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Nous nous excusons pour ces quelques temps d'interruption.de notre émission.

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Communauté : libre pensée et laïcité
Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 11:29
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L'équipe d'animateurs de l'émission vous présente ses excuses pour son absence sur l'antenne de Radio Libertaire. Des problèmes de santé avaient déjà restreint l'équipe et ce matin nous apprenons les soucis de notre ami Didier, cheville ouvrière de "jour de lessive anticléricale". Nous sommes à ses côtés et vous préviendrons des suites possible concernant l'émission.

Ce matin, Thierry nous adresse ce lien de téléchargement direct de la conférence de

Henri PENA RUIZ,

donnée à STRASBOURG le 19 octobre 2011,

dans le cadre de la Jeunesse au Plein Air dans l' hémicycle du Conseil Régional d'Alsace:

(cliquez sur ce lien ci dessous)

 

http://dl.dropbox.com/u/12557218/Conf%C3%A9rence_Henri_PENA_RUIZ_STRASBOURG_20111019.MP3

Communauté : libre pensée et laïcité
Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 09:38
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par Narcisse PRAZ:
Ainsi donc dans la France voisine, très voisine puisque près de St.Gingolph , un maire de gauche a bravé la loi de 1905 consacrant la séparation définitive de l’Église et de l’État en érigeant, à des fins bassement électoralistes flagrantes et aux frais du contribuable sur un espace public et donc laïc, face au lac de Genève la protestante, une géante statue religieuse à la pseudo vierge Marie portant cette inscription en majuscules provocantes: "NOTRE DAME DU LEMAN, VEILLE SUR TES ENFANTS!" .Bonne idée! Prions!
"Notre Dame du Léman, veille d'abord bien sur les enfants dont des parents, inconscients des dangers de l'opération, confient leur éducation à des institutions religieuses alimentant le scandale planétaire de la pédophilie. Interviens sans tarder auprès de ton Fils réputé tout-puissant afin que, pour damer le pion à l'UDC et au PDC valaisans, radicaux, libéraux, socialistes et consorts se décident enfin à lancer une Initiative cantonale valaisanneconsacrant la séparation définitive de l’État du Valais, de l’Église catholique et de toute autre forme de folie mystique! Madone du Léman, rappelleà Monsieur le Conseiller d'Etat en charge de l'Instruction publique que son parti radical est né précisément d'un sursaut de la laïcité dans ce canton et qu'en prônant la présence des crucifix dans toutes les écoles du canton non seulement il renie les origines de son parti mais s'inscrit en droite ligne derrière l'UDC et le PDC qui se chamaillent à coups de crucifix pour rafler les suffrages de quelques grenouilles de bénitier! Notre Dame du Léman, fais qu'un peu de l'ouverture d'esprit de Genève la protestante et internationale remonte le cours du lac et pénètre enfin dans les moeurs de ce canton du Valais archaïque dans sa conception de la cohabitation entre croyances anachroniques et réalités intellectuelles  prônées par les manuels de psychiatrie au chapitre de la folie mystique et des idées délirantes. Si notre voeu est exaucé, nous, libres penseurs, athées, et autres mécréants, nous viendrons brûler un cierge devant votre statue. D'ores et déjà, merci pour votre intervention."
Mouvement valaisan des Libres penseurs
Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 10:17
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par Roland Bosdeveix:

 

Almanach – George Stephenson – Emission du 25.09.2011

 

Il y a trois semaines, depuis que nous avons commencé l'émission, nous avons modifié les deux personnages célébrés dans l'Almanach de la Libre Pensée paru en 1932.

La première semaine, Mimile vous avait parlé de Gambetta et, la semaine dernière, je vous ai entretenu, à l'occasion de l'anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France de Cesare Beccaria. Aujourd'hui, nous reprenons le personnage évoqué par l'Almanach, à savoir Georges Stephenson.

 

Il y a fort à parier que peu de personnes, aujourd'hui, connaissent Georges Stephenson. Né à Wylam un village près de Newcastle le 9 juin 1781 il meurt à 67 ans, à Tapton le 12 août 1848. Fils d'un ouvrier chauffeur, à sept ans George est obligé d'aller garder les vachespour gagner quelques sous. Mais, déjà, le goût des inventions le taraude et il s'amuse à faire des petits moulins ou tout sorte de petits ouvrages. A quatorze ans, son père le fit admettre à ses côtéscomme aide chauffeur. Progressivement,après avoir étudié toutes les parties de la machine confiée à ses soins, il prend son courage à deux mains afin d'aller à l'école. En très peu de temps il apprend les connaissances de base. A force d'obstination etd'heures prises sur son sommeil, il obtient une place de mécanicien dans une mine des environs de New-Castle. Un jour, alors que l'ingénieur de la mine buttait sur un problème posé par la panne d'une pompe, panne qui vous laisse imaginer les catastrophes que cela provoque dans les puits, Stephenson réussit non seulement à réparer mais également à modifier celle-ci. Cet habilité fit grand bruit dans ce monde de la mine et va lui permettre en 1812, après avoir pris des leçons de mathématiques, de mécanique et de chimie, de devenir ingénieur des mines.

 

Mais l'homme ne s'arrête pas là. Il remplace les rails en bois jusqu'àlors utilisés par des rails en fer. L'idée de remplacer la traction animale par une traction mécanique, à vapeur, était en vogue. En 1804 déjà, des constructeurs, Trevithick et Vivian, eurent l'idée de remplacer les chevaux, sur les chemins de fer des mines, par une locomotive à vapeur qui, placée sur des rails, pourra traîner, outre son propre poids, quelques wagons chargés de houille. Stephenson, après avoir observé attentivement cespremiers essais, décide de construire une locomotive.

 

Banco ! Au bout de dix mois il réalise sa première machine. "Quelque lourde et grossière qu'elle fût, dira un observateur, elle fonctionnait". Rail en fer + machine : le chemin de fer était inventé. Le 25 juillet 1814, la machine est mise sur les rails de la houillère et entraîne huit wagons pesant 30 tonnes avec une vitesse de quatre milles à l'heure. On se moque du résultat. Stephenson répond aux railleurs : "Elie"marche, c'est tout ce qu'il me faut".

 

Cela faisait plusieurs années, que l'on avait constaté queles moyens de communication entre les deux grandes villes industrielles et commerciales du moment : Liverpool et de Manchester se trouvaient saturés. Faute de matière première, l'activité des manufactures de coton s'arrêtait alorsqu'à Liverpool les docks regorgent de stocks. Réciproquement et pour les mêmes raisons, les produits fabriqués à Manchester ne peuvent être acheminés que très difficilement. Pas fous les négociants : business oblige,ils veulent que les deux villessoient reliéespar le chemin de fer. Bien évidement, cela se fera, au prix d'une importante résistance despropriétaires de canaux, des fermiers et des paysans qui voyaient d'un sale oeil cette évolution technologique. Malgré ces combatsla poussée est trop forte et les grands enjeux du capitalisme obligent : le Parlement autorise la construction d'un chemin de fer. George Stephenson sera en charge tout d'abord des travaux, puis sera nommé en 1823 ingénieur en chef de la ligne. Deux ans plus tard,le 27 septembre 1825, les travaux sont terminés.

