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Ramasse-Miettes N°155 du 1er novembre 2019

1 Nov 2019

La Région Sud avait demandé à la Cnil d’analyser son projet d’installation de dispositifs biométriques à l’entrée de deux lycées situés à Nice et à Marseille. « Ce dispositif ne saurait être légalement mis en œuvre », affirme la Commission dans sa réponse. Le problème est que Big Brother n’a pas forcément dit son dernier mot, la société de la surveillance et du contrôle est en construction. Ne nous laissons pas faire.

Le fait du Prince

On peut se réjouir à bon droit de ce que le roi du Maroc ait gracié Hajar Raissouni, la journaliste poursuivie pour avortement et débauche mais, qu’on le veuille ou non, ce  fait du prince  caractérisé montre en creux que tout reste à faire dans ce pays où les libertés – individuelles, de la presse, d’opinion – sont bafouées journellement. Il est temps que ces monarchies et autres semi-dictatures rétrogrades, telles le Maroc, fassent leur révolution sociétale. À quand un vrai printemps arabe ?

Le fait du prince bis

« Le port du voile dans l’espace public n’est pas mon affaire. Le port du voile dans les services publics, à l’école, quand on éduque nos enfants, c’est mon affaire ».

Cette déclaration du président Macron  est bien difficile à critiquer, car en effet, chacun est autorisé à porter les signes distinctifs qu’il veut, dans l’espace public, i.e. la rue. Créera-t-on une police de la fringue à l’image de celle des ultras des pays gouvernés par des intégristes musulmans ? Épargnons-nous ce ridicule.

Cela dit, l’école de la République ce n’est pas l’espace public, c’est une institution républicaine où la neutralité laïque doit s’appliquer. Les collaborateurs occasionnels et bénévoles que sont les accompagnateurs de sorties scolaire, sont couverts par l’EN, ils doivent donc accepter la règle de la neutralité, ils n’en seront que plus respectueux de la conscience des enfants qu’ils encadrent. Là est l’objectif unique et universel.

À l’occasion de cette sortie, le Président commet une outrecuidance, il en est coutumier. En effet, s’il est le chef réel de l’exécutif (à quoi servent les Premiers ministres ?) il n’est pas encore en mesure d’écrire la loi tout seul sur un coin de table, il y a un parlement pour cela. Le tropisme monarchique est la plaie de la Cinquième République.

Au secours, les abrutis nous cernent !

Assez ! Il est temps que ce pays sorte de la paranoïa. Un ancien candidat du Front national, âgé de 84 ans, connu pour ses « excès verbaux », a été interpellé à son domicile. Il est soupçonné d’être l’auteur de l’attaque de la mosquée de Bayonne qui a fait deux blessés. Ce genre de crétin, s’il s’avère qu’il s’agit bien de lui, ne fait que nourrir à la fois l’extrême droite raciste et l’islamisme politique trop heureux de jouer au persécuté. Assez ! Un peu de sang-froid NDD !

« Mis à part les curés, plus personne n’veut se marier » chantait Jean Ferrat

Et ça se confirme ! Le pape François a autorisé les communautés catholiques orientales installées hors du Moyen-Orient à pouvoir disposer de prêtres mariés. Déjà, l’Église catholique accepte dans ses rangs des prêtres anglicans et mariés qui ont fait le choix de se convertir au catholicisme. Dorénavant, elle accepte aussi les prêtres mariés dans le rite catholique grec oriental. Quel progrès !

Par ailleurs, des centaines d’évêques latino-américains et amérindiens, réunis au Vatican depuis trois semaines, proposent de lever ce tabou de l’Église catholique. C’est dans l’air du temps !

Va-t-on résoudre ainsi le problème de la vocation et donc des recrutements, qui se font rares ? Chut ! Ici c’est l’omerta.

Attention police de la pensée !

Il y a une affaire Agacinski  et une affaire Sifaoui, l’une et l’autre découlent de cette horreur qui a nom « politiquement correct » qui suscite et encourage les pressions incessantes et violentes  des « minorités » extrémistes agissantes, lesquelles mènent les facultés, y compris la Sorbonne, à la capitulation et à la censure de cours ou conférences, pourtant dûment commandés par elles-mêmes.

C’est ainsi qu’une conférence de Sylviane Agacinski a été annulée à l’université de Bordeaux-Montaigne sous la pression d’associations étudiantes (sic). Celles-ci dénonçant l’opposition de la philosophe à la PMA pour toutes les femmes et à la GPA. À Paris, quelques jours plus tôt, c’est un cycle de formation sur la « prévention de la radicalisation », une commande de la Sorbonne, à l’essayiste Mohamed Sifaoui, qui a été supprimé pour cause de « stigmatisation » des musulmans, au dire des idiots inutiles à la liberté intellectuelle.

Que vienne la police de la pensée, alors s’installent la lâcheté et la veulerie et les activistes emportent la partie…

Gesticulations

Les sénateurs ont adopté, mardi 29 octobre, une proposition de loi interdisant le port de signes religieux, dont le voile, aux parents accompagnant des sorties scolaires. Bien entendu, il faudrait pour que cette loi aboutisse que les députés la votent à l’identique, or le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a déjà dit qu’il s’y opposerait. Fin de l’histoire, les godillots suivront et, en attendant, on aura une fois encore amusé la galerie. Comme dirait un foucaldien : le Parlement, ment.

Après l’attaque de Bayonne, inquiétude des musulmans de France

Établir le principe impératif de la liberté de conscience est un prérequis à l’organisation opératoire de la démocratie.

Il faut admettre comme une évidence que la paix ne peut régner dans la société que si chacun est assuré que ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques sont respectées, voire protégées ce qui est l’objet de la loi de Séparation de 1905. L’unité est à ce prix. La citoyenneté transcende les querelles de chapelle et assure la paix et la coopération de tous avec tous à la condition expresse que toute doxa personnelle soit mise en sourdine et ne soit pas l’unique objectif et l’unique préoccupation de chacun. Il convient donc de lever toute inquiétude tout en combattant fermement tout prosélytisme bruyant et envahissant. Pour tout républicain amoureux de la démocratie, l’intérêt religieux est second et doit le rester.

Le tropisme communautariste est ainsi battu en brèche : pas d’imperium in imperio!

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