Ramasse-miettes n°107

1 Juil 2018

« Expulser les Roms à coups de pelleteuses. »[…] « et maintenant, on va recenser tous les Roms, sauf les Tziganes italiens, car ceux-là, on doit malheureusement se les garder ».
Propos délicats de Matteo Salvini,  ministre de l’Intérieur italien et patron de la Ligue du Nord, phare de l’extrême droite italienne aujourd’hui au pouvoir.
« Cette annonce a créé une onde de choc dans le pays, faisant resurgir le spectre du fascisme et – selon les termes de députés italiens – des « nettoyages ethniques » de 1938, sous Mussolini, où l’on a commencé par ficher les Juifs de la même façon. Le député de gauche Roberto Speranza a annoncé porter  plainte pour incitation à la haine raciale, la Commission européenne a indiqué qu’il était impossible d’« expulser un citoyen européen sur la base de critères ethniques ». Même argumentaire chez Luigi Di Maio, l’autre vice-premier ministre et leader du Mouvement Cinq Étoiles, qui dénonçait dès lundi le caractère anticonstitutionnel de ce fichage. »

Un ami m’a dit : « Plaignons les Italiens », je lui ai répondu : « C’est pourtant bien eux qui ont envoyé ce furieux au gouvernement ! ». Et malheureusement force est de constater que la mésaventure italienne rôde partout en Europe, y compris en France où prospère, sous de nouveaux oripeaux,une extrême droite plus virulente que jamaiset prête à renouer avec la violence armée.

Cette virulence doit beaucoup au reniement de ce qu’on avait coutume d’appeler la droite républicaine. Celle-ci s’est donné un patron pour qui la suppression de la ligne de démarcation entre droite républicaine et droite fascisante va de soi. Laurent Wauquiez prône en effet une « droite décomplexée ».Devant ses nouvelles troupes, dans ses meetings comme face à la presse, le nouveau président LR et toujours patron de la région Auvergne-Rhône-Alpes, multiplie les déclarations furibardes et les polémiques enflammées, s’en prenant tour à tour aux élites, à l’Europe, à l’immigration, au multiculturalisme ou encore à l’école. Des propos bien proches de ceux du Rassemblement national, notent les observateurs, alors que Marine Le Pen, quant à elle, y voit une forme d’hommage aux idées de son parti

On ne peut être plus clair.

Elles osent « ramener leurs fraises » en Andalousie et ça ne plaît guère à leurs exploiteurs.

Des mères de familles marocaines (elles sont 16000 cette année) racontent avoir enduré des rythmes harassants, des cas de harcèlement et des agressions sexuelles. Au moins 12 plaintes ont été enregistrées, selon le parquet provincial. Huit Marocaines et quatre Espagnoles, qui récoltaient les fruits dans trois domaines agricoles différents, ont dénoncé dessituations de harcèlement sexuel au travail, ainsi que des viols ou tentatives de viol.

Les « néo-négriers » andalous avaient sélectionné des jeunes mères, venues dans la Huelva sans leurs enfants évidemment, afin de s’assurer qu’elles retourneraient bien au pays après la récolte. Ils n’en veulent pas à demeure, mais ne vont pas se priver pour autant de les exploiter, voire de les importuner sexuellement ? Ah ! Que sont fiers les Hidalgos, peuple très chrétien comme on sait !

Molière avec « l’École des Femmes » s’en gaussait déjà, la gent masculine à toujours craint l’éducation féminine, de peur de se voir débordée intellectuellement. C’est chose faite en Mongolieet c’est réjouissant.

«Les femmes ont commencé à mépriser les hommes mongols parce qu’ils sont restés loin derrière. Aucune femme ne veut vivre avec un homme sous-éduqué et impoli. De l’autre côté, les hommes pensent que les femmes recherchent des hommes plus riches et plus instruits», raconte Boldbaatar Tumur, le directeur d’une association pour les hommes de la province de Govisümber, au sud-ouest de la Mongolie. Trop éduquées et trop ambitieuses, elles ont désormais du mal à trouver un mari à la hauteur. Quelle femme éduquée accepterait de vivre avec un rustaud ?

