelle de la laïcité dans le secteur de la petite enfance.

 

C'est dire combien l'enjeu est clair. Il importe que tous les citoyens et toutes les forces vives et institutionnelles se sentent mobilisés pour que cette victoire s'inverse et que cette décision de justice ne devienne qu'une malheureuse et brève péripétie dans ce combat pour la liberté de penser.

                                                                                   Roland BOSDEVEIX

                                                                                     A rebrousse-poil

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 10:52
- Publié dans : LAICITE
Par Roland BOSDEVEIX - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

                                          Aujourd'hui, c'est pour nous un jour de tristesse...

 

En allant à la cérémonie religieuse d'investiture de François Ier, le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères de la République laïque remettent en cause beaucoup de choses.

Ils semblent faire fi de la séparation des pouvoirs civils et religieux. Ils en oublient l'action historique de leurs prédécesseurs, de la stature d'un Aristide Briand, le contributeur à cette loi de séparation, ou d'un Marcel Sembat, le premier à demander la suppression de l'ambassade de France au Vatican.

Ajourd'hui, par leur présence à cette manifestation religieuse, est-ce les offenser que d'affirmer qu'ils bafouent une loi chère au coeur du peuple français ? La grandeur d'un peuple et d'une nation se mesure au respect de ses principes fondateurs. En agissant ainsi, les représentants du peuple se positionnent en démagogue politique, à la recherche du plus petit dénominateur commun.

En agissant ainsi, ils oublient notre propre histoire, faite du sang et des larmes de nos aïeux qui eurent à subir les méfaits d'une institution religieuse qui, aujourd'hui encore, ne cesse d'être éclaboussée par de nombreux scandales.

Honte à vous, Messieurs.

                                                               Roland BOSDEVEIX

                                                               Blog :A Rebrousse-poil

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 09:41
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Par Jean Claude CANAL - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

affiche Trausse

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 08:57
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Par Jean Claude CANAL - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Midi Libre:                                                                          lien [...ici...]

Fabien Hisbacqle 16/01/ 2013

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Une plainte a été déposée. (F.H.)

Il avait été planté à Mende il y a à peine un mois.

L’arbre de la laïcité, planté début décembre dans le parc urbain du Tuff, à Mende, a été sectionné le week-end dernier. C’est le service des espaces verts de la mairie qui l’a découvert. Mais personne ne peut affirmer avec certitude quand cet acte a été commis. "C’est dans une zone mal éclairée", a fait remarquer la mairie, qui a d’ailleurs annoncé que l’éclairage arriverait dans la zone d’ici deux à trois mois.

"Symbolique"

En attendant, la mairie a porté plainte contre X, hier, pour "vandalisme". Et s’interroge sur les raisons d’une telle attaque. "Acte symbolique ou violence gratuite ? On ne sait pas", a prudemment résumé le directeur de cabinet du maire, Matthias Bötsch.

Symbolique car ce week-end se déroulait à Paris une grande manifestation contre le mariage pour tous. Et pour Joël Illes, le secrétaire départemental de la FSU, qui fait partie de l’Observatoire de la laïcité de Lozère, c’est plus qu’une éventualité. "J’imagine que les gens qui ont fait ça sont dans la symbolique", a-t-il réagi hier. Ajoutant : "Quand on s’attaque à ça, on s’attaque à beaucoup de choses". Ce soir, l’Observatoire doit se réunir. Et décider des suites à donner au fait divers. Il pourrait ainsi suivre la démarche de la mairie et porter plainte à son tour.

L’arbre de la laïcité avait été planté le 7 décembre dans le parc urbain du Tuff. Il était par là question de commémorer la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État.

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 17 janvier 2013 4 17 /01 /Jan /2013 13:21
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Par Jean PETRILLI - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Lyon se targue depuis de nombreuses années d’être la capitale de la gastronomie. A ce titre il faudra ajouter une nouvelle spécialité : la laïcité à la « sauce lyonnaise »…

 

Sauce qui ravit les papilles des cléricaux de tous bords avec quand même une grande préférence pour les papilles catholiques.

 

En effet après les différentes variantes passant de la laïcité positive, ouverte, de coopération, qui ont constitué de véritables pieds de biche permettant de réaliser des effractions contre la loi de séparation des églises et de l’Etat maintenant c’est encore plus simple : la négation du fait cultuel. Le stade ultime de l’œuvre d’anéantissement ?

