Laïcité : une subvention de la ville de Lyon annulée

Publié le par mis en ligne par Martine Bosdeveix

LE PROGRES de Lyon Capitale par

Christelle Monteagudo

Publié le 24/01/2014

Le tribunal administratif de Lyon a annulé l'attribution d'une subvention de 6 000 euros de la ville de lyon à l'association "les amis du lien". A l'origine de la plainte, le cercle Michel Allard reproche à la mairie de financer une messe, célébrée lors de la fête "le pardon des mariniers", organisée chaque année au printemps quai Rambaud dans le 2e arrondissement. 

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Le cercle Maurice Allard, toujours très attentif à la défense de la laïcité, reproche à la ville de Lyon d'avoir subventionné cette fête créée en 1996. Déjà, à l'époque, l'équipe de Raymond Barre versait une subvention. "Le pardon des mariniers" célèbre la batellerie sur le quai Rambaud. La fête allie ainsi, durant tout un week-en, les activités portuaires, des concours de pétanque mais aussi la célébration d'une messe.

La loi de 1905 interdit la République de subventionner un culte. 

"La ville s'est servie d'un habillage, la manifestation "tout le monde dehors" pour faire passer cette subvention", avance Me Petrilli. L'avocat, membre du cercle, avance l'article 2 de loi de 1905 concernant la séparation de l'Eglise et de l'Etat, "la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte." Soucieux de garantir la laïcité, l'avocat rappelle également la présence de Monseigneur Barbarin en 2005, signe, selon lui, de l'aspect religieux et cultuel de l'évènement.

Pour la ville, il s'agit d'une approximation juridique

Selon la ville de Lyon, la délibération était effectivement mal justifiée, et juridiquement un peu floue. Mais, comme souligné dans la défense devant le tribunal administatrif, il s'agit surtout de faire vivre une fête de quartier et soutenir l'association "les amis du lien". Celle-ci a pour but la gestion du bateau-chapelle et d'organiser des animations autour de la batellerie.

Une nouvelle délibération est passée le 20 janvier, lors du dernier conseil municipal. Cette fois, elle apparaît plus solide sur l'aspect juridique. La ville a désormais deux mois pour faire appel de la décision du tribunal, pour le moment aucune décision n'est prise.


Publié dans RHONE

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LEDRU françois 26/01/2014 16:09


Bravo à Jean Pétrilli, au cercle et à son président Régis ! Classe !  Ledru