 

Pourquoi parler de cette épopée et de cet homme qui, de toute évidence, n'a pas de lien direct avec le mouvement libre penseur ? A l'origine, les auteurs de l'Almanach ont sans doute voulu mettre à l'honneur des découvreurs de la stature d'un Stephenson. Leur apport technologique ont transformé radicalement la nature des échanges et de la communication entre les hommes. Ils ont mis l'humanité en face de nouvelles formes et de nouvelles structures d'interdépendance. Les moyens de transport inventés au XIXe siècle n'ont été que les prémices indispensables mais nécessaires à l'éclosion d'une société ouverte par opposition à une société close. Ces inventions, génératrices de changements sont nécessairement créatrices de tension. Cette tension, comme la définit le philosophe Karl Popper : "constitue le prix que nous devons payer pour chaque progrès de la connaissance, de la raison, de la coopération et de la responsabilité sociale".Mais rajoute-t-il, "cette tension est étroitement reliée au problème de la lutte de classes qui apparaît lors de l'effondrement d'une société close".

 

Certes, nous ne sommes pas actuellement dans une société close au sens exactoù l'entendait Popper. Mais, à constater le mécontentement et les remises en cause qui se répandent dans toutes les strates sociales du pays, qui se propage dans presque tous les pays européens et dans de nombreux pays du monde, on ne peut pas faire quelques rapprochements analogiques. Les disparités qui grandissent de façon exponentielle, la toute puissance manifeste du sabre, du goupillon et de la finance ne peuvent que nous questionner sur un système qui ne cesse de fonctionner en vase clos.

 

Revenons à Stephenson et, ce sera notre conclusion, saluons cet homme du peuple. Parti de rien, il fut, sans s'en rendre compte, un déclic important du changement. Il aura été l'un des chercheurs qui permit de franchir une étape essentielle dans la transformation technologique de nos sociétés et, par ce fait, de modifier les rapports humains.

 

 

 

Wikipédia :Stephenson construit un premier prototype en 1814 : c'est une chaudière cylindrique horizontale, munie de 4 roues, elles-mêmes entraînées à l'aide de manivelles par les pistons de 2 cylindres verticaux. En 1817, il met au point sa première vraie locomotive, qui peut remorquer un train de charbon de 70 tonnes. En 1825, nouvelle étape : Stephenson sort une machine qui roule à 30 kilomètres à l'heure. Le jour de l'inauguration de la ligne marchandise Stockton-Darlingtonon accroche à celle-ci un wagon rempli de musiciens : c'est aussi le premier train de voyageurs. Dans une descente, le convoi s'emballe, dépassant le cavalier porte-drapeau qui l'accompagne : il atteint les 40 kilomètres à l'heure !

La plus célèbre création de Stephenson reste cependant la Fusée (The Rocket), construite pour relier Liverpoolet Manchester : La Liverpool and Manchester Railwayexploita ainsi la première véritable ligne voyageur. Le 15 septembre 1830, jour de son premier voyage, George Stephenson peut être fier de lui : il a tout supervisé, voies, ponts et tunnels, et vu « grand », en prévision du trafic.

Il a ainsi construit le premier pont qui enjambe une voie ferrée de biais, nécessitant une structure et dispositions particulière des briques par rapport à un pont traditionnel. Le pont de Rainhill, toujours en service, est aujourd'hui classé.

George Stephenson est mort d'une pleurésiele 12 août 1848 à Tapton House(Chesterfield) à l'âge de 67 ans et est enterré dans l'église "Holy Trinity Church" à Chesterfield, Derbyshireau côté de sa deuxième épouse, Elisabeth Hindmarsh, épousée en 18201.

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 10:14
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par Roland Bosdeveix:

 

A Paris, l'Assemblée nationale vote la loi d'abolition de la peine de mort présentée par le ministre garde des Sceaux, Robert Badinter, par 369 voix contre 113 qui s'y opposent. Par cette loi historique importante, la France s'aligne enfin sur les autres pays d'Europe occidentale.

 

Historiquement

Toutes les sociétés ont pratiqué la peine de mort, avec des variantes très nombreuses : décapitation, strangulation, empoisonnement à la ciguë, lapidation (Hébreux), décapitation, précipitation, pendaison, crucifiement. Philosophiquement parlant, on justifie l'acte. Platon considère la peine majeure comme une forme de purification nécessaire à la réparation de l'acte commis. De la même manière, Aristote considérant l'individu responsable de ses actes doit être puni en conséquence.

Mais plus près de nous, la France de l'Ancien Régime n'est pas en reste face à ces pratiques à ces antiques. Prenons quelques exemples : décapitation (privilège de la noblesse), pendaison, roue, écartèlement et bûcher. La Révolution française, sous les auspices de l'article 1 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen («tous les citoyens sont égaux...»), elle généralise une technique particulière : l'emploi de la machine portant le nom de son auteur : le docteur Guillotin. Il faudra donc attendre plus de deux siècles avant que le dernier exécuteur des basse oeuvres abandonne son sinistre métier.

Mais dès la fin du XVIIIe siècle, la peine de mort fait déjà l'objet d'une contestation. Le fait est suffisamment remarquable pour être signalé. Elle provient d'un admirateur de Montesquieu et d'Helvétius, le marquis italien Cesare Beccaria. Il se rattache à ce qu'on a appelé les Lumières. Dans un petit ouvrage publié sans l'imprimatur en 1764, Des délits et des peines, il y développe : «L'État n'a pas le droit d'enlever la vie. La peine de mort est une survivance de rigueurs antiques et un anachronisme dans une société policée. Elle n'est pas seulement inutile parce que sa valeur d'exemple est nulle, elle est aussi nuisible». Ainsi, il remet en cause le droit de punir et s'oppose à cette peine barbare. Il considère que la prévention vaut toujours mieux que la répression.

Un homme comme Voltaire reprend sa théorie et conteste cet acte de barbarie. Victor Hugo publie, en 1829, Le Dernier Jour d'un Condamné. Il écrit cet ouvrage comme le journal des dernières heures du condamné. Il ajoute à ce livre, en 1832, une troisième préface qui dresse un excellent et puissant plaidoyer contre la peine de mort.

Mais remontons légèrement le temps. Après la chute de l'Empire, François Guizot réintroduit le débat contre la peine de mort. Sans doute avait-il toujours présent à l'esprit la mort par guillotine de son père lors de la Terreur. Sa proposition de loi échoue de peu. Tout comme celle de Jules Simon en 1870. Le même sort arrivera à Aristide Briand, le célèbre rapporteur de la loi de 1905 de séparation des églises et de l'Etat. Devenu ministre de la justice en 1908 , il soumet un projet de loi qui se résume ainsi : "La peine de mort est abolie". La réaction se déchaîne et, une fois de plus, la loi échoue.

