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Kazdaghli


L’ADLPF, réunie en congrès à Strasbourg le 10 mai 2013, se félicite de la fin heureuse du procès intenté au doyen de la faculté de la Manouba de Tunis, M. KAZDAGHLI.

Contre l’offensive des islamistes dans l’Université EL MANAR, elle soutient l’appel du 2 mai 2013 des associations et syndicats de l’Université de la MANOUBA.

Cette affaire KAZDAGHLI rappelle que le combat pour la laïcité ne connaît pas de frontière. A l’heure où il est attaqué de toute part, l’ADLPF affirme la nécessité de défendre ce principe universel et fait sienne la formule de l’un de ses grands anciens, Jean COTEREAU : « Laïcité, concorde du monde ».

 

 

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 22:33
- Publié dans : ADLPF
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Baby Loup.


L’ADLPF a pris connaissance du communiqué commun de la FNLP (Fédération Nationale de la Libre Pensée), de la L.E. (Ligue de l’Enseignement) et de la LDH (Ligue des Droits de l’Homme), en date du 2 avril 2013, diffusé à l’issue de la décision prise par la cour de Cassation concernant la crèche Baby Loup, et dont trois extraits sont repris et commentés ci-dessous.

 

« Cette crèche privée n’étant pas chargée d’une mission de service public, c’est la situation générale de toutes les entreprises qui n’ont aucune délégation de service public… »

Aussi décevant soit-il, ce communiqué ne fait que conforter ce qui était déjà connu : l’opposition de ces trois associations à une extension, aux établissements remplissant des missions de service public, des obligations liées au principe de la laïcité républicaine, c’est-à-dire des obligations liées à la neutralité religieuse, politique et philosophique de leur personnel.

 

« C’est donc de façon juste et cohérente que la liberté de conscience des salariés est protégée avec comme limite principale la laïcité intangible du service public ».

La notion de service public au sens strict où l’entendent la FNLP, la LE et la LDH reste cet espace régalien de l’Etat. Cette valeur normative entre espace public et privé n’est plus aussi étriquée et c’est heureux. Elle a profondément évolué au gré des décisions politiques. Pour l’ADLPF, l’espace public se conçoit comme un lieu de vie commun à tous et à toutes, quelle que soit la nature des entreprises – publiques, nationalisées, municipalisées, associatives ou strictement privé – accueillant du public.

Grâce à l’application du principe de laïcité, la liberté de conscience des salariés, comme d’ailleurs celle des usagers ou des clients, se trouve renforcée, dès lors qu’il ne peut être fait état d’une quelconque extériorisation des orientations politiques, philosophiques et religieuses des employés.

Pour l’ADLPF, il ne peut y avoir dérogation à ces principes, sauf si l’établissement privé affiche clairement ses appartenances ou ses options. Dès lors, la liberté de choix intervient. Dès lors aussi, et conséquemment, se trouve posée la nature du financement de cet établissement qui, aux yeux des Libres Penseurs, ne peut être que privé.

 

« Nos organisations s’inquiètent d’une interprétation voire d’un détournement de ce principe de la République qui conduirait, une fois de plus, à favoriser les replis communautaires, à stigmatiser une partie de la population et à en nier la diversité. »

Enfin, et contrairement à ce qui est affirmé, l’ADLPF considère que c’est en ne voulant pas étendre le champ de la laïcité que l’on encourage les néfastes replis communautaires. Ce sont ces replis qui favorisent l’exclusion, l’intolérance et le développement dangereux des clivages et violences inter-communautaires. Plus que jamais, la diversité d’une société requiert la laïcité.

L’ADLPF, réunie en congrès à Strasbourg le 10 mai 2013, ne peut donc que soutenir la crèche Baby Loup. Elle soutient également les initiatives tendant à élargir, notamment par voie législative, la liberté de tous les établissements, quel que soit leur statut – notamment ceux accueillant une population fragile (enfants, personnes âgées ou handicapées…) – de faire bénéficier les clients ou usagers de la neutralité laïque et de la protection contre les divers prosélytismes.

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 22:32
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Financement des manifestations anti-mariage pour tous


Des événements récents ont montré que les grandes organisations religieuses sont en mesure de déployer des moyens considérables dans le but de provoquer une mobilisation massive pour la défense de causes qui leur sont chères. De tels moyens ont de quoi surprendre en ces temps de crise. Ils deviennent tout à fait choquants lorsqu’on les compare à la pauvreté d’autres associations qui, cependant, continuent de mener des luttes courageuses qui sont, elles, essentielles aux besoins de la population.

Ces mobilisations spectaculaires, grandes consommatrices de moyens financiers, permettent à ces organisations religieuses de regagner une part de l’influence qu’elles ont perdue. La question se pose, en ces temps où l’argent corrompt tout, de connaître l’origine des fonds engagés dans de telles manifestations.

