Qui sommes nous?

Publié le par Association des Libres Penseurs de France

Association loi 1901, déclarée à la préfecture de Tarbes (Hautes Pyrénées) , 
L'ADLPF a pour but de rassembler tous les libres penseurs de France sans distinction politique et qui refusent :
toute mainmise idéologique, quelle qu'elle soit,
toutes les théories religieuses et les mouvements à caractère dogmatique et/ou obscurantiste.
Elle entend faire prévaloir les principes et des valeurs humanistes de raison, de paix et de laïcité institutionnelle définie par la loi du 9 décembre 1905.
L'ADLPF est membre de l'Union Mondiale des Libres Penseurs. Elle publie le journal bimestriel La Raison Militante
  Ses objectifs :
Développer l'esprit humaniste de libre examen en dehors de tout dogme, religion ou   mouvement sectaire. 
Défendre et promouvoir les droits de liberté de l'individu, le pluralisme de l'information, la Laïcité de l'école et de l'Etat en France, en Europe et partout dans le monde.
 Agir pour la justice sociale. 
Œuvrer pour la Paix.
Lutter contre le fanatisme, le cléricalisme, l'impérialisme, le racisme, le sexisme et toute forme de ségrégation et d'exploitation de l'Homme.
S'opposer à l'utilisation de fonds publics pour la construction, l'ouverture et le financement d'établissements confessionnels, c'est-à-dire, à caractère religieux ou spirituel.
Fondée en 1995, l'association n'est liée à aucun parti politique. Elle a eu comme présidents :Mireille CAMBUS, Maurice AZOULAY,  Jacques PREPIN, Denis PELLETIER, Joseph PETITJEAN, Denis PELLETIER, Gilles POULET
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Principes de la Libre Pensée ADLPF
LES PRINCIPES DE LA LIBRE PENSEE
L’ADLPF rappelle que la Libre Pensée, se réclamant seulement de la raison et de la science, n’est pas un parti et reste indépendante de tous les partis ou tendances. Loin de formuler un dogme, elle ne vise qu’à développer chez tous les hommes l’esprit de libre examen et de tolérance.
Elle regarde tous les mysticismes et toutes les religions comme les pires obstacles à l’émancipation de la Pensée.
Erronées dans leurs principes, néfastes dans leur action, elles divisent les hommes et les détournent de leurs buts terrestres en développant, dans leur esprit, la superstition et la peur de l’au-delà.
Dégénérant facilement en cléricalisme, fanatisme, impérialisme et mercantilisme, elles aident les puissances de réaction à maintenir les masses dans l’ignorance et la servitude. Leur prétendue conversion à nos idées de progrès ne répond qu’à une nouvelle tentative de rétablir leur domination menacée.
La Libre Pensée, au contraire, estime que l’émancipation de l’homme doit être poursuivie dans tous les domaines. Elle réaffirme sa volonté de combattre tout ce qui tend à amoindrir, asservir ou pervertir l’individu, de défendre, aux côtés de tous ceux qu’inspire le même idéal, les droits et les libertés de l’Homme, la laïcité de l’Ecole et de l’Etat, la justice sociale et la paix. Elle entend ne se donner, ni ne se laisser imposer d’autre limite à son action que le respect de la vérité objective et de la personne humaine.
Consciente d’offrir à ses adhérents, fraternellement unis, la méthode la plus efficace de perfectionnement individuel et de promotion humaine, elle adjure tous les esprits libres de se grouper en son sein pour y travailler à l’avènement d’une morale rationnelle, génératrice de bonheur et de dignité humaine.
 
