Ramasse-miettes n°83 : Revue de presse militante

5 Déc 2017

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Les plus aveugles sont ceux qui ne veulent pas voir.

« Vous avez réussi l’exploit de diviser l’opinion française entre les partisans de Charlie Hebdo et ceux de Médiapart. Alors que la Une de Charlie ne fait que viser vos réelles ambiguïtés, vous n’avez pas voulu comprendre ce qu’elle recèle de vérité ».

Cette constatation clôt une vigoureuse analyse des carences visuelles (et auditives?) du directeur de Médiapart, Edwy Plenel. C’est à lire, sans modération sur le blog de Roger EVANO.

Les joies de l’ordo-libéralisme, la spécialité allemande.

« Un homme au chômage depuis 12 ans a vu ses allocations réduites de moitié, car il faisait la manche. En Allemagne, entre chômage et mendicité, il faut choisir. Un habitant de la ville de Dortmund se tenant régulièrement dans la rue pour mendier a ainsi vu le montant de ses allocations réduit de 300 euros. Le motif ? La mendicité est considérée comme « une collecte de dons privée » et donc (sans rire) comme un vrai travail, aux yeux de l’administration allemande. »

L’administration allemande concoure-t-elle pour le prix de l’humour humour noir ? Et que risquent les organisateurs de téléthon et autres mendicités télévisuelles ?

La meilleure défense reste l’attaque. On a beau se proclamer théologien, on n’en reste pas moins stratège.

Comme on pouvait s’y attendre, Tariq Ramadan, le théologien musulman, artiste du double langage, a activé ses réseaux. C’est ainsi que le net bruisse de sa contre-attaque contre madame Henda Ayari, l’ex salafiste passée au militantisme féministe, qui l’accuse de viol.  Un homme affirme, dans une attestation, transmise jeudi 30 novembre à la justice, avoir été menacé d’une plainte pour viol par l’accusatrice de Tariq Ramadan, après avoir repoussé les avances « explicites » de cette femme en 2013. Le malheureux agressé n’a mis que quatre ans pour se décider à confier son désarroi au juge.

Bon ! C’est de bonne guéguerre, mais assez peu crédible. Ça relève du célèbre : « C’est ç’ui qui dit qui l’est ! » de nos cours de récré.

Pendant ce temps, une seconde plainte visant Tariq Ramadan a été déposée fin octobre et jointe à l’enquête préliminaire ouverte à Paris pour « viol, agression sexuelle, violences et menaces de mort ». C’est là (…ici…).

Vive l’évasion fiscale, le dernier sport à la mode, encore que pratiqué depuis des lustres. La voilà maintenant mise à la portée de Monsieur Homais.

C’est un bon plan. Et il circule de bouche à oreille depuis trois ans chez les propriétaires d’appartements qui utilisent Airbnb. Selon Franceinfo, la plate-forme de location propose aux hébergeurs de les payer sur une carte de crédit rechargeable, émise depuis Gibraltar. Une aubaine pour les propriétaires qui souhaitent échapper au fisc.  Grâce à la carte Payoneer autorisée à délivrer des moyens de paiement dans toute l’Union européenne. Ce moyen de paiement permet d’effectuer des transferts d’argent à l’étranger… avec des frais nettement moins élevés que les virements bancaires internationaux. Le résident français peut ainsi échapper aux impôts qu’il devrait en théorie payer sur les revenus issus de ses locations…

Passez muscade ! Chacun trouve normal d’être soigné promptement (et remboursé de même), de rouler sur des routes en bon état, franchissant des ponts eux aussi correctement entretenus, mais quand il s’agit de contribuer à l’effort national par l’impôt, alors là ! C’est la débandade.

Les entreprises peuvent désormais interdire les signes religieux à deux conditions.

Dans un arrêt rendu mercredi, la Cour de cassation a confirmé qu’une entreprise privée pouvait interdire le port de signes religieux aux salariés. À condition qu’ils soient en contact avec les clients et que cette interdiction soit inscrite dans le règlement intérieur. Il y a donc deux conditions incontournables pour interdire les signes religieux.

Avec cette décision, rendue mercredi, une entreprise peut désormais licencier un salarié qui refuserait de retirer un signe religieux ostentatoire. Mais l’entreprise ne peut le faire – et c’est là un point primordial – que si elle a au préalable édicté une règle écrite générale de neutralité interdisant le port de signes visibles de convictions religieuses (mais aussi politiques ou philosophiques) dans son règlement intérieur. «L’entreprise devra toutefois consulter un inspecteur du travail pour faire valider son règlement intérieur».

L’autre élément central de l’arrêt de la Cour de cassation ne vaut que pour les salariés en contact avec les clients. Dans une entreprise privée, l’employeur ne peut toujours pas interdire – de façon générale et absolue – le droit d’exprimer sa religion au sein de l’entreprise. Et ce, en vertu de la liberté d’opinion. C’est le résultat de l’ambiguïté de la loi El Khomri sur le sujet.

La cupidité, toujours…

Trois anciens cadres de Lafarge ont été mis en examen, vendredi 1er décembre, dans l’enquête sur les activités du groupe en Syrie entre 2011 et 2014. La justice s’attache à déterminer si le cimentier a versé de l’argent à des groupes djihadistes, dont l’organisation État islamiste (EI), afin de continuer à faire fonctionner son usine syrienne en pleine guerre civile. Lafarge est également accusé d’avoir acheté du pétrole à l’EI et d’avoir mis en danger ses salariés locaux.

Est-il encore possible de s’étonner des comportements aberrants des entreprises, plus soucieuses de « tourner » et de faire des profits que de tirer les conséquences du fait, par exemple, que leur pays d’origine est en guerre contre les gens avec lesquels elles traitent ? Cela en dit long sur la moralité du capitalisme qui pourtant ne cesse de se draper dans des gesticulations éthiques à destination de l’opinion. C’est là : (…ici…).

Cela dit, on peut sans doute considérer que les trois cadres condamnés sont des lampistes, certes de luxe, mais des lampistes quand même. Qui peut imaginer que le sommet de la « gouvernance » de Lafarge-Holcim ignorait tout des menées de ses employés ?

Les Britanniques n’en reviennent pas. Au point de passer les amours princière au deuxième rang de leurs préoccupations. Décidément, Monsieur Donald Trump est un véritable révolutionnaire…

La « relation spéciale » entre les États-Unis et la Grande-Bretagne est, une nouvelle fois, mise à l’épreuve par les provocations de Trump. Mercredi 29 novembre, Donald Trump retweete en trois fois des vidéos antimusulmanes, diffusées par une dirigeante d’un petit parti britannique d’extrême droite. Les trois vidéos, publiées depuis plusieurs années sur les réseaux sociaux et dont les origines sont floues pour certaines, ont été tweetées par Jayda Fransen, vice-présidente du parti Britain First. Ce qui n’a pas plu à la Première Ministre britannique Teresa May qui l’a dit haut et fort. En réponse, Trump lui à tweeter, en substance : « Occupe-toi de tes oignons, je m’occupe des miens ».

« Trump a légitimé l’extrême droite dans son propre pays, maintenant il essaie de faire de même dans le nôtre. Répandre la haine a des conséquences, et le président devrait avoir honte de lui », a dénoncé Brendan Cox, mari de la députée travailliste Jo Cox, assassinée en 2016 par un extrémiste qui a été entendu criant à plusieurs reprises « Britain First » lors du crime. (…ici…)

Décidément, le Président américain sombre dans l’ineptie. Combien de temps les citoyens américains supporteront-ils encore les frasques racistes de Trump ?

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