 

Retour en arrière. La ville de Lyon et le département du Rhône votèrent ,en 2009, l’attribution de subventions pour un montant de 98 000 € au profit de la Fondation du Protestantisme pour l’organisation à Lyon de la 13e assemblée générale de la Conférence des Églises Européennes (KEK) prévu du 15 au 21 juillet 2009.

La région Rhône-Alpes par une fronde de ses élus refusa le vote d’une subvention de 50 000 €.

 

Sur recours des laïques, le tribunal administratif reconnaissait, en 2011, la violation de la loi du 9 décembre 1905 et sans coup férir annula cette subvention. La Fondation du protestantisme était cultuelle ainsi que la XIII ème Conférence des églises européennes.

 

La Cour Administrative dans un jugement, du 27 novembre 2012, qu’il faut qualifier d’opportunité, donna cette fois ci gain de cause à ceux qui violait la loi du 9 décembre 1905. Elle devait annuler le jugement du tribunal administratif en retenant des motivations qui tordaient la réalité des faits et omettaient d’analyser la totalité des moyens de droit soulevés.

La fondation du protestantisme a pour objet de favoriser, assurer la pérennité et le développement du protestantisme en France à travers des actions conduites dans des domaines divers par les églises, œuvres, mouvements et autres institutions protestantes. A l’heure de l’internet il suffit de se rendre sur le site web de la fondation pour le constater. La Cour en a jugé autrement en concluant que la fondation ne pouvait être qualifiée d’association cultuelle.

Mais le plus ahurissant dans ce jugement c’est qu’il repose sur un second déni encore plus énorme et choquant.

La XIII ème assemblée de la Conférence des églises européennes était qualifiée de non-cultuelle. Elle avait accueilli près de 300 délégués des 120 églises membres de la KEK, principalement anglicanes, orthodoxes et protestantes et 500 autres participants appelés à plancher sur le thème « Appelés à une seule espérance en christ ». Thème décliné en diverses questions sociétales étudiées dans le prisme ou la lunette protestante. Alors que les délégués étaient reçus par un temps de prière à l’église Saint-Bonaventure. Qu’il était prévu dans l’agenda de cette conférence d’autres temps de prière. Malgré tous ces faits indéniables, irréfutables les juges de la cour d’appel décidèrent que la XIII ème conférence des églises européennes n’était pas de nature cultuelle.

Les juges ne daignant même pas s’interroger sur la validité des états financiers justifiant de l’usage des subventions et surtout sur le fait qu’elles avaient été reversées à la KEK association de droit suisse ayant son siège à GENEVE !.

 

La boucle était ainsi bouclée : élus et magistrats de la République s’entendaient pour conforter cette laïcité à la sauce lyonnaise !

 

Désormais à LYON et dans le Rhône la notion de culte, comme la ligne de l’horizon s’éloigne à chaque fois que l’on croit s’en approcher. C’est plus simple, ça rapporte et va rapporter gros, de belles perspectives en vue pour les finances des cultes lyonnais. S’ouvrent ,ainsi, plus grandes les vannes du financement des cultes en violation totale, assumée et désormais couverte par la justice de notre pays.

 

Le Président de la République a annoncé, ces derniers jours, son intention de créer en 2013 un observatoire de la laïcité. Nous l’invitons vivement à l’installer à LYON. Il pourra apprécier cette laïcité à « la sauce lyonnaise » dans laquelle mijote la potion amère du cléricalisme triomphant intoxicant un peu plus chaque jour l’avenir du « vivre ensemble ».

 

                                                                                          Jean PETRILLI

 

 

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 19 décembre 2012 3 19 /12 /Déc /2012 08:43
- Publié dans : LAICITE
Par Jean Claude JULIEN - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

                                                                     Intervention au

 

Colloque de l’Observatoire de la Laïcité de Provence,

" Laïcité, j’écris ton nom… ", 

du 29 septembre 2012

 

 

      Alors que des bravos unanimes saluent les cours de morale laïque à l'école, il se trouve peu de monde pour relever, comme nous l'avons fait à l'OLPA quasiment à l'unanimité, l'incongruité de l'expression « morale laïque ».

       Que peut bien signifier une morale laïque ?

      Souvenons-nous de Sarkozy qui déclarait après son fameux discours de Latran : « je n'ai jamais dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse.»