Statuts de l'ADLPF
STATUTS(modifiés en dernier lieu le 26 septembre 2010)
Article 1er - Il est formé, entre les adhérents aux présents statuts, une association ayant pour nom Association Des Libres Penseurs de France (A.D.L.P.F.). Son siège est fixé à l’OMMASEC, rue de la Ferme 78200 MAGNANVILLE*. L’association adhère à l’Union Mondiale des Libres Penseurs.
*OMMASEC : Office Municipal des Mouvements et Associations Sociaux Educatifs et Culturels.
Article 2 – L’association est constituée de personnes physiques et de personnes morales. Les personnes physiques sont les adhérents directs individuels. Les personnes morales sont des fédérations, associations et groupes locaux, départementaux et régionaux de Libres Penseurs de France.
Article 3 – Association nationale populaire de recherche philosophique et d’action sociale, l’ADLPF a pour but
de développer, par des conférences et tout autre moyen d’éducation et de communication, l’esprit de libre examen en dehors de tout dogme, religion ou superstition ;
de défendre et promouvoir les droits et libertés de l’individu, le pluralisme de l’information, la laïcité de l’école et de l’Etat
d’œuvrer pour la paix ;
d’agir pour la justice sociale ;
de lutter contre l’ingérence des religions et des sectes dans le domaine public,
          contre les cléricalisme, fanatisme, racisme, sexisme et toute forme de ségrégation ;
d’ester pour assurer la défense des intérêts matériels et moraux des citoyens se considérant comme libres penseurs, de les représenter devant les organismes nationaux ou internationaux auprès desquels l’ADLPF est amenée à intervenir ;
d’aider les personnes victimes des agissements des sectes et religions ;
de participer, notamment par l’aide aux particuliers et aux collectivités, à la promotion et l’organisation de fêtes et cérémonies civiles, civiques et laïques ;
de garantir le caractère purement civil des obsèques de ses adhérents et de toute personne qui la mandate à cet effet en déposant un testament philosophique auprès d’un de ses responsables ;
de s’opposer à l’utilisation de fonds publics pour la construction, l’ouverture et le financement d’établissements confessionnels d’enseignement, d’éducation ou d’associations à caractère religieux ainsi qu’aux manifestations qui pourraient être organisées.
Article 4 – Adhésion des personnes physiques (adhérents individuels).
Tout citoyen se considérant comme libre penseur peut solliciter son adhésion. La demande d’admission se fait par écrit au moyen d’une lettre d’engagement motivée ou du parrainage par deux membres de l’association. L’admission est prononcée par le Conseil d’Administration. Un rejet n’est pas susceptible d’appel. Toutefois, une nouvelle demande peut être présentée après un délai de deux ans. Aucune adhésion de plein droit ne peut être revendiquée, tout adhérent étant membre actif et versant à ce titre une cotisation individuelle annuelle. Une personne régulièrement refusée ou radiée par une fédération, une association ou un groupe affilié à l’A.D.L.P.F. ne peut être admise à l’A.D.L.P.F. à titre individuel.
Article 5 – Adhésion des personnes morales (groupes, associations et fédérations de Libres Penseurs).
L’admission des groupes, associations et fédérations de Libres Penseurs est prononcée par le Conseil d’Administration. Ils versent à l’A.D.L.P.F. autant de cotisations annuelles qu’ils ont d’adhérents à l’A.D.L.P.F.
Article 6 – La qualité de membre se perd
automatiquement par le non paiement de la cotisation,
par la démission,
par la radiation, prononcée par le Conseil d’Administration, pour activités contraires aux principes de l’association et aux présents statuts, après convocation, pour audition, du membre concerné ; dans un délai de deux mois, cet adhérent peut faire appel de cette décision devant le plus proche Congrès ; l’appel est suspensif.
          En cas de démission ou de radiation, les cotisations versées restent acquises à l’association.
Article 7 – Pendant les périodes séparant deux Congrès, l’association est gérée par un Conseil d’Administration     de  neuf membres élus pour trois ans renouvelable par tiers chaque année. En cas de vacance, le Congrès pourvoit au remplacement. Le mandat des membres ainsi élus prend fin à l’expiration du mandat des membres remplacés. Le Conseil d’Administration choisit en son sein un Bureau constitué d’un Président, un Vice-président, un Secrétaire Général, un Trésorier et éventuellement un Secrétaire adjoint et un Trésorier adjoint.
Le Président peut ester en justice au nom de l’association.
Article 8 – Le Congrès se réunit chaque année au cours du deuxième trimestre sur convocation et ordre du jour établis par le Conseil d’Administration. Le Congrès délibère sur les orientations de l’association et en élit les responsables. Son déroulement est fixé par règlement intérieur. Le Congrès peut désigner un ou plusieurs délégué(s) pour participer aux travaux du Conseil d’Administration.
Un Congrès extraordinaire peut être convoqué par le Conseil d’Administration à son initiative ou à celle du tiers des adhérents.
Article 9 – Les ressources de l’association se composent des cotisations annuelles de ses membres, des subventions possibles, du produit des activités, des produits financiers, des recettes à titre exceptionnel, des dons manuels qui seront adressés, au nom de l’association, au Trésorier. Il est tenu une comptabilité portant sur l’année civile.
Article 10 – Représentation au Congrès. Le Congrès est constitué des personnes physiques et des personnes morales membres de l’association. Les adhésions sont individuelles. Néanmoins, les adhérents peuvent s’organiser en groupe. Dans ce cas, ils peuvent envoyer au congrès des délégués investis d’autant de mandats que le groupe compte d’adhérents à l’A.D.L.P.F.
Article 11 – Les présents statuts peuvent être modifiés sur proposition du Conseil d’Administration ou du tiers des adhérents. Ces propositions de modification sont communiquées par le Bureauà l’ensemble des adhérents au moins un mois avant le Congrès. Les modifications sont décidées à la majorité des deux tiers.
Article 12 – La dissolution de l’association est prononcée à la majorité des deux tiers par un Congrès convoqué à cet effet. Ce Congrès décide de la dévolution de l’actif de l’A.D.L.P.F. à l’Union Mondiale des Libres Penseurs ou, à défaut, à une ou plusieurs association(s) laïque(s).
 
