N°212 23 avril 2021

23 Avr 2021

 

Changer la loi, changer de loi ?

 

 

C’est une manie moderne : un problème égale une loi nouvelle ou un bidouillage de l’existant, quelle sottise ! La plupart du temps, appliquer ce qui existe dans la lettre et dans l’esprit suffirait, n’en déplaise à certaines cours qui yoyottent à pleins pots. Dans l’affaire Sarah Halimi, par ex., acquitter un furieux au prétexte qu’il était sous chichon relève du scandale pur et simple. À ce compte, rouler bourré ou sous H serait même conseillé, par précaution élémentaire… Une folie.

 

Allons, tout n’est pas perdu… pour tout le monde.

La crise sanitaire aurait fait basculer un million de français dans la pauvreté, mais dans le même temps les ultra-riches ont, au contraire, connu une spectaculaire augmentation de leur fortune. Par exemple, la fortune de Bernard Arnault (3e fortune mondiale) a presque doublé en un an, soit une hausse de 62 milliards d’euros et celle de Françoise Meyer-Bettencourt (femme la plus riche du monde) a augmenté de 20,7 milliards d’euros. On respire…

 

Balance ton porc !

Ce cri du cœur n’est pas celui que vous imaginez, mais celui que pourraient pousser ceux que le désastre produit par les lisiers inquiète de plus en plus. Une fuite de cette merdasse issue d’un élevage industriel de porcs a provoqué une effroyable pollution sur la Penzé, un petit fleuve, près de Morlaix (Finistère). Un accident de plus, qui vient compléter la longue liste des pollutions de ce type constatées ces dernières années dans la région.

En attendant, chez les éleveurs et leur chambres syndicales, c’est l’omerta assortie de menaces propres à intimider les bavards.

 

Révolution ?

À Minneapolis, douze jurés, anonymes et cachés au public pour leur sécurité, ont mis fin à la détestable habitude d’acquitter les policiers coupables d’égarements et de violence, trop souvent racistes, dans leurs actions au quotidien. Minneapolis a ainsi échappé à des émeutes plus que probables et la justice étatsunienne y a gagné en équité. Il faudra toutefois attendre de voir le sort qui sera réservé à la policière « étourdie » qui a confondu son flingue et son taser et ainsi tué un homme noir de plus.

 

Salut, ô Roosnedy !

L’autre face d’une même médaille. La presse n’en peut plus d’encenser le président Jo Biden, de lui trouver toutes les vertus, bref, c’est le nouveau messie. Pourtant, ce président organise les 22 et 23 avril un sommet pour le climat où il entend bien réaffirmer la puissance des États-Unis sur les enjeux environnementaux et sur bien d’autres encore. Les É-U sont une puissance impérialiste, ce qui signifie que ses intérêts passent avant toute chose (America great again : AGA). Les idoles sont faites pour être abattues.

 

Poser les bonnes questions.

La présidente de la Région Bourgogne-Franche Comté, Marie-Guite Dufay, est une coquine, elle a osé adresser  mercredi 21 avril un courrier au Président de la République, l’invitant à confirmer à Belfort le souhait de l’État de maintenir l’emploi.  Ah ces chipoteurs qui veulent des assurances, quelle plaie !

 

Ils ont attendu, puis se sont barrés.

Les patrons de bars , restos et cafés, heureux possesseurs de terrasses ne sont soulagés qu’à moitié. S’ils pourront en effet de nouveau travailler, leur personnel, lui, a disparu, bien obligé de se reconvertir pour ne pas mourir de faim ou d’ennui. La note Covid n’a pas fini de s’aggraver.

 

Le distancialisme est-il un humanisme ?

Cette question, c’est « The conversation » qui la pose, usant au passage d’un néologisme forgé par la crise. Nous sommes tentés de répondre NON, trois fois NON, car l’Homme est un être grégaire qui a besoin de ses semblables et des interactions avec eux.

Cette idéologie « distancialiste » se déploie et se diffuse dans tous les secteurs de la société : le secteur bancaire, développant le paiement sans contact ; le secteur commercial, avec le « click&collect » et l’e-commerce ; le secteur de la formation, avec le télé-enseignement généralisé y compris dans le supérieur, source de désarroi pour de nombreux étudiants, sans parler du désastre de la fracture numérique, un dégât collatéral aujourd’hui encore mal évalué.

 

États généraux de la laïcité.

Comme toujours, Charles Arambourou nous éclaire avec maestria à la fois sur les tenants et les aboutissants de l’exercice et sur les enjeux de l’opération.

Pour notre part, nous craignons que cette affaire ne finisse en eau de boudin après avoir rempli son rôle de calinothérapie, ce gouvernement nous ayant accoutumés aux comités Théodule et autres biais pour court-circuiter la représentation nationale, qui lui est pourtant favorable… jusqu’à preuve du contraire, se débarrasser à bas coût des « patates chaudes ».

 

Au secours !

Xavier Bertrand, qui se rêve à l’Élysée, propose une peine de prison automatique pour les agresseurs de policiers. Ça va pas la tête ? Le principe fondamental du droit est que, l’instruction se fait à charge et à décharge, puis un tribunal tranche au terme d’un débat CONTRADICTOIRE. L’automatisme gomme le contradictoire, viole les droits de l’accusé et révèle une incoercible volonté d’asservissement de la Justice aux fantasmes et intérêts du politique. Merci cher M. Bertrand, je sais maintenant pourquoi je ne voterais pas pour vous, si d’aventure vous ne disparaissiez pas au fond de la longue liste des ambitions déçues.

 

Innovation = suspicion.

C’est presque automatique et c’est bien humain, c’est le conservatisme ordinaire. Il existe dans la Drôme, un dispositif en partie associatif créé en décembre, qui permet aux nouveaux agriculteurs de louer une ferme bio clé en main. Une initiative qui laisse cependant le monde rural sceptique, notamment en raison de la tension sur le foncier. Ajoutez à cela que ces fameux nouveaux agriculteurs sont souvent des reconvertis venus de l’industrie, du commerce ou d’ailleurs et pour lesquels il s’agit d’une reconversion verte, avec toute la fantasmagorie qui va avec, et l’incompréhension des paysans sur place.

 

Faux-fuyants.

La plupart du temps, quand on veut faire de l’obstruction, on commence par accumuler les obstacles pour ceux qu’on ne veut pas aider. Pour cela, commencer par rendre pratiquement impossible tout rendez-vous. C’est ce que fait la sous-préfecture du Raincy : si vous vous rendez sur son site pour faire une demande d’admission exceptionnelle au séjour, vous trouverez porte close, l’accueil et la prise de rendez-vous sont suspendus jusqu’à la fin du mois d’avril. Bien entendu pour cause de Covid. Qui dit mieux ?

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