Franchir le pas

En Europe, les premiers à délaisser la peine de mort sont les pays nordiques : en 1826, la Finlande initié ce mouvement. En 1875, la Norvège suit puis, en 1892, le Danemark. La Suède enchaîne en 1910. Pour les Pays-Bas se sera en 1850 et pour la Belgique en 1863. Le Portugal supprime la peine en 1867 suivie par l'Italie en 1890. Notons que le sinistre Mussolini la rétablira le temps de son pouvoir). L'Allemagne ne l'abolira qu'en 1949.

Jusqu'aux années 1970, la peine de mort en France sera appliquée avec une intensité très variable. Un cours répit d'accalmie et en 1972, cela repart : affaire Buffet-Bontemps (prise de trois personnes en otages dans la prison de Clairvaux dont 2 seront tués). En 1976, il y aura les affaires Ranucci (meurtre d'un enfant) et Patrick Henry (rapt et assassinat d'un jeune garçon).

Heureusement, cinq ans plus tard - en 1981 donc - Robert Badinter, alors ministre de Mitterrand, réussit a faire passer cette loi d'abolition. Plus personne ne la remet en cause, sinon la présidente du FN qui vient de réaffirmer le contraire dans le journal gratuit 20 minutes.



Alors aujourd'hui qu'en est-il dans le monde ?



Selon Amnesty International,

Statistiques 2009 :Difficile d'avoir des stats complètes. Certains pays, comme la Chine, refusent de les communiquer.

Liste non exhaustive et estimation à minima :

Iran : 388 et +

Irak : 120 et +

Arabie Saoudite : 69 et +

Etats-Unis : 52

Yemen : 30 et +

Soudan, Vietnam : 9 et +



En 2010, la peine de mort a été unanimement répudiée par les États européens et le Canada ainsi que de nombreux États latino-américains et plusieurs États d'Afrique subsaharienne et d'Océanie. La Russie ou encore l'Algérie ont instauré un moratoire sur son application...

Au total, en 2009, 140 des 192 membres de l'ONU ont aboli ou suspendu la peine de mort. Mais ces pays ne rassemblent que 40% de la population mondiale ! L'essentiel de l'Asie et les pays les plus peuplés (Chine, Inde, Indonésie, États-Unis, Pakistan, Japon, Bangladesh etc) continuent d'appliquer la peine de mort sans guère d'état d'âme.

 

Le cas de la peine de mort aux États-Unis est particulier.

Les mentalités évoluent lentement. En 2010, 65% des Américains restent toujours favorables à la peine de mort. Ils étaient 80% en 1993. Par ailleurs, moins du tiers des Etats l'ont abolie : 15 États sur 50 (le Michigan en 1845 et, le dernier en date, mars 2009, au Nouveau-Mexique).

Ce qui est rassurant c'est que de plus en plus d'Américains restent sceptiques sur son effet dissuasif, observant que les États les plus actifs comme le Texas sont aussi ceux où la criminalité est la plus forte ! Un rapport indique que 57 % des policiers eux-mêmes ne croient plus à son efficacité. Ensuite, les tests ADN révèlent que les «couloirs de la mort» hébergent de nombreux innocents condamnés à tort.



En ce jour d'abolition de la peine de mort,

nous avons souhaité dédier cet almanach

à Cesare Beccaria qui vécut de 1738 à 1794

Il subit d'abord, selon ses propres dires, « huit années d'éducation fanatique et servile » (1747-1755) dans un collège jésuite pour jeunes aristocrates à Parme. Il obtient ensuite en 1758, à l'âge de 20 ans, son doctorat en droit à l'université de Pavie.

Qui mieux que les auteurs de l'Encyclopédie Universalis peuvent vous parler de ce personnage ?

"Docteur en droit de l'université de Pavie à vingt ans, Beccaria entra en conflit avec sa famille, à l'occasion de son mariage avec Teresa di Blasco (1761) ; on plaida. 11 avait fondé avec les frères Pietro et Alessandro Verri l'académie dei pugni, à tendances littéraires, philosophiques et politiques ; dans les réunions de ce petit groupe, on évoquait souvent les problèmes posés par la criminalité et sa répression, car Alessandro Verri était « protecteur » des prisons de Milan et faisait profiter ses amis de son expérience du système pénal et pénitentiaire de l'époque. C'est sous son influence que Beccaria écrivit son célèbre ouvrage. Son premier livre sur Les Désordres et les remèdes de la situation monétaire dans l'État de Milan avait paru en 1762, ses dons pour les mathématiques l'ayant orienté, en effet, vers les études économiques. Cet ouvrage, ainsi que le traité Des délits et des peines, fut publié hors de Lombardie. Il n'était pas signé. L'un et l'autre développaient dans des domaines différents, mais non sans rapports, des idées audacieuses, et Beccaria, jeune père de famille, entendait « défendre l'humanité sans en être le martyr >>. Le duché de Milan vivait sous la domination autrichienne depuis 1713. La riche société milanaise n'était pourtant nullement privée de sa liberté d'expression et subissait l'influence des Encyclopédistes."

(…) "Le succès du traité Des délits et des peines dissipa vite l'anonymat ; les éditions se multiplièrent. En France, l'abbé Morellet publia en janvier 1766 une traduction qui prenait d'assez larges libertés avec le texte ; les Encyclopédistes s'enthousiasmèrent ; l'avocat général Servan développa les idées de Beccaria dans son discours de rentrée -il fit scandale - devant le parlement de Grenoble en 1766, et Voltaire les patronna la même année dans un commentaire de l'ouvrage ; aux Pays-Bas, en Prusse, à la cour de Vienne et à celle de Saint-Pétersbourg et dans toutes les principautés italiennes, le mince traité était l'ouvrage du jour. La passion qui animait l'auteur, la clarté de son style, la rigueur de ses développements, la nouveauté des thèses contribuèrent à la diffusion de l'œuvre.

Les milieux traditionalistes réagirent avec violence. Le livre fut mis à Flndex, et condamné par l'Inquisition en Espagne. Le dominicain Angelo Fachinei (pour le compte, dit-on, du Conseil des Dix de la république de Venise) publia une réfutation véhémente qui reçut promptement (1765) une réponse, dont l'auteur était Pietro Verri. En France, l'éminent criminaliste Muyart de Vouglans fit suivre la nouvelle édition de son ouvrage d'une critique acerbe des idées nouvelles, jugées subversives.