Règlement Intérieur de l’ADLPF
(adopté en mai 2004 et modifié en mai 2008)
Article 1er : le conseil d’Administration
1.  Tout adhérent ayant au moins un an d’ancienneté au sein de l’ADLPF peut faire acte de candidature au Conseil d’Administration. Il adresse par écrit au président, avant la date
2. limite fixée par le Conseil d’Administration, sa candidature en indiquant son identité, son adresse,
3. sa profession, son âge, la date de son adhésion à l’ADLPF et son curriculum vitae de libre
4. penseur.
1. Réuni avant la fin du Congrès, le conseil d’Administration élit en son sein, à bulletin secret, le Bureau de l’ADLPF dont la composition est définie dans les statuts.
2. Tout membre du Conseil d’Administration absent sans justification à trois séances
3. est démis de son mandat ; la décision lui est notifiée par le Président.
4. Après deux mandats consécutifs, un membre du conseil d’Administration doit laisser passer une période d’au moins un an avant de pouvoir solliciter un nouveau mandat.
5. Hors de la gestion courante par le trésorier ou son adjoint, nul ne peut disposer des finances de l’ADLPF sans le contreseing du Président.
Article 2 : le Congrès
2.1 Le Congrès est ouvert à tous les adhérents à jour de leur cotisation de l’année en cours.
2.2 Les procurations sont validées à l’ouverture du Congrès par une commission de trois membres désignée par le conseil d’Administration et présidée par le Trésorier. Les mandats attribués au(x) délégué(s) d’un groupe de Libres Penseurs
participant au congrès national sont calculés sur la base du nombre de cotisations versées à
l’ADLPF par ce groupe
pour l’année civile précédant celle du Congrès, à raison d’une voix par adhérent La liste des
adhérents représentés est établie par le groupe concerné et validée par la commission des mandats
du Congrès.
2.3 Les documents préparatoires au Congrès comprennent notamment
- les rapports moral et d’activité, le rapport financier ;
- les postes à pourvoir au sein du Conseil d’Administration pour cause de fin normale de mandat
et, éventuellement, de démission, radiation ou décès.
2.4 Les documents préparatoires au Congrès sont adressés aux adhérents à jour de leur cotisation
au plus tard un mois avant le Congrès.
2.5 Le Congrès constitue des commissions dont les rapporteurs sont élus en son sein sur proposition
du Conseil d’Administration.
2.6 Le Congrès délibère sur le rapport moral et d’activités, le rapport de vérification des comptes,
le rapport financier et les rapports des commissions.
2.7 A bulletin secret, le Congrès élit pour trois ans le tiers renouvelable des membres du Conseil d’Administration et pourvoit au remplacement, pour la durée du mandat restant accomplir, des membres du Conseil d’Administration
démissionnaires, radiés ou décédés.
2.8 Le Congrès élit, pour un an, la commission de contrôle des comptes et la commission des
conflits.
2.9 Le Congrès peut décider d’adjoindre un ou plusieurs délégué(s) chargé(s) d’un domaine
particulier nommé(s) pour un an pour participer sans voix délibérative au Conseil d’Administration.
2.10 Les candidatures des membres de l’ADLPF pour représenter celle-ci dans d’autres instances –
par exemple à l’Union Mondiale des Libres Penseurs – sont soumises à l’approbation préalable du congrès ou, à défaut, à celle du conseil d’Administration.
 
Article 3 : la Commission des Conflits
3.1 Composition. La Commission des Conflits est constituée de trois membres élus pour un an et renouvelables. Tout adhérent ayant au moins un an d’ancienneté à l’ADLPF peut faire acte de candidature.
3.2Rôle. La Commission des Conflits n’a à connaître que de contentieux consécutifs à des actes ou
des écrits préjudiciables à l’association et/ou contraires à ses principes .
La Commission des Conflits juge les différends opposant:
une personne physique membre de l’ADLPF (adhérent individuel) à un autre adhérent individuel ;
une personne physique (adhérent individuel) à une personne morale (groupe, association ou
fédération de Libres  Penseurs) membre de l’ADLPF ;
une personne morale (groupe, association ou fédération de Libres Penseurs) à une autre personne morale membre
de l’ADLPF.
3.3 Procédure. La saisine de la Commission des Conflits s’effectue par l’intermédiaire du Conseil d’Administration.
Celui-ci mandate la Commission des Conflits pour que, dans le délai d’un trimestre, elle lui
établisse un rapport après avoir entendu les parties. Le Conseil d’Administration, lors de sa plus
proche réunion, se prononce sur ce rapport.
Ses conclusions sont susceptibles d’Appel, par le plaignant ou l’intimé, devant le plus proche
Congrès dans un délai de deux mois après leur réception.
L’Appel est suspensif.

 

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Daniel Adam 26/05/2016 18:27

Petit rappel sur nos origines.

1904. Déclaration de principe du Congrès de la Libre-Pensée

par Ferdinand Buisson,

Déclaration de principe présentée par M. Ferdinand Buisson, directeur honoraire de l'enseignement primaire, professeur à l'université de Paris, député de Paris, président de l'association nationale des Libres penseurs de France et votée à l'unanimité par le Congrès de Rome, le 22 septembre 1904.

Le Congrès international de la Libre pensée, réuni à Rome le 22 septembre 1904, désireux de prévenir tout malentendu en fixant dès l'abord le sens qu'il attache au mot “libre pensée”, et par là même la portée des revendications qu'il formulera, croit devoir faire précéder ses délibérations spéciales de la Déclaration de principe énoncée dans les trois résolutions ci-après :

I - Première résolution : définition de la Libre pensée en général

La Libre pensée n'est pas une doctrine, mais une méthode, c'est-à-dire une manière de conduire sa pensée - et, par suite, son action - dans tous les domaines de la vie individuelle et sociale.

