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Ramasse-Miettes N°204

15 Fév 2021

Les villes du quart d’heure. C’est quoi ça ?

C’est le principe de trouver près de chez soi tout ce qui est essentiel. Pour faire ses courses, pour travailler, pour pratiquer des loisirs, pour se cultiver, pour se soigner. À moins de 5 minutes à vélo et à 15 minutes maximum à pied. Sans prendre la voiture… quel pied !

Peut-être… Mais qu’est ce que ça nous dit aussi ?

D’abord que le mode de vie devient de plus en plus urbain, ensuite que fournir à une population tous les service et commodités souhaités revient symboliquement à les enfermer dans un cadre prédéfini : le quartier alpha est prié de s’abstenir de courir au quartier omega et réciproquement. Tertio la jauge pour se déplacer : la chevauchée au temps des relais de poste, est désormais la marche à pied (15’) ou le vélo (5’) ! Avancée ou régression ? Le diable est dans les détails puisque son domaine est pavé de bonnes intention. Méfiance et circonspection, une forme de ghettoïsation est potentiellement possible in fine.

Affronter la bête…

C’est une affaire entendue, les toubibs ne rêvent que con. et re confinements. Chacun est dans son rôle. Mais à la fin, il va falloir affronter la bête et inventer une nouvelle façon de vivre avec elle. Elle a montré son caractère ondulatoire : on s’enferme, elle se calme, on ressort, elle aussi. Et rien ne nous permet de croire qu’elle va disparaître, récolte faite au bénéfice de la Camarde. Donc, apprendre à vivre crânement et se retrousser les manches : assez de souffrances psychiques, assez de détresse morale. Au boulot ! En respectant scrupuleusement les gestes barrières et les restrictions de jauge pour les rassemblements, cela va de soi. Mais arrêtons de fuir.

Addendum.

Cette épidémie nous révèle que l’édifice juridique, moral et philosophique de l’Occident est en pleine déconfiture.

La peur de la mort est certes un moteur puissant, mais d’autres causes font reculer la place centrale de l’être humain dans l’Univers : la liberté cède devant l’invention du capitalisme de surveillance, dont l’expression la plus spectaculaire est l’omniprésence des GAFAM. Le libéralisme économique, depuis Adam Smith, s’est construit sur l’égoïsme de chacun censé être le moteur du progrès. Dans la phase présente, le libéralisme s’accommode dorénavant de la caporalisation des sociétés et d’un césarisme rampant appuyés sur des médias dépourvus de tout sens critique.

La fin de la mondialisation heureuse ?

L’usine Renault-Sandouville est à l’arrêt pour cause de pénurie de pièces essentielles, des circuits imprimés miniatures, les semi-conducteurs, 3000 ouvriers sont ainsi empêchés de travailler.

Pénurie de vaccins, pénurie de puces électroniques, la mondialisation heureuse est remise en question par la crise de la Covid-19. La division mondiale des productions, qui a succédé à la division du travail, révèle ses limites et « relocalisation » devient le mot à la mode.

Brûler ce que l’on a adoré, un grand et éternel classique.

Relativisme mou.

Le relativisme mou pollue l’intelligence et brouille le discours. Avec lui, tout se vaut et l’explication/pardon remplace la critique objective. C’est le renoncement érigé en système, le refus de choisir, la bouillie intellectuelle sans sel et sans aspérité qui fait, par comparaison, de la guimauve un piment redoutable.

Cela n’est plus soutenable et nous ne devons plus nous laisser berner par les belles âmes qui pardonnent tout, surtout aux gens de leur espèce.  S’agissant des agressions sexuelles par exemple, la parole se libère dans les Instituts d’Études Politiques. Le #sciencesporcs a été lancé pour dénoncer ces faits et le silence des directions qui ferment les yeux au nom de la « tradition ». Pas de quoi pavoiser.

Pardon, mais je ne peux pas n’en rien dire.

Jean-Claude Carrière est mort, un athlète de la plume s’en est allé et je suis triste. Y’en a marre de ces tristesses à répétition ! Et ce matin, l’immense Chick Corea.

Bon appétit, Messieurs, ô ministres intègres, conseillers vertueux…

Le Monde titre : Hongkong et les Ouïgours au menu du premier entretien entre Joe Biden et Xi Jinping.

Selon des experts, plus d’un million de Ouïgours sont ou ont été détenus dans des camps de rééducation politique au Xinjiang. Pékin récuse le terme de « camps » et affirme qu’il s’agit de centres de formation professionnelle, destinés à fournir un emploi à la population. Centres de formations ça fait plus chic que camps de rééducation. Gageons qu’à la toute fin, business as usual, Joe s’en contentera. « Fossoyeurs qui venez le[s] voler [sur leurs] tombe[s]. » (Ruy Blas).

C’est pas bientôt fini ces conneries ?

Marre, marre, plus que marre. D’une part un coup de pompe au fondement des relativistes mous (« il l’a bien cherché », « taper sur l’islam, passe encore! Mais sur le prophète, alors là, non ! »), ensuite, zéro tolérance pour les guerriers de la Toile, ces minables barricadés derrière le trop commode anonymat qui les rend si pugnaces (ou putaces?) à moindre frais.

Gérald Darmanin propose au prof Didier Lemaire une protection rapprochée parce que les cinglés de la mouvance islamiste veulent sa peau (ou sa tête comme Paty), le disent et l’écrivent. Assez ! Au gnouf ! Qu’ils aillent voir chez MBS  ou chez Bachar el-Assad, leurs idoles, si on peut se livrer à de telles pitreries là-bas.

Les salauds ne vont pas en enfer, ils sont l’enfer.

« Rien n’arrête les escrocs », constatent les gendarmes qui appellent la population à la vigilance face aux aigrefins qui se sentent pousser des ailes : « Depuis plusieurs jours, avec les retards de livraison des doses, des escroqueries à la vaccination font de nombreuses victimes ».

La campagne de vaccination est gratuite, faut-il le rappeler ? Toute proposition à titre onéreux relève donc de l’escroquerie pure et simple. Oui, les salauds sont bien l’enfer !

Enfer encore, salauds toujours…

Des squatteurs occupaient depuis septembre 2020 la maison d’un homme de 88 ans, Monsieur Roland, qui, hébergé en EHPAD, désirait vendre sa maison pour financer sa place. Le logement était donc libre, mais pas sur le marché de la location, de quel non-droit ces gens se réclamaient-ils pour priver Roland de la possibilité de vendre et ainsi d’assurer son court, forcément court , avenir ?

Alors les relativistes mous ! on attend vos fines et géniales explications et remarques, et vos doctes conseils.

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