Droits Humains

Publié le par Raymond BELTRAN

The Guardian du 23 décembre développe le cas d'une jeune saoudienne de 8 ans mariée à quelqu'un de 58 ans. Trop jeune pour demander le divorce, mais... pas trop jeune pour être mariée autoritairement par son père.

Sa mère ne peut se substituer à elle pour demander ce divorce, et elle ne pourra le faire elle-même que quand elle sera pubère et qu'elle aura rejoint son mari.

Certains disent que nous sommes trop prétentieux de vouloir imposer les droits de l'Homme dans des pays qui ne sont pas de tradition occidentale. Combien d'intellectuels de gauche ne cessent de l'affirmer !... Ces droits ne seraient pas pour eux universels (malgré la déclaration de l'ONU). Nous n'aurions pas à mettre en cause les traditions établies ailleurs. Ici, ce seraient plutôt les droits de l'enfant (de l'UNICEF) qui s'appliqueraient.

Le Courrier International nous relate également la facilité plus ou moins grande pour divorcer en Arabie Saoudite citant le journal saoudien Al Hayat. Il y aurait 40 % de divorces au bout de 5 ans de mariage, mais l'accès au divorce n'est pas le même pour une femme que pour un homme.

Les femmes se trouvent devant le chantage aux enfants, enlevés à la mère, confiés au père, et le remboursement exigé de la dot payée au beau-père pour le mariage. Si elles se réfugient chez leurs parents, pour fuir les mauvais traitements du mari, elles sont obligées d'attendre longtemps, sous les menaces, pour être libres des liens qu'elles n'avaient pas choisis.

Le même journal remarque la facilité avec laquelle un mari peut répudier sa femme, en remplissant un simple formulaire, disponible même dans les Ambassades d'Arabie si le mari est à l'étranger et qu'il souhaite s'y remarier.

Dans un pays fermé à des influences « diaboliques, » avec une religion wahhabite, rigoureuse forme d'Islam, les femmes, les filles secouent chaque jour un peu plus la chape de plomb qui les retient prisonnières de la tradition. Pour avoir accès à l'école, à l'université, même si c'est dans l'isolement, pour conduire une voiture, etc... mais ne peuvent rien faire sans l'autorisation du père et ensuite du mari. L'accès à l'état civil n'est pas ancien pour les filles à leur naissance... Auparavant elles n'avaient pas d'existence légale.

Ce pays est symbolique. C'est un pays très riche grâce au pétrole. C'est le pays gardien des lieux fondateurs de l'Islam, qui ne tolère les infidèles que dans des endroits et des fonctions limitées. C'est un pays féodal au 21è siècle, avec des travailleurs immigrés exploités et l'esclavage domestique vivant. C'est un pays de luxe et d'oisiveté pour les sujets du Roi...

Les exemples Iranien, Saoudien, Taliban, etc. sont loin de briller autrement que dans les ténèbres et l'obscurantisme en matière de liberté religieuse et de libertés individuelles. Comment de tels exemples peuvent attirer vers le fanatisme des jeunes vivant en occident et se conformant dans ce modèle rétrograde après un séjour dans une medersa ?...

                                                                                              Raymond BELTRAN Le 07 janvier 2009

Publié dans SOCIETE

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