Mais les libéraux eurent le dessus. Invité à Paris, Beccaria y fut reçu par les philoso­phes et publicistes (1766). Le gouvernement milanais - pour éviter qu'il ne se rende à Saint-Pétersbourg où l'appelait Catherine II - lui^donna une chaire d'économie politique aux Écoles palatines en 1768, puis le nomma membre du Conseil suprême d'économie publique (1771), magistrat provincial pour la monnaie (1778) et enfin chef du départe­ment économique, puis du département politique (1789) du conseil du gouvernement, où il eut à élaborer et à mettre en œuvre diverses réformes. Après avoir publié en 1770 des Recherches sur la nature du style, il revint en 1791 aux questions pénales, au sein d'une Commission pour la modification du système judiciaire civil et criminel, et rédigea un rapport officiel important. Sa mort survint peu après, le 28 novembre 1794. Elle interrompit la rédaction des Eléments d'économie publique, dont une partie fut publiée en 1804. Il avait perdu sa femme en 1774 et son rapide remariage l'avait brouillé avec ses enfants. Le bruit fait en Europe par la Révolution française l'avait éclipsé, et ses compatriotes l'avaient oublié."

"Beccaria a été l'un des premiers à attirer l'attention sur les causes économiques et sociales de la criminalité, à proposer des remèdes, à esquisser ce que doit être une politique criminelle éclairée, cohérente et efficace des pouvoirs publics. « On ne peut appeler précisément juste ou nécessaire (ce qui est la même chose) la punition d'un délit tant que les lois n'auront pas adopté les moyens les plus efficaces possibles de le prévenir, eu égard aux circonstances parti­culières dans lesquelles se trouve une nation."

(...)

"Les idées de Beccaria ont amené, en l'espace de quelques lustres, plus de changements dans le droit pénal mondial que celui-ci n'en avait connu depuis plusieurs siècles. Ayant même la Révolution française, le despotisme éclairé réalisa de profondes réformes ; en France, les édits de Louis XVI de 1780 et 1788 (comportant notamment l'abolition de la torture) s'en inspirèrent, et le droit intermédiaire consacra la plupart des idées de Beccaria (les codes napoléoniens revinrent quelque peu en arrière). La légalité de la répression, l'abolition des supplices, la modération des peines, l'organisation des droits de la défense sont des conquêtes dues à Beccaria."



Cette approche encyclopédique nous montre un juriste très influencé, selon sa propre expression, par « l'immortel » Montesquieu, ainsi que par Helvétius et les encyclopédistes français. Le marquisa s’intéresse très tôt aux questions liées à l’équité du système judiciaire. A 26 ans, il signe donc son célèbre Des délits et des peines(1764-1766). Ainsi, en matière de droit pénal, il pose les bases de la réflexion moderne qui se dégage de tout modèle religieux. Le principe de séparation des pouvoirs religieux-judiciaire se trouve posé. Dénonçant la cruauté de certaines peines comparées au crime commis, il juge « barbare » la pratique de la torture et de la peine capitale.

Son ouvrage sera rapidement traduit dans les principales langues d'Europe.



En ce jour anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France, rappelons qu'il existe une organisation militante qui se définit comme l'"organisation francophone de référence contre la peine capitale dans le monde".

Il s'agit de Ensemble contre la peine de mort (ECPM)

Site abolition.fr

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 10:12
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par Roland Bosdeveix

Almanach : Victor Méric

(Almanach de la LP : Pilastre du Rozier)

 

Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'un personnage singulier au parcours étonnant : Victor Méric. Tour à tour influencé par les idées anarchistes, il commencera par écrire dans le Libertaire. Il a toujours gardé de nombreux contacts avec de nombreuses personnalités de ce mouvement. Incinéré au Père-Lachaise, l'oraison funèbre d'ailleurs fut prononcée par ses camarades du Libertaire.

 

En 1904, il participe à la fondation de l'Association internationale antimilitariste. En 1905, il participe à l'affiche rouge apposée sur les murs de Paris et qui appelle les conscrits à la désobéissance. Il est l'un des fondateurs du journal socialiste La guerre sociale (1906-1916) dirigé par Gustave Hervé, celui-là même qui l'entraîne à entrer à la SFIO.

 

Il adhère à la Section française de l'Internationale socialiste (dans les années 1907-1908) puis, après avoir connu la rupture lors du congrès de Tours, il siège, de 1920 à 1922, au Comité directeur du Parti communiste. Il le quitte en raison de la discipline bolchévique qui règne en son sein. Il s'oppose à ce qu'il dénomme la "centralisation de secte". Démission ou exclusion ? En 1922, il n'est pas réélu au Comité directeur. D'autre part, le IVe Congrès de l'Internationale communiste impose l'exclusion de tous les membres de la Ligue des droits de l'homme à laquelle Victor Méric appartient. Enfin, il crée en 1931 la Ligue internationale des combattants de la Paix. Ce nouvel engagement ne dure que deux ans car, en 1933, la mort le surprend.

 

Journaliste, il écrira plusieurs ouvrages dont :

 

  • Le Bétail. Une pièce antimilitariste en un acte.

  • Opinions subversives de M. Clémenceau, chef du gouvernement.

  • Lettre à un conscrit, 1904.

  • Le Problème sexuel : libre maternité, fécondité, dépopulation , 1909. Il fut un fervent militant néo-malthusien.

  • Comment on fera la révolution, 1910.

  • Le Crime des Vieux , roman.

  • La Der des Der, roman,.

  • Quatre d'infanterie : front ouest, 1918.

  • Les Bandits tragiques, 1926. Il s'agit d'une excellente narration de l'épopée de la bande à Bonnot.

  • Les Compagnons de l'Escopette : roman de sac et de corde, 1930.

  • La Guerre qui revient : fraîche et gazeuse, 1932

Alors, oui, j'ai été tenté de vous parlé de cette homme antimilitariste qui a vécu la grande guerre et qui a passé l'essentiel de sa vie à la dénoncer.

 

Citation (fin de La der des ders)

 

Une guerre terrible qui laissa sur ses champs de bataille un nombre considérable de conscrits, en particulier lors des mois de septembre 1914, dans la Marne, et de septembre 1916, dans la Somme. Une guerre qui a profité - comme vous le savez - aux grandes familles d'industriels, réunies dans un comité dépendant du Ministère de la Guerre, et à tout un patronat opportuniste comme Marcel Boussac (1889-1980). Cette guerrelui permet d'édifier, grâce àsa fabricationde vêtements militaires,un vaste empire industriel du textile. Opportuniste, commeAndré Citroën(1878-1935) qui fonde en 1915 une usine d'obus qu'il fabrique par millions à partir des méthodes tayloristes qu'il a découvertes, en 1912, dans l'usine Ford de Détroit. Après la guerre, il reconvertira son usine d'armement en industrie automobile et, en 1929, devient rapidement le deuxième producteur mondial.

