L'enseignement catholique, laboratoire de l'éducation nationale

Publié le par Jean Claude CANAL

 

Les pratiques de l'enseignement catholique et privé semblent séduire le gouvernement. Pourtant, selon le professeur Philippe Szykulla, les innovations du secteur privé ne doivent pas être adaptées à l'enseignement public.

 

L'enseignement catholique prend régulièrement des libertés avec la norme notamment grâce à la particularité de son statut revendiqué dans la loi Debré de 1959, et fait, ou fera, des propositions à l'Éducation Nationale en terme d'organisation des cours. Il est évident que Luc Chatel, le ministre de l'Education s'intéresse de près à cette frange de la population scolaire qui compte tout de même environ 21 % des élèves dans le secondaire.

 

Au delà du choix idéologique ou religieux qui prévalait jadis, les parents se dirigent vers l'enseignement privé, majoritairement catholique, pour l'accompagnement dont il s'est fait le champion.

 

Pour le bien des élèves ?

 

On peut douter que le suivi dans ces établissements sous contrat avec l'État soit bénéfique aux élèves, au-delà de la pression pédagogique indéniable. Avec parents exigeants, les jeunes se retrouvent malgré eux dans des structures qui s'adressent essentiellement à leurs capacités intellectuelles, au mépris de leur épanouissement personnel. Il n'y a qu'à voir le retour sur la capacité à poursuivre des études supérieures des élèves poussés aux hormones du travail à outrance. Beaucoup d'entre eux sont complétement désorientés en découvrant les affres de l'université.

 

Subventionnés pour partie par un forfait d'externat qui représente environ la moitié du coût d'un élève, les établissements de l'enseignement privé sous contrat avec l'État vivent de la contribution volontaire des familles. À ce titre, il est absolument nécessaire de faire le plein, donc d'être attractif, ce qui incite les directions à innover.

 

Ces innovations sont dans l'absolu recevables. Dans la réalité, elles reflètent une volonté de recadrer idéologiquement l'enseignement.[...lien vers le blog Sauvons l'école publique, pour la suite....]

Publié dans SOCIETE

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Denis Rigolet 26/02/2012 11:15


Notre fils a volontairement quitté le collège Jeanne d'Arc de Gex après 4 trimestres.  Sans entrer dans tous les détails, voici une partie de la conclusion d'une lettre adressée aux parents
dont les enfants on connus notre fils :


"Finalement, face à la surdité de l’institution, telle que nous avons pu la constater,  et dès lors à son incapacité à gérer ces situations avec tact et intelligence, nous sommes heureux de
la solution que nous avons trouvée et mise en œuvre, libérés de cet abus de pouvoir permanent qui fait bien sentir que si l’on n’adhère pas inconditionnellement au fonctionnement de l’école, on peut partir."


Cet enseignement est d'un dogmatisme incroyable, d'un autre âge même, et c'est à croire que l'enseignement Catholique est noyauté par les instances les plus intégristes tel que l'opus dei au
autre renouveau charismatique.


Il s'agit bien d'un endoctrinement qui y est pratiqué, avec l'accord total des parents.  


C'est une atteinte à l'ouverture d'esprit nécessaire pour aborder le monde actuel.

Mtiness 22/11/2011 11:20


Oui, de plus en plus de parents choisissent un établissement privé en pensant qu'ils mettent leurs enfants à l’abri des dangers des attrocités de notre
société


Pourtant, l'assassin de la petite Agnès Marin partageait bien le même internat au sein du Collège-Lycée Cévénol à Chambon-sur-Lignon.


http://www.lecevenol.org/communaute/liens/


Le fait que ce drame touche l'une des ces écoles privées, protestante en l’occurrence, ne rendra-t-il pas plus opaque la démarche de "justice" et, de ce
fait, la "gestion" d'image de marque du secteur privé ne prendra-t-elle pas le  pas sur les suites données et l'information qui en sera communiquée ?


N'ignorons pas les dangers corporatifs de notre société qui voit les structures républicaines nombre de secteurs de la vie sociale récupérés par les
confessions religieuses et les communautés sectaires dont le droit de regard laïc est interdit de séjour dès qu'il s'agit d'établissements privés.