       Y aurait-il donc une morale laïque comme il y a une morale religieuse ?

      Accepter l'idée d'une morale laïque, c'est déjà la distinguer d'autres types de morales, c'est donner à penser que la laïcité serait une philosophie, une idéologie, une doctrine, qui aurait sa morale propre, comme en ont, par exemple, les religions.

 

      Or la laïcité ­ au sens de la séparation d'avec le religieux ­ est ­ c'est ce que nous professons à l'OLPA- un idéal d'organisation de la vie en société ; qui consiste principalement à affranchir les pouvoirs et les services publics de toute emprise religieuse. La laïcité est un cadre juridique qui assure la liberté de conscience et en particulier, on ne le répètera jamais assez, le libre exercice des cultes.

 

     Autrement dit, la laïcité est un contenant ; un contenant qui permet tous les contenus philosophiques, qui permet l'incroyance comme la croyance. La laïcité n'a pas de morale propre, elle donne juste la liberté d'en avoir une !

      La Laïcité ne peut donc pas donner son nom à un contenu particulier puisqu'elle les contient tous et les autorise tous.

 

      Qu'est-ce que la morale ? C'est, en résumé, la conscience de nos devoirs d'Homme. Et la laïcité, qui ne fait que permettre le libre épanouissement de cette conscience, serait vraiment mal venue de la diriger ! Sans laïcité, il est probable que la morale serait soumise aux dogmes religieux, aussi respectable soit la croyance des adeptes en ces dogmes, mais peut-on imaginer que la morale soit soumise à la Laïcité ? Non ! D'ailleurs ça n'aurait pas de sens ! Comme n'a pas plus de sens l'expression « morale laïque ».

 

     La morale... celle sur laquelle tous les Hommes peuvent s'entendre, est le produit de l'évolution de la conscience universelle. Elle n'a pas été fondée par la religion.

Démonstration :

      Un croyant ­ je ne parle pas d'intégrisme religieux- un croyant fait-il le bien parce que Dieu le lui ordonne ? S'interdit-il une mauvaise action parce que Dieu le regarde ?

     Si c'est le cas, il agit en fonction de prescriptions religieuses, non en fonction de la morale : ses comportements, aussi vertueux soient-ils, sont alors dénués de valeur morale.

       Si ce n'est pas le cas, c'est qu'il reconnaît que sa religion s'appuie sur une morale qui n'a nul besoin d'un fondement théologique pour être partagée.

         Ce n'est donc pas la religion qui fonde la morale mais bien la morale qui fonde la religion.

                                                                ....

      En résumé, il n'y a pas de morale vraie sans liberté de conscience. La laïcité permet cette liberté de conscience. Mais il ne peut exister de « morale laïque » !

        Car non seulement cette expression « morale laïque » est absurde mais elle est aussi dommageable pour la laïcité ; comment ? en distinguant, au travers de leur morale, deux catégories de citoyens : les uns qui s'appliqueraient à une morale religieuse, les autres qui s'appliqueraient, par opposition, comme le prétendent les détracteurs de la laïcité, à une morale irréligieuse.

        Or les lois laïques de la République ne sont pas irréligieuses.

Les lois laïques de la République défendent la liberté pour chacun d'avoir sa propre morale, de vivre librement selon ses convictions dans le cadre défini par la loi commune, et qu'aucune considération d'ordre théologique ou autre (scientiste par exemple) ne vienne imposer ses règles de conduites particulières à l'ensemble des citoyens de la République.

 

       En dehors des règles fixées démocratiquement par la loi, la morale ne nous est imposée par personne, -et je craindrais même que des partisans d'une certaine forme de laïcité en « isme » - je pense par exemple au laïcisme qui se développe en Belgique, mais pas seulement, qui tend à considérer la laïcité comme une forme de spiritualité à l'égale de celles des religions (n'entend-on parler de spiritualité laïque ?)- je craindrais donc que les partisans de telles formes de laïcité veuillent, sous le slogan de « morale laïque » nous imposer la leur...

        La morale ne nous est imposée par personne, si ce n'est par notre propre conscience.

 

Alors, pour éveiller les consciences, plutôt que de parler « d'enseignement de la morale laïque », n'est-il pas plus pertinent de parler d'« enseignement laïque de la morale » ?

