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ADLPF A propos de l'ADLPF Soutien à H Pena Ruiz
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Le jeu pitoyable des contempteurs de Peña Ruiz

10 Sep 2019

ADLPF A propos de l'ADLPF Soutien à H Pena Ruiz

Henri Peña Ruiz, éternel défenseur de la laïcité et combattant du racisme, a été calomnié sur les réseaux sociaux par une clique d’identitaires racialistes.

L’ADLPF dénonce ces méthodes fascisantes et assure son entier soutien au conférencier.

Lien vers le soutien à Henri Peña Ruiz

La rhétorique antiraciste dérive bien souvent vers une certaine forme de racisme, non admise dans les milieux bien-pensants, mais portant bien réelle

Les meilleures intentions pavent éternellement l’enfer de militantismes insidieux.

Le racisme est multiforme, il est à l’image de l’artichaut : chaque feuille détachée peut être considérée à part, mais elle provient toujours du cœur. Dans toute sa radicale hideur, il est un cœur prolifique.

C’est ainsi qu’il faut voir le pitoyable procès fait à Henri Peña Ruiz par ces manipulateurs qui savent si bien isoler une proposition de son contexte, faire de vous un antisémite, pour peu que vous émettiez la moindre critique sur la politique de l’État d’Israël, un affreux machiste si vous osez dire votre admiration pour la plastique de telle dame (ah, ce bon Tartuffe !). Bref ! La bonne vieille méthode de l ‘amalgame faite d’« à-peu-près » et de beaucoup de malhonnêteté intellectuelle.

L’âne qui ne veut pas comprendre obscurcit à dessein ce qui est clair 

« Le racisme qu’est-ce que c’est ? […] C’est la mise en question des personnes pour ce qu’elles sont. Mais ce n’est pas la mise en question de la religion. On a le droit […] d’être athéophobe, comme on a le droit d’être islamophobe, en revanche, on n’a pas le droit de rejeter des hommes et des femmes parce qu’ils sont musulmans » a déclaré Henri Pena Ruiz devant les militants de la France Insoumise (LFI). Les deux parties de la phrase sont donc indissociables car elles traçent la frontière entre ce qui est permis – critiquer et rejeter une religion – et ce qui ne l’est pas –s’en prendre à une personne du fait de sa religion-.

Dans son « Dictionnaire Amoureux de la Laïcité », Pena Ruiz l’avait déjà écrit à l’article « Islamophobie : « Littéralement, peur irraisonnée et rejet de l’islam, mais non des musulmans comme tels. […] le rejet de l’islam comme conviction religieuse peut entraîner le rejet des musulmans dans leur ensemble. Mais la distinction est essentielle, car elle délimite le permis et le défendu. […] nulle personne ne se réduit à sa conviction religieuse (même fervente) ».

Il s’agit donc bien, pour lui, de revendiquer le droit de critiquer, voire de combattre les religions quelles qu’elles soient. Ajoutons qu’aucun islamiste ne semble s’émouvoir quand sont attaqués ou massacrés les athées, les agnostiques ou les indifférents à toute transcendance.

Athées et agnostiques sont majoritaires en France et entendent vivre en toute quiétude, loin des injonctions religieuses d’où qu’elles viennent. Dans les pays où les islamistes sont au pouvoir, les athées n’ont même pas le droit de vivre s’ils s’assument ouvertement : prisons, fouets et sabres constituent l’arsenal propre à « redresser » ces âmes perdues pour Allah.

Ceux qui s’en prennent à Pena Ruiz font semblant de ne pas comprendre et assimilent le terme « islamophobie » à une forme de racisme. C’est très commode (on se souvient qu‘Élisabeth Badinter en a fait elle aussi les frais dans des conditions voisines), mais cela relève d’un confusionnisme parfaitement assumé et pervers.

Qu’on s’entende bien une fois pour toutes, nous vivons dans un pays qui n’est pas une mosaïque de communautés juxtaposées et qui, de plus, ne le souhaite pas. Il est certes un ensemble de citoyens et de citoyennes, dont les convictions sont diverses, mais la République, le régime politique qu’il s’est choisi, ne connaît et ne reconnaît que des citoyens, laissant à chacun sa croyance, sa mécréance ou son indifférence.

ADLPF apporte son total soutien à Henri Peña Ruiz

Alors, que penser de ce morceau de bravoure signé Marwan Muhammad, créateur du Collectif Contre l’Islamophobie en France ? (CCIF), et ami de Tarik Ramadan : « Qui a le droit de dire que la France, dans 30 ou 40 ans, ne sera pas un pays musulman ? Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là, de nous nier le droit d’espérer une société globale fidèle à l’islam ».

N’y aurait-il pas là quelque chose comme une déclaration de (mauvaise) intention, propre à nourrir le fantasme du « grand remplacement », ce fantastique repoussoir propre à fabriquer de la peur et donc de la haine ?

Certes, la religion n’est pas une race, elle traverse les cultures et les civilisations. On peut d’ailleurs être de la même religion et de culture différentes, mais ce qui est revendiqué explicitement par Marwan Muhammad, c’est, ni plus ni moins, un fascisme religieux – tous musulmans ! – et on n’a guère à se torturer les méninges pour imaginer la société qui s’imposerait alors. Il suffit pour cela de voir dans quel merveilleux paradis vivent les Saoudiens et surtout les Saoudiennes.

Comme dit Zineb El Rhazoui : « L’islamisme est une idéologie impérialiste, elle a intrinsèquement vocation à se répandre car le prosélytisme est un devoir en islam, y compris sous sa forme la plus belliqueuse : le jihad. Lorsque cette idéologie n’est pas en position de force, elle n’hésite pas à faire feu de tous bois pour faire avancer son agenda : l’édification de l’Oumma, partout sur terre ».

L’imposture des islamistes comme Marwan Muhammad est de prétendre représenter les musulmans, tous les musulmans. Or cet ensemble fantasmé, l’Oumma, n’est qu’une utopie réactionnaire qui se veut totalitaire et non universaliste, ce qui ôte à quiconque la prétention à la légitimité pour parler au nom des musulmans dans leur ensemble.  

Ceci rappelé, l’Association des Libres Penseurs de France, apporte son soutien plein et entier à Henri Peña Ruiz, qu’on a visiblement et sciemment mal lu et déformé, dans le but exclusif de nuire au grand défenseur de la laïcité qu’il est depuis toujours et dont les paroles sensées sont à des lieues de la haine que lui vouent ses détracteurs.

Le Bureau de l’ADLPF

3 septembre 2019

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