L’arbre de la laïcité qui cache la forêt de la veulerie ?

15 Oct 2021

ADLPF La Libre Pensée Faire vivre la démocratie L’arbre de la laïcité qui cache la forêt de la veulerie ?

À l’heure de la prosternation devant les exigences de la gent religieuse, islam en tête, il est intéressant de voir la carrière d’une demande d’arbre de la laïcité auprès d’une municipalité, sensément et par définition républicaine.

Cela se passe en Loire-Atlantique, aux portes de Nantes,

à Saint Aignan-de-Grand-Lieu et l’histoire nous est contée par notre camarade Raymond, celui-là même qui organisa le congrès de l’ADLPF de 2017 et nous reçut en son aimable ville.

En peu de mots, voici l’affaire : depuis 2020, notre camarade demande la plantation d’un « arbre de la laïcité » à son maire, formellement par courrier. À son grand regret, mais surtout à son grand étonnement, il ne rencontre que tergiversations et manœuvres dilatoires. Faute de réponse du maire, c’est le deuxième adjoint qui réagit. Mais il y prend son temps puisqu’il répond à son courrier du 1/11/2020 le 26/11/2020. Délai sans doute dû à une pane de stylo. Il faut peut-être envisager une collecte de fonds participatifs pour offrir des recharges appropriées à ce brave élu…

À l’heure où on envisage de planter des milliards d’arbres

aux confins de l’Afrique subsaharienne pour régénérer le désert en créant un immense mur de verdure, de l’Atlantique au canal de Suez, un pauvre petit arbre de la laïcité effarouche assez un Conseil municipal pour qu’il fasse la sourde oreille et espère que la politique du dos rond suffira à éconduire l’importun.

Et pourtant, comme le précise l’article premier de la Constitution de 1958 :

«  La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » : tout est dit. Il est bien navrant, voire désastreux, que des élus, quel que soit leur niveau de responsabilité, n’aient pas assimilé cette évidence pourtant basique.

La lâcheté et les contorsions démagogiques

semblent être la philosophie de bien des élus, exclusivement attachés à préparer leur réélection en sacrifiant à des groupes de pression de tous poils les principes républicains, en même temps que les dispositions fondamentales de la Constitution.

Morale de l’histoire : « Il ne faut pas confier les rênes d’un attelage à n’importe qui ».

Gilles Poulet

Octobre 2021

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