Cette méthode se caractérise non par l'affirmation de certaines vérités particulières, mais par un engagement général de rechercher la vérité en quelque ordre que ce soit, uniquement par les ressources naturelles de l'esprit humain, par les seules lumières de la raison et de l'expérience.

La Libre pensée peut être envisagée soit théoriquement dans l'ordre intellectuel, soit pratiquement dans l'ordre social.

Dans l'un et dans l'autre cas, elle se détermine d'après les deux règles ci-dessous.

II- Deuxième résolution : Deux règles de la Libre pensée dans l'ordre théorique ou intellectuel.

1- Première règle : La Libre pensée ne pouvant reconnaître à une autorité quelconque le droit de s'opposer ou même de se superposer à la raison humaine, exige que ses adhérents aient expressément rejeté non seulement toute croyance imposée, mais toute autorité prétendant imposer des croyances (soit que cette autorité se fonde sur une révélation, sur des miracles, sur des traditions, sur l'infaillibilité d'un homme ou d'un livre, soit qu'elle commande de s'incliner devant des dogmes ou les principes a priori d'une religion ou d'une philosophie, devant la décision des pouvoirs publics ou le vote d'une majorité, soit qu'elle fasse appel à une forme quelconque de pression, exercée du dehors sur l'individu, pour le détourner de faire, sous sa responsabilité personnelle, l'usage normal de ses facultés).

2 - Deuxième règle : La Libre pensée ne pouvant se borner à cette manifestation négative à l'endroit de tout dogme et de tout credo, elle exige de ses adhérents un effort actif en vue de réaliser par les moyens humains l'idéal humain.

Elle se refuse d'ailleurs à donner de sa propre conception de cet idéal le caractère absolu et immuable que s'attribuent abusivement les religions, mais que ne comporte ni la science ni la conscience humaine, l'une et l'autre obligées de se mouvoir dans le relatif et soumises à la loi du progrès.

Loin de céder à la tentation de construire prématurément un système définitif, la Libre pensée propose à l'humanité, comme le veut la nature des choses, de poursuivre indéfiniment le vrai par la science, le bien par la morale, le beau par l'art. Et si à chaque moment de son développement, elle est prête à rendre compte du résultat actuel de ses recherches, elle est aussi toujours prête à le compléter et à le rectifier, en ajoutant aux découvertes d'hier les découvertes de demain.

III - Troisième résolution : Deux règles de la Libre pensée dans l'ordre pratique et social

1- Première règle : La Libre pensée ne pouvant se contenter d'opinions purement spéculatives qui n'intéresseraient que la pensée individuelle, il lui appartient de fournir une règle de vie, aussi bien aux individus qu'aux sociétés.

Appliquée aux sociétés, elle est la méthode qui consiste à vouloir soumettre aux lois de la raison l'organisation sociale elle-même.

Une société qui s'inspire de cette méthode a pour premier devoir d'enlever à tous ses services publics (administration, justice, instruction, assistance etc) tout caractère confessionnel, par où il faut entendre qu'elle doit les rendre non seulement neutres entre les diverses confessions religieuses, mais étrangers et réfractaires à toute influence religieuse, rigoureusement exclusifs de tout dogmatisme, implicite ou explicite.

La laïcité intégrale de l'État est la pure et simple application de la Libre pensée à la vie collective de la Société. Elle consiste à séparer les Églises de l'État, non pas sous la forme d'un partage d'attributions entre deux puissances traitant d'égale à égale, mais en garantissant aux opinions religieuses la même liberté qu'à toutes les opinions et en leur déniant tout droit d'intervention dans les affaires publiques.

2- Deuxième règle : La Libre pensée n'étant complète que quand elle entreprend de réaliser socialement l'idéal humain, elle doit tendre à l'institution d'un régime sous lequel pas un être humain ne pourra plus être sacrifié ou même négligé par la société, et par conséquent ne sera mis ou laissé par elle, directement ou indirectement, dans l'impossibilité pratique d'exercer tous ses droits d'homme et de remplir tous ses devoirs d'homme.

La Libre pensée est donc logiquement génératrice d'une science sociale, d'une morale sociale, d'une esthétique sociale, qui, se perfectionnant par le progrès même de la conscience publique, constitueront un régime de justice : la justice sociale n'est que la raison appliquée par l'humanité à son propre gouvernement.

En d'autres termes, la libre-pensée est laïque, démocratique et sociale, c'est-à-dire qu'elle rejette, au nom de la dignité de la personne humaine, ce triple joug : le pouvoir abusif de l'autorité en matière religieuse, du privilège en matière politique et du Capital en matière économique.