C’est pourquoi l’ADLPF, réunie en congrès à Strasbourg le 10 mai 2013, demande au ministre compétent de retirer la mention « intérêt général » à des associations républicaines telles que Civitas qui se caractérisent par la violence et la haine et demande le lancement d’une enquête publique afin que l’ensemble des citoyens soit éclairé, loin d’une propagande relayée par des média complaisants.

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 22:31
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Député Vincent FELTESSE : réserve parlementaire.


En violation flagrante de la loi de 1905, des élus et notamment des parlementaires, accompagnent financièrement l’édification de bâtiments religieux, comme le montre l’exemple récent d’un élu bordelais, Monsieur Vincent FELTESSE, qui a prélevé sur sa réserve parlementaire – argent public s’il en est – 50 000 € pour un projet à caractère cultuel travesti en projet culturel.

L’ADLPF, réunie en congrès à Strasbourg le 10 mai 2013, condamne ces agissements républicains et anti-laïques.

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 22:29
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Lettre à Madame TAUBIRA, Garde des Sceaux

 

L’ADLPF, réunie en congrès à Strasbourg le 10 mai 2013, ayant pris connaissance de l’utilisation de la formule « garder religieusement le secret des délibérés » lors de la titularisation des magistrats, demande le retrait de toute formule à caractère religieux lors des prestations de serment.

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 22:27
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Face à la crise économique et au chômage qui continuent de sévir et à la misère qui s’étend, le pouvoir politique issu de la victoire de la gauche aux élections présidentielle et législatives de l’an dernier cherche à réduire les dépenses et à relancer l’activité.

 

Les Libres Penseurs de l’Association Des Libres Penseurs de France (A.D.L.P.F., section de l’Union Mondiale des Libres Penseurs) réunis en congrès à Strasbourg les 10 et 11 mai 2013 n’admettent pas que, pour y parvenir, on attaque les acquis sociaux alors que ne sont pas remis en cause les exorbitants privilèges financiers accordés aux Eglises et aux religions en complète contradiction avec la laïcité des institutions de la République.

 

Ainsi, la scélérate loi Carle grève lourdement les budgets des communes, notamment ceux des villes populaires et des bourgs et villages ruraux, au profit le l’enseignement privé confessionnel. Elle est maintenue alors qu’elle devait être « réexaminée » comme l’avait promis le candidat Hollande.

Plus que jamais, en cette période de vaches maigres, s’impose le mot d’ordre : Fonds publics aux seules écoles publiques. L’A.D.L.P.F. – association populaire de recherche philosophique et d’action sociale – exige, plus fortement encore qu’elle l’a toujours fait, l’abrogation de toutes les lois scolaires anti-laïques au premier rang desquelles la loi Debré de 1959 par laquelle la République a institué un dualisme de systèmes éducatifs et alimente à guichets ouverts une concurrence mortelle pour sa propre école, l’école publique laïque. C’est bien le subventionnement d’une religion qui est assuré à travers le financement de l’enseignement privé, à 90 % catholique, et la prise en charge de la formation, des salaires et des pensions de retraite de ses personnels.

 

De la même manière, l’Etat doit refuser de prendre à sa charge et à celle de l’ensemble des contribuables, quelle que soit la philosophie dont ils se réclament, le subventionnement de tous les cultes, reconnus ou non par le Concordat d’Alsace Moselle, et la prise en charge des salaires et pensions de retraite des membres de leurs clergés et de leurs auxiliaires. Le congrès de l’A.D.L.P.F. rappelle que ce statut est "provisoire" et qu’il est grand temps de l’abroger. A l’heure où l’on entend enfin institutionnaliser les principes de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 – « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes. Elle ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » - il est nécessaire que tous les citoyens soient égaux devant elle. Ses dispositions doivent donc s’appliquer sur l’ensemble du territoire national, y compris en Alsace, en Moselle, en Guyane, à Wallis et Futuna, à Mayotte et en Nouvelle Calédonie.

 

Avec l’ensemble des organisations laïques, notamment les associations et obédiences regroupées au sein du Collectif Laïque national, l’A.D.L.P.F. continue également à revendiquer

  • l’abrogation des Accords Kouchner – Malberti accordant la compétence de collation de grades au Vatican, via les établissements d’enseignements supérieurs catholiques situés en France ;

  • l’instauration du 9 décembre comme « Journée Nationale de la Laïcité » votée par le Sénat, mais toujours pas à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale ;

  • le vote d’une loi qui étende à toutes les structures éducatives de la petite enfance fonctionnant sur fonds publics, telle la crèche Baby Loup, le bénéfice du principe laïque de neutralité, lequel assure l’égalité de traitement de toutes les familles d’usagers ainsi que la protection des enfants contre toute forme de prosélytisme.