« La vraie morale, la grande morale, la morale éternelle, déclarait Jules Ferry en 1881, c'est la morale sans épithète. »

                                                      Jean-Claude JULIEN

                               Président OLPA , site: [......ici......]

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 4 octobre 2012 4 04 /10 /Oct /2012 18:28
- Publié dans : LAICITE
Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

L'ADLPF affirme son total accord avec la position exprimée par l'association alsacienne "Laïcité d'Accord" dans le communiqué ci-dessous.


Communiqué

L'Alsace et la Moselle ne veulent plus être le refuge du délit de blasphème

A la suite de la publication de caricatures de Mahomet, le président du CFCM étudie la possibilité d'un dépôt de plainte contre le journal satirique Charlie Hebdo "en Alsace-Moselle" ou "au niveau européen".

Dans tous les pays démocratiques sécularisés, dont la France, le délit de blasphème lié à l'ingérence des cultes dans la sphère publique a été abrogé, mais pas en Alsace-Moselle. Envisager de déposer une plainte en Alsace-Moselle plutôt qu'à Paris, siège du CFCM, implique de recourir à l'article 166 du code pénal local concernant le blasphème et qui prévoit une peine allant jusqu'à trois ans de prison.

Chacun appréciera le bien fondé des caricatures de ce journal "bête et méchant".

Dans le passé, déjà, ce journal avait eu à répondre devant un tribunal de la légalité de la publication des caricatures danoises de Mahomet. Mais jamais une plainte n'avait encore été envisagée pour blasphème.

Cette éventualité a donné le tournis aux juristes de l'Institut du Droit Local. Dans un premier temps ils se sont montrés dubitatifs sur la recevabilité d'une telle plainte. D'après une dépêche de l'AFP, dans un second temps, ces mêmes juristes se sont lancés dans une interprétation théologique du texte juridique qui laisse perplexe. Ils assimilent "l'outrage à un culte" à un "blasphème public contre Dieu" et jugent que "Dieu représente le sentiment religieux". Si l'on comprend bien, pour les juristes de l'IDL, offenser le sentiment religieux justifierait une plainte pour blasphème en Alsace-Moselle, à coup sûr une première juridique.

Il ressort de ces circonvolutions juridico-théologiques qu'une plainte contre Charlie-Hebdo pour blasphème nous ramènerait au temps de l'Ancien Régime. Cette éventualité rappelle à tous les citoyens et décideurs français qu'il est impératif et urgent d'introduire les lois laïques en Alsace et en Moselle.

                                                                                          Le 28 septembre 2012 

                                                                           Association alsacienne "Laïcité d'Accord"

 


Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 3 octobre 2012 3 03 /10 /Oct /2012 14:14
- Publié dans : LAICITE
Par Jean PETRILLI - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Cette nouvelle affaire de caricature révèle à quel point il existe une volonté de museler la pensée.

Comme par hasard on retrouve la saint alliance œcuménique pour exiger le rétablissement du délit de blasphème à travers des mots choisis et des sentiments larmoyants.

Il ne faut pas se leurrer,c'est un combat initié depuis de nombreuses années par les catholiques intégristes avec à leur tête Bernard Antony.Aujourd'hui toutes les confessions ont repris cette volonté liberticide y compris par Me Mignard*.

Confusion en permanence sur la conception de la laïcité qui serait synonyme de respect des religions sous-entendu l'obligation de fermer sa gueule ! Alors que la laïcité garantit en premier la liberté de conscience et accessoirement le libre exercice du culte à ne pas confondre avec la liberté religieuse qui exige la différence des droits.

La laïcité nous garantit un espace public libéré du joug des religions. En quoi une caricature empêche la pratique libre de son culte ? En rien sinon que le combat politique qui vise à rétablir la censure religieuse dans notre pays .

 

Y a-t-il comme la "gabelle" obligation d'acheter Charlie Hebdo ? Non ! c'est donc bien un combat qui est mené contre la démocratie à travers la liberté d'opinion qui se déroule en ce moment dans notre pays .

Les religions sont elles interdites dans ce pays? Les croyants arrêtés pour leur croyance? Les lieux de cultes bafoués ,fermés, détruits par les autorités de l’État ? Les quelques profanations font immédiatement l'objet d'enquêtes et de poursuites judiciaires.

Quant à l'interdiction des manifestations il serait d'une grande irresponsabilité de la part des autorités de la République de ne pas s'interroger sur le contexte actuel et se muer dans l'inertie...