Kierkegood 03/12/2015 21:00

Cher Duterroir,

je comprend très bien que l'on puisse être athée, la majorité de mon entourage l'est aussi, et contrairement à ce vous pensez, la majorité des chrétiens se moquent bien de savoir qui l'est ou qui ne l'est pas. Et je n'essaye absolument pas de vous convertir ou quoi que se soit de cet espèce. Ce que j'ai simplement voulu mentionner dans mon propos, c'est le fait que la religion chrétienne n'à pas de prétention scientifique au sein de son corpus propre (bible hébraïque, néo-testament). (Quant aux philosophes qui proposent des conceptions théistes, il le font avec des arguments rationnels, et ceux qui s'opposent à eux, leur opposent des arguments tout autant rationnels.) Elle propose une réponse à ceux qui cherchent un sens à la vie, domaine de compétence qui échappe à la science empirique, c'est d'ailleurs son exigence méthodologique qui l'éloigne d'une telle prétention.
Ce dont j'ai peur, c'est que les athées militants fassent du christianisme un espèce de bloc monolithique, au sein duquel nous serions tous des fanatiques, hargneux et stupides ou encore assoifé de pouvoir, ce qui n'est évidement pas le cas. Certains athées font preuves de beaucoup de mauvaise foi, et usent abondamment de rhétorique, bien sur je sais que ces derniers sont minoritaires, et je n'en infère pas une proposition universelle comme : tous les athées usent de rhétorique et font preuve de mauvaise foi.
Bien sur j'ai pu vivre avec athées, peut être que c'est cela qui manque aux athées les plus virulents, d'avoir pu vivre quelque temps et nouer des liens d'amitiés avec des personnes religieuses.

Concernant vos propos biblique, certes la théologie judaïque est violente, mais avez-vous essayez de comprendre pourquoi, avez-vous enquêtez sur les conditions de la rédaction de la bible par exemple ? J'ai remarqué une chose intéressante, les athées militants font exactement la même chose que les fondamentalistes : il exploite littéralement le texte, pire ils en extirpent les propos les plus à même de s'harmoniser avec leurs discours respectifs. La bible hébraïque fourmille de passage qui ne dénote pas une violence infantile de la part de Yahvé, se serait meme le contraire, voilà pourquoi la tradition chrétienne a formulé très tôt la continuité entre Yahvé et le Père de Jésus (s'il vous plaît, ne pensez pas qu'Augustin, Jérôme et consort furent des imbéciles, voyez-vous, ça c'est exploiter le texte avec mauvaise foi). Enfin c'est à dessein que j'emploie le signe ''Yahvé'', vous mélangez des propos philosophiques concernant la cause première, des éléments de la bible hébraïque et de la théodicée au sein du même paragraphe. Par pitiez ne confondons pas tout, l'argumentation n'a rien a voir avec la rhétorique et la confusion, un chrétien doit-il le rappeler à un ''libre-penseur'' ?

Quant au second paragraphe, vous savez que le christianisme est mouvant, ou peut être feignez vous de de ne pas le reconnaître pour mieux le caricaturer ? Je ne m'avancerai pas quant à la réponse, elle ne m'appartient pas ; néanmoins, la ''culture de la culpabilité'' n'est plus vraiment d'actualité, d'un point de vue purement théologique il faut savoir que Jésus s'est livré de son propre chef, il aurait pu selon ses dires, arrêter le processus, il ne l'a pas fait. pourquoi serais-je coupable de quelque chose avec laquelle je n'ai rien à voir ? D'autre part, Paul dit bien qu'avec la rémission christique des péchés, cesse la chaîne de transmission du péché des origines, voilà une raison supplémentaire grâce à laquelle je ne me sens pas si coupable que cela. Je dis ''je'', mais cela vaut pour l'ensemble des chrétiens, voilà pourquoi malgré tout le respect que j'ai pour le génie scientifique et dialectique de Pascal je ne considère pas que le christianisme soit culpabulisateur. Mais je suis conscient que mon poit de vue n'est pas unique – fort heureusement.