L’A.D.L.P.F. milite toujours pour d’autres mesures propres à supprimer ou à éviter d’autres dépenses publiques illégitimes :

  • l’arrêt de tous les financements publics, directs ou indirects, d’associations religieuses ou cultuelles (même sous des déguisements culturels) ;

  • la suppression de toutes les exonérations fiscales en faveur des cultes et des associations liées à ceux-ci ;

  • le non-financement, direct ou indirect, des constructions d’édifices religieux et de l’entretien de ceux qui n’ont pas de valeur culturelle ou architecturale reconnue ;

  • la laïcisation du nom de toutes les fêtes légales afin de rendre inopérantes les revendications de jours fériés supplémentaires émanant de religions minoritaires ;

  • la non-reconnaissance du pseudo Etat du Vatican créé par Mussolini (accord du Latran) ;

  • la non-participation des représentants des religions es-qualités aux cérémonies officielles ;

  • l’exigence que les représentants de la Nation et les hauts fonctionnaires s’abstiennent de participer, es-qualités, aux manifestations religieuses.

L’A.D.L.P.F. dénonce les financements de l’enseignement privé pour l’accueil des enfants handicapés, en contradiction avec la loi de 2005.

 

D’autre part, l’A.D.L.P.F. renouvelle ses demandes

  • de suppression de l’enseignement des religions dans tous les établissements d’enseignement public des départements concordataires, ainsi que dans ceux de tous les territoires d’Outre Mer ;

  • d’organisation des cérémonies officielles dans des lieux neutres et non dans des édifices religieux ;

  • de mise à disposition par les communes de bâtiments publics pour les obsèques civiles ;

  • d’accès des associations représentant les athées et les libres penseurs aux émissions de télévision du service public.

 

Attachés à la paix et à l’amitié entre les peuples et rétifs à tout impérialisme, y compris culturel et linguistique, les Libres Penseurs de l’A.D.L.P.F. réaffirment leur souhait

  • d’une reconnaissance officielle de l’espéranto comme langue internationale et la possibilité qu’elle soit choisie en option au baccalauréat ;

  • d’un désarmement général, notamment nucléaire.

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 15:34
- Publié dans : ADLPF
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BABY-LOUP : IL FAUT LEGIFERER !


Le Collectif des associations laïques signataires, réuni le 18 avril 2013, appelle solennellement le Parlement à adopter très rapidement une législation permettant d’assurer l’obligation de neutralité philosophique, politique et confessionnelle à toute personne travaillant dans des structures éducatives de la petite enfance qui bénéficient d’une aide financière publique. 

En cassant l’application à une salariée de cette clause générale du règlement intérieur de la crèche privée Baby-Loup, la Cour de Cassation a mis en évidence la nécessité de protéger l’application de ce principe à toutes les structures s’occupant de la petite enfance sur fonds publics. 

Face à la montée des revendications et provocations prosélytes et communautaristes, l’arrêt de l’expérience exemplaire de cette crèche constituerait un signal néfaste pour le vivre ensemble dans la République. 

Le Collectif demande à ce que la loi permette à des structures de travailler sereinement, dans le respect de la neutralité à laquelle les enfants ont droit pour assurer la construction de leur liberté de conscience.

                                                                                                      Paris, le 6 mai 2013 

 

Arab Women Solidarity Association France, Association C.A.E.D.E.L./Mouvement Europe et Laïcité, Association Des Libres Penseurs de France, Association Egalité-Laïcité-Europe, Association Laïcité-Liberté, Association Le Chevalier de la Barre, Association Libres-MarianneS, Club République Sociale, Conseil National des Associations Familiales Laïques, Comité Laïcité-République, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge Mixte Universelle, Grand Orient de France, Ligue International du Droit des Femmes, Observatoire International de la Laïcité, Observatoire Laïcité Provence, Regards de Femmes, Union des Familles Laïques.

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 20:16
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Message de soutien à Caroline Fourest


Le Collectif des associations laïques signataires exprime son vif soutien à Caroline Fourest, essayiste et journaliste, victime de plusieurs agressions en raison de ses prises de position contre l'extrême droite, en faveur de la laïcité et du mariage pour tous.

Le Collectif s'émeut de ces atteintes répétées à la liberté d'expression, qui s'inscrivent dans un climat de violence et de tension civile créé et entretenu par des groupes extrémistes et intégristes.

 

                                                                                         Paris, le 6 mai 2013


Association Awsa France, Association C.A.E.D.E.L./ Mouvement Europe et Laïcité, Club République Sociale, Conseil National des Associations Familiales Laïques, Association Égalité-Laïcité-Europe, Association Laïcité-Liberté, Comité Laïcité République, Association Des Libres penseurs de France, Grande Loge Mixte de France, Grande Loge Mixte Universelle, Grand Orient de France, Association Le Chevalier de la Barre, Association Libres MarianneS, Ligue du Droit International des Femmes, Observatoire International de la Laïcité, Observatoire Laïcité Provence, Regards de Femmes, Union des Familles Laïques.

