N°254, 1er avril 2022

1 Avr 2022

Chez Servier on pleure, la pression de l’opinion l’a privé des bontés habituelles de notre gouvernement. La France BCBG soutien Zemmour, on a les Z’amours qu’on peut. Qui croit encore en la survie du PS à part Madame Hidalgo ? Le crétinisme taliban continue de s’épanouir aux dépens des enfants et surtout des filles, ces suppôts du grand Sheitan. Spinoza, comme souvent, mais aussi Jean-Vincent Placé et le droit de cuissage. Un préfet arrogant s’affranchit de la légalité Enfin, pour les sceptiques trop lucides, à propos des méfaits de l’ordolibéralisme.

Il pleut toujours où c’est déjà mouillé.

Enfin presque toujours. Le gouvernement annule finalement sa subvention de 800K€ au site de Gidy (Loiret) des laboratoires Servier, a appris samedi 26 mars France-info auprès du ministère de l’Industrie. « Compte tenu de l’émotion suscitée par cette décision, le gouvernement a décidé d’annuler cette subvention qui concerne le site de Gidy, anciennement site de production du Mediator », écrit le ministère à France-info. Un peu de sagesse sous pression ?

Aux urnes citoyens !

La remise à la pompe sera de 15 à 18 centimes TTC par litre de carburant, une différence qui s’explique par le montant de la TVA appliquée dans les différents territoires français. Eh oui, les taxes sont la variable d’ajustement, à la veille d’élections jugées fondamentales pour Macron, desserrer le carcan carburant est de bonne guerre. Cela sera-t-il pérennisé, telle est la question.

La France BCBG.

Où la trouver ? Ben au Trocadéro pardi ! Face à la Tour Eiffel, c’est une France BCBG, dominée par la petite bourgeoisie catholique, qui est venue applaudir le candidat d’extrême droite Éric Zemmour. Il l’a caressée dans le sens du poil, le bougre : « Ils pensaient que vous ne viendriez pas ! Ils pensaient que vous étiez résignés ! Et vous êtes là ! ». La France BCBG n’est qu’un segment parmi d’autres, plus fortuné certes, mais pas plus intelligent ni surtout plus généreux.

Un filon inépuisable.

Hannah Arendt est une figure majeure de la philosophie politique contemporaine. Ses travaux sur la question totalitaire ont eu et ont encore un écho considérable. « Penser sans entraves » ayant été l’un de ses credo, elle s’est bien entendu penchée sur les missions de l’école et la formation des citoyens. Sa réflexion à ce sujet, présentée dans La crise de la culture, rencontre un certain nombre de débats actuels et mérite d’être relue.

Requiem pour un ectoplasme.

La candidate socialiste, Anne Hidalgo, est créditée de seulement 2% d’intentions de vote au premier tour. Il est temps d’adapter la théorie de la « destruction créatrice » de Schumpeter à la famille socialiste. Il est grand temps.

Tu ne t’enverras pas en l’air.

Les talibans interdisent aux femmes non accompagnées d’un parent masculin de prendre l’avion. Cette nouvelle restriction imposée aux Afghanes survient quelques jours après leur décision de fermer les écoles secondaires pour filles, juste après leur réouverture. Décidément, la religion n’est qu’obscurantisme et…  sottise institutionnelle.

Mise au point…

Contrairement aux légendes urbaines, le démantèlement des centrales nucléaires est une opération qui n’a rien d’insurmontable, dont le coût n’est pas exorbitant et qui n’est pas dangereuse. Mais elle prend du temps et passe en France par des procédures administratives d’une lourdeur sans nom. Il est parfois bien utile de tordre le cou aux âneries débilitantes, bien que les problèmes de lourdeurs administratives ne soient pas une fable.

Spinoza et la Vérité.

La vérité n’est pas une réalité extérieure aux individus, que l’on pourrait trouver dans un texte, plus ou moins sacré. Elle réside dans l’acte même de comprendre, à quoi s’efforce tout sujet raisonnable. Elle se donne à celui qui fait l’effort de comprendre. Il faut parler de connaissance vraie, plutôt que de vérité. Éteignez vos télés à l’heure du JT et exercez votre esprit critique quand vous lisez la presse, il y va de votre santé mentale. Sapere aude !

Placé mais pas gagnant.

Jean-Vincent Placé a été placé en garde à vue lundi après la plainte en novembre d’une ancienne collaboratrice qui l’accuse d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel ; cette mise en examen concerne des faits dénoncés par deux plaignantes. Ces « petits chefs » qui croient avoir un droit de cuissage. Désolant !

État de droit !

Pan sur la casquette ! À Calais, le préfet a été reconnu coupable de s’être affranchi de l’autorité judiciaire pour mener une opération d’évacuation. Une décision qui remet en cause le cadre juridique de nombreuses expulsions, selon les plaignants. Conclusion, contrairement à ce que certains croient ou espèrent, les préfets n’ont pas de pouvoir discrétionnaire, leurs décisions sont opposables si elles ne sont pas strictement légales.

Les méfaits de l’ordolibéralisme.

McKinsay… ou un autre, peu importe. La vérité est que, à vouloir « dégraisser » le service public, on a aussi dégraissé les compétences. Résultat l’État a besoin de « spécialistes » puisqu’il a viré les siens. Beau résultat dû à l’idéologie ultra libérale, mais en réalité en parfaite cohérence avec la doxa qui prétend que le privé fait toujours mieux que le public.

Le terroriste qui avait honte.

Salah Abdeslam :« J’ai pas été jusqu’au bout. J’ai renoncé à activer ma ceinture. Pas par lâcheté. Pas par peur. J’ai pas voulu c’est tout. ». L’avocate : « Quand vous dites aux autres, après les attentats, qu’elle n’a pas marché, c’est un mensonge alors ? ». Abdeslam : « Oui. J’avais honte de ne pas avoir été jusqu’au bout et j’avais peur du regard des autres, et j’avais 25 ans aussi. C’est ça aussi. C’est le fait que j’avais honte en fait. ». Le crétinisme ne se soigne pas.

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