Burqua, niquab ? En vérité, sont-elles bien portées et par qui?

Publié le par Roland BOSDEVEIX

Je lis avec attention tout ce qui s'écrit actuellement sur la question et il me semble qu'au nom de la laïcité - laquelle d'ailleurs ? - les formulations excessives vont bon train. J'avoue ne pas les partager toutes.

Ces « ensoutanées » m'insupportent autant que beaucoup de mes concitoyens. Lorsque je les croise, j'ai un phénomène de répulsion difficilement contrôlable. Mais... mais... même si ces femmes ne sont pas complètement maîtresses d'elles-mêmes - la foi du charbonnier reste toujours bien prégnante chez les « culs bénis » et certaines pourront toujours s'en justifier – cet accoutrement reste du domaine de leur choix individuel : consentie ou subie cette décision est la leur, même au nom de leurs sacro-saintes convictions personnelles.

Autant la loi sur les signes ostentatoires, de 2004, a trouvé sa pleine justification car elle touche à la laïcité institutionnelle, en l'occurrence l'école publique, autant une loi qui interdirait le port du voile, que défendent certains laïques, me semble très discutable. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'interdiction remettrait en cause les fondements même de nos libertés individuelles, aussi mal utilisées soient-elles.

Certes, la pierre d'achoppement se situe au niveau des risques d'atteinte à la sécurité publique. Qui se trouve derrière ce masque ? Est-ce la vraie ou une fausse personne, est-ce une femme ou un homme aux intentions peu louables, est-ce une mère de famille ou, pourquoi pas une kidnappeuse d'enfants ? On peut formuler plein de scénarios possibles... Mais, dans l'hypothèse où l'on admet ce port de cache-sexe car il s'agit aussi de cela, en contrepartie cette femme voilée ne devrait-elle pas avoir obligation de montrer son visage à toutes les autorités administratives, commerciales, publiques ou privées, qui en feraient la demande expresse ? Si nécessité il y a d'établir une loi, c'est certainement dans cette direction-là, et uniquement celle-là, que nos législateurs devrait aller. Il faut du courage pour les responsables des services publics pour réagir face à toutes ces « grenouilles de bénitier » qui, par leur revendications communautaires, les harcèlent. Pourtant, ils leur suffiraient simplement d'appliquer les textes sur la laïcité « à la française ».

A tous ceux qui l'ignorerait ou en douterait, je tiens à signaler que je n'ai jamais demandé mon adhésion à la tendance islamogauchiste, ni aux défenseurs d'un « laïcisme à minima ». j'aime beaucoup plus tous ceux et celles qui se revendiquent de « Ni dieu, ni maïtre ». Au moins, ceux-ci évitent de se faire des nœuds dans leur tête. Peut-être parce qu'ils placent la liberté avant tout !

Roland Bosdeveix

Publié dans LAICITE

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