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 18:37
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Par Denis PELLETIER - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Pour l’abrogation du concordat et des textes de l’ancien régime et de 1939 qui contreviennent à la loi de 1905

Nous, organisations soussignées, décidons d’adresser la Lettre ouverte ci-dessous à tous les parlementaires, députés et sénateurs. Nous vous invitons

       1) à la signer
     2) et à vous adresser à vos associations, organisations ou partis qui se réclament de la défense et de la promotion de la laïcité pour qu'ils la reprennent à leur compte ou agissent dans le même sens.

- Comité 1905 de Draguignan.
- Comité 1905 de la région Rhône-Alpes.
- Comité du 9 décembre 1905 de l’Ain.
- Observatoire de la Laïcité des Alpes-Maritimes – OLAM.
- Associationloi1905 (Carros 06).
- Association des Libres Penseurs de France – ADLPF.
- Conseils Départementaux des Familles Laïques – CDAFAL
- de la Drôme 26
- de l'Isère 38
- de la Savoie 73
- Laïcité Midi
- Union des Familles Laïques 04
- Union des Familles Laïques 05
- Union des Familles Laïques 13
- Laïcité l'Observatoire PACA
- La Libre Pensée 04 ADLPF
- Association des Athées des Pyrénées Orientales .

                          LETTRE OUVERTE AUX PARLEMENTAIRES

                   Mesdames, Messieurs, député(e)s et sénateurs-trices,

Le 21 février 2012, le Conseil constitutionnel a rendu publique sa décision concernant la Question Préalable de Constitutionnalité posée par l’association pour la promotion et l’expansion de la laïcité (APPEL), portant sur l’article VII des articles organiques des cultes protestants de la loi du 18 germinal an X (8 avril 1802) relative à l’organisation des cultes dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de Moselle. Cet article prévoit la prise en charge par l’État du traitement des pasteurs des églises consistoriales. Le Conseil Constitutionnel a déclaré cet article conforme à la Constitution.

La décision du Conseil Constitutionnel a sans doute été prise sur le strict plan du droit , mais elle ne peut pour autant satisfaire les citoyens laïques de notre pays qui veulent voir réellement respectées la laïcité et l’égalité de tou(te)s devant la loi sans aucune exception ou discrimination.

Dans les considérants de la décision , nous avons bien noté l’affirmation des principes qui correspondent à cette volonté :
Considérant qu'aux termes de l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi » ; qu'aux termes des trois premières phrases du premier alinéa de l'article 1er de la Constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances » ; que le principe de laïcité figure au nombre des droits et libertés que la Constitution garantit ; qu'il en résulte la neutralité de l'État ; qu'il en résulte également que la République ne reconnaît aucun culte ; que le principe de laïcité impose notamment le respect de toutes les croyances, l'égalité de tous les citoyens devant la loi sans distinction de religion et que la République garantisse le libre exercice des cultes ; qu'il implique que celle-ci ne salarie aucun culte ;

Mais la conclusion du Conseil Constitutionnel ne peut alors apparaître qu’en totale contradiction avec ce qui précède puisqu’elle entraîne au mépris de ces principes, la justification juridique de la poursuite du financement des ministres du culte protestant, donc aussi des autres cultes, reconnus par le concordat, alors que la loi de 1905 stipule que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » !

Le Conseil Constitutionnel rappelle d’ailleurs dans le considérant que cette situation a toujours été jugée transitoire et provisoire depuis 1919.
Cette situation n’est pas la seule, d’ autres exceptions territoriales à la loi de 1905 existent dans notre République :
La Guyane qui reste sous le régime de l’ordonnance royale du 27 août 1828. Cette situation n’a pas changé quand la Guyane est devenue un département où seul est reconnu le culte catholique. Les ministres du culte catholique sont des salariés du conseil général de Guyane. Mais y sont également appliqués les décrets-lois de 1939, dits décrets Mandel , qui permettent à toutes les sensibilités religieuses de bénéficier d’une aide publique.
Outre la Guyane, ces décrets-lois s’appliquent aussi dans les collectivités d’outre-mer régies par l’article 74 de la Constitution : Polynésie française, Wallis et Futuna, Saint Pierre et Miquelon, et aussi en Nouvelle Calédonie et à Mayotte.
Cette « laïcité de cohabitation » comme certains l’appellent, n’est pas compatible avec la définition de la République qualifiée dans l’article 1 de la constitution comme « indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

C’est pourquoi nous nous adressons solennellement à vous qui êtes les représentant(e)s du peuple souverain, pour vous demander de mettre un terme à ces cohabitations aberrantes considérées comme provisoires, en abrogeant ces textes du concordat ou issus de l’ancien régime ou de 1939 qui contreviennent à la loi de 1905 ! C’est une aberration politique qu’il vous revient en tant que pouvoir législatif de faire disparaître au plus tôt, en rétablissant la pleine et entière valeur d’origine de la loi de 1905.
En vous remerciant par avance de bien vouloir nous répondre quelle que soit votre opinion.
Avec nos salutations républicaines et laïques.