 

On comprend mieux toute l'opposition à la guerre de ce personnage hors pair qu'est Victor Méric. Permettez-moi de conclure mon propos par ce dernier extrait qui débute La der des ders

 

Citation (début de La der des ders)

 

Respect à cet homme engagé. Amis auditeurs, n'oublient pas que les libres penseurs, comme Victor Méric, sont d'ardents militants pour la paix. Dans nos milieux de cette époque, les caricatures associaient toujours trois personnages représentant le patron, le militaire et le curé. Est-ce que la situation a vraiment changé ? Nous n'en avons pas l'impression...

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 10:09
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Emission du 4 septembre 2011

 

Avec Roland:

présentation de l'émission

Avec Thierry

Propos d'Olympe  

 

Musique - Hécatombe de geotges Brassens (En remerciement à ceux qui cet été ont bravé la police en osant chanter notre patrimoine national dans la rue. Quelle arrogance !)

Avec Didier:

Actualités des régions.

Landes : Un élu présent à la béatification …

Jura : Annonce Conférence[...lien...]

Franche-Comté : La fête de l'agriculture débute par une messe

Yvelines : - Colloque de Poissy


Musique – Les derniers aventuriers  : La rue Kétanou (Roms, SDF ou sans papiers, aventuriers indésirables)

Babylou

Actualités internationales : Le Pape à la lourde/Espagne/Londres/lourdes

Le 14 Juillet

 

Musique : Le discours du traîneux ( Musique de Gérard Pierron)

L'album « Poèmes et chansons de Gaston Couté - le discours du traîneux » édité par l'association « le petit chariot « , c'est avant tout un superbe spectacle qui fait revivre la poésie de Couté. Le disque est disponible sur leur site www.petit-chariot.org/.

 

Avec Mimile:

Portrait de GAMBETTA

 

Musique : J'ai des doutes : Alain Bashung (Sans aucun doute, tu nous manques. Salut l'artiste ...)

Avec Roland:   

Actualités littéraires

2 livres Les Éditions Libertaires :

Meurtres exquis à la Libre Pensée (juillet 2011)

Via crucis (juillet 2011)

1 CD Henri Pena-Ruiz

 

Musique-Les tuileries:Vincent Absil (Vincent aux larges épaules et avec un son bien a lui dont on ne se lasse pas.)

Avec Mimile:

Interview de Marc


Musique- Merde à Vauban par Vincent Absil (Et oui, toujours Vincent, mais il n'a pas son pareil pour revisiter ce répertoire là)

 

Historique et légitimité de l'ADLPF

Musique- Jacques Higelin (Un standard de Jacques Higelin, et si bon pour se quitter.)


Les textes:


Comment a été choisi ce titre de l'Emission et pourquoi Jour de lessive anticléricale ?


Si pour beaucoup le lundi reste le jour de lessive, nous avons trouvé qu'il était bon pour les libres penseurs de célébrer le dimanche, non comme ce jour sacralisé par la gent chrétienne pour faire sa dévotion mais, pour nous, comme ce jour de grande lessive pour nous nettoyer de cette pollution religieuse.

En tant que libres penseurs nous pensons qu'il est plus qu'urgent d'effectuer cette grande lessive des idéologies et des dogmes qui emprisonnent l'humanité. Cela fait plus de 2000 ans que les puissants - les églises en font parties - nous serinent avec leur volonté de pouvoir : en réalité par leur soif de domination : être-esclave, être-soumis permettant de mieux justifier leur mainmise.

 

Proudhon, ce grand bonhomme anticlérical et père fondateur de l'anarchisme écrivait déjà dans ses Carnets que le cléricalisme est incompatible avec la dignité humaine et la liberté civile. Aujourd'hui, en voyant comment l'Église s'investit dans l'humanitaire et les ONG, certains, avec force, nous affirment le contraire. Or, l'actualité nous rappelle aussi combien ce positionnement médiatique de l'Église reste faux et, donc, illusoire.

 

 L'hebdo Le Courrier International du 7 juillet a publié un article sur les blanchisseuses esclaves en Irlande. Comment ne pas faire un rapprochement en cette réalité historique et le titre de l'Emission ?


Le problème des blanchisseuses irlandaises est un fait historique scandaleux révélé par ce journal, suite à un rapport du Comité des Nations Unies contre la Torture, rapport tout à fait récent puisqu'il date du 5 juin 2011.

 

L'église catho a fait ériger une dizaine de couvents dits « de la Madeleine » : le premier à Dublin en 1767. Lors de la grande famine qui sévit dans ce pays au milieu du XIXe siècle, 4 ordres de religieuses géraient ces institutions : les Sœurs de la Miséricorde, les Soeurs de la Charité, les Sœurs du Bon Pasteur enfin les Sœurs de Notre-Dame de la Charité du Refuge.

Ces couvents employaient des femmes et des enfants pour faire fonctionner de grandes blanchisseries. La plupart de ces femmes étaient des filles-mères, d'autres des internées notamment par leur propre famille afin de contrôler leur sexualité, enfin, en majorité, par des jeunes filles transférées directement par des écoles industrielles.

A leur arrivée, on changeait leur nom. Impossible de s'en sortir sauf si un membre de votre famille vous réclamait. La plupart des femmes restèrent enfermées et exploitées toute leur vie durant, c'est-à-dire jusqu'à leur mort, par ces 4 ordres religieux.

 

 Là où cela devient stupéfiant et encore plus scandaleux apparaît en 1993. Les Soeurs de Notre-Dame de la Charité qui détenaient la plus grande des blanchisseries jouaient leur argent en bourse. Elles en perdirent presque tout : une faillite totale. Incroyable ! Il leur fallait vendre des terrains au profit de la ville de Dublin. Lors de l'aménagement de l'un de ces terrains, son assainissement oblige d'exhumer les corps entreposés dans les fosses. Il s'agissait donc d'ouvrières blanchisseuses. Or, il fut constaté que plus d'un tiers des enterrées n'avaient pas été déclarées officiellement. Des femmes (155 en tout) avaient péri au service et pour le plus grand profit de cette institution religieuse.

 

La dernière blanchisserie ferma en 1996. Il n'y a jamais que 17 ans ! Aucune réparation n'a eu lieu à ce jour. Le Comité des Nations unies contre la Torture (Uncat) a formulé une déclaration le 5 juin 2011 sur les couvents de la Madeleine. Ce Comité remet notamment en cause l'attitude du gouvernement irlandais qui refuse toujours de reconnaître les peines et les abus subis par ces femmes internées. L'église, bien évidemment, se terre dans un silence abyssinal...

 

Alors, et ce sera ma conclusion, au regard de ce nouvel événement scandaleux perpétré sous couvert et au nom de l'Église le titre de notre émission tombe malheureusement à pic ! Il trouve une curieuse convergence avec cette actualité dramatique. Nous aurions aimé que ce fonctionnement de blanchisseries industrielles irlandaises n'ait jamais existé.

