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ADLPF La Libre Pensée Laïcité discrimination anti laïque
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La guerre de l’enseignement public / privé est déclarée

3 Jan 2019

ADLPF La Libre Pensée Laïcité discrimination anti laïque

La guerre est déclarée contre l’Université de Bretagne Sud à Lorient (Morbihan) privée de subventions et à Angers (Maine et Loire) où on « rétablit » l’équilibre privé/public.

Le « principe d’équité privé/public » semble être le nouveau mantra des majorités de droite dans différentes instances régionales. C’est au nom de ce principe qu’elles s’en prennent à l’enseignement laïque, à l’université comme aux lycées, collèges et autres écoles ressortissant de l’Éducation nationale, tout en privilégiant les subsides à l’enseignement privé, sous contrat ou non.

Discrimination anti-laïque à Lorient

L’Université de Bretagne Sud (UBS) acteur majeur du département sur le plan de l’Éducation Nationale, mais aussi économique et culturel, vient de subir une décision discriminatoire intolérable de la part du Conseil Départemental. En effet sous l’impulsion de son président, François GOULARD, il a été décidé, vendredi 14 décembre 2018, de supprimer le budget alloué à l’UBS pour l’année 2019, c’est-à-dire la subvention de 422 750 euros, habituellement versée, au prétexte que l’enseignement supérieur relève du budget de l’État et des Régions. En 2019, elle passera donc à 281 800 € et englobera les allocations doctorales en cours. La subvention disparaîtra totalement en 2021. Pour autant, la subvention à l’enseignement supérieur catholique, Université Catholique de l’Ouest (UCO) est maintenue ! M. GOULARD arguant que rien ne s’y oppose, d’autant que cet établissement est privé !  Décomplexé le cher président ! Il assume sa catholicité.

Naturellement, les élus du groupe de gauche ont voté contre et dénoncent une décision unilatérale discriminatoire qui n’a « fait l’objet d’aucun débat en commission » et leur demande de « soutien de  l’enseignement supérieur public »n’a pas été entendue. À FlorencePrunet, une élue d’opposition, qui s’étonnait du maintien de la subvention au bénéfice de l’UCO, François Goulard a réponduque l’aide à l’UCO est maintenue car le privé n’est pas financé par l’État :« S’il n’y a pas de financement du Département pour l’UCO, l’UCO disparaît ». Hallucinant ! C’est lemoins que l’on puisse dire.

Source Le Télégramme

Un nouveau mantra : le principe équité privé/public (dans cet ordre, c’est à noter)

Le Journal des Pays de Loire N°21 nous informe des conceptions très orientées des élus du Maine et Loire. Pour Antoine CHÉREAU, Président de la Commission « Éducation et lycées, orientation et lutte contre le décrochage, civisme » (ouf ! n’en jetez plus) : « Le principe d’équité privé/public soutenu par la majorité régionale depuis 2015 permet d’accompagner l’ensemble des élèves scolarisés sur tous nos territoires. En finançant de notre propre initiativeles établissements privés nous pouvons annoncer que cet engagement de campagne a été tenu et l’équilibre rétabli en 2018. »

« De notre propre initiative », le propos est plaisant et il ne semble pas que le fait de disposer de fonds abondés par TOUS les citoyens, y compris les athées, les agnostiques ou les indifférents, dérange cet élu en mal « d’équilibrage ». Il y a comme un écho à cette saillie de l’Autre : « Je veux rétablir le lien brisé entre l’Église et l’État ». Dans cet ordre-là aussi !

En attendant, 4 millions d’euros sont alloués au lycée privé confessionnel Joseph Wresinski d’Angers, établissement issu de la fusion des lycées professionnels Sainte-Marie et Saint-Serge.

De l’argent qui manquera à l’enseignement public, mais monsieur le Président CHÉREAU n’en a cure (sans vilain jeu de mots).

Gilles POULET

NLDR :

UCO : dénomination abusive, car le terme « Université » ne peut désigner qu’une institution publique.

Discours présidentiel aux Bernardins le 09 avril 2018 : « Pour nous retrouver ici ce soir, Monseigneur, nous avons sans doute, vous et moi, bravé les sceptiques de chaque bord. Et si nous l’avons fait, c’est sans doute que nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il nous importe, à vous comme à moi, de le réparer »  (Extrait).

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