                                                                                  Les signataires

Signer la pétition [...ici...]

Communauté : libre pensée et laïcité
Lundi 29 avril 2013 1 29 /04 /Avr /2013 17:58
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           18ème Congrès de l’Association des Libres Penseurs de France (ADLPF)

                                                    à STRASBOURG, les 9, 10 et 11 mai 2013.


Chers camarades,

Vous êtes convoqués au congrès annuel de l’ADLPF qui se tiendra à

 

L’Auberge de Jeunesse du Port du Rhin

Jardin des Deux Rives

Rue des Cavaliers

67000 STRASBOURG

 

Du 9 au 11 mai 2013, c’est-à-dire pendant le pont dit de « l’Ascension ». Il est organisé par nos camarades du jeune groupe alsacien de l’ADLPF.

 

Le jeudi après-midi 9 mai verra la tenue du Conseil d’Administration, de la commission de vérification des comptes ainsi que la conférence publique sur le Concordat animée par Madame Josyane GASPARINI.

 

Le vendredi et le samedi matin le congrès se déroulera selon l’Ordre du Jour ci-contre. Dîner festif et animation musicale sont au programme de la soirée de vendredi. La conférence, l’animation musicale, les séances plénières du congrès, les réunions de commissions, la restauration et l’hébergement dans des chambres de 2 à 6 lits, tout s’effectuera sur place.

 

On vous attend nombreux ! Réservez votre « pont » de « l’Ascension » !

 

Feuille d’inscription …cliquez[... ici ...]et [...ici...]  pour vos documents de congrès 

 

                             Accès au lieu du congrès:sac 2832K

 

Par la route

Prendre l’Autoroute A 4. Sortie 51 Strasbourg centre.

Prendre la direction Offenburg, Kehl.

Stationnement prévu sur place pour voitures et camping-cars.

 

Par le train: attention, modifications en raison des travaux actuels

et changez votre itinéraire de transports en commun dans la mesure où le bus de la ligne 2 qui est sensé se rendre directement à l'arrêt du Jardin des Deux Rives a été détourné de son trajet initial:

1. A la gare de STRASBOURG, prenez la ligne D, direction Aristide Briand, vous descendrez au terminus Aristide Briand.

2. Vous prendrez la ligne 21 du bus, direction KHELL. Vous descendrez à l'arrêt Jardin des Deux Rives.

3. à la descente, allez dans le même sens que le bus et vous suivrez la direction Jardin des Deux Rives, vous prendrez à droite dans la rue des Cavaliers.

4. Dans la rue des Cavaliers, c'est au fond, sur le côté droit.

 

Par avion

A l’aéroport d’Entzheim, prendre le train en direction de Strasbourg.

Descendre à la gare. Pour la suite du trajet, voir ci-dessus. 

 

Thierry KOPERNIK
Tél. mobile: +33 668 860 027

 

                                          __________________________________

 

 

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 19 avril 2013 5 19 /04 /Avr /2013 15:12
- Publié dans : ADLPF
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Communiqué de presse

 

                          La laïcité ne doit pas rester à la porte des crèches

 

Par arrêt du 19 mars 2013, la Cour de Cassation, contre l’avis du procureur, a annulé le jugement des deux premières instances – Conseil de Prud’hommes et Cour d’Appel – faisant droit à la direction de la crèche Baby Loup de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) opposée à une employée qui refuse de respecter le règlement intérieur, lequel protège de tout prosélytisme et assure la neutralité de l’établissement en ne permettant pas le port ostensible, par les salariées, de signes vestimentaires religieux.

 

En invalidant le règlement intérieur de la crèche, la Cour de Cassation permet l’existence de crèches privées confessionnelles, mais interdit l’ouverture de tout établissement pré-scolaire associatif qui serait laïque ! Non seulement elle rompt ainsi l’égalité entre les citoyens, mais elle attente même à la simple liberté d’entreprendre.

 

Cet arrêt constitue un véritable camouflet à tous les défenseurs de la liberté de conscience et à tous les citoyens soucieux de protéger les enfants et leurs familles des menées partisanes, religieuses, intégristes. Il porte un coup très grave à l’action exemplaire menée par les responsables de Baby loup au service du public – action essentielle auprès de cette population défavorisée – au point même d’en compromettre la continuation.