Nous en arrivons à votre troisième paragraphe, qui me touche personnellement vu que je désire être pasteur. Votre première question est ambigu, en effet, je ne vois pas en quoi le fait qu'un ''clerc'' ne disposant pas de la certitude de l'existence vous pousse à être anti-clérical. Je sais par exemple que les astrologues professent des propositions dont la valeur de vérité est invérifiable, pourtant je ne me sens pas le besoin de les combattre absolument.
La thèse de la religion politique n'est bibliquement pas défendable, je vous enjoint à lire les propos de Ellul à ce niveau là, il commente de prés les textes pauliniens. D'autre part d’après les épîtres que je connais, et en toute bonne foi, je ne vois pas lequel pourrait étayer la thèse du '' mes frères, nous devons prendre la tête de la cité !'', non vraiment l'eschatologie paulinienne est tendue vers le royaume des cieux, royaume qu'il interprète comme accessible seulement après la mort et pour les justes. (Il s'appuie sur un passage de Jean, (18 36) dont l'évangile est très peu politique au demeurant). Ensuite vous mentionnez des faits historiques que je n'ai pas le mérite de connaître dans le détail mais vous semblez en déduire cette thèse : l'église politique fit des choses terribles de par le passé, or elle recommencera à en faire. Néanmoins comme vous pouvez le constater il manque une prémisse au syllogisme, de quel droit jugez-vous que ce qu'à fait l'église elle le refera de facto ? Ou alors en mentionnant ces faits vous voulez dire : regardez les choses terribles que l'église a pu faire, elle est politique donc, en mentionnant des faits passez vous vous permettez d'étayer votre thèse sur le christianisme politique ?
Je ne comprend pas trop le but de votre raisonnement, hum il y encore une autre chose qui tracasse ma raison, vous mentionnez le fait que l'église romaine à ardemment combattu les différents législation de 1905, pour finalement les accepter plus tard, et bien tant mieux ! Non ? C'est comme ça que je le lis du moins en tant que réformé, peut être que le Vatican n'est pas si assoiffé de pouvoir finalement.
Enfin, dans quel but, je ne le sais toujours pas, vous mentionnez les fameuses guerres de religion et les croisades, ou l'ultime fait historique que bon nombre d'athées militants m'ont toujours envoyé en pleine face:p. Et ? Doit-on en inférer que le christianisme se réduit à cela ? Non, la preuve est empirique, de nombreux chrétiens vivent sans éprouver le besoin de taper du ''catho'', du luthérien, de l'athée ou du musulman, et cela seul prouve que le christianisme ne se réduit pas à des massacres . Mais peut être était-ce un énième argument en faveur du christianisme politique. Dans ce cas, je vous conseil une relecture des textes pauliniens, doublé d'une observation des différents églises chrétiennes, vous y verrez, que non, tous les chrétiens ne veulent pas prendre le pouvoir, politique, je vous conseil à ce sujet un beau texte de Rousseau à la fin du Contrat social, je n'ai plus les références exacts, mea culpa), qui a bien compris que pour disposer d'un état puissant parce que patriotique, il faut se débarrasser des chrétiens.
Enfin, je ne sais pas très bien ce qu'est la ''Morale'' avec un grand ''M'', nous adoptons un mode de vie évangélique, et nous montrons sa vérité à travers la manière dont nous vivons, c'est pourquoi je vous enjoint à lire Hauerwas, qui spécifie très bien cette modalité épistémologique du jeu de langage chrétien. En lisant la dernière phrase, je constate qu'en fait toute votre critique est dirigée contre une conception politique du christianisme, mais au vu de l'argumentation je n'en suis pas bien sur. En effet, soit vous voulez dire, tout le christianisme se résout en une religion politique qu'il convient (et j'en convient avec vous si cette proposition est vraie) de combattre, soit une partie des chrétiens expriment la volonté de prendre le pouvoir politique et il faut les combattre, ce qui signifie que tout le christianisme ne se résout alors pas en une religion politique, et sur ce dernier point je vous suit entièrement !
Vous vous demandez ou je veux en venir, à vous mettre en garde contre l'erreur qui est d’affirmer comme vrai le premier point, je vous met en garde sur le plan de la vérité, en effet ce point est entièrement faux, j'en suis à moi tout seul le contre exemple suffisant. Je plaide pour un apaisement des relations entre croyant et non-croyant, croyez bien que je suis le premier à combattre les chrétiens politiques ou fondamentalistes, mais sachez aussi que je trouve injuste de transformer le christianisme en un vaste ensemble uniforme, il est bien commode d'harmoniser ce que le combat en une seule identité et de camoufler les petits affleurements, qui prouveraient le contraire de ce que l'on croit. Je ne cherche ni l'affrontement ni la provocation et encore moins à vous convertir quel qu’en soit le prix (rien qu'a y penser cela me fait rire), seulement à comprendre.
Bien à vous,
Arthur

Duterroir 03/12/2015 11:52

Cher Kierkegood, je vous dois quelques explications, en toute tranquillité, les voici:

Comment peut-on être athée ?
C'est la question que les croyants posent en général à tout mécréant. Y répondre est aisé. En effet, face à une hypothèse invérifiable, il convient dans un premier temps de suspendre son jugement et d'y regarder d'un peu plus près. La dualité du bien et du mal dans un monde prétendument créé par La Cause Première, Elle-même incréée, mais créatrice de toute chose, dotée de tous les attributs et pouvoirs possibles attachés à la divinité : omniscience, omniprésence, aséité – cause de soi -, immensité, éternité et j'en oublie sans doute, pose problème. En fait, c'est une aporie en ce sens que le mal doit en bonne logique Lui être imputé, ce que les croyants ont bien du mal à admettre en objectant que l’existence du mal est, à dessein, un moyen du dieu pour mesurer l'amour et l'obéissance de sa créature. Il est quelques autres ratiocinations de même veine qu'il n'est pas dans mon propos de rappeler ici. L'Ancien Testament nous a conté les tourments que le dieu vengeur et perpétuellement courroucé a infligé au « Peuple élu », le détail en est ahurissant de cruauté : on y extermine allégrement des nourrissons, des tribus entières, des hommes et des femmes avec une opiniâtreté confondante. Une pépite : le massacre des Innocents qui pratiquement ouvre le Nouveau Testament, censé pourtant représenter le basculement du dieu vengeur vers le dieu d'amour... Trop de contradictions internes pour être crédible. Pour finir, voici les quatre arguments sur Dieu et le mal d' Épicure: ou bien Dieu veut éliminer le mal et ne le peut, ou il le peut et ne le veut, ou il ne le veut ni le peut, ou il le veut et le peut. Un Dieu d'Amour ? On peut en douter.

