Ni Allah ni Maître

Publié le par Régis BOUSSIERES

  Rubrique dans le monde

 

 

Dimanche 26 juin, à Tunis, sans doute pour démontrer son attachement à la liberté d’expression, une cinquantaine d’islamistes a tenté d’empêcher par la force la projection du film « Ni Allah ni Maître » qui traite de la question de la laïcité dans le pays et dont la réalisatrice Nadia El Fani est actuellement en France pour des problèmes de santé.

Les islamistes ont hurlé des slogans empreints d’amour du prochain : « La Tunisie est un Etat islamique » et « le peuple veut criminaliser la laïcité », avant de passer à l’action violente. Ils ont brisé les portes en verre du cinéma et ont pénétré dans la salle, avant d’en être refoulés par la police dont l’intervention a, à coup sûr, empêché de plus graves agressions physiques. Le directeur du cinéma, Habib Belhedi, a néanmoins été victime de « deux barbus » qui l’ont saisi et lui ont aspergé le visage du contenu d’une bombe lacrymogène.

Cette projection de film s’inscrivait dans le cadre d’une manifestation organisée par le collectif « réunion de tous » qui dénonce les agressions subies par des artistes tunisiens. Aux menaces proférées par les islamistes aux cinéastes présents, un membre du collectif a répondu : « C’est pour cela que nous faisons cette manifestation, pour défendre la liberté d’expression et de création, sinon c’est la mort de la société ». Hélas, les intégristes de tout poil sont pour la liberté d’expression uniquement quand elle leur permet de faire leur propagande. « Ce n’est pas normal que des citoyens tunisiens décident de venir ici empêcher la projection d’un film », a déploré Fares Belhassen, président de l’ONG Tunisie Tolérance, qui ajoute «  c’est contre la démocratie et on s’est justement battu le 14 janvier pour cette démocratie» (date du départ de l’ancien dictateur Ben Ali).

Hélas, les islamistes sont à la démocratie ce que l’eau est au feu… Nous ne pouvons que nous sentir solidaires de ceux et celles qui se battent pour un État démocratique, donc laïque. Nous ne pouvons qu’être admiratifs pour leur résistance courageuse aux intimidations et aux menaces. Espérons que la révolution et les revendications démocratiques ne seront pas remises en cause par les théologiens. Depuis le départ de Ben Ali, les forces en présences se combattent et force est de constater que les islamistes reprennent du poil de la barbe…

                                                                                                                        Régis Boussières

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Selda 03/07/2011 23:56



Il faut compatir et espérer que le jeune gouvernement tunisien sache faire face aux islamistes qui ont quitté les pays européens pour rentrer au bled.


Sachons aussi regarder autour de nous :


20 ans de clandestinités pour ces fascistes pendant lesquels ils ont pu tranquillement organiser des cellules islamistes plus ou moins dormantes dans notre pays a grandement intoxiqué une bonne
partie des banlieues françaises. 


Agissons aussi chez nous pour créer un condon sanitaire autour de ces religieux fanatiques afin que leur idéologie ne se répande pas plus encore parmi les musulmans de France.