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Ramasse-miettes N°164 du 9 janvier 2020

9 Jan 2020

Ne laissons pas les sales gosses jouer avec des allumettes!

Le Pentagone, qui craint des représailles à l’assassinat du général iranien Ghassem Soleimani, entend sécuriser les positions américaines. Partout dans le monde les appels à la désescalade se sont multipliés. Seront-ils vraiment écoutés ?

Dîner avec le diable suppose une longue cuillère

Les écolos autrichiens en font l’expérience et ce n’est qu’un début. Les Verts autrichiens et les conservateurs de l’ÖVP du chancelier Sebastian Kurz ont conclu le 1er janvier un accord de coalition. Les écologistes ont dû avaler de nombreuses couleuvres, sur les politiques migratoires et économiques et affirmer des objectifs sans réels moyens sur le climat. Vienne vaut-elle de tels reniements ?

L’Absolu n’existe pas et s’il existait, il serait Dieu

Combien se fourvoient en parlant de liberté absolue de conscience ? Trop, beaucoup trop, le monde et les hommes sont régis par le Contingent et le Relatif.

Dans l’Affaire Matzneff des intellectuels défendaient la pédophilie « au nom de la liberté absolue ». Si elle n’existe pas pour la conscience, ce lieu où nul ne pénètre si telle est notre décision, a fortiori pour la liberté tout court. Crier des slogans c’est crier des âneries.

Ce qui vient d’Arabie reste en Arabie

C’est du moins ce qui ressort du grand gâchis de carburant que représente le « Paris Dakar », le si mal nommé, qui aura lieu cette année chez l’un de ses producteurs majeurs.

Trente ans en Afrique, dix ans en Amérique latine et désormais en Arabie saoudite. Les concurrents du rallye Paris Dakar, qui s’élance de Djeddah le 5 janvier, n’ont pas eu leur mot à dire sur le choix des organisateurs de déplacer la course dans un pays peu regardant sur les droits de l’homme, les droits des minorités ou encore ceux des femmes.

La cupidité dans toute son indécence ! Le sport est gangrené depuis longtemps par le fric, et du fric il y en chez les Saoud !

Demain on rase gratis

La maire Anne Hidalgo proposera la gratuité des transports en commun pour les moins de 18 ans à Paris si elle est réélue en mars. Il est constant que les périodes électorales sont propices à ce genre de promesses surgies d’on ne sait où et qui n’ont pas effleuré ceux qui les profèrent plus avant dans leur mandat ! On a un peu honte pour eux, mais qu’on se rassure, ils n’ont pas besoin de La Gloïre de l’Arrache-Cœur de Vian, ce personnage chargé des hontes de tout un chacun et qui les en libère.

Racisme d’état

La Constitution de la Malaisie dispose en son article 8 que toute discrimination basée sur la religion, la race, l’hérédité ou le lieu de naissance est interdite… sauf si elle est autorisée par la Constitution. Kafka au secours ! L’article 153 de ce texte en prévoit d’ailleurs toute une série, essentiellement au profit des Malais (une ethnie, à ne pas confondre avec les Malaisiens, les citoyens de Malaisie). Pitoyable galimatias !

Il y a encore du pain sur la planche pour que le seul fait d’être un humain ouvre à l’universalité des droits.

Catastrophic Donald

Les connaisseurs s’inquiètent, l’Iran pourrait tout aussi bien atteindre le « breakout time », c’est-à-dire le moment de la capacité à forger une bombe atomique, en quelques mois. L’exemple de la Corée du nord, spécialiste des pieds de nez à Trump, inspire les dirigeants iraniens. Ce qui est particulièrement redoutable c’est que cette course-là est un désastre qui libère tous les pays de la région, entre autres la Turquie et l’Arabie saoudite, et au-delà jusqu’au Japon, du carcan de la non-prolifération. À part cela, Trump se voit bien rempiler pour quatre longues années… « Accrochez vos ceintures ! »

Sans foi ni loi ni morale

Le régime des ayatollahs est le grand spécialiste du chantage. Il ne s’agit pas ici de prendre fait et cause pour ce fou furieux de Trump, mais de pointer l’art de l’étranglement – et du relâchement progressif – qui caractérise cette théocratie monstrueuse. Les autorités judiciaires iraniennes ont en effet levé l’accusation d’espionnage visant Fariba Adelkhah, a annoncé le 7 janvier son avocat. Elle est détenue en Iran depuis juin 19 et en grève de la faim depuis le 24 décembre. Mais comme ces braves faux-culs ne lâchent jamais une proie, elle reste accusée de « propagande contre le système » politique de la République islamique et de « complot contre la sûreté nationale ». Sauvée de l’exécution capitale mais pas de la taule. Ni du fouet ?

Où est passée la police républicaine ?

Un livreur est mort lors d’un contrôle policier victime d’une asphyxie « avec fracture du larynx » … Qu’est devenu la proportionnalité de la riposte policière à tout événement, y compris une infraction routière? « Assez d’impunité ! » clame la famille. Assez de « non-lieux », porte ouverte sur le sentiment d’impunité.

Montesquieu : « C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser : il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites […] Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ».

La grève oubliée et surdité volontaire

Mardi 7 Janvier, les femmes de chambre et équipiers de l’hôtel ibis de Clichy-Batignolles ont célébré leur sixième mois de grève autour d’une galette. Étudiants, postiers, cheminots et personnalités politiques étaient aussi au rendez-vous pour apporter leur soutien. ACCOR, 6ème groupe hôtelier au monde, n’a toujours pas réagi.

« Chez ces gens-là monsieur, on ne rompt pas, on s’arc-boute ».

Soupçon

La réforme du franc CFA, remplacé par l’ECO, annoncée le 21 décembre par Emmanuel Macron et Alassane Ouattara suscite des réactions de scepticisme, pour le moins. Une cinquantaine d’intellectuels publient une déclaration demandant l’ouverture d’un débat «populaire et inclusif» sur la réforme en cours et rappelant que « la question de la monnaie est fondamentalement politique et que la réponse ne peut être principalement technique ». C’est à lire ici.

Grognons et inciviques ?

C’est un reproche récurrent qui est adressé à ceux qui pensent et disent haut et clair – j’en suis – que les radars sont des tirelires plus que des installations de prévention. Pourtant…

Les radars automatiques ont rapporté 860 millions d’euros à l’État en 2018. Cette « machine à PV » est d’abord une histoire de privatisation, puisque ce sont surtout des entreprises privées qui font tourner le racket grâce à des marchés publics. « Jusqu’alors personne n’a raconté les dessous de ces contrats qui ont représenté en dix ans plus de deux milliards et demi d’euros ». Piochés où braves gogos ?

C’est à lire là.

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