Comment peut-on ne pas être chrétien ?
En effet, comment, puisque le dieu d'amour à enfin remplacé le vieux bougon ?
Pour ma part, j'en vois plusieurs et n'en retiendrai ici que trois. D'abord la culture de la culpabilité en contradiction avec la rédemption qu'aurait effectué le sacrifice de Jésus. Cela n'aurait-il servi à rien ? Où est le changement ? Où est la libération ?
Ensuite la nécessité de la souffrance, le dolorisme, qui veut que l'Homme doit endurer mille maux ici-bas – comme ils disent – afin de gagner le ciel ou la Jérusalem céleste décrite dans l'Apocalypse de Jean. Encore une fois, à quoi bon la crucifixion ? Enfin, du point de vue de la doctrine, la contradiction interne de la notion même de Trinité, union insécable si l'on en croit la doxa, mais qui délègue (!) le fils dans la forme homme pour y souffrir... comme un homme pour sauver l'Homme ! En pure perte ce me semble, vu le résultat plus que modeste au final quant à la quiétude de l'Homme.

Pourquoi faites-vous profession d'anti cléricalisme ?
Ultime question cent fois posées au libre penseur et dont voici quelques raisons.
La première est une question fondamentale : que savent de plus que lui les clercs quant à l'existence de dieu ? Ils ne savent pas, ils croient ; et leur arguments sont bien faibles. On peut, sur ce sujet, se reporter à la chronique « Athée grâce à Dieu » de mai 2015 en ligne sur le site.
En deuxième lieu, je leur reproche l'invention de la religion politique, moyen de coercition initié par Paul. Paul est au Christ ce que Lénine fut à Marx, l'organisateur politique d'une doctrine initialement généreuse et promptement dévoyée en moyen coercitif.
La conquête s'est faite lentement mais sûrement, et on doit à l'Empereur Théodose le Grand d'avoir cédé à l’Église, en la personne d'Ambroise, le droit d'instituer des tribunaux ecclésiastiques... ce qui ne l'empêcha pas d'être malmené par le même par la suite. Qu'on le veuille ou non, de tels tribunaux relèvent de la justice privée et l'équité n'y fut jamais le premier souci de ces juges trop zélés pour être impartiaux ; qu'on se souvienne de l'inquisition et de ses bûchers.
Tout cela devait mener à la quasi toute puissance, heureusement passée de mode, des papes qui eurent le loisir scélérat de faire et défaire rois et empereurs. N'oublions pas non plus que le Vatican s'opposa bec et ongles à la loi de Séparation de 1905, qu'elle n'admit du bout des lèvres que dans les années 50/60 puis au concile Vatican II.
Rappelons aussi les guerres de religions qui ravagèrent l'Europe, mais aussi le Moyen-Orient avec les Croisades. Toutes furent initiées par des fanatiques brandissant la croix.
Enfin, notons une constance dans la sourde rébellion des églises toujours en recherche de pouvoirs temporels et dont le rêve, à minima, est un néo concordataire. Dans leur démesure, elles se croient seules détentrice de la Morale et nie toute autre que la leur ; elles en tirent cette prétention exécrable à gérer les Hommes du berceau au tombeau.

Kierkegood 30/11/2015 19:44

Cher Duterroir,
désolé j'ai été quelque peu provoquant, ce qui sera toujours stupide, je suis encore très jeune.
J'aimerais simplement tenter de distinguer entre propositions de la foi et propositions des sciences de la nature.
J'ai beau être chrétien je suis aussi étudiant en philosophie, et il y a des propositions évangéliques - des propositions issues des évangiles je veux dire - fortement obscurs, quant à prétendre leurs attribuer une signification dernière, je m'en retient. Mais ces propositions de ne ''décrivent'' pas le monde, ni même l’être humain (la proposition : Dieu fit l'homme à son image est éminemment obscur en l'absence d'un concept délimité et définitif de Dieu), la bible n'a rien de scientifique en ce sens là (je sais que certains scientifiques évangélistes, ainsi que certains grands penseurs catholiques comme Peter Geach soutiennent le contraire, l'expression actuelle du christianisme est à l'image du monde, fortement contrastée) ; mais elle prétend décrire ce qui serait ''le sens de la vie'', je m'appuie là dessus sur les remarques qui figurent à la suite du paragraphe 6 du Tractatus, on ne peut mettre sur le même pied d'égalité les propositions de la bible ou du coran et les propositions scientifiques, les unes décrivent les phénomènes, les autres le Tout (c'est à dire la signification de l'univers et de la vie).
Une remarque de Wittgenstein est particulièrement intéressante à ce propos : ''Nous sentons que, à supposer même que toutes les questions scientifiques possibles soient résolues, les problèmes de notre vie demeurent encore intacts. À vrai dire, il ne reste plus alors aucune question ; et cela même est la réponse.'' Ce que témoigne Wittgenstein ici, c'est une certaine attitude à l'égard du monde, se retenir de tout jugement qui outrepasserait les limites du langage, je suis conscient que les écrits comme la bible ou le coran disent quelque chose à propos de quelque chose qui se situerait au delà des limites du langage, mais à la différence de la métaphysique, ces écrits ne prétendent pas à la démonstration. Ils sont plutôt une invitation je dirais, du moins pour la bible (je connais très peu le coran), et en l’occurrence une invitation à participer à une histoire bien spécifique, une histoire qui dénote le sens à la vie pour celui qui l'accepte à travers une certaine attitude face au monde. La vérité des propositions de la foi, tient à cela, à une pratique, une attitude à l'égard du monde, dont la valeur de vérité se situe au delà de toute vérification, vu qu'elle à trait ''au sens de la vie'', on ne peut pas vérifier ce genre de proposition selon la même modalité qu'une proposition scientifique. Si vous avez le temps de lire, à ce sujet, un éminent théologien américain, Stanley Hauerwas, qui stipule (il a lu la seconde manière de Wittgenstein) que les propositions de la foi chrétienne sont des jeux langages, et que en tant que tel, elles sont intimement mêlés à une pratique, dés lors il revient au chrétien de prouver la vérité de ses propositions à travers la manière dont il va les mettre en pratique,Le loup et l'agneau paîtront ensemble,il s'appuie sur cette citation d’Isaïe pour résumer l'existence évangélique : ''Le lion, comme le bœuf, mangera de la paille, Et le serpent aura la poussière pour nourriture. Il ne se fera ni tort ni dommage Sur toute ma montagne sainte, Dit l’Éternel''.
Ainsi nous devons montrer que le mode de vie qui nous incombe est meilleur que celui dans lequel s'est engagé le reste du monde. Voilà en très gros sa pensée.
J’espère que ces quelques remarques vous auront été utiles.
Bien cordialement,
Arthur.

