Communiqué ADLPF-Rhône - Cercle Maurice Allard

Publié le par Régis BOUSSIERES

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Depuis de nombreuses années, malgré les changement de municipalité, se pratique à Lyon ce que le Président Sarkozy qualifie de laïcité positive. Les édiles font preuve d’une grande générosité avec l’argent public au profit des cultes et principalement catholique.

 

A la veille de Noël 2010 la ville de Lyon a entendu faire un cadeau au culte protestant en lui octroyant une subvention de 200 000 €. Le motif : la restauration du grand temple protestant en raison de son prétendu caractère remarquable justifié par son classement à l’inventaire supplémentaire. Cette subvention devrait être versée à l’association cultuelle de l’Eglise Réformée de Lyon.

 

Comme à l’accoutumé est invoqué l’alibi culturel pour bafouer la Loi de Séparation des Eglises et de l’Etat dès lors que ce bâtiment ne figure pas à l’inventaire de 1905.

 

Il convient de rappeler que ce classement n’emporte pas obligation pour l’Etat de participer à un quelconque financement de sa restauration. Il ne saurait constituer dès lors la justification d’une décision illégale de financement qui ne figure pas dans les missions de la ville de Lyon.

 

C’est donc sciemment que des élus de la Républiques ont sciemment piétiné une nouvelle fois un des fondements de notre République et pris une décision présentant le risque d’exacerber la compétition entre les religions. Pourquoi ce qui est accordé à l’un ne le serait pas à l’autre ?

 

La crise que nous traversons exige que tous les moyens publics dont nous disposons soient mobilisés pour conforter le contrat social et certainement pas encourager le communautarisme religieux dont nous voyons chaque jour les effets néfastes.

 

En conséquence l’ADLPF du Rhône dénonce cette nouvelle attaque de la laïcité et entend poursuivre son combat pour son respect et sa promotion.

 

Dans un premier temps elle a décidé de déposer un recours au tribunal administratif de Lyon pour demander l’annulation de cette décision et obtenir que cet argent public revienne à sa véritable destination c’est à dire à une mission de service public, d’intérêt général.

 

Elle appelle à la rejoindre tous ceux et celles qui se reconnaissent dans cette action.

 

La laïcité est un bien commun c’est le vivre ensemble qui est en jeu. Pour la paix civile l’ADLPF ne cessera d’exiger la laïcité, rien que la laïcité !

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