 

Les Libres Penseurs de l’A.D.L.P.F. qui, depuis l’origine du conflit, soutiennent sans réserve l’action de Baby Loup, trouvent dans ce revers, dans cette épreuve, des raisons supplémentaires de se mobiliser. Le marathon judiciaire n’est pas achevé. Mais c’est désormais au niveau politique que la lutte doit se poursuivre. Il est nécessaire qu’une loi permette que la vie harmonieuse en société, garantie par la laïcité, ne s’arrête pas à la porte des crèches associatives, notamment lorsqu’elles accomplissent une tâche de service public. La proposition de la sénatrice Laborde peut en constituer la base. Mais il est essentiel qu’elle ne soit pas dénaturée par un amendement qui, tel celui présenté par le sénateur Richard, permettrait l’extension des lois scolaires antilaïques au secteur de la petite enfance.

 

Cet arrêt de la Cour de Cassation réjouit les intégristes et les cléricaux de tout poil. Il ne peut qu’encourager les politiques extrémistes d’exclusion. Seule la mobilisation des laïques, des démocrates attachés à la liberté de conscience, peut inverser le rapport de force ainsi créé. L’Association Des Libres Penseurs de France (ADLPF, section de l’Union Mondiale des Libres Penseurs) reste aux côtés de Baby Loup et soutient son travail au service de l’enfant et son combat pour le droit de celui-ci à n’être pas embrigadé. Elle appelle à participer à toutes les actions propres à conforter le principe de laïcité. Il appartient au pouvoir politique de l’appliquer sur la totalité du territoire de la République et d’en faire reconnaître la légitimité à l’échelle internationale.

 

                                                                                 Paris, le 23 mars 2013.

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Dimanche 24 mars 2013 7 24 /03 /Mars /2013 09:23
- Publié dans : ADLPF
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                                 Henri CAILLAVET est décédé le 27 février 2013. Infatigable combattant humaniste, cet ancien résistant interné avait été un passeur d’armes pour les républicains espagnols en lutte contre la peste franquiste. Radical, Franc-Maçon, ce laïque au sens plein du terme aura été un législateur hors pair, toujours animé du sens de l’intérêt général et de la passion de la défense de la dignité de l’individu. Il a laissé son nom à la loi sur la greffe d’organes. Il a été le rapporteur de la loi Veil sur l’interruption de grossesse. Il a été l’acteur essentiel des lois sur la dépénalisation de l’homosexualité, la réforme de l’internement psychiatrique, le droit de vivre sa mort dans la dignité…

 

Henri CAILLAVET n’a pas été uniquement un militant « parallèle à la Libre Pensée », comme il est écrit, de façon étrangement euphémique, dans certain communiqué annonçant son décès. Ancien maire de Bourisp, dans les Hautes-Pyrénées, c’est dans la fédération de ce département que Henri CAILLAVET nous faisait l’honneur de prendre sa carte de l’Association des Libres Penseurs de France.

 

Nos condoléances ont été transmises à la famille dès le 28 février. Bien entendu, l’ADLPF sera représentée, notamment en la personne de Pierre Cabanne, secrétaire de la fédération LP des Hautes Pyrénées, à la cérémonie funèbre de son incinération lundi 4 mars.

 

Le plus ancien, le plus célèbre et sans doute le plus efficace des Libres Penseurs restera dans la mémoire de tous les humains épris de liberté et de dignité.

 

 

                                                                                              Le 1er mars 2013

                                                             pour l' ADLPF, le président Denis PELLETIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Communauté : libre pensée et laïcité
Dimanche 3 mars 2013 7 03 /03 /Mars /2013 11:19
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Communauté : libre pensée et laïcité
Vendredi 22 février 2013 5 22 /02 /Fév /2013 12:58
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Discours de Monsieur Denis Pelletier lors de la plantation de l'arbre de la Laïcité à Badens (Aude)

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 Monsieur le Président du Conseil Général de l’Aude,

Monsieur le Maire de Badens, conseiller général,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les enseignants publics et laïques,

Mesdames et Messieurs les représentants des parents d’élèves,

Chers enfants,

Chers camarades et amis,

Mesdames, Messieurs,

 

 

En tant que président de l’Association Des Libres Penseurs de France (section de l’Union Mondiale des Libres Penseurs), j’ai, pour la deuxième année consécutive, le grand plaisir et l’insigne honneur de répondre à l’invitation de mes camarades Libres Penseurs de l’Aude, et en particulier de leur président Yves Béziat, de leur secrétaire Jean-Claude Canal et de leur doyen et président d’honneur André Gils, pour me joindre à eux et à vous à l’occasion de cette cérémonie de plantation d’un arbre de la laïcité et de l’inauguration de la place de la Laïcité.Fête laïcité Denis 26

 