Vous comprenez pourquoi Proudhon, que nous avons cité, avait raison : religion et dignité humaine ne nous semble guère compatible. Tout au long des futures émissions, nous aurons bien des occasions de le rappeler. Nous aurons aussi l'occasion d'inviter des témoins ou des victimes de ces nombreux actes d'indignité religieuse.

 

                                           D'où la nécessité d'opérer cette grande lessive anticléricale.

                                                                                                                  Par Roland

 

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Tolérance ! Tolérance !





 L'aviez-vous remarqué ? Les deux grandes fêtes estivales illustrent à leur manière l'alliance traditionnelle du sabre et du goupillon. Mais cette année, la mesure a été comblée. On dirait que, plus la crise économique 
frappe fort, plus on abreuve le bon peuple de pompes militaires et religieuses. Cela fédère, paraît-il. Je passe sur le 14 juillet, non sans dire que je suis d'accord avec Eva Joly, du moins sur le point qu'on sait. J'en viens au 15 août, où on peut dire qu'il y en a eu pour tous les goûts, sauf évidemment pour les miens.



Ce qu'on fête le 15 août, je soupçonne que bien des catholiques ne le savent pas exactement. Passons. Nous avons donc eu droit, sur toutes les chaînes de service public comme sur les autres,au pèlerinage de Lourdes, auquel sont venus s'ajouter les préparatifs des J.M.J., journées mondiales de la jeunesse. catholique (ne l'oublions pas !)

Avant cela, on avait eu la grand-messe du Dalaï Lama, un personnage qu'on peut respecter en tant que représentant d'un peuple opprimé, quoique toute une jeune génération se dégage maintenant de son autorité, mais un chef religieux comme un autre, c'est-à-dire investi d'un pouvoir excessif pour un être humain. Ce 15 août au soir, j'ai frisé l'overdose en écoutant le bulletin d'informations de ma radio 
habituelle. Et je l'ai atteinte pour de bon quand j'ai entendu la dernière nouvelle : le tabassage en famille d'un jeune homme qui avait zappé le ramadan. Et le président du C.F.C.M. de venir expliquer benoîtement que l'observation du jeûne dépend d'un choix volontaire et libre. Apparemment, tout le monde n'est pas au courant !



J'allais oublier, résidente cannoise que je suis, l'hommage rendu à Hélène Vagliano, résistante communiste, où cela ? A l'église orthodoxe !

Combien de nos camarades libres penseurs dorment ainsi à l'ombre d'une croix, par la volonté de proches peu respectueux de leurs convictions!



Tolérants. On nous dit qu'il faut être tolérants. Sans doute ! Personne, je l'espère, ne regrette le temps des persécutions religieuses dans les pays dits communistes. Elles ont créé des blessures qui saignent encore, et n'ont fait que préparer l'émergence ou le retour en force des religions et des sectes en tous genres. Tolérante, la république (bonne fille !) ne l'est que trop en arrosant généreusement l'enseignement confessionnel, et en ouvrant largement ses espaces médiatiques à la propagande religieuse, alors que l'expression laïque doit toujours se contenter du misérable quart d'heure mensuel.



La tolérance, qu'est-ce au juste ? Comme le respect, qui lui est souvent associé, cette notion me semble ambiguë.

Mais, pour s'en tenir à l'acception la plus courante, envers qui faut-il être tolérants ? Envers les individus, voisins, amis, famille, soit :

«La République garantit la liberté de conscience », dit l'article premier de la loi de 1905.

Malheureusement, notre tranquillité est de courte durée, car les individus, habilement pris en main, ont vite fait de former des masses agissantes, dont les pouvoirs religieux se réclament pour justifier et imposer leurs exigences. Et ces bons soldats, eux, ne sont pas tolérants quand il s'agit de menacer un journal, d'incendier un cinéma ou de molester des médecins.



N'en déplaise au doux et pacifique Dalaï Lama, qui le sait d'ailleurs fort bien, le Tibet indépendant a laissé l'exemple d'une dictature cléricale absolue, comme disait avec admiration un connaisseur, le Waffen S S Harrer. 
Le palmarès de l'église de Rome est long et brillant : citons seulement la complicité avec plusieurs grandes dictatures du siècle dernier. Omar Kayyam, des poètes, des philosophes, des mystiques, témoignent du fond de leur tombe que l'Islam cesse d'être une religion tolérante dès qu'elle prend le pouvoir. Les protestants valent-ils mieux ? Calvin n'a rien eu de plus pressé que d'envoyer au bûcher le pauvre Michel Servet.

Le vieux Luther a béni la répression sanglante des révoltes paysannes.



C'est du passé, dit-on ? La béatification de Balaguer, confesseur de Franco, évoque un passé récent et douloureux encore pour beaucoup d'Espagnols. Dans l'Algérie actuelle, il ne fait pas bon sécher le ramadan : cela vous coûte la prison. Dans certains pays africains mis en coupe réglée par des sectes évangéliques, les homosexuels risquent la mort. Et ce sont toujours ces gens-là qui hurlent à l'intolérance et réclament l'application ou le rétablissement du délit de blasphème !





En France, « douce France » etc, la paix civile a été acquise et maintenue grâce aux lois laïques. Mais les religions n'ont de cesse de reconquérir le terrain perdu ou d'ouvrir de nouvelles zones d'influence. Et le plus 
sidérant est de voir tant de libres penseurs de conviction faire la révérence et se soumettre, au nom de la tradition, de l'amitié ou de l'harmonie familiale, ou de peur d'encourir le reproche d'intolérance. Un tel, athée convaincu, se marie à l'église ou fait baptiser ses enfants, tel autre fait circoncire son fils sous couleur d'hygiène (si possible aux frais de la sécu), telle autre porte de son plein gré le voile, au nom du droit à la soumission ou de la liberté d'obéir.



Ne baissons pas la garde !

Comme le combat social, comme le combat féministe, le combat laïque est toujours à recommencer et la vigilance est toujours de mise, surtout en période de crise où tant de désespérés se tournent vers le ciel, ce qui fait bien l'affaire des maîtres de ce monde :

« Les maîtres avec leurs prêtres, leurs traîtres et leurs reîtres. »

Nous n'avons aucun cadeau à faire aux inquisiteurs modernes ni aux ayatollahs de tous les temps, car eux n'ont jamais épargné et n'épargneront jamais le mécréant et l'hérétique.



« J'ai fait un rêve. »

J'ai rêvé que le 15 août, fête mariale, était remplacé par une fête de la mi-août, qui serait tellement plus romantique !

Et puisqu'on aime tant les célébrations, j'ajouterais bien le 17 février, anniversaire de la mort de Giordano Bruno, comme souvenir de toutes les victimes du fanatisme.



Une consolation m'a été accordée in extremis : la belle mobilisation de nos camarades espagnols contre les J.M.J., sévèrement réprimée par l'état socialiste. La France est la fille aînée de l'Eglise, et l'Espagne sa fille préférée. Il faut croire que, depuis l'arnaque au plat de lentilles, le droit d'aînesse ne paie plus.





