A Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls

Publié le par Cercle Maurice Allard

Vous êtes allé dans de nombreuses Mosquées afin de faire de belles déclarations sur la République, la laïcité et la place de la religion musulmane dans la République. Vous avez déclaré que "la laïcité n’est en aucun cas une négation de la spiritualité" et qu’elle était "l’expression d’une exigence de tolérance et de neutralité".

Pourquoi déclarer que la laïcité n’est pas une négation de la spiritualité ? Pensez vous que seuls les croyants ont une spiritualité et que les autres en sont dépourvus ?

Vous parlez de neutralité, c’est beau, mais l’appliquer à vous-même serait mieux ! En allant, en tant que Ministre, dans des lieux de cultes pour rencontrer officiellement des représentants religieux, en tenant des discours emprunt de religiosité et en commettant un acte religieux: la rupture du jeune du ramadan : admettez que, comme neutralité, on peut faire mieux ! Mais, nous savons comme les politiques sont souvent de "beaux parleurs", les évènements de Trappes ce week-end, les menaces envers une Sénatrice de la République (à propos de l’abattage rituel) sont révélateurs du respect de la République par les religions…

De plus, vous avez tenu des propos choquants, voire méprisant envers de nombreux concitoyens en déclarant que "la République c’est la liberté de croire" et ceux qui ne croient pas ? Ils ne font pas partie de la République ? En tous les cas vous les ignorez… Doit-on vous rappeler, Monsieur le Ministre, que la République Française c’est la liberté de conscience et non pas la liberté de croire ! Seule la liberté de conscience permet à ce que tous les citoyens soient respectés et égaux entre eux.

Seule la liberté de conscience permet la liberté d’expression et d’opinion. Seule la liberté de conscience permet à chacun d’avoir une religion ou de ne pas en avoir, seule la liberté de conscience permet de pouvoir changer de religion sans être enfermé, exécuté comme c’est le cas dans de nombreux pays…

La laïcité que vous défendez c’est la laïcité galvaudée ! Vous devriez défendre la Loi de 1905, c'est-à-dire la séparation des églises et de l’Etat ! 

C’est de cela dont vous devriez être le garant, au lieu de vous compromettre bassement pour des raisons électoralistes dans les lieux de cultes.

 

Régis Boussières

Communiqué de presse du Cercle Maurice Allard

 

Publié dans RHONE

Commenter cet article

Michel THYS 22/07/2013 10:43


Vous avez raison de souligner que, non seulement VALS ne respecte pas la loi de 1905, mais que, du fait de sa conception laxiste et électoraliste de la tolérance et de la neutralité, il entérine
le fait que les musulmans de chez nous ne bénéficient de l'article 18 de la Déclaration Universelle de s Droits de l'Homme de 1948 ("Toute personne a doit à la liberté de conscience et de
religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de convictions (...)". Et pour cause : dès la prime enfance, l'islam impose la soumission totale et à tous points de vue
au coran, à la sunna, aux hadiths, à la charia, etc., et même à vie, puisque l'apostasie est interdite et parfois punie de mort.


Il est inadmissible que Vals tolère le fait que les musulmans n'aient pas droit à l'autonomie de la conscience morale, à l'esprit critique, à la liberté de pensée, d'expression, etc. , et qu'ils
ne puissent pas dès lors choisir leur religion, ni même de croire OU de ne pas croire.


 


Moins encore que les croyants des deux autres monothéismes, les musulmans, aussi bien en Europe qu'en terre d'islam, n'ont donc actuellement pas la moindre chance de découvrir que la foi
n'apparaît qu'à la suite d'une éducation religieuse précoce, confortée ensuite par un milieu croyant excluant malhonnêtement les options non confessionnelles. L'idée que les dieux, n'ayant jamais
donné le moindre indice concret de leur existence réelle, n'auraient donc qu'une existence subjective, imaginaire et illusoire, ne les effleure même pas. Ils ne réalisent pas non plus que toutes
les religions, mais surtout l'islam, exploitent la peur de la mort, le besoin de donner un sens à l'existence, etc. afin de maintenir leur mainmise sur les consciences.