Communiqué de l'ADLPF 32

Publié le par Association des Libres Penseurs de France

suite à la Sainte Geneviève de ce jour à Caussens(32):

 

L'Association des Libres Penseurs de France s'étonne encore de voir des militaires assister à un office religieux en tenue d'apparat et rappelle qu'aux termes de l’'article L. 4121-2 du code de la défense, auquel les gendarmes sont soumis, que "Les opinions ou croyances, notamment philosophiques, religieuses ou politiques, sont libres. Elles ne peuvent cependant être exprimées qu’'en dehors du service et avec la réserve exigée par l'’état militaire. Cette règle s'applique à tous les moyens d'’expression."

Les gendarmes qui souhaitent pratiquer un culte peuvent donc le faire, mais avec discrétion et en dehors du service. Leur qualité d’'officiers de police judiciaires devrait d'’ailleurs les astreindre à la plus grande réserve.

A quelques jours de célébrer l'anniversaire de la loi du 9 décembre 1905, dite de séparation des Eglises et de l'Etat,

l' ADLPF 32 déplore cette attitude qui porte atteinte à la Laïcité, ciment de notre société.

Eric Lanxade

 

 

Publié dans Centre et Ouest

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Simonne 11/12/2013 12:09


Je m'étonne que jamais personne n'ait réclamé de conseiller Libre Penseur mandaté dans les Armées.


Surtout au prix où ces gens rémunérés !                                          
         

GENIN Marc 07/12/2013 09:51


Voilà une argumentation que je développe depuis des années et qui ne recueille pas beaucoup d'échos. On me répond souvent qu'il s'agit d'une tradition. Mais, bon sang, est-ce qu'on est ou non
dans un état de droit ? Je ne réussis pas à comprendre comment un préfet, qui est en charge du contrôle de légalité, peut ne pas agir lorsque, dans le journal, les articles se multiplient de
cérémonies des compagnies de gendarmerie commençant par une messe. Récemment, dans les Ardennes, j'ai même vu un article avec la photo de deux gendarmes déposant une statue de sainte
Geneviève à l'autel au cours d'une telle messe.


          Un exemple de plus qui prouve, qu'en réalité, la loi du 9 décembre 1905 n'a jamais été réellement appliquée.