                                                                                                           Olympe




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La Laïcité selon Gambetta

 

« Nous voulons que cette République française ORGANISÉE PAR LA CONCORDE et l'union des bons citoyens, s'imposant également à tous, même à ceux qui n'en voulaient pas, ramène la France dans ses véritables traditions en assurant les conquêtes et les principes de 1789 et au pre­mier rang de tous, le principe suivant lequel la puissance publique doit être affranchie dans son domaine, et l'État doit être laïc. J'entends par là un État qui où-dedans comme au-dehors aura ce caractère éminemment civil, positif, humain, des principes contenus dans l'immortelle Déclaration des droits qui forme la base de notre droit public depuis quatre-vingts ans, un État qui saura prendre position dans les affaires européennes en maintenant la vraie politique française. […]

 

Les affaires religieuses sont affaire de conscience et par conséquent de liberté. Le grand effort de la Révolution française a été pour affranchir la politique et le gouvernement du joug de diverses confessions reli­gieuses. Nous ne sommes pas des théologiens, nous sommes des citoyens, des républicains, des politiques, des nommes civils: nous vou­ions que l'État nous ressemble et que la France soit la nation laïque par excellence. C'est son histoire, c'est sa tradition, c'est son caractère entre tous les peuples, son rôle national dans le monde. Toutes les fois qu'on a agi autrement, toutes les fois qu'on l'a fait servir aux desseins d'une secte reli­gieuse quelle qu'elle soit, elle a dévié, elle s'est déprimée et affaissée, et toujours de grandes chutes ont correspondu dans notre histoire à ces grandes erreurs. Ce que nous avons à lui demander c'est de prendre résolument parti pour elle-mëme, pour ses idées, pour son génie et pas plus qu'elle n'a voulu incliner vers la Réforme elle ne doit incliner vers l'ultramontanisme, nous continuons l'œuvre de nos pères, la Révolution française préparée par les hommes de la France du XVIIIe siècle, par la France de la raison, du libre examen. Cela suffit non pas à borner notre horizon mais à définir notre rôle.

 

Mes chers concitoyens, nous ne devons jamais laisser échapper l'occasion de nous expli­quer sur les principes et les affaires de la démocratie républicaine, afin que ceux qui sont de bonne foi et qui ne nous connais­sent pas apprennent quelle est notre pensée tout entière. Je le dis et je le répète, ce que nous voulons c'est la liberté partout et, en premier lieu, la liberté de conscience assurée pour tous; mais avant tout, par-dessus tout nous considérons que la mise en œuvre de la liberté de conscience consiste d'abord à mettre l'État, les pouvoirs publics en dehors et au-dessus des dogmes et des pratiques des différentes confessions religieuses, à mettre la France à l'abri aussi bien des empiétements du sacerdoce que de l'empire. C'est là le com­mencement et la fin de la liberté civile, qui engendre la liberté politique. »

                                                                                                     Discours du 23 avril 1875.

 


 

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 14:03
- Publié dans : Emission Radio
Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
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                4 septembre 2011
• Jour de lessive anticléricale
(10 h 00) Nouvelle émission!  La date étant propice, Germinal Pica nous dressera un portrait de Gambetta. L'essentiel de cette première émission sera avant tout une présentation de l'équipe et de l'émission. Nous aurons pour invités des anciens de la radio pour un "rétro-éclairage".
En complément, voici un article de Roland, sur son blog "A Rebrousse-poil" [...........]
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                 Commentaires, à l'issue de l'émission:
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Message de Marcel
La libre pensée:
Je trouvais navrant de ne plus entendre l'émission dominicale sur radio Libertaitre de 10 h à 12 h, enfin de vrais anticléricaux apparaissent, quel bonheur, mon combat au quotidien est réconforté par les douces paroles que j'ai entendues.
Merci à tous, j'irai samedi au colloque de Poissy voir de quoi il en retourne.
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Message de Latour
Scandaleux ! une messe va être célébrer dimanche 11 septembre 2011 au Chesnay (78) EN PLEIN AIR, nous obligeant à entendre malgrè nous.
Je croyais que les manifestations relgieuses étaient interdites sur les lieux publics.
loi du 9 décembre 1905 ( ? )
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Message de Mtiness

En juin dernier j'ai entendu qu'il se passait un évènement dans le gymnase sous mes fenêtres (on peut donc dire sous mon nez)
Ma vue ne donnant pas la moindre visibilité sur l'intérieur, j'ai pu juger de l'ampleur de ce qui se passait en dénombrant  beaucoup de véhicules garés sur son grand parking et alentours ainsi qu'une ambiance "de fête, d'après l'allégresse de l'animation musical... Je me suis dis : "Tiens, j'ai loupé quelque chose ? Je n'ai pourtant vue d'affiche nulle part...
Puis les chants musiques joyeuses ont cessés pour laisser place à une messe !
J'ai appris, le lendemain, qu'il s'agissait de célébration de communions (comme quoi l'information circule bien uniquement dans le sens du courant voulu).
La Mairie était forcément d'accord... non ?
Moi, si j'avais été informée et s'y on m'avait demandé mon avis, j'aurasi été totalement contre et aurais appellé des libres penseurs pour qu'ensemble nous gâchions cette cérémonie religieuse dans un bâtiment laïc géré par l'administration Républicaine.
Ce serait une bonne idée pour l'année prochaine.

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 Message d'Elvis

Bonjour,
J'ai cherché à vous joindre à 12h dimanche, juste après l'émission mais vous faisiez autre chose m'a t-on dit.
Voici donc mes premières impressions.
Un bon point : la force de conviction anticléricale et la cohérence du discours. Et la partie musicale, variée et appropriée. A ce propos, pouvez-vous me dire ce qu'était cet indicatif ?
J'aime bien aussi le point historque hebdomadaire que vous ferez.
Intéressant aussi le fait qu'il y aura des invités.
Mis à part cela, je déplore le manque de focalisation sur l'actualité anticléricale à proprement parler, comme le faisaient Jean-Jacques et Catherine. C'est pas l'actualité qui manque pourtant.

Est-ce un parti pris ou est-ce simplement dû au fait qu'il s'agissait d'une première émission, forcément de présentation ?
Et j'ai aussi parfois trop eu l'impression d'être sur votre site en vous écoutant (un peu trop focalisés étiez-vous sur l'ADLPF "sa vie, son oeuvre").
Je fais partie des déçus de l'éviction arbitraire de l'émission précédente, très fouillée et percutante.
J'espère donc que votre émission s'orientera vers une analyse des dangers de la religion, à travers l'actu.
Salutations anticléricales et libertaires,
Elvis

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Réponse de Roland (un des animateurs)
Merci pour ces premières impressions toutes en nuances. Mais première émission donc des défauts que nous essayerons de ne pas répéter. Mille excuses pour la non-réponse téléphonique.
Le générique est le bruit d'une machine à laver. Il a été constaté qu'il était trop long et ressemblait à un "brouillage". Nous allons le modifier dès la prochaine émission.
La focalisation sur l'ADLPF était un peu logique car il fallait "cadrer" notre positionnement.
En toute amitié et fraternité libertaire et anticléricale.
Roland
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Message de Mtiness:

J'ai écouté votre première de "Jour de Lessive anticléricale" d'aujourd'hui tout en me doutant bien que la pression et le trac étaient présents.

