Afghanistan, Pologne : les femmes toujours sous le joug des religions

9 Avr 2022

ADLPF La Libre Pensée Laïcité Afghanistan, Pologne : les femmes toujours sous le joug des religions

Les femmes afghanes et polonaises subissent des contraintes d’un autre âge imposées par les religions de leur pays. Nous nous élevons contre ces mesures rétrogrades et apportons notre soutien à toutes celles qui ont à en souffrir

En Afghanistan, une version moyenâgeuse de l’islam…

Avec les événements d’Ukraine, on les avait oubliées. Il y a quelques semaines, les lycéennes afghanes ont été renvoyées dans leurs foyers, après que les talibans ont refermé les portes des établissements censés les accueillir. Contrairement aux engagements pris devant la communauté internationale, les autorités religieuses ont interdit aux filles l’accès aux études secondaires, sous des prétextes dont la futilité nous consterne. Comme on sait, ce ne sont pas les seules restrictions imposées aux femmes par les nouveaux maîtres du pays : exclusion des emplois publics, interdiction de voyager seules, sans parler des contraintes vestimentaires. Nous ne pouvons qu’admirer les militantes qui ont le courage de s’opposer, et même de manifester contre ces lois d’un autre âge. Plusieurs sont détenues dans des conditions qu’on n’ose imaginer ; certaines ont disparu. Il va sans dire que nous sommes de tout cœur avec elles.

Nous demandons aux instances internationales de ne pas céder devant les talibans et de ne pas légitimer leur pouvoir.

En Pologne, les cathos les plus réactionnaires sont à la manœuvre

La loi contre l’interruption volontaire de grossesse y est l’une des plus répressives d’Europe. L’avortement est à peu près interdit, sauf dans quelques cas très rares. Comme en France au siècle dernier, le mouvement Aborcyjny Dream Team aide les femmes en difficulté en leur fournissant les médicaments appropriés acheminés clandestinement de l’étranger. Ces militantes prennent de grands risques : à preuve, l’exemple de Justina Wydrzynska. Pour avoir aidé une autre femme à avorter, de plus dans un contexte de violences conjugales, elle doit être jugée le 8 avril prochain et risque jusqu’à trois ans de prison.

La pétition sur le site d’Amnesty International a recueilli un nombre important de signatures..

Nous, libres penseurs et libres penseuses de France, soutenons Justina Wydrzynska et toutes celles qui luttent pour les droits des femmes dans les pays où ils sont mis à mal par la tyrannie religieuse.

 

 

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