 Voilà, voilà ! le président Macron est le nouveau chanoine du Latran et il s’est empressé d’aller chercher son nouveau titre sur place, après une entretien avec le Pape Françoisau Vatican.

Sa vision de la place des religions dans le débat public, telle qu’elle ressort des discours prononcés depuis un an, aux Bernardins et ailleurs, devant les représentants des différents cultes, aura sans doute rassuré son hôte qui, par le passé, avait critiqué la France, l’accusant « d’exagérer la laïcité » (sic),dit dans un entretien au quotidien La Croix, le 17 mai 2016. On respire place Saint Pierre !

Faut dire que notre Président, mais François ne le savait-il pas ?, a sa cour de bigots et autres fervents cathos ? Ceci explique-t-il cela ? À moins que ce ne soit son passage chez les jésuites qui l’a profondément marqué ? Ou les deux ?

« Pour fêter treize mois d’idylle avec les catholiques, Emmanuel Macron a donc emmené dans ses bagages une ribambelle de bons paroissiens au Vatican. Parmi ceux qui l’accompagnèrent au Saint-Siège, on trouve quelques éminences de la majorité comme le président du MoDem, François Bayrou, qui n’a jamais caché sa foi, le ministre de l’Intérieur et des Cultes, Gérard Collomb, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. »

Le retour du religieux ne relève pas du fantasme…

C’est la nuit que naissent les cauchemars.

Par 88 voix contre et 85 un un amendementvisant à revenir sur l’article 38 du projet de loi « pour une relation de confiance » en deuxième lecture à l’Assemblée nationale a été rejeté. L’article 38 prévoit de retirer « les associations à objet cultuel » de la liste des représentants d’intérêts – les lobbies. Une mesure entrée en vigueur en 2016 dans le cadre de la loi de transparence de la vie publique, dite Sapin II. Dans l’exposé des motifs de l’amendement – finalement été rejeté de justesse dans la nuit de mardi à mercredi -, les députés affirmaient que les associations cultuelles, « légitimes », entrent « pleinement dans la définition des représentants d’intérêts »et doivent être reconnues comme telles « pour des raisons élémentaires de transparence de la vie publique ». ,  « Ces associations cultuelles doivent être placées dans la loi sur le même rang que les autres représentants d’intérêts », pouvait-on également lire.

Encore un mauvais coup porté tant à la laïcité qu’à la République, ourdi et passé, sinon en douce, en tout cas en petit comité. Faut-il rappeler que les députés sont 577 ? Bonne nuit les petits !

On ne compte plus les entorses à la laïcité commises au nom de la « Tradition ».

C’est le grand raout de laSte Barbechez les pompiers, de laSte Genevièvechez les gendarmes et la merveilleuse tradition de « bénédiction des armées », toutes cérémonies où se précipite un clergé trop content de se pousser du col.

Mais voici que oups ! Il y a eu un problème en Bourgogne, à Saint-Jean-de-Losne, patrie des « canalous » de Côte d’Or. En cause, le refus des Voies Navigables de France(VNF) de prêter une embarcation pour la traditionnelle bénédiction des bateaux réalisée par le prêtre de la paroisse. VNF, en bonne logique, a invoqué le devoir de neutralité de l’État. Attitude rare qui méritait d’être relevée.

Le curé de la paroisse s’est vu prêter un bateau par des plaisanciers américains et a donc pu procéder. Il n’y a rien à en redire, le bateau est privé.

Plus blanc que blanc et plus blanc que moi, tu meurs.

La sottise et la vulgarité ont encore frappé. Dans une vidéo où on la voit appeler la police pour dénoncer une fillette noire vendant de l’eau, Alison Ettel apparaît comme le symbole d’une Amérique blanche usant de lois futiles pour mettre son racisme en pratique. Beurk !

Alison Ettel au téléphone:«Oui, en train de vendre de l’eau illégalement sans permis».  Oh l’horrible chose !

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