Kierkegood 28/11/2015 18:06

Bonjour,
je m'interroge sur la pertinence du concept de ''libre-penseur'', ceux qui se subsument sous cette dénotation semblent en exclure les personnes dites ''religieuses'', or je ne vois pas en quoi un religieux peut être ''non-libre penseur''. Je m'explique, je suis chrétien, ce qui ne m’empêche absolument pas de douter et de penser, je suis d'ailleurs en master de philosophie et sans trop d'impertinence, je crois même être capable de raisonner ( un verbe auquel les libres penseurs tiennent beaucoup il me semble, ce qui n’empêche pas un Leibniz ou un Malebranche de le faire avec bien plus de brio qu'une grande partie de libres penseurs que j'ai pu lire - en effet il faut posséder un minimum de connaissances en logique, ce que les deux auteurs précédemment cités, bien que religieux, possédaient à un point très élevé ) avec plus de vérité (conformément aux lois de la logique, que j'étudie) que la majorité de ceux qui se disent ''libre-penseur''.
Mais peut être que ce titre dénote uniquement une forme de provocation dans ce cas je me suis laissé avoir bien bêtement :p.
En effet, cette dénotation est apparu à une époque ou le fanatisme caractérisait la majorité des croyants, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui, c'est pourquoi il me semble un peu désuet.
Merci bien pour vos réponses,
bien cordialement, Arthur.

Duterroir 03/11/2015 10:56

J'admire la profondeur et l'intelligence, sans parler de l'érudition encyclopédique, de ce cher "anti libres penseurs". Et moi qui pensais que nous méritions des contradicteurs disons... plus convaincants.

Duterroir 28/11/2015 18:36

Cher Kierkgood, nous n'excluons personne du champ de la pensée, notre "arrogance" ne va jusque là, simplement, nous rejetons tout dogme, toute doxa qui se présentent comme des systèmes capables d'expliquer le monde et pire (ou mieux?) encore l'Homme. Le christianisme et les deux autres monothéismes y prétendent. Or expliquer le monde est un défi sans cesse jeté à le tête des Hommes et expliquer l'Homme voudrait qu'on ait d'abord expliqué le monde. Je suis spinoziste, vous vous l'aurez compris et en tant que libre penseur, je suspends bien souvent mon jugement conscient du principe d'incertitude, comme des impossibilités de Gödel... alors les vérités révélées!!! Je crois plus volontiers au dévoilement progressif qu'à la révélation d'où quelle vienne. Pour le dévoilement nous avons la science, pour les révélations il y a la théologie, je vous laisse le soin de deviner ce que je préfère. Enfin, il faut savoir que pour l'essentiel les libres penseurs combattent les clergés, ces associations de profiteurs assises sur la crédulité de leurs adeptes, et laissent en paix les croyants au nom de la laïcité bien comprise.
Bien cordialement.

anti libres penseurs 02/11/2015 21:10

Une belle bande de connards ces libres penseurs

fred 08/10/2015 18:41

"La Libre Pensée, au contraire, estime que l’émancipation de l’homme doit être poursuivie dans tous les domaines".
J'imagine que vous vouliez écrire émancipation de l'Homme ... je me permets donc de vous signaler la faute de frappe ? L'utilisation "d'être humain" permet d'éviter ce genre d'erreur et de libérer sa pensée d'une homophonie problématique : à l'écrit (cf votre erreur) et à l'oral (ou là rien ne permet de distinguer homme d'Homme ...).
Cordialement libre
FG

Franck 06/05/2015 13:21

Est ce que l'Association des Libres penseurs va conduire l'Etat en justice pour l'obligation de l'éducation des religions à l'école. L'Ecole doit être laïque et je ne comprends pas la démarche obligatoire de l'apprentissage des religions. Que va faire votre association ?????

DURAND Gérard 21/02/2015 18:47

J"approuve sans aucune réserve cet article.Comment adhérer à l"A.D.L.P.F. Je ne trouve aucune information.Merci de me répondre.