J'ai été le témoin lors d'un voyage professionnel en Angleterre d'une manifestation organisée un samedi après-midi à Londres, en 1989, par les islamistes. J'ai été atterré de voir , d'entendre des cris de haine, des appels aux meurtres contre Salman Rushdie !Quoi le berceau de la démocratie acceptait cela !

Est-ce l'exercice d'une liberté démocratique que d'autoriser une manifestation qui n'avait que pour seul but d'exiger l'assassinat d'un écrivain ? Demain le rétablissement du blasphème ?

 La laïcité est le bien commun qui nous permet de vivre ensemble à condition que les religions restent là où elles auraient du rester, à savoir l'espace de la foi et du privé...

 

 * JeanPierre Mignard est avocat , très représentatif du courant chrétien qui noyaute le parti socialiste. Il a été le président de l'association "Désir d'avenir" créée par Ségolène Royale.



                                                                                                             Jean PETRILLI









Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 28 septembre 2012 5 28 /09 /Sep /2012 07:43
- Publié dans : LAICITE
Par envoyé par Guillaume ROBICHEZ - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Caroline Fourest & Fiammetta Venner

 

Le mot “islamophobie” a été pensé par les islamistes pour piéger le débat et détourner l’antiracisme au profit de leur lutte contre le blasphème. Il est urgent de ne plus l’employer pour combattre à nouveau le racisme et non la critique laïque de l’islam. C’est la conclusion de Caroline Fourest et Fiammetta Venner après une longue enquête sur ce mot parue dans leur dernier ouvrage, Tirs Croisés...

Le mot "islamophobie" est aujourd'hui très largement repris, du MRAP à Jean-Pierre Raffarin, et plus maladroitement encore par Claude Imbert du Point. Il est dans l'air d'un temps où l'on s'obstine à vouloir réduire la question du racisme et de l'intégration à une question confessionnelle, comme si tous français originaires du Maghreb étaient tous musulmans pratiquants et comme si l'enclavement des banlieues n'était plus qu'une question de choc des religions. En cela, le remplacement du mot "racisme" par "islamophobie" correspond bien à la politique menée par Nicolas Sarkozy. La création artificielle d'un Conseil français du culte musulman n'a pas eu seulement pour effet désastreux d'amalgamer les musulmans libéraux et les musulmans extrémistes de l'UOIF, elle donne surtout le sentiment de vouloir traiter le dossier de l'exclusion sociale uniquement par le biais de l'intégration religieuse : les banlieusards révoltés par les bavures n'ont qu'à adresser leurs réclamations à des imams puisque le retour à la religion semble être la seule médiation possible proposée par le ministère de l'intérieur…

Plus inquiétant, de plus en plus de militants de gauche, y compris antiracistes, participent à cet amalgame en faisant de la question du foulard islamique une question de "racisme" et non plus une question d'"intégrisme". Comme s'il n'était plus possible d'être à la fois antiraciste et opposé aux interprétations sexistes du Coran sous peine de se voir traiter d'"islamophobes". Les militants laïques, ceux qui ne souhaitent pas voir de signes religieux ostentatoires et prosélytes entrer à l'école, ceux qui s'opposent aux diktats de la religion des extrémistes, sont aussitôt soupçonnés de racisme. Comment en est-on arrivé là ? Par quel retournement de situation hallucinant, le débat public français a-t-il pu être piégé et verrouillé à ce point ? La réponse tient en un seul mot : "ISLAMOPHOBIE".


Le mot “islamophobie” a une histoire, qu'il vaut mieux connaître avant de l'utiliser à la légère. Il a été utilisé en 1979, par les mollahs iraniens qui souhaitaient faire passer les femmes qui refusaient de porter le voile pour de "mauvaises musulmanes" en les accusant d'être "islamophobes". Il a été réactivité au lendemain de l'affaire Rushdie, par des associations islamistes londoniennes comme Al Muhajiroun ou la Islamic Human Rights Commission dont les statuts prévoient de “recueillir les informations sur les abus des droits de Dieu”. De fait, la lutte contre l'islamophobie rentre bien dans cette catégorie puisqu'elle englobe toutes les atteintes à la morale intégriste (homosexualité, adultère, blasphème, etc.). Les premières victimes de l'islamophobie sont à leurs yeux les Talibans, tandis que les "islamophobes" les plus souvent cités par ces groupes s'appellent Salman Rushdie ou Taslima Nasreen ! En réalité, loin de désigner un quelconque racisme, le mot islamophobie est clairement pensé pour disqualifier ceux qui résistent aux intégristes : à commencer par les féministes et les musulmans libéraux.


