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N°251, 4 mars 2022

4 Mar 2022

Le journal 20 Minutes avoue son addiction au franglais. Taubira jette l’éponge et Hidalgo entend créer une « zone apaisée » à Paris. La patronne de la Commission UE se prend pour la grande Catherine tandis que le PDG de « La Provence » vire Xavier Niel d’une réunion d’actionnaires. La haute gastronomie française est en cours de liquidation, emportée par la mondialisation des goûts, mais les restaurateurs russes de France sont bombardés « bouc émissaire » par les bas du front.

Les anglicismes passés au mixer.

« 20 Minutes » tente une justification. Elle ne me convainc pas, et vous ? À 20 Minutes, il y a des rubriques dans lesquelles on use et abuse des anglicismes. Journaliste culture, Anne Demoulin reconnaît en employer beaucoup dans ses articles sur les séries : « Les expressions anglaises sont plus utilisées par les fans de séries, biberonnées aux séries américaines », analyse-t-elle. Donc écrire show, guilty plaisir, guest, teaser… est une façon de parler le même langage que son lectorat, et donc de ne pas le déstabiliser. ». « Ces choses-là nous dépassent, feignons de les avoir organisées ». Pitoyable justification.

Bye bye Chris.

Taubira remballe, Taubira le bol, Taubira mesure que la politique c’est violent et que la gauche est morte. Quant à la « gôche »… elle est en coma dépassé. Il reste à en construire une autre, une vraie, attentive aux citoyens et en rupture avec la doxa libérale.

« Zone apaisée ».

Ainsi va notre temps, Pompidou voulait adapter la ville à la bagnole, la maire de Paris, Anne Hidalgo, veut la bannir. Concrètement, la circulation serait interdite aux véhicules en « transit » dans les arrondissements du centre et dans une partie de la rive gauche. Objectif : réduire de moitié le trafic dans le centre de Paris en le réservant aux transports en commun, aux riverains et aux usagers professionnels (artisans, taxis, VTC…). Levée de boucliers assurée, car pour beaucoup il s’agit d’écologie punitive. Qu’il est difficile de rétropédaler après tant d’années consacrées à la totémisation de la bagnole !

Des circonstances exceptionnelles stimulent les ambitions.

Ursula van der Leyen ne se sent plus ! La présidente de la Commission de Bruxelles se prend pour la tsarine. Elle s’est autoproclamée reine de l’Union Européenne. Elle prend constamment soin de formuler ses propos en anglais, pour bien rappeler que la langue officielle en vigueur chez les 27 est celle des Anglo-saxons, nonobstant le Brexit et le départ des Britanniques. Défaite linguistique et défaite de la pensée vont de pair.

Qui l’eût cru ?

L’invasion de l’Ukraine aurait été mal préparée, ou du moins, les hypothèses de travail formulées  auraient été quelque peu ambitieuses. Au lieu d’emporter l’affaire en moins de deux, l’envahi résiste et l’envahisseur manque de tout, à commencer de moral. L’intendance n’a pas suivi ! Pire, certains Russes osent douter du bien-fondé de l’opération. Pauvre Vlad !

En avoir ou pas.

Le PDG de « La Provence » en a eu assez pour virer Xavier Niel venu sur place tenter de mettre la main sur ce média. C’est qu’il y a du rififi à La Provence. Rififi dû aux débats autour du futur repreneur du journal. Une partie des syndicats soutient l’offre du PDG de la CMA-CGM, Rodolphe Saadé, alors que l’autre est favorable à l’offre de Xavier Niel. Chacun tente de prendre la main sur les 89% de participation détenus par le Groupe Bernard Tapie et devenir ainsi l’actionnaire principal du journal. Niel poursuit son offensive en direction des médias.

Mark Sherringham, l’incongru.

Sa nomination à la tête du Conseil supérieur des Programmes, le 4 février, a déchaîné les critiques. Depuis sa création en 2013, l’instance a multiplié les polémiques, révélant les crispations françaises au sujet des programmes scolaires. La FSU a exprimé ses « vives inquiétudes » face au choix « d’une personnalité si peu acquise aux valeurs essentielles de l’école publique et laïque ». Le SE-UNSA parle d’un « idéologue conservateur » proche « des milieux catholiques traditionalistes » et pose la question de son impartialité. La Ligue des Droits de l’Homme évoque une « offensive anti laïque pour l’école de la République », en contradiction avec les déclarations habituelles de M. Blanquer. Le lobbying catho fonctionne toujours bien. Merci qui ?

Cuisine de fusion : kékséksa ?

Les hôtels de grand luxe se plient à la mode. Finie la haute gastronomie. Place à des restaurants où règne la cuisine de fusion. Le Prince de Galles, qui, il y a trois ans, faisait partie de l’élite culinaire parisienne, doublement étoilé chez Michelin, a inauguré mi-janvier le premier restaurant en Europe d’Akira Back. Ce chef américano-coréen chevronné pilote déjà seize autres adresses dans le monde et prône une cuisine fusion sans limite (?), mêlant l’Europe, l’Asie et l’Amérique. La mondialisation est en marche et le navarin d’agneau en déconfiture…

Déserteurs ?

Quatorze légionnaires ukrainiens ont été interceptés par des policiers, mardi 1er mars au soir, à Paris, alors qu’ils s’apprêtaient à prendre un bus en partance pour la frontière entre la Pologne et l’Ukraine. En tant qu’engagés dans l’armée française, donc sous contrat, ces hommes peuvent être considérés comme des déserteurs, nonobstant la guerre en Ukraine. Le temps des mercenaires est venu, celui des Brigades Internationales aussi peut-être ?

Confusion… mentale ?

Le Parti républicain est écartelé face à la Russie. Donald Trump et d’autres figures de premier plan ont exprimé leur sympathie pour Vladimir Poutine, perçu comme l’incarnation de la force et le défenseur des valeurs traditionnelles. Et maintenant ? Avec les néocons on ne sait jamais. CQFD.

Techno.

La guerre entre l’Ukraine et la Russie ne se déroule pas que sur le terrain physique : elle a aussi envahi l’espace numérique, avec des cyberattaques et des fausses informations. La première arme de la cyberguerre, c’est l’information. Ou, plutôt, la désinformation. Soyons vigilants.

Les bas du front ont encore frappé !

Dommage collatéral de l’invasion de l’Ukraine, des bas du front s’en prennent aux restaurateurs russes installés en France. Dommage qu’il ne reste plus de chauffeurs de taxi de la première diaspora à se mettre sous la courageuse lettre anonyme…

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