Certes, Badens n’est pas la seule commune de France où a lieu un tel événement autour du 9 décembre, pour célébrer le 107ème anniversaire de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat, loi qui a véritablement institué dans notre pays la laïcité. Notre association avait lancé ce type d’initiative en décembre 2006, un an après les manifestations liées au centenaire de cette loi républicaine essentielle. Progressivement, au cours des années, les cérémonies et manifestations les plus diverses se sont multipliées, un peu partout en France, pour fêter cette date, le 9 décembre, dont nous souhaitons qu’elle devienne la journée officielle de la laïcité. Dans tel endroit, on organise une conférence ou un colloque ; ailleurs on donne le nom « laïcité » à une place ou à une rue… Mais la plantation d’un arbre de la laïcité reste sans aucun doute l’acte le plus symbolique et, aussi, la façon la plus originale, de rendre hommage à l’intelligence politique et à l’humanisme des républicains du début du siècle dernier et de perpétuer le souvenir de leur œuvre émancipatrice : l’institutionnalisation de la laïcité de l’Etat, faisant suite à la mise en place des lois organiques qui, vingt ans plus tôt, ont posé les bases d’un système éducatif public, gratuit et laïque.

 

La plantation d’un arbre de la Laïcité est un geste chargé de sens avec une référence républicaine explicite. Chacun se souvient des arbres de la Liberté qui étaient plantés pour commémorer les acquis démocratiques de la Révolution Française. Chers enfants, vous avez appris en histoire, ou vos professeurs vous l’enseigneront bientôt, qu’à partir du 14 juillet 1790, un an après la prise de la Bastille, à la fête de la Fédération, les révolutionnaires plantaient symboliquement dans chaque commune un arbre de la Liberté, décoré de la cocarde tricolore. C’est pour rappeler ce geste que nous avons imaginé quelque chose de semblable : un arbre de la Laïcité.

 

Fête laïcité Denis 29Planter cet arbre, c’est exprimer publiquement un attachement respectueux à cette valeur républicaine essentielle que constitue la laïcité. Rappelons-le : la laïcité, ce n’est pas une opinion, une philosophie parmi les autres. C’est la possibilité que s’expriment librement toutes les opinions, religieuses ou non. C’est une organisation de la société fondée sur un principe qui dépasse toutes les opinions et toutes les idéologies, mais sans en privilégier aucune.

 

C’est pourquoi il est risible d’entendre parfois prôner une laïcité, oui, mais une laïcité ouverte, une laïcité positive. Comment la laïcité pourrait-elle être autrement qu’ouverte ou positive ? La laïcité n’exclut pas. Elle rassemble. Certains faussaires – je devrais dire certaine faussaire – sont passés virtuoses dans l’art de faire prendre pour de la laïcité ce qui n’est que de la discrimination. La laïcité, c’est bien le fait de récuser l’intrusion d’une religion, ou de tout autre système de pensée particulière, dans la sphère publique, mais surtout pas pour en privilégier une autre, au prétexte qu’elle serait majoritaire ou plus anciennement établie dans notre pays. On est laïque ou on ne l’est pas. Il n’y a pas de laïcité à géométrie variable. On ne peut se prétendre laïque pour condamner, par exemple, à juste titre, les pratiques de la religion musulmane portant atteinte à la dignité et aux droits des femmes et, en même temps, défendre le financement des adversaires de l’école publique et applaudir aux positions vaticanes réactionnaires et misogynes.

 

Fête laïcité Denis 27Chers enfants, je voudrais vous dire très simplement ce qu’est la laïcité. La laïcité, ça signifie que chacun de vous est différent des autres, mais que pourtant, en définitive, vous êtes tous pareils. Grands ou petits, roux ou bruns, crépus ou frisés, riches ou pauvres, fils ou filles de croyants ou d’incroyants, vous, enfants du regroupement pédagogique de Badens, vous êtes tous à égalité les enfants de la République, les futurs citoyens libres et égaux en droit et en dignité. L’école laïque est comme la République : elle ne fait pas de différence entre ses enfants. Elle les accueille tous de la même manière. Vous pensez peut-être que cela va de soi. Pourtant, sachez que certains ne veulent pas de cette école pour tous. Ils préfèrent un système d’éducation séparée. Et nous, les Libres Penseurs, avec beaucoup d’autres laïques, nous disons que ce n’est pas normal que ces écoles soient payées avec l’argent de nous tous. Nous voulons que l’effort de la Nation soit réservé à l’école publique laïque, la seule école de la République.

 

Comme je le disais, je suis déjà venu l’année dernière dans l’Aude pour des manifestations semblables à Barbaira et à Peyriac-Minervois. Cette année, je dois l’avouer, l’horizon semble un peu plus dégagé pour les laïques. Nous ne sommes plus au moment où quelqu’un, représentant la République et donc l’ensemble des citoyens quels que soient leurs convictions, allait au Vatican se faire introniser chanoine du Latran et rendait allégeance au pape chaque année, quelqu’un qui considérait que le rôle de l’instituteur public était moins important que celui d’un ministre du culte pour la formation du citoyen.

 

Néanmoins, quel que soit le pouvoir, la laïcité reste un combat permanent. On doit sans arrêt la défendre, la promouvoir, la consolider. Les Libres Penseurs, comme tous les laïques authentiques de ce pays, apprécient à sa juste valeur la décision de rétablir 60 000 postes d’enseignants en 5 ans, alors qu’on n’avait précédemment pris que des décisions de démantèlement de l’Education Nationale et de la formation des maîtres sans craindre de sacrifier ainsi l’avenir de notre jeunesse.

 

Nous sommes également satisfaits de la proposition qu’a faite le nouveau président, lorsqu’il était candidat, de faire inscrire dans la Constitution les principes de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905, principes énoncés dans les deux premiers articles de cette loi :

  • la République assure la liberté de conscience et le libre exercice des cultes,

  • la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

 

Mais nous considérons que, d’autant plus s’ils sont inscrits dans la Constitution, ces principes ne souffrent aucune exception, sur aucune partie du territoire national. Surtout en ces temps de difficultés économiques, est-il juste, est-il opportun, est-il normal, en un mot est-il laïque que les citoyens de Badens, par exemple, soient encore contraints de salarier, par leurs impôts, les prêtres alsaciens et mosellans et de subventionner le fonctionnement, dans ces régions, des religions reconnues par un droit local prussien qu’on a maintenu « provisoirement » en 1918 et qui n’a pas encore été aboli ?

 

C’est l’une des questions que nous évoquerons lors de l’entretien qu’accordera le président de la république aux représentants des mouvements laïques regroupés dans le Collectif Laïque national. Bien entendu, nous lui ferons part également de notre souhait commun de voir institutionnalisée une journée annuelle officielle de la laïcité, le 9 décembre.Fête laïcité Denis 21

 

Sur ce point, les choses semblent déjà bien avancées. Des initiatives parlementaires ont été prises, tant au Sénat qu’à l’Assemblée Nationale. Et nous sommes de plus en plus nombreux à anticiper en quelque sorte cette fête de la laïcité. Notamment ici, dans l’Aude et à Badens en particulier, où nous sommes en bonne terre laïque, une bonne terre républicaine et démocratique qui, n’en doutons pas, permettra l’épanouissement harmonieux de ce chêne vert que nous plantons aujourd’hui.

 

Alors, un grand merci, Monsieur le Maire, à vous et à votre conseil municipal pour cette très heureuse initiative.

 

                 Vive la République, vive la laïcité et vive Badens !

Communauté : libre pensée et laïcité
Mercredi 2 janvier 2013 3 02 /01 /Jan /2013 14:08
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Non au retour du délit de blasphème.

Oui à la liberté absolue de conscience.

 

 

Les responsables du Conseil Français du Culte Musulman (C.F.C.M.) demandent aux autorités gouvernementales d’être aussi rigoureuses dans la répression de « l’islamophobie » qu’elles le sont dans celle des actes antisémites. Les Libres Penseurs de l’Association Des Libres Penseurs de France (A.D.L.P.F., section de l’Union Mondiale des Libres Penseurs), déterminés à lutter contre toute forme de racisme et de discrimination, dénoncent vigoureusement cette exigence qui constitue un grossier abus de langage conduisant à demander le retour à la reconnaissance du délit de blasphème.

 

Par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, la Révolution Française a aboli le délit de blasphème et a réhabilité le Chevalier de La Barre, victime du fanatisme catholique, torturé et exécuté en 1766 pour avoir manifesté son hostilité à la religion. La loi de Séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 a institué la totale liberté de conscience, la liberté d’être favorable ou non à telle ou telle religion. Pour les cléricaux de toute obédience, est « islamophobe » celui qui exprime son opposition à une idéologie, à une adhésion religieuse, à un choix de pratique cultuelle, en l’espèce celle du culte musulman. Or tout cela est parfaitement légitime. L’A.D.L.P.F. dénonce donc l’hypocrisie que constitue l’utilisation de ce néologisme, fondé sur un terme psychiatrique sans pertinence et servant de passerelle à double sortie, vers le racisme et le blasphème. Il n’est pas nécessaire d’être raciste - anti-indonésien, anti-arabe, anti-perse, anti-kabyle … - pour être « islamophobe ». Il suffit d’être rationaliste.

 

La tentative d’assimiler la légitime critique d’une religion à une discrimination à raison de l’origine ethnique est aberrante et inadmissible. Satisfaire la revendication du C.F.C.M. nous ramènerait plus de deux siècles en arrière et ouvrirait la porte à l’interdiction d’émettre quelque critique que ce soit non seulement à l’encontre des théories religieuses, mais de toute conception idéologique, aussi farfelue et néfaste soit-elle.

 

 

                                                                                    Le 12 novembre2012

Communauté : libre pensée et laïcité
Mardi 13 novembre 2012 2 13 /11 /Nov /2012 18:20
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A.D.L.P.F.

La séparation :Lithographie représentant Emile Combes tranchant le lien entre la République et le Vatican - Musée Jean Jaurès Castres

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