Au même moment, en France, les intégristes chrétiens ont d'ailleurs entamé très exactement la même démarche. L'AGRIF, l'association de Bernard Antony (FN) qui s'est beaucoup impliqué dans les campagnes contre Scorsese, ont imaginé un moyen beaucoup plus efficace de lutter contre le blasphème : faire des procès pour "racisme anti-chrétien". La seule différence entre les deux démarches tient aux contre-feux qu'ils rencontrent. En effet, personne n'est dupe lorsque l'Agrif fait des procès pour "racisme anti-chrétien". Tout le monde sait qu'il s'agit en réalité de lutter contre toute critique de la religion. En revanche, tout le monde est tombé dans le panneau de l'"islamophobie". Après avoir gagné les associations antiracistes anglaises, le mot a été intronisé en France par Tariq Ramadan, dont la double casquette de musulman réformiste fondamentaliste et de militant tiersmondiste a permis sa diffusion rapide vers l'extrême gauche. Depuis, il piège nos débats mettant systématiquement en situation d'accusés, mieux que ne l'aurait fait une fatwa, toutes celles et tous ceux qui osent résister aux interprétations politiques et radicales de l'Islam… Un livre sur La nouvelle islamophobie, de Vincent Geisser, ne vient-il pas de qualifier de "facilitateurs d'islamophobie" pêle-mêle les associations comme SOS racisme, les recteurs et les imams libéraux proches de la Mosquée de Paris et les journalistes d'investigation enquêtant sur le terrorisme islamiste ? La boucle est bouclée. Qui osera encore s'opposer au voile ou aux autres interprétations archaïques de l'Islam sans avoir peur d'être traités d'"islamophobes" ? Hier encore, à l'occasion de l'affaire Rushdie ou Scorsese, la presse et les associations de droits de l'homme se soudaient pour dire non aux "croisés de l'ordre moral" que sont les intégristes… Aujourd'hui, c'est tout le contraire. Les opposants au voile sont traités de "croisés de la laïcité" voire "d'ayatollahs de la laïcité" (sic) dans les pages du Monde. Tandis que les militants et les militantes intégristes de l'UOIF (une organisation dont le Conseil européen de la Fatwa approuve les attentats kamikazes) sont invités sur tous les plateaux télé pour y jouer les victimes… Preuve que le mot a tenu toutes ses promesses.


Non seulement, il sert merveilleusement la lutte contre le blasphème mais il évacue totalement la question du racisme. Car c'est de "brûlot islamophobe" et non de "brûlot raciste" que le MRAP a traité le livre d'Oriana Fallacci. Au lieu de poursuivre les passages clairement racistes (et il y en avait), l'association a préféré poursuivre également les passages simplement critiques envers l'islam. Résultat, le MRAP a été débouté et l'auteure peut parader. Pire, La Ligue des droits de l'homme, qui jadis soutenait Salman Rushdhie, s'est récemment jointe aux associations musulmanes qui avaient attaqué les Versets Sataniques. Leur cible commune ? Une phrase de Houellebecq disant "quand on lit le Coran, on est effondré". Rien de très alarmant, du moins si l'on considère que l'on peut toujours critiquer la religion et surtout que Houellebecq n'est pas tendre avec les autres religions. Voilà bien la situation intenable dans laquelle nous a conduit le concept d'"islamophobie". Plus personne ne parle de racisme — le seul vrai fléau qu'il faut combattre — mais si Salman Rushdie sortait aujourd'hui ses Versets sataniques, certaine associations antiracistes seraient aux côtés des islamistes pour le traiter d''"islamophobe" !

 

Caroline Fourest et Fiammetta Venner,
Fondatrices de la revue ProChoix et auteures de Tirs Croisés

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 20 septembre 2012 4 20 /09 /Sep /2012 09:17
- Publié dans : LAICITE

A.D.L.P.F.

La séparation :Lithographie représentant Emile Combes tranchant le lien entre la République et le Vatican - Musée Jean Jaurès Castres

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