J'ai été touchée de percevoir tant d'émotion dans les propos tenus ainsi que j'ai apprécié les éclairages apportés au cours de votre émission et que j’ignorais totalement.

Elle n'est pas du tout comparable à celle de "Ni Maître Ni Dieu" et vos émissions respectives auraient pu être complémentaires si on prenait uniquement en considération le combat pour la Laïcité pour lequel Radio Libertaire ouvre l'antenne le dimanche matin.

Quoi qu'il en soit, votre émission m'a fort intéressé et quelque peu interpellé, et c'est ce que j'attends en tant qu'auditrice.

Bonne continuation à votre émission et beaucoup de victoires dans vos combats contre l'obscurantisme et la manipulation des esprits ainsi que contre l'envahissement du religieux sur la Laïcité sont, aujourd’hui, les souhaits que je vous adresse cordialement.

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Message de Régis
  • Bravo pour votre émission! Malgré quelques petits blancs, c'était parfait... Je voulais rajouter qu'il existe un très bon film qui parle des couvents irlandais où étaient exploitées des jeunes filles, sans parler des sévices... Il s'agit du film (disponible en DVD) "The magdalene sisters" de Peter Mullan qui a obtenu le lion d'or de Venise en 2002. Je vous le conseille. 

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Message de Balbinot Lucile
Pas de commentaires sur l'édification d'une statue de la vierge à Publier (74) financée par la commune?
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Message de Michel D.
- Etant un vieil assidu de l'ancienne émission, j'avoue avoir été étonné du peu d'infos et d'analyses portant sur l'actualité concernant le combat anticlérical. Du niveau local, national au niveau international, les exemples d' atteintes à la laïcité institutionnelle sont pourtant tellement fréquents qu'une émission hebdo n'est plus suffisante.

La doctrine sociale de l'Eglise est pourtant en passe de devenir une sorte "d'espéranto européen, planétaire" : même langue cléricale au service des intérêts du capitalisme associé au Vatican et autres communautarismes religieux !

- J'ai été de plus choqué par l'attitude consistant à utiliser la moitié du temps d'antenne pour régler vos comptes avec la FNLP, association historique de la Libre Pensée que vous avez quittée de votre plein gré après 1995, suite au Congrès de Lézignan.

Choqué aussi parce qu'il me paraît facile de dénigrer un adversaire quand il est absent et ne peut contre argumenter, choqué par le flou et les propos contradictoires consistant à la fois à déplorer un entrisme trotskyste dans la FNLP tout en accusant les PCF et PS, déjà dans les années 1990, d'avoir abandonné le terrain de la lutte anticléricale !

Après tout, les lambertistes de l'époque ont repris un terrain abandonné par la gauche traditionnelle ! Où est donc le problème et quel est donc l'ennemi ?

- Au bout du compte et de l'émission, il y a eu une véritable manipulation : faire croire que la FNLP est sous l'emprise des trotskistes par rapport à une ADLPF composée de gentils anars ! Laissez-moi rire ! Poser les questions en ces termes, outre son caractère dogmatique, est à l'encontre de la Libre Pensée qui n'a pas à se poser le problème de l'appartenance ou non appartenance politique de ses membres.

- Je précise que je suis anarchiste, militant de la FA et par ailleurs militant à la FNLP, organisation où se trouvent de nombreux libertaires, organisation qui ne m'a jamais demandé des comptes par rapport à mon appartenance à la FA !

En conclusion, il est navrant d'utiliser ainsi une antenne pour tenter de se faire une virginité en trompe-l'oeil, et sachez que nous sommes plusieurs libertaires à suivre l'évolution de ce dossier. Il n'est pas question que se poursuive ainsi  par antenne interposée un règlement pseudo conflictuel sur des comptes que vous avez également à rendre.

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  Réponse de Roland au message de Michel D

Michel,

Nous ne pouvons que louer la franchise de tes explications. Bien évidement, tes propos n'engagent que toi, tout comme les miens d'ailleurs. Avant d'aller plus loin, veux-tu bien nous accorder qu'il ne s'agit que d'une première émission et qu'il importait de la présenter et de nous présenter.

Pour la deuxième heure, nous avons tenu à inviter Marc, un animateur, membre du Groupe Lorulot-La Commune de Paris et animateur de la première émission sur Radio Libertaire, afin qu'il retrace cette douloureuse histoire récente. Je comprend que cela puisse te déplaire mais, pour nous, il importait de clarifier les choses d'emblée.

Loin de nous cette pseudo "virginité en trompe-l'oeil" mais tu dois bien te douter que si nous avons quitter la FNLP c'est qu'il y avait des raisons suffisamment graves à nos yeux. Nous les avons vécues et il est ici inutile de revenir dessus.

Le trompe-l'oeil que tu constates je le retourne sur tes propos qui forment de curieux raccourcis :

- "la Libre Pensée que vous avez quittée de votre plein gré après 1995"

- "déplorer un entrisme trotskyste dans la FNLP tout en accusant les PCF et PS, déjà dans les années 1990, d'avoir abandonné le terrain de la lutte anticléricale !

Après tout, les lambertistes de l'époque ont repris un terrain abandonné par la gauche traditionnelle"

- "véritable manipulation : faire croire que la FNLP est sous l'emprise des trotskistes par rapport à une ADLPF composée de gentils anars"

Je pourrais reprendre tous ces points plus en détails mais à quoi bon puisque ce débat t'apparaît bien inutile... En tous les cas, rassures-toi Michel : nous ne reviendrons pas sur cette scission. En effet, il y a assez de grains à moudre pour mener nos combats avec, ou à côté, de toutes les organisations amies ou proches.

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Communauté : libre pensée et laïcité
Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 07:51
- Publié dans : Emission Radio
Par Association des Libres Penseurs de France - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Communiqué de l'ADLPF

 

 

Dimanche 4 septembre 2011, de 10 h à 12 h,

surRadio Libertaire

(89.4 Mhz ou sur Internet)

L'ADLPF vous convie

à écouter sa première émission

dominicale hebdomadaire :

Jour de lessive anticléricale.

Contact antenne : 01 43 71 89 40

courriel :jourdelessiveanticlericale@gmail.com

 

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Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 18:53
- Publié dans : Emission Radio

A.D.L.P.F.

La séparation :Lithographie représentant Emile Combes tranchant le lien entre la République et le Vatican - Musée Jean Jaurès Castres

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