Une vraie arme de destruction massive : le viol

10 Mai 2022

ADLPF La Libre Pensée Pour une société éclairée Une vraie arme de destruction massive : le viol

L’utilisation massive du viol comme arme de guerre n’est pas une nouveauté. Depuis l’Antiquité, toutes les soldatesques se comportent de la même façon. Les troupes russes envoyées en Ukraine font honneur à la tradition, si l’on ose ce trait d’humour noir. De nombreux témoignages de femmes vivant en Ukraine nous parviennent, tous insoutenables. Certaines victimes déclarent avoir subi un traumatisme si profond qu’elles ne voient pas d’autre issue que le suicide.

Nous ne sommes plus au temps des légions de Genghis Khan…

… ni même des campagnes napoléoniennes. Nous nous plaisons à croire que la condition des femmes a connu quelques progrès. Pourtant, rien n’y fait ! Nous le savons, chaque entreprise militaire se solde par des milliers de viols. Même la victoire des alliés en 1945 a eu son revers de médaille, les populations civiles de Normandie et de Bretagne s’en souviennent encore. On ne le dit pas dans les livres d’histoire car cela ferait tache. Mais en Ukraine, si près de nous !

Et notre pays n’est hélas pas en reste. Au Rwanda en 1994 des femmes Tutsi ont été violées dans un camp de réfugiés par des soldats français censés les protéger des massacres. L’instruction est toujours en cours….

 Et la liste n’est pas exhaustive.

Pour nous, libres-penseuses et libres-penseurs, la guerre constitue un crime par elle-même.

Les conventions internationales étaient censées prévenir les pires excès, d’où la notion de crime de guerre. En fait, elles n’évitent rien, mais permettent seulement de traîner quelques donneurs d’ordre devant une juridiction spéciale, une fois la guerre terminée et quasiment oubliée. Or le viol, pratiqué systématiquement dans le cadre d’un conflit armé, n’est toujours pas considéré comme un crime de guerre à part entière. Ces militaires russes qui exercent leur droit de mâles vainqueurs peuvent le faire en toute impunité, encouragés d’ailleurs par l’exemple venu d’en haut : dès 2017, Poutine a dépénalisé les violences conjugales. Ce qu’on peut faire chez soi, pourquoi se gêner pour le faire ailleurs ?

On peut protester jusqu’à la fin des siècles, mais à quoi bon ? Nous, libres-penseuses et libres-penseurs, exigeons que les viols guerriers soient considérés et sanctionnés à l’égal des autres crimes de guerre, que leurs auteurs sachent que, jusqu’à leur dernier jour, ils pourront avoir